L’Autorité a lancé hier une consultation pour améliorer l’information liée aux commissions de rétrocession perçues par les distributeurs de produits financiers, en pointant du doigt les risques de conflit d’intérêts. Les règles actuelles, parfois peu claires, sont imparfaitement appliquées.
Guo Shuqing, le président du régulateur chinois des métiers de titres (CSRC, China securities regulatory commission), a indiqué lors d’une réunion que les sociétés de gestion en Chine devraient accélérer leur passage à la gestion de fortune. L’offre aujourd’hui ne satisfait pas la demande. Le régulateur fait vœu de continuer à améliorer l’environnement, passant notamment par de moindres restrictions d’investissement.
Le quotidien cite un courrier envoyé aux clients de Fortelus selon lequel le gestionnaire alternatif britannique a décidé de liquider une partie de son fonds vedette suite à d’importantes demandes de retrait. Ce fonds dont l’actif s’élève à un milliard de dollars va être scindé en deux parties, dont l’une réservée aux titres à liquider afin de faire face aux sorites de capitaux de la clientèle.
En annonçant la mise en place d’un fonds de 40 millions de dollars pour indemniser ses clients pénalisés par les ratés de l’introduction en Bourse de Facebook, le Nasdaq s’est attiré les foudres de ses concurrents. Les deux tiers de la somme consistent en des baisses de tarifs pour les courtiers ou les fonds qui passeront de nouveaux ordres chez l’opérateur boursier. «Cela force l’industrie à subventionner les erreurs du Nasdaq», s’est insurgé Nyse Euronext.
La banque suisse dit contester «catégoriquement» la demande faite par le liquidateur de la société de Bernard Madoff de rembourser des sommes qu’elle aurait reçues en tant que dépositaire pour le compte de clients ayant vendu des parts des « feeders Madoff » Fairfield Sentry, Fairfield Sigma et Kingate Global. Elle assure que son rôle «s’est limité à celui de banque dépositaire, en charge du dépôt des actifs de ses clients».
Après Edenred, le distributeur stéphanois est le deuxième grand «corporate» à investir dans PartechInternational VI. Son engagement se chiffre à 5 millions d’euros. Partech International VI «s’intéresse, en particulier, aux entreprises en fort développement dans les nouveaux services internet, le web-to-shop, les nouvelles formes de commerce électronique et le e-marketing».
L’association organisait hier une conférence sur la cotation à Hong Kong. Les banquiers et avocats présents ont vanté les mérites de la plus grande place asiatique (par capitalisation boursière), la profondeur de son marché primaire, la présence d’investisseurs de long terme comme le CIC. Mais ils ont dû reconnaître que la bourse n’était pas à l’abri des turbulences mondiales, le volume des IPO depuis le début 2012 n’est que de 2,6 milliards de dollars, contre 33,6 milliards sur l’ensemble de 2011.
La nouvelle structure juridique, baptisée Fourpoints Investment Managers, demeure une société de gestion indépendante détenue par ses dirigeants et salariés. Ses encours s’élèvent à ce jour à 750 millions d’euros. «Ce rapprochement se traduit par une capacité d’analyse et de recherche renforcée et par une gamme de fonds français et étrangers élargie», souligne Béatrice Philippe, présidente du comité de direction.
A la différence de la vice-présidente Janet Yellen, qui a estimé mercredi soir que la vulnérabilité de l’économie américaine pouvait justifier un assouplissement supplémentaire (QE3), le président de la Fed Ben Bernanke s’est bien gardé de s’avancer sur ce sujet. «Comme toujours, la Réserve fédérale reste prête à agir pour protéger le système financier américain dans la mesure où les stress financiers s’intensifieraient», a déclaré le banquier central devant le Congrès américain. Il a en revanche appelé les parlementaires à mettre la politique budgétaire sur une «voie durable» tout en évitant un «resserrement strict» des dépenses qui pourrait entraver la reprise économique.
Le gouvernement allemand et l’opposition sociale-démocrate (SPD) sont parvenus à un accord sur une proposition de taxe financière en Europe, ce qui pourrait ouvrir la voie à un vote du Parlement sur le pacte budgétaire et sur un mécanisme de sauvetage permanent pour la zone euro. Elaboré par un groupe de travail parlementaire, l’accord sera discuté par les responsables politiques des partis lundi prochain.
Selon les prévisions de la banque centrale de Chypre, l’économie nationale va probablement se contracter de 1,1% cette année. L’institut tablait précédemment sur une croissance nulle. La crise de la dette dans la zone euro, la destruction de la principale centrale électrique du pays en juillet 2011 et les effets de l’annulation d’une partie de la dette grecque sur le système bancaire chypriote, ont tous contribué à ralentir la croissance.
«Il est important de souligner à nouveau que nous avons créé des mécanismes de soutien dans la zone euro et que l’Allemagne est prête à les utiliser dès que cela s’avère nécessaire», a déclaré la chancelière Angela Merkel lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre britannique David Cameron.
