Vanguard a annoncé ce 26 septembre qu’il allait liquider le fonds indiciel coté Vanguard U.S. Liquidity Factor ETF à la fin novembre. Le véhicule, lancé en 2018, n’a jamais réussi à attirer suffisamment d’encours. Ceux-ci s'élevaient au dernier comptage à 44 millions de dollars. Cette liquidation ne remet pas en cause l’offre d’ETF factoriels, qui représentent 3,4 milliards de dollars d’encours, précise la société. Cette gamme est gérée par le Vanguard Quantitative Equity Group, qui compte 46,6 milliards de dollars d’encours.
Legal and General Investment Management (LGIM) vient de recruter Mauro Gerli pour diriger son nouveau bureau de représentation à Zurich. L’intéressé occupera le poste de directeur Suisse pour les clients institutionnels. Il couvrira entre autres les fonds de pension, les entreprises, les compagnies d’assurance et les consultants. Il est rattaché à Silvia Schaak, co-directrice des clients institutionnels pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. Mauro Gerli arrive de Fisch Asset Management, dont il dirigeait les ventes en Suisse depuis près de huit ans. Auparavant, il a notamment travaillé chez AQ Advisors, Credit Suisse, et Noble Investments.
Malgré une semaine très chahutée, Credit Suisse n’avancera pas son calendrier. La banque helvète a indiqué ce lundi qu’elle prévoyait toujours de présenter ses choix stratégiques à l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels le 27 octobre prochain. Alors que les rumeurs de presse le concernant vont bon train, le groupe a toutefois confirmé sa volonté de renforcer son activité de gestion de fortune et de transformer sa banque d’investissement en un établissement moins gourmand en capitaux et recentré sur les métiers du conseil. Ces évolutions pourraient entraîner des «désinvestissements et cessions d’actifs», a indiqué l’entreprise dans son communiqué. Les dirigeants évaluent aussi «des options stratégiques pour l’activité de produits titrisés». Plongeon boursier Ces annonces avaient peu d’effet sur le cours de Bourse ce lundi. En début de matinée, l’action Credit Suisse reculait de 0,5% après avoir perdu 19% la semaine dernière. Vendredi, le titre avait plongé de 12% après des informations de Reuters selon lesquelles la banque sonderait des investisseurs en vue d’une potentielle augmentation de capital. En juillet dernier, le groupe suisse secoué par plusieurs scandales au cours des dernières années avait annoncé le départ de son directeur général et la mise en place d’une nouvelle stratégie.
Maxime Alimi, ancien économiste chez Goldman Sachs et ancien directeur des investissements d’Axa IM, a annoncé la semaine dernière sur son profil Linkedin le lancement d’une société de gestion privée baptisée Equinoxe. Le fondateur a quitté Silex, qu’il avait rejoint en mars 2019, ce mois-ci pour mettre à jour son projet. Sur le site internet de la nouvelle société, on peut lire qu’Equinoxe est une entreprise à mission, et qu’elle «aspire à être utile à la société dans son ensemble en contribuant activement à la lutte contre le dérèglement climatique». Maxime Alimi est entouré de deux autres cofondateurs que sont Olivier Corbeau et Gary Gahnassia. Après un passage chez Silex, le premier vient du business angel Humble+ et est en charge des solutions d’investissements, tandis que le second vient de HSBC et est responsable des investissements chez Equinoxe.
