En août, les fonds actions commercialisés en Suède ont accusé des rachats nets de 1,8 milliard de couronnes suédoises (207 millions d’euros), selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Les sorties se sont surtout concentrées sur les fonds actions Europe de l’Est (- 867 millions de couronnes), les fonds actions Suède/monde (- 554 millions) et les fonds actions asiatiques (- 509 millions). En revanche, les fonds actions européennes ont enregistré une collecte de 1,12 milliard de couronnes.Depuis le début de l’année, les fonds actions affichent toutefois des souscriptions nettes de 17,1 milliards de couronnes suédoises, grâce aux fonds actions monde (11,3 milliards) et aux fonds Amérique du nord (+8,4 milliards).La décollecte sur les actions en août a été contrebalancée par les souscriptions enregistrées sur les fonds diversifiés (+ 1,7 milliard) et les fonds monétaires (+ 1,3 milliard). Au total, l’ensemble des fonds a enregistré une collecte nette de 1,4 milliard de couronnes.A fin août, les encours du secteur des fonds ressortaient à 2.279 milliards de couronnes, dont 54 % en fonds actions.
La banque suédoise SEB a lancé le fonds SEB Microfinance Fund qui investira dans des institutions de microfinance du monde entier, rapporte Dagens Industri. Le fonds, géré par Viktor Andersson, sera fermé cinq ans. Jusqu’ici, une vingtaine d’institutionnels ont investi dans le fonds.
PowerShares vient de lancer deux mutual funds à la Bourse de Toronto qui proposent aux investisseurs un accès plus large aux ETF.Power Shares Canadian Low Volatility Index Class et PowerShares US Low Volatility Index Fund offrent aux investisseurs une exposition à des portefeuilles actions moins volatils que les grands indices.
Selon plusieurs proches du dossier, les autorités de surveillance financière japonaises auraient ouvert une enquête concernant cinq collaborateurs du pôle banque d’investissement de la Deutsche Bank, rapporte le Handelsblatt.Les intéressés auraient engagé des frais démesurés dans le domaine des loisirs pour s’attirer les bonnes grâces de gérants de fonds de pension auxquels ils vendent des produits. Les gérants de fonds de pension sont considérés comme des fonctionnaires d’Etat au Japon, et soumis de ce fait à des règles anti-corruption particulièrement sévères.Le Handelsblatt précise que la Deutsche Bank a refusé de commenter. Toutefois, toujours selon les proches du dossier, la banque aurait déjà lancé une enquête interne.
Au 30 juin, l’encours géré par le spécialiste des marchés émergents Ashmore Group a atteint 77,4 milliards de dollars, affichant un gonflement de 22 % sur le niveau atteint douze mois plus tôt, tandis que le bénéfice avant impôt de l’exercice au 30 juin ressortait à 257,6 millions de livres contre 243,2 millions pour 2011-2012 (+ 6 %). Le bénéfice après impôt marque une hausse de 9 % à 201,6 millions de livres contre 185,7 millions.Les souscriptions nettes sont ressorties à 13,4 milliards de dollars contre 1,3 milliard pour l’exercice précédent.
Le gestionnaire sud-africain Momentum Global Investment Management a annoncé selon Investment Europe le lancement du Africa Fixed Income Fund, un produit obligataire destiné aux investisseurs institutionnels désireux de tirer avantage des fondamentaux économiques et démographiques de l’Afrique.Ce fonds utilisera plusieurs gérants basés au Royaume-Uni et en Afrique, sous la direction de David lashbrook, secondé par Zee de Gersigny.
KBL European Private Bankers (KBL epb) vient d’annoncer la nomination de Stefan Van Geyt au poste de Group Chief Investment Officer. Fort d’une solide expérience dans le secteur des services financiers, il sera basé à Luxembourg. Ces six dernières années, Stefan Van Geyt occupait le poste de Director of Investments en Belgique chez BNP Paribas Fortis, où il supervisait toutes les activités relatives aux investissements de la division Banque Privée à Bruxelles. A la tête d’une équipe de 125 professionnels, dont 60 gestionnaires de portefeuille, il était notamment responsable du développement de la gamme de produits et des mandats de gestion discrétionnaire et de conseil.