L’agence de notation a réitéré sa menace de dégrader la note souveraine des Etats-Unis l’an prochain si Washington ne parvient pas à réduire ses déficits et à mettre en place un plan de réduction de sa dette. L’agence de notation a en revanche jugé que la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et d’autres pays bénéficiant de la note AAA disposaient de plans budgétaires «crédibles».
Le taux de chômage en Grèce a atteint un nouveau record à 21,9% en mars alors que la crise de la dette et la profonde récession dans laquelle est plongé le pays continué de plomber le marché du travail, ont montré jeudi les données de l’institut statistique Elstat. En février, le taux de chômage en Grèce s’est élevé à 21,4% contre une première estimation de 21,7%. Le taux de chômage en Grèce est presque le double de la moyenne des 17 pays de la zone euro, ressortie à 11% en mars.
Les taux d’intérêt de référence en Chine sur les crédits et les dépôts à un an vont être abaissés de 0,25 point de pourcentage à compter de vendredi, a annoncé jeudi la Banque populaire de Chine. Ce qui porte les premiers à 6,31% et les seconds à 3,25%. Il s’agit de la première baisse des taux d’intérêts en Chine depuis 2008.
La Banque d’Angleterre a maintenu jeudi son taux directeur à 0,5%, son niveau depuis mars 2009, alors que l'économie britannique montre des signes de résistance, et a également laissé inchangé son programme de rachats d’actifs à 325 milliards de livres (400 milliards d’euros). Malgré une forte baisse en avril, l’inflation britannique reste élevée à 3%. Le mois dernier, la BoE avait indiqué que cela prendrait neuf mois de plus que prévu pour ramener le taux d’inflation à 2%.
L’Agence France Trésor a vendu de 7,836 milliards sur le marché, à des taux en baisse, d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) lors de son adjudication mensuelle. Le Trésor français cherchait à placer un montant compris entre 7 et 8 milliards d’euros d’obligations. Les taux d’intérêts exigés pour ces titres ont sensiblement reculé, le rendement de l’OAT à échéance 2022 est tombé à 2,46%, contre 2,96% lors de la précédente vente le 3 mai. Le taux moyen pour les OAT arrivant à maturité en 2060 est tombé à 3,27%, contre 3,34% lors de sa dernière adjudication en novembre 2010.
L’activité dans les services britanniques est restée stable au mois de mai, montre jeudi l’indice PMI publié par Markit et CIPS. L’indice est ressorti à 53,3, comme en avril, alors que le consensus anticipait un tassement à 52,5.
Théolia a confié en 2011 à Credit Suisse une partie de sa trésorerie dans le cadre d’une convention de gestion de trésorerie classique. Théolia indique dans un communiqué souhaiter procéder à une gestion dynamique de sa trésorerie assise sur la performance boursière de ses OCEANEs et des actions sous-jacentes. Dans cet objectif, il a conclu avec Credit Suisse un contrat de swap relatif aux OCEANEs.
Le taux de chômage en France au sens du Bureau international du Travail (BIT) a progressé de 0,3 point au premier trimestre à 9,6% en métropole (10,0% en incluant les départements d’outre-mer), selon les données publiées jeudi par l’Insee. Le taux pour la France métropolitaine retrouve ainsi son niveau de 1999. Le nombre de chômeurs ressort à 2,746 millions en métropole, soit 86.000 de plus qu’au quatrième trimestre 2011.
Bien aidée par la détente des rendements obligataires ces derniers jours sur des rumeurs d’aide européenne, l’Espagne est parvenue à émettre jeudi matin 2,07 milliards d’euros à 2 ans, 4 ans et 10 ans. Le pays garde donc un accès au marché obligataire, même si les montants adjugés ce matin sont faibles, alors que le ministre du Budget avait évoqué mardi une fermeture de ce marché. Madrid envisageait d’adjuger entre 1,25 et 2,5 milliards d’euros. Le Trésor a émis 638 millions d’euros à échéance 2 ans à 4,335%, 825 millions à 4 ans à un rendement de 5,353%, et 611 millions à 10 ans à 6,044%. Les rendements sont en hausse mais les ratios de couverture aussi, entre 2,6 et 4,3 fois l’offre selon les maturités. Après l’adjudication, le taux espagnol à 10 ans se détendait de 16 pb à 6,07%.
L’Autorité des marchés financiers a lancé jeudi une consultation publique portant sur l’application des dispositions de l’article 314-76 de son règlement général relatives aux rémunérations et avantages dans le cadre de la commercialisation et la distribution indirecte d’instruments financiers. Se basant sur une cinquantaine de rapports reçus de banques ou de sociétés de gestion, l’AMF pointe du doigt un nombre «anormalement faible» d'établissements se conformant à cet article quatre ans après son entrée en vigueur.
Les réserves de change de la Banque nationale de Suisse sont passées de 238 à 304 milliards de francs entre avril et mai, selon un communiqué publié jeudi. Une hausse nettement supérieure aux attentes des économistes, et qui s’explique pour une large part par des interventions massives de la banque centrale le mois dernier afin de défendre le plancher de 1,20 franc pour un euro mis en place en septembre. L’aggravation de la crise en zone euro en mai a poussé les investisseurs vers le franc et accru la pression sur la BNS, qui cherche à plafonner l’appréciation de sa monnaie.