Apicil Asset Management, filiale de gestion du groupe de protection sociale Apicil, vient de lancer un fonds obligataire à échéance 2027 sur le segment high yield. Le fonds commun de placement (FCP), baptisé Apicil Haut rendement 2027, est classé article 8 selon la réglementation SFDR et sera commercialisé jusqu’en juillet 2023. Il est géré selon une approche buy and watch (et non pas buy and hold) avec suivi constant du portefeuille visant à réaliser des arbitrages permanents de prise de profit et d'évitement des défauts. L’univers d’investissement repose sur environ 300 obligations à haut rendement (dites obligations spéculatives) et convertibles, en grande majorité au sein de l’OCDE, en euro ou autres devises. Il aura un minimum de 75% de titres dont l’échéance tombe avant la date du 31 décembre 2027. Un filtre ESG est appliqué pour arriver à un portefeuille final d’environ 80 titres. Apicil explique que la classe d’actifs affiche un niveau de rendement qu’elle n’avait plus connu depuis mars 2020 en pleine crise de la Covid 19, avec un rendement moyen de plus de 6,5% pour l’indice Bloomberg Euro High Yield. Les indices high yield ont une sensibilité taux très réduite par rapport aux autres classes d’actifs obligataires. «Avec une duration de 3.6 pour l’indice high yield le point mort, niveau de hausse de taux nécessaire avant d’avoir une performance négative, se situe désormais à 2%. En d’autres termes, on peut encore avoir un écartement de 2% avant d’avoir une performance négative sur la classe d’actifs», explique un document de présentation, qui ajoute que «dans un contexte de normalisation des politiques monétaires, le High Yield euro s’est historiquement démarqué en étant naturellement plus résilient face à une remontée des taux d’intérêt».
Eiffel Investment Group vient de lancer un fonds destiné aux particuliers et devant leur permettre de participer au financement de l’économie verte et de la transition énergétique, Eiffel Infrastructures Vertes. Ce fonds investira principalement au travers d’obligations et d’obligations convertibles de sociétés de projet contribuant à la transition énergétique et détenant des actifs de production d’énergie renouvelable (solaire, éolien, hydroélectricité, méthanisation…). Eiffel Investment Group revendique dix années d’ancienneté dans les investissements d’infrastructures vertes, pilotés par une équipe de 20 personnes. Au 30 juin 2022, la société a investi près de 1,5 milliard d’euros dans plus de 3.800 infrastructures de production d’énergie renouvelable au travers de 170 transactions. Le fonds est accessible en unité de compte dans le cadre de l’assurance-vie, des contrats de capitalisation et de l’épargne retraite.
Mirova, l’affilié de Natixis Investment Managers dédié à l’investissement durable, vient de lancer deux fonds obligataires durables. Il s’agit des véhicules dénommés Mirova Euro High Yield Sustainable Bond Fund et Mirova Euro Short Term Sustainable Bond Fund. Ils sont catégorisé Article 9 sous le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Ces deux fonds investiront dans des obligations vertes et sociales ainsi que dans des obligations conventionnelles d’entreprises s’inscrivant dans une trajectoire de transition durable ou d’innovation environnementale. Ils seront également alignés sur un scénario de réchauffement climatique de 2°C maximum au regard de l’Accord de Paris. Mirova Euro High Yield Sustainable Bond Fund cherche à identifier des entreprises dans le segment du haut rendement affichant un potentiel de rehaussement de la notation de crédit, un rendement robuste ainsi que des solutions contribuant à accélérer la transition vers une économie bas carbone. Mirova Euro Short Term Sustainable Bond Fund complète pour sa part la gamme de fonds durables de la maison avec une formule de courte duration. Il cherche à réduire l’impact négatif d’une hausse des taux sur la performance absolue du portefeuille et de profiter de rendement sur des maturités inférieures à quatre ans devenues à nouveau attractives.
Bank of China (Hong Kong) va bientôt distribuer en exclusivité un fonds de Ninety One, a appris Citywire Asia. Il s’agit de la part renminbi du fonds Ninety One Global Strategy Fund-Global Environment Fund, une stratégie actions, et dont la thématique est la décarbonation.
HSBC Asset Management a annoncé les nominations d’une directrice des institutionnels d’Asie du Nord, et d’une directrice des fonds de pension à Hong Kong. Le premier rôle revient à Brenda Wrong, et le second à Jasmine Hung. Il s’agit de deux nouveaux rôles. Elles sont rattachées au directeur commercial mondial pour les institutionnels Paul Griffiths, et à la directrice Asie-Pacifique et Hong Kong Daisy Ho.