Unigestion a recruté Jussi Louekoski en tant que director, clients institutionnels pour l’Europe du Nord. L’intéressé travaillait auparavant pour la société Capital Dynamics en qualité de responsable commercial pour l’Europe du Nord et les Pays-Bas. Au cours de sa carrière, il a également occupé des fonctions de responsable commercial senior chez Amundi, HEX, Northern Trust et Deutsche Bank. «Son recrutement souligne toute l’importance qu’Unigestion attache au marché nordique, où la société entretient déjà de nombreuses relations commerciales stratégiques», commente la société de gestion suisse dans un communiqué. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Jussi Louekoski prendra la responsabilité du développement et de la gestion de la relation avec la clientèle, ainsi que de la promotion des compétences d’Unigestion en matière d’investissement sur les marchés danois, finlandais, islandais, norvégien et suédois. Il est basé à Zurich. Unigestion gérait 10,2 milliards d’euros d’encours au 30 juin 2013.
Au 1er octobre, deux personnes rejoindront la direction générale du munichois UBS Real Estate KAG.Gabriele Merz, directrice de la comptabilité des fonds immobiliers allemands et luxembourgeois depuis 2007, remplacera Christine Bernhofer comme directrice financière. Cette dernière quitte l’entreprise à la fin du mois pour se dédier à des projets caritatifs en Afrique.D’autre part, UBS Real Estate KAG a recruté Axel Vespermann, qui était responsable de tout le portefeuille d’immobilier commercial chez Allianz Real Estate GmbH. Il sera chargé de la gestion de portefeuille, des acquisitions et des cessions, de la gestion d’actifs, de la construction et du développement.Les deux autres membres de la direction générale sont Tilman Hickl (CEO) et Jörg Sihler.
La société de gestion de fonds immobiliers Real I.S. GmbH, filiale du groupe Real I.S., indique avoir franchi en trois ans le cap du milliard d’euros d’encours. Ce montant devrait encore augmenter fortement dans les mois qui viennent, du fait que l’entreprise dispose d’environ 1 milliard d’euros à investir, des pourparlers ayant déjà été entamés pour placer la moitié de cette somme, principalement en Allemagne et en Europe occidentale. Les clients institutionnels demeurent en effet très intéressés par le potential des marchés français, allemand et du Benelux, a souligné Jochen Schenk, membre du directoire de la maison-mère Real I. S. AG (groupe BayernLB).Le groupe Real I. S. gère environ 8,5 milliards d’euros.
Le fonds d’actions luxembourgeois Morgan Stanley Investment Funds (MSIF) Global Quality Fund, lancé il y a plus d’un mois (lire Newsmanagers du 2 août) a obtenu les agréments de commercialisation pour différentes classes de parts en dollars et/ou en euros dans six pays européens.Les parts A en dollars (LU0955010870) sont désormais disponibles en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, en Suède et au Danemark tandis que les parts AH en euros (LU0955011506) sont accessibles en Allemagne, en Irlande et aux Pays-Bas. Les parts en dollars I (LU0955011175) et Z (LU0955011258) peuvent être commercialisées en Irlande, aux Pays-Bas, au Danemark et en Suède. Les parts Z sont aussi disponibles au Portugal.
Le projet de taxer les transactions financières dans 11 Etats de l’Union européenne à partir de 2014 est illégal, selon un rapport d’experts juridiques de l’UE qui risque de porter un coup fatal à cette initiative controversée.Les conclusions des juristes, dans un avis en date du 6 septembre et dont Reuters a eu connaissance, ne sont pas contraignantes mais compliqueront la tâche de l’Allemagne, de la France et des autres partisans de cette mesure censée rapporter aux Etats quelque 35 milliards d’euros par an.Leur rapport sera soumis à une date indéterminée aux ministres des Finances de l’UE (Ecofin), à qui reviendra la décision d’enterrer la taxe ou d’opter pour un prélèvement plus simple comme celui que le Royaume-Uni impose aux transactions boursières (droit de timbre).Le Royaume-Uni, soucieux de défendre la City, et plusieurs autres Etats membres s’opposent au projet, compliquant déjà sa mise en oeuvre. Outre l’Allemagne et la France, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche, le Portugal, la Belgique, l’Estonie, la Grèce, la Slovaquie et la Slovénie soutiennent la taxe.Dans leur avis, les services juridiques des Etats membres expliquent que le projet va au-delà de la juridiction des Etats et n’est pas compatible avec le traité européen puisqu’il empiète sur les compétences d’Etats membres non participants en matière de fiscalité.L’instauration d’une taxe dans certains Etats seulement serait en outre «discriminatoire et de nature à conduire à des distorsions de concurrence au détriment des Etats membres non participants», ajoutent les experts. Ils estiment encore que la taxe constituerait un «obstacle» à la libre-circulation des capitaux et des services au sein du marché unique, deux piliers du traité fondateur de l’UE.L’Allemagne a d’ores et déjà réagi en réaffirmant son soutien à la mesure. «Le gouvernement allemand préconise une introduction rapide de la taxe sur les transactions financières pour de bonnes raisons. Nous souhaitons que le secteur financier contribue de manière adéquate au coût de la crise financière», a déclaré le ministère de l’Economie dans un communiqué. «Rien n’a changé. Les inquiétudes d’ordre juridique doivent être réglées et dissipées le plus vite possible.»
