Alors que sa poche actions était principalement composée de fonds actions Euro/Europe avec un biais «croissance», la Fondation de France, a décidé en 2014 d’intégrer un fonds plus opportuniste en termes de style de gestion : Alken European Opportunities, afin de réduire ce biais. Fin 2014, le comité financier de la Fondation, constatant à la fois «la robustesse de l'