UBS a annoncé ce 22 septembre avoir noué un partenariat de sponsoring avec la US National Association of Investment Companies, un réseau de sociétés de gestion alternative. L’association compte plus de 170 membres et plus de 300 milliards de dollars d’encours gérés pour des investisseurs institutionnels.
La société de gestion espagnole Santander Asset Management a nommé son actuel directeur général en Espagne, Miguel Ángel Sánchez, au poste de responsable mondial de la distribution, rapportent Bloomberg et Funds People. Tous les responsables des succursales locales de Santander seront rattachés à lui. MiguelÁngel Sánchez, qui évolue depuis plus de neuf ans chez Santander, sera remplacé parNicolás Barquero au poste de directeur général de Santander AM en Espagne. Arrivé il y a deux ans chez Santander en tant que responsable de la banque privée, il avait précédemment évolué au sein de Deutsche Bank, notamment en tant que responsable de la gamme de fonds pour le continent européen.
Après avoir rapproché ses gestions d’actifs privés en début d’année, BNP Paribas Asset Management, gestionnaire d’actifs du groupe BNP Paribas, poursuit la simplification de son organisation. Sa structure française, BNP Paribas Asset Management France, s’apprête à absorber deux entités du groupe, à savoir sa succursale belge BNP Paribas Asset Management Belgium et sa filiale de sélection de fonds et conseil en investissement FundQuest Advisor, a appris NewsManagers (groupe L’Agefi). Selon les informations de NewsManagers, la fusion de FundQuest Advisor au sein de BNPP AM France sera réalisée le 30 novembre et été décidée «dans un souci de simplification» du métier gestion d’actifs du groupe. Elle devrait apporter environ un capital de 4,9 millions d’euros net à BNPP AM France. «Au vu des activités de Fundquest Advisor et des évolutions de marché, le maintien d’une structure légale dédiée n’est plus nécessaire. Cette fusion permet également d’éliminer les coûts liés à l’existence de deux entités légales distinctes ainsi que l’existence en double d’organes sociaux, de fonctions de contrôle et d’obligations sociales », d’après un document relatif à la fusion que NewsManagers s’est procuré. L’opération vise aussi « une meilleure efficacité notamment en ce qui concerne les fonctions de contrôle et de support». Dans le rapport annuel aux comptes 2021 de Fundquest, un projetd’intégration des activités de FundQuest Advisor au sein de BNPP AM France, à échéance fin décembre 2022 au plus tard, était mentionné. «Cette fusion s’inscrira dans la continuité d’exploitation des activités de FundQuest Advisor intégrées dans celles de BNPP AM France», précisait l’auditeur. FundQuest, une marque en vigueur depuis 17 ans FundQuest Advisor avait été lancé en octobre 2012, avec des bureaux à Paris, Londres et Singapour et une équipe de 28 personnes, pour opérer la sélection de fonds et des activités de due diligence sur les gestionnaires d’actifs externes.La structure avait succédé à FundQuest, marque adoptée en 2005 après l’acquisition par BNPP AM de la société américaine éponyme spécialisée sur l’architecture ouverte en juin 2005. BNPP AM venait alors de marier son équipe de multigestion en architecture ouverte, domaine dans lequel il est actif depuis 1993, à celle de Cortal Consors Fund Management fin 2004. Sollicité sur le devenir des équipes de FundQuest Advisor et de la marque elle-même, BNP Paribas AM n’a pas donné suite à nos questions dans les temps. Les équipes ont néanmoins rejoint le pôle d’investissement multi-asset, quantitative & solutions (MAQS), dirigé par Denis Panel, par ailleurs président de FundQuest Advisor. Ce pôle gère la plateforme de délégation de gestion en architecture ouverte du groupe, AM Select, lancée en juin 2021, et s’appuie sur une pré-sélection opérée par FundQuest Advisor. Une plateforme domiciliée au sein d’une Sicav luxembourgeoise dont l’objectif est de donner accès «aux meilleures stratégies de gérants externes». Lors du lancement d’AM Select, BNPP AM notait un intérêt grandissant des distributeurs, gérants ou conseillers bancaires pour l’architecture ouverte et une forte accélération de modèles à travers la création de plateformes de sub-advisory. Un thème central selon la firme «pour le développement du secteur de la gestion d’actifs dans les années à venir».