Les fonds commercialisés en Europe ont enregistré en juillet des souscriptions nettes de 33,6 milliards d’euros en juillet, renouant avec la collecte après des rachats de plus de 70 milliards d’euros en juin, selon les dernières statistiques de Lipper.La classe d’actifs ayant remporté le plus de suffrages est celle des actions, avec des souscriptions nettes de 14,8 milliards d’euros sur les fonds de cette catégorie. Les fonds obligataires viennent ensuite, avec 10,8 milliards d’euros, suivis par les fonds diversifiés (8,8 milliards d’euros).Comme en juin, les fonds monétaires ont accusé les plus forts rachats (-1,4 milliard d’euros).Depuis le début de l’année, les fonds en Europe ont enregistré des souscriptions nettes de 149,3 milliards d’euros, grâce aux fonds obligataires (+94,9 milliards d’euros), aux fonds diversifiés (+57 milliards d’euros) et aux fonds actions (+45,5 milliards d’euros). En revanche, les fonds monétaires ont vu sortir 52,3 milliards d’euros.D’un point de vue géographiques, les marchés ayant connu les plus fortes collectes en juillet sont l’Allemagne (+2,9 milliards d’euros), l’Espagne (+2,7 milliards d’euros) et l’Italie (1,9 milliard d’euros). En revanche, la Belgique (-1,6 milliard d’euros), la Suisse (-0,9 milliard d’euros) et la Turquie (-0,6 milliard d’euros) décollectaient le plus.Enfin, côté sociétés de gestion, c’est BlackRock qui a enregistré les meilleures ventes de fonds hors monétaires, avec 4,3 milliards d’euros de souscriptions nettes, devant JP Morgan Asset Management (+1,3 milliard d’euros) et Prudential/M&G (+1,2 milliard d’euros).
Azimut a créé il y a quelques semaines la filiale Azimut Global Counseling, selon les informations de Bluerating. La structure a pour mission de développer des activités de conseil et d’assistance, avec l’aide de consultants juridiques, fiscaux et techniques, pour des entrepreneurs, des sociétés et groupes de sociétés, en vue de leur développement et pour des éventuelles opérations d’acquisitions, de cessions ou d’accès au marché boursier.
Northern Trust vient d’ouvrir un bureau à Riyad, en Arabie saoudite, afin de mieux accompagner sa clientèle moyen-orientale, en forte croissance, et profiter des opportunités de développement dans la région.Le groupe est présent au Moyen-Orient depuis 1987 et dispose déjà d’un bureau à Abu Dhabi.
Amundi vient d’obtenir la certification Engagement de Service «Démarche ISR – Critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance de la gestion de portefeuilles» lancée tout récemment par Afnor Certification. Il s’agit de la première société de gestion à être certifiée par la filiale de l’association des normes françaises pour les engagements de service associés à sa démarche ISR, indique un communiqué de presse. Le certificat Engagement de Service « Démarche Investissement Socialement Responsable » peut être obtenu par tout gestionnaire de portefeuille qui respecte les engagements de services stricts - et audités annuellement- suivants : analyser les critères ESG définis, avec compétence et impartialité ; mettre à jour et fiabiliser les notations de façon régulière ; constituer des portefeuilles respectant les règles exigeantes de l’ISR ; contrôler en permanence et en toute indépendance le respect des règles de gestion ISR ; dialoguer et voter pour favoriser les démarches de progrès ; informer les clients en toute transparence ; et améliorer les pratiques en continu.Le référentiel de la certification Engagement de Service – « Démarche Investissement Socialement Responsable » définit aussi des exigences concernant l’organisation, le suivi et le pilotage de la démarche qualité.Amundi affiche un encours sous gestion de plus de 60 milliards d’euros dans l’investissement socialement responsable
L’Union Financière George V (groupe Crystal), plate-forme patrimoniale dédiée aux courtiers et CGPI, a annoncé la nomination de David Edmond au poste de directeur général adjoint. Il était jusqu'à présent directeur du développement de la structure.L’intéressé reste en charge de l’ensemble des équipes commerciales et opérationnelles, y compris le middle office. Dans ses nouvelles fonctions, il aura comme mission principale le pilotage du marketing opérationnel et du déploiement des nouveaux produits et services de la société.