Raymond Wong, gérant de portefeuilles chez UBS Global Asset Management, a présenté en Allemagne le compartiment Asian Smaller Companies de la sicav luxembourgeoise UBS (Lux) Equity qui a été lancé le 24 avril.Ce fonds en dollars sera investi en monnaies locales dans de petites et moyennes capitalisations asiatiques qui présentent un énorme potentiel de croissance. Le portefeuille sera initialement investi surtout en Corée, à Taïwan, en Chine et en Thaïlande mais aussi à Hongkong, en Inde, en Indonésie, aux Philipines, à Singapour et en Malaisie, avec un plafond à 35 % par pays. Sur le plan sectoriel, il privilégiera l’industrie, des technologies de l’information et des matériaux de base. Aucune ligne ne pourra dépasser les 4 % du portefeuille.CaractéristiquesDénomination : UBS (Lux) Equity SICAV - Asian Smaller CompaniesCode Isin : LU0746413003Droit d’entrée : 6 %Commission de gestion : 1,92 %
Aviva Investors a annoncé le 6 juin le lancement du Aviva Investors- Global Short Duration High Yield Bond Fund en vue de répondre à la demande croissante des investisseurs institutionnels sur cette classe d’actifs.Appliquant une stratégie nouvelle pour Aviva Investors, le fonds vient compléter la gamme existante des produits obligataires dont l’encours atteint 257,4 milliards d’euros (165,7 milliards de livres). Le fonds investira dans des obligations à haut rendement dont la maturité moyenne est inférieure à cinq ans et émises par des entreprises du monde entier.Le fonds est géré par l'équipe dédiée aux obligations high yield d’Aviva Investors, dirigée par Todd Youngberg et dotée d’un encours de plus de 4,5 milliards de dollars. Jeremy Hughes, gérant de portefeuille senior spécialiste du haut rendement, pilote la gestion du fonds et bénéficie de l’aide de cinq autres gérants de portefeuille et de 26 analystes crédit basés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Europe et dans la région Asie-Pacifique. En adoptant une approche globale, l'équipe cherche à maximiser les opportunités d’investissement dans des obligations à haut rendement de duration courte et à exploiter la tendance de fond en faveur des émissions multi-devises.
Le groupe Russell Investments a annoncé le 6 juin le lancement d’un nouveau fonds dédié aux marchés émergents. Le Emerging Markets Extended Opportunities Fund regroupe plusieurs mandats (marchés mondiaux, régionaux, nationaux et capitalisations) confiés à sept prestataires externes, la gestion directe du portefeuille d’investissement revenant à Russell.Contrairement à la majorité des fonds émergents, ce nouveau produit a pour objectif d’offrir un meilleur accès aux opportunités des petites capitalisations et des marchés frontières, qui présentent un fort potentiel de performance dans le cadre d’une gestion active.. Le fonds a pour indice de référence le Russell Emerging Extended Index Net, dont la performance depuis début 2012 s'établit à plus de 12 %. Il couvre notamment les marchés frontières, ce qui fait de lui le plus vaste échantillon représentatif d’opportunités dans la classe d’actifs Émergente. Les frais de gestion annuels du fonds à son lancement se montent à 1,30 %.Le fonds est initialement composé de sept gérants, deux qui couvrent les marchés mondiaux et cinq autres qui sont spécialisés dans un segment spécifique dont Russell estime qu’il recèle un potentiel élevé et durable dans le cadre d’une gestion active. La structure du produit évoluera à mesure que notre processus de recherche de gérants continuera à identifier les professionnels les plus talentueux dans des segments attractifs de la classe d’actifs émergente. »Les sept gérants délégués ont été nommés à l’issue d’un processus de sélection rigoureux, mené par le gérant du fonds, Scott Crawshaw, et par une équipe de neuf personnes dédiées aux marchés émergents. Russell précise que les informations concernant les gérants et les objectifs de pondération sont valables au moment du lancement du fonds et sont sujettes à modification à la discrétion de la société.
Les nombreux outils de développement et de rationalisation prévus par la directive européenne entrée en vigueur le 1er juillet 2011 sont peu à peu utilisés, note L’Agefi Hebdo. Le dispositif des fonds maîtres nourriciers transfrontaliers est étudié de près par les grandes sociétés de gestion cherchant à rationaliser leur gamme. Allianz GI fait figure de précurseur et sera sans aucun doute scrutée de près par ses concurrents, souligne l’hebdomadaire. Les fusions transfrontalières, entre fonds domiciliés dans deux pays différents, n’ont pour l’instant pas été mises en œuvre à grande échelle. « C’est un outil intéressant, permettant de rationaliser nos gammes à travers l’Europe, souligne Daniel Lehmann. Mais des frottements fiscaux demeurent pour les clients dans certains pays. Nous n’avons donc pris aucune décision de fusion pour l’instant. » Ce qui est d’ores et déjà prévu, c’est la transformation d’un fonds allemand en nourricier d’un fonds luxembourgeois existant «au troisième trimestre, annonce Daniel Lehmann.