La plateforme digitale de private equity Moonfare vient d’ouvrir un bureau de représentation en France, a appris NewsManagers. La société d’origine allemande procédera à l’inauguration de ses locaux parisiens le mois prochain en la présence de son fondateur et PDG Steffen Pauls. D’après nos informations, la direction de ce nouveau bureau a été confiée à Karim Boussetta qui a rejoint Moonfare en début d’année dans cette optique. Ce dernier est passé notamment par Pimco et Goldman Sachs à Londres. Moonfare a pour activité de donner accès à des fonds de private equity (KKR, Carlyle, Apax, etc) à des particuliers fortunés pour des sommes nettement inférieures à ce qui est nécessaire habituellement. Moonfare est présent dans une vingtaine de pays et revendique plus de 2 milliards d’euros d’encours auprès de ses clients.
Les investisseurs mondiaux continuent de placer leurs avoirs dans des fonds refuges. Les flux de collecte entre le 15 et le 21 septembre se sont principalement dirigés vers les fonds monétaires (+30,3 milliards de dollars nets), la dette souveraine au nominal (+6,4 milliards) et les grandes capitalisations américaines (+5,7 milliards), selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire de BofA Global Research sur les flux dans les fonds d’investissement. L’univers obligataire a enregistré une décollecte globale de 6,9 milliards de dollars sur la semaine. A l’exception de la catégorie de dette souveraine au nominal, l’ensemble des sous-catégories a subi des retraits nets. Les fonds de dette d’entreprises les mieux notées (investment grade) ont rendu 3,4 milliards de dollars, ceux de high yield 2,6 milliards, et ceux de dette émergente 2,3 milliards. Les fonds actions ont, eux, décollecté 7,8 milliards de dollars nets. Les fonds en actions américaines ont rendu 4 milliards de dollars. La décollecte s’est faite principalement sur les fonds value (-2,4 milliards), croissance (-2,7 milliards) et petites capitalisations (-2,8 milliards). Dans le reste du monde, les fonds actions émergentes s’en sortent avec 1 milliard de dollars d’entrées nettes, tandis que les fonds actions européennes ont vu sortir 2,8 milliards, et ceux de japonaises 0,3 milliard.
La plateforme digitale de private equity Moonfare vient d’ouvrir un bureau de représentation en France, a appris NewsManagers. La société d’origine allemande, basée à Berlin, procédera à l’inauguration de ses locaux parisiens le mois prochain en la présence de son fondateur et PDG Steffen Pauls. D’après nos informations, la direction de ce nouveau bureau a été confiée à Karim Boussetta qui a rejoint Moonfare en début d’année dans cette optique. Ce dernier est passé notamment par Pimco et Goldman Sachs à Londres.