Cécile Imbert, l’ancienne gérante de Prigest qui avait quitté en février dernier la société de gestion de Christian Cambier où elle est restée neuf ans, rejoint l’équipe de gestion d’actifs du groupe Pgc. Elle y occupera la fonction de gérante, en charge de la partie américaine de la gestion des portefeuilles actions, et gèrera en particulier le fonds Pgc Amérique, indique un communiqué. Le groupe Pgc est constitué de deux sociétés, Pgc Société Privée de Gestion et de Conseil et Pgc Colonne Vendôme, et affiche près de 600 millions d’encours sous gestion.
Directeur général chez Helaba France, Roland Fuchs a été nommé avec effet au 1er octobre head of European real estate finance chez Allianz Real Estate GmbH, un poste nouvellement créé. Il sera basé à Paris et subordonné directement au CEO, Olivier Piani.Avec une équipe de spécialistes et en coopération avec les implantations d’Allianz Real Estate en France, en Allemagne, en Italie et dans d’autres pays européens, Roland Fuchs sera chargé de développer les financements immobiliers en Europe.
Selon les estimations de Santander Asset Management pour le compte de Spainsif, le forum espagnol de l’investissement socialement responsable, les 13 fonds ISR gérés en Espagne ont enrgistré pour le premier semestre 2013 une performance de 3,45 % contre une moyanne de 1,98 % pour la totalité des fonds (dont les 13 fonds ISR), rapporte Funds People. Cela posé, ces fonds ne représentent que 184 millions d’euros d’encours, soit 0,14 % du marché espagnol.En 2009, 2010 et 2012, les fonds ISR avaient déjà surperformé, avec des gains de 7,5 %, 1,08 % et 6,7 % respectivement contre 4,93 %, 0,12 % et 5,15 %, d’après les chiffres de l’association espagnole Inverco des sociétés de gestion. En 2011, cependant, les fonds ISR, avec un profil plus agressif, ont perdu 1,59 % alors que le secteur accusait une perte de seulement 0,52 %.
La Grèce aura besoin d’un troisième plan d’aide, voire d’un quatrième, selon Luc Coene, gouverneur de la Banque centrale belge et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). «Il est évident que nous ne sommes pas encore venus à bout du problème grec. Nous allons devoir fournir d’autres efforts, au moins encore une fois, peut-être deux. Cela dépendra de l'évolution de la situation», a-t-il déclaré lors d’un entretien accordée à une station de radio belge. La semaine dernière, Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, avait dit qu’il était réaliste d’envisager une nouvelle aide pour la Grèce avant que le pays puisse revenir se financer sur les marchés.
Le taux de chômage a reculé contre toute attente en Grande-Bretagne, à 7,7% sur les trois mois à fin juillet, contre 7,8% à fin juin. Il revient à son plus bas niveau depuis la fin de 2012. Cette évolution positive va renforcer les anticipations d’un relèvement des taux d’intérêt de la Banque d’Angleterre (BoE) plus rapidement que prévu. Celle-ci s’est engagée le mois dernier à maintenir sa politique monétaire actuelle tant que le taux de chômage resterait supérieur à 7%.
Lors de son quatrième discours sur l'état de l’Union, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a jugé le niveau de chômage actuel «socialement inacceptable». «La reprise économique, nous la devons aux 26 millions de personnes sans emploi, particulièrement à nos jeunes», a-t-il ajouté.
L’Italie maintiendra son déficit budgétaire sous la limite européenne de 3% du produit intérieur brut (PIB) cette année, a déclaré le ministre de l’Economie Fabrizio Saccomanni. Des données couvrant la période janvier-août montrent que le déficit du secteur public - une mesure plus restrictive que celle utilisée par la Commission européenne - était deux fois plus élevé que sur la même période de 2012. En 2012, le déficit avait atteint 3% du PIB.