CI-gît Liquidshare. Officiellement, la fin de la jeune fintechreprésente l’issue logique d’une expérimentation. Destinée à tester les usages de la blockchain dans les traitements des opérations de marché et surtout de post-marché, la société, créée en 2017 sous l’impulsion de la CDC, était détenue par les grands acteurs du marché: Euronext, les conservateurs dépositaires, Euroclear. Selon les uns et les autres, la fin de l’expérience s’inscrit dans la logique d’une évolution des acteurs vers «une nouvelle phase où l’industrie va pivoter vers la production». Il reste que Liquidshare faisait figure de structure toute indiquée pour utiliser le nouveaurégime pilotemis en place pour trois ans par un règlement européen. Voté en juin dernier, il ouvrele champ des expérimentations aux opérateurs d’infrastructures de marché pour utiliser la technologie des registres distribués (DLT) en s’affranchissant des règles de marché en vigueur. De fait, certains professionnels du post-marché déplorent la fin de Liquidshare. Celle-ci aurait été actée cet étésuite au refus de certains actionnaires de recapitaliser la société. Les acteurs français préfèrent expérimenter les innovations chacun de leur côté. Liquidshare a longtempshésité sur son propremodèle. A l’origine, l’amélioration du règlement-livraison grâce à la technologie des registres distribués était visée. Maisles intermédiaires avaient rapidement craint de se retrouvercourt-circuités avec cette technologie de désintermédiation. D’autant plus queLiquidshare avaitentrepris, en plusdes titres de PME non cotées, de s’occuper des titres cotés. Une demande d’agrément de dépositaire central avait été envisagée. L’arrivée, en janvier 2021, d’un nouveau directeur général, Jean-Marc Eyssautier, venu de Caceis, devait remettre les projets sur de bons rails. La fintech a alors décidé de faire «pivoter» son modèle pourmieux cibler l’utilisation de la technologie blockchain au profit d’opérations de post marché encore traitées manuellement comme les opérations sur titres, la tenue de registre de titres d’entreprises non cotées, etc... En outre, Liquidshare voulait construire une solution de règlement-livraison de titres tokenisés. En 2021, elle a participéauxexpérimentations de la Banque de France sur les sujets de règlement-livraison en blockchain avec une monnaie digitale de banque centrale. Autant de chantiers qui auront permis aux participants de mieux cerner les cas d’usage de la blockchain. Mais pas de lui offrir un avenir.
Après la Commission européennefin novembre 2021 et la présidente de la Commission économique (Econ) du Parlement européenfin juillet, la présidence tchèque de l’Union européenne (UE) a présenté le 5 septembre aux autres Etats membres des propositions pour réformer la réglementation MIF2 (directive MIFID et règlement MIFIR) sur les marchés financiers. Mais la dernièreréunionde travail, le 12 septembre,n’a pas permis d’avancer surce projet d’unerévision pourtant présentée comme indispensable pour l’Union des marchés de capitaux (CMU). Le projet bloque toujours sur des questions de transparence, et particulièrement sur la création d’une base de données post-négociation consolidée sur les instruments financiers (consolidated tape, CT). Afin d’améliorer la transparence post-trade sur la qualité de l’exécution, pour les investisseurs,et de la liquidité, pour les intermédiaires, la réglementation impose depuis 2018 aux Bourses historiqueset aux plateformes de négociation alternatives (MTF) de publier gratuitement, après 15 minutes, les données sur les transactions auprès des brokers, des fournisseurs de données et donc de consolidated tapesqui restaient à créer mais qui n’ont jamais trouvé de modèle viable. La présidence tchèque reprend le projet commun de quatrebases (actions, ETF, obligations, dérivés), privées et sélectionnées pour cinq ans par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), afin de publier les données post-trade «en temps quasi-réel». Quelle viabilité commerciale? Pour la base de données actions, qui constitue le principal problème, le projet reprend les deux idées du Parlement. Premièrement, imposer, en plus de la transparence post-trade comme pour les autres actifs, une obligation de publication des données pre-trade. Pour les défenseurs de cette mesure, elle rendrait la consolidated tapeplus utile à ses utilisateurs ayant déjà une vision post-trade assez complète, et donc commercialement plus viable. Pour ses détracteurs, elle risque de faire perdre aux Bourses historiques leurs revenus liés aux données pre-trade. Ensuite, il estproposé que lespetites plateformesindépendantes, dont le marché national est peu fragmenté ou qui représentent moins de 1% du total des volumes échangés dans l’EU, puissent ne pas contribuer à la CT. La proposition est censée garantir que toutes ces petites Bourses historiques représentant à peine 2% des échanges européens en cumulé finissent quand même parparticiper à la consolidated tapegrâce à un système de rémunération plus intéressant. «Ce type d’exemption risque pourtant de réduire l’intérêt d’une base post-trade, et montre bien qu’on est toujours davantage dans une logique de réduction des coûts pour les utilisateurs au détriment des Bourses», regrettent Nicolas Rivard et Robin Jezek, directeurs respectivement des données et des affaires publiques chez Euronext. «Il vaudrait mieux essayer d’embarquer tous les contributeurs possibles, et nous proposons un compromis qui reviendrait à renoncer à livrer les données pre-trade - trop pénalisantes en termes de revenus - et à adopter un modèle ‘temps quasi-réel’ avec un petit décalage (par exemple 1 minute)», ajoutent les représentants de l’opérateur boursier paneuropéen. Sans cela, estiment-ils, l’opérateur privé de la base gagnerait demain de l’argent avec des données obtenues gratuitement malgré leur valeur importante aujourd’hui… La proposition tchèque revient par ailleurs sur le mécanisme de compensation des contributeurs à la CT actions.La Commissionprônait un étonnant partage des revenus sur la base du statut de marché réglementéen excluant les MTF. Pour sa part, la présidence tchèquereprend et précise l’idée de la présidence française de rémunérations fondées sur la «valeur informationnelle» des données.Le projet prévoit une rémunération substantielle pourlesplus petites Boursesou plateformes MTF «bénévoles» (opt-in), décroissante ensuite pour les données pré-négociation (cotations ou prix indicatifs) des plateformes qui participent au processus de formation des prix, puis pour leurs données post-négociation. Les plateformes qui ne participent pas à la formation des prix grâce aux exemptions liées à la taille de l’ordre (LIS) ou à un prix de référence importé (RPW) toucheront moins. La proposition tchèque, pas encore claire sur l’adaptation des exemptions à la transparence pre-trade, nuance aussi l’interdiction du paiement pour flux d’ordres (PFOF), qui augmente la non-participation à la formation des prix. La rémunération des données reste centrale. «Maintenir une CT avec des données pre-trade ‘gratuites’ risque d’augmenter la part des exécutions ne participant pas à la formation des prix et à la transparence, estimeNicolas Rivard. Et organiser un tel système en ‘temps réel’ risque d’être vraiment complexe, ne laissant la place qu’à des fournisseurs de données déjà puissants qui ne paieraient plus leur ‘matière première’. Comme tout le monde est unanime sur l’urgence d’une base de données post-trade sur les obligations - beaucoup moins liquides que les actions - les Etats devraient suivre le Parlement et inverser leurs priorités», conclut-il.
A en croire l’affluence observée à l’occasion de la septième édition de l’International Private Equity Market (Ipem), l’industrie du private equity a encore de beaux jours devant elle. La célèbre Croisette de Cannes a vu débarquer plus de 5.300 professionnels de la finance entre le 20 et le 22 septembre. Un record absolu pour ce salon créé en 2016, qui a fait le bonheur de l’hôtel Barrière Le Majestic, situé juste en face du Palais des festivals et des congrès. Qu’on se le dise, la dégradation de l’environnement économique n’a que très marginalement écorné l’humeur du gratin du non-coté. Parmi les 618 investisseurs institutionnels et les 711 sociétés de gestion présents, rares étaient ceux à vouloir freiner des quatre fers. «En dépit d’un environnement macroéconomique difficile, le marché du private equity n’a jamais été aussi concurrentiel. Mais l’univers d’investissement est énorme. Les entreprises restent privées plus longtemps et nous constatons un retour des opérations de public to private[ndlr, opérations de retrait de cote] », s’est enthousiasmée Amy Jupe, vice-présidente du bureau londonien de Goldman Sachs Asset Management. Même son de cloche chez la plupart des «limited partners» (LP) présents sur le salon, dont les allocations pour la classe d’actifs sont en hausse et devraient le rester, dans la limite du possible. Car certains restent encore