La Française, filiale de gestion du Crédit Mutuel Nord Europe, a annoncé ce matin une prise de participation de 24,9% dans Forum Partners, un gérant britannique spécialisé dans l’immobilier. Ce dernier, qui gère 5,7 milliards de dollars pour le compte d’investisseurs tiers, a également une forte présence en Asie et dispose de deux bureaux aux Etats-Unis. En outre, La Française et sa maison-mère investiront à elles deux 600 millions de dollars dans les fonds de Forum Partners, à commencer par 200 millions dans sa plate-forme de dette européenne. Des co-investissements seront également réalisés sur les continents américain et asiatique.
L’Allemagne a placé 4,076 milliards d’euros de ses nouvelles obligations à 10 ans, sans réussir à attirer davantage d’acheteurs en dépit d’un rendement plus élevé que lors d’une précédente adjudication de même type. Le taux de couverture pour l’opération s’est établie à 1,3, comme en août, alors que le rendement moyen s’est établi à 2,06% contre 1,8% le mois dernier.
Le gouvernement a retenu une prévision de 0,9% pour la croissance de l'économie française en 2014 et confirmé celle de 0,1% attendue pour 2013, a annoncé le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici. Le programme de stabilité présenté au printemps prévoyait pour 2014 une croissance de 1,2%. Compte tenu de ces prévisions, le déficit public baissera moins qu’il était prévu dans le programme de stabilité pour atteindre 4,1% du produit intérieur brut cette année (3,7% prévu en avril) et 3,6% en 2014 (au lieu de 2,9%). La Commission européenne a donné deux années de plus à la France, jusqu’en 2015, pour ramener son déficit public à 3% du PIB. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué à la sortie du conseil des ministres que le budget 2014 comprendra un effort de 18 milliards d’euros l’an prochain, dont 15 milliards d’euros d'économies par rapport à la croissance tendancielle des dépenses et 3 milliards de hausse des prélèvements obligatoires.
Jean-Sébastien Lyonnaz, Directeur Trésorerie, Financement et Gestion d’actifs d’April Group à la rédaction de www.institinvest.com : 2013 s’inscrit plutôt dans la continuité de 2012, avec une grande prudence sur l’obligataire et la crainte d’une remontée des taux. Cela se traduit dans nos portefeuilles par un allégement de la poche obligataire, avec des durations faibles et une augmentation de la liquidité sous forme de comptes à terme (25% des actifs). Ces derniers offrent actuellement un rendement supérieur à 3%. A fin mai 2013, la poche de liquidités représente 40%. A la même date, les obligations représentent 40% contre près de 80% historiquement. Pour les actions, nous avions renforcé notre exposition en septembre 2012 à hauteur de 4 % contre 3 % auparavant, dont 15 % de dettes émergentes. Le fonds de fonds dettes émergentes (géré en externe par BFT) représente 2,4 % du portefeuille global. Nous poursuivons la diversification avec de l’immobilier : toujours 2% des encours globaux sous forme d’OPCI. S’agissant de la gestion alternative, nous ne souhaitons pas revenir sur cette classe d’actifs : le couple rendement/risque ne nous semble toujours pas satisfaisant (pour les fonds d’absolute return). Nous avons par contre quelques fonds d’arbitrage à faible volatilité pour dynamiser notre fonds trésorerie. Retrouver la fiche April dans le Guide Lire le portrait de Jean-Sébastien Lyonnaz, Directeur Trésorerie, Financement et Gestion d’actifs d’April Group
Le Parlement européen a adopté hier un projet de règlement harmonisant la définition et les sanctions administratives applicables aux délits d’initiés et aux manipulations de marchés. Le règlement, qui a déjà fait l’objet d’un accord de principe au sein du Conseil des Etats membres, doit être formellement adopté par celui-ci pour entrer en vigueur dans un délai maximal de deux ans.
Le prochain gouvernement de centre-droit appelé au pouvoir en Norvège devrait insuffler un vent de renouveau sur le gigantesque fonds souverain du pays, dont le montant des actifs s’élève à 750 milliards de dollars, selon des responsables de la coalition cités par Reuters. Le fonds pourrait être scindé en deux parties voire davantage et pourrait élargir son univers d’investissement, notamment à l’international vers le private equity ou les infrastructures.