victimes de l’effet dénominateur, c’est-à-dire d’une surpondération forcée de leur allocation en private equity, consécutive àla chute des marchés cotés. Baisse des valorisations En parallèle, la polarisation du marché du capital-investissement se confirme. Les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’énergie et de la tech continuent d’attirer toujours plus de fonds. L’effervescence autour de la vente prochaine du groupe d’écoles privées Eureka Education (ex-Silvya Terrade) en témoigne. Selon plusieurs sources, le multiple de valorisation pourrait sensiblement dépasser le cap des 20 fois l’Ebitda (près de 90 millions d’euros en 2022), même si à court terme, le scénario d’une remontée de dividendes par refinancement n’est pas exclu par son actionnaire, Naxicap Partners, a appris L’Agefi. De l’autre côté, une multitude d’actifs pourraient voir leur valorisation baisser. C’est en tout cas le pari fait par un bon quart des 330 entreprises et sociétés de gestion interrogées dans le cadre de l’étude européenne menée par CMS. Selon eux, les cibles sous-évaluées et les cessions d’entreprises en difficulté devraient venir stimuler le marché du M&A en 2023. «Il y a aujourd’hui un certain attentisme autour d’une baisse des valorisations. Les prix ne prennent pas encore en compte le changement de paradigme du marché, où les perspectives de croissance sont moins importantes et la dette coûte de plus en plus cher», estime un banquier. En attendant, les professionnels du private equity restent sereins. Le pipeline de transactions demeureimportant sur les segments des small- et des mid-caps, malgré un assèchement observé du côté des plus grosses opérations. «Nous avons connu deux années d’activitéexceptionnelles. Il est donc sain d’observer une accalmie», conclut un gérant. Le rendez-vous est pris pour l’édition 2023 de l’Ipem… dont l’organisation pourrait cette fois-ci se matérialiser autour de deux événements, l’un à Cannes en janvier, et l’autre à l’hippodrome de Longchamp au deuxième semestre.
Sur les 562 fonds lancés entre mai 2021 et mai 2022, seulement 10 % ont été confiés à une gérante, montre le nouvel Alpha Female Report de Citywire. Un signal négatif envoyé aux femmes. «Je ne comprends pas pourquoi, sur l’ensemble des fonds lancés à l’échelle mondiale, seulement 10 % ont été confiés à des femmes, que ce soit dans le cadre d’une équipe ou en solo. S’il y a un vivier de talents qui existe, cela est injustifiable», s’agace Nisha Long, qui réalise cette étude annuelle depuis sept ans. «Généralement, les lancements de fonds concernent des classes d’actifs en vogue et sont soutenus par le marketing d’une société», observe-t-elle. En priver les femmes va donc «à l’encontre des efforts déployés pour améliorer l'équilibre entre les femmes et les hommes», selon elle. Le manque de femmes dans les nouveaux produits n’est que l’une des raisons avancées par Citywire pour expliquer l’absence totale de progrès en matière d’égalité des genres dans la gestion de fonds sur les douze mois écoulés. Une « hausse effroyablement lente » En 2022, le taux de femmes gérantes dans la base de données Citywire Fund Manager s’est établi à 12 %, contre 11,8 % l’an dernier. Une progression tellement faible qu’elle en est ridicule. Depuis 2016, la hausse n’a été que de 1,7 point de pourcentage. De plus, les encours gérés par des femmes ont décliné. «La progression vers la parité hommes-femmes semble s'être arrêtée net», déplore Nisha Long. « Pire encore, on peut légitimement se demander s’il n’y a jamais eu un réel changement - une augmentation de 1,7 % en sept ans c’est effroyablement lent », s’exclame-t-elle. L’autre raison avancée pour expliquer cette stagnation (et le déclin des actifs) est que les femmes gérantes ont tendance à se voir confier des portefeuilles dans des secteurs de niche, plutôt que dans des catégories «mainstream». Or, ces plus petits secteurs sont plus souvent affectés par les gros mouvements de marché et ont souffert en performances ces derniers mois. Reste le problème de la constitution d’un vivier de talents. Nisha Long estime qu’en sept ans les sociétés de gestion ont eu le temps de travailler sur ce sujet. «Des étapes énormes ont été franchies pour atteindre l’égalité des genres au moment du recrutement, et les choses se sont concrétisées dans une large mesure. Les chiffres montrent que le pipeline est bouché. Ces talents ne semblent pas aller au-delà de la position d’analyste», regrette-t-elle. Espérons qu’elle sera entendue.
Axa IM Alts, la division d’actifs alternatifs d’AXA Investment Managers (AXA IM), vient de modifier son organisation interne. Elle a réorganisé ses plateformes existantes en cinq verticales dédiées: l’immobilier, l’infrastructure, le crédit alternatif, les investissements à impact et de capital naturel, et Chorus. Ce dernier opère sur les stratégies liquides de rendement absolu. Cette restructuration vise à dynamiser les équipes de direction ainsi qu'à simplifier la structure pour les clients, indique la firme. Isabelle Scemama continuera ses fonctions comme directrice mondiale d’Axa IM Alts et Deborah Shire conservera son poste de directrice adjointe. Au sein de cette restructuration, Axa IM Alts a également nommé des dirigeants pour les nouveaux services. Timothée Rauly, directeur du fund management chez Axa IM – Real Assets, et John O’Driscoll, directeur des investissements de cette division, ont été promus au rang de codirecteurs mondiaux pour la division immobilière. Christophe Fritsch, directeur du fund management pour la finance structurée, a été nommé au poste de directeur mondial du crédit alternatif. Alexandre Martin-Min, actuellement directeur des investissements pour l’impact investing, dirigera désormais la division de l’impact investing et du capital naturel. Mark Gilligan conserve son poste comme directeur de l’infrastructure et Pierre-Emmanuel Julliard ses responsabilités de managing director de Chorus. Florence Dard va également continuer comme directrice mondiale du client group Alts chargée des relations investisseurs. Les dirigeants seront chargés du développement commercial ainsi que du renforcement de leurs équipes, notamment pour réaliser l’intégration des facteurs ESG lors du processus d’investissement. Ils seront également responsables de la mise en œuvre du plan de décarbonation des portefeuilles immobiliers. Axa IM Alts a également constitué un nouveau conseil de direction. Il inclut Isabelle Scemama, Deborah Shire, Florence Dard, Timothée Rauly, John O’Driscoll, Christophe Fritsch et Alexandre Martin-Min. Ce conseil sera responsable d'évaluer et décider des sujets stratégiques, financiers et opérationnels ainsi que superviser l’activité commerciale de cette division. Axa IM Alts revendique 188 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 juin 2022. Ils se répartissent entre 88 milliards d’euros dans l’immobilier privé, près de 88 milliards d’euros dans la dette privée et le crédit alternatif ainsi que 11 milliards d’euros dans les stratégies d’investissements infrastructure, capital-investissement et hedge funds.
La société de gestion française Laffitte Capital Management a récemment lancé une offre de gestion privée,« Gestion Privée by Laffitte Capital ». Cette offre repose sur des solutions internes et externesauprès de partenaires sélectionnés pour leur expertise spécifique, indique un communiqué.
Indosuez Wealth Management, la société de gestion de fortune du groupe Crédit Agricole, vient d’annoncer la nomination de deux directrices des marchés à Singapour. Ong Yeng Fang a été nommée South East Asia Global Market Head à partir du 13 septembre. Indosuez WM a aussi promu Rosemarie Chong au rang de UHNWI & Wealth Partnership Market Head. Elle sera chargée de diriger l’équipe nouvellement créée dénommée Ultra High Net Worth Individuals (UHNWI) & Wealth Partnership en tandem avec Edward Hsu, managing director chez Indosuez Singapour. Ong Yeng Fang arrive de la banque UOB où elle était managing director et directrice de la banque privée depuis 2014. Auparavant, elle a occupé le poste de managing director au sein de la gestion de fortune privée chez plusieurs banques notamment Julius Baer, Merrill Lynch et au sein de la banque d’investissement chez DBS Bank. Rosemarie Chong, pour sa part, est arrivée chez Indosuez WM en 2006, où elle jouait un rôle clé dans la gestion de fortune. Auparavant, elle a été managing director chez BCV Investment Asia, la filiale singapourienne de la banque suisse Banque Cantonale Vaudoise. Indosuez WM gérait 135 milliards d’euros au 31 décembre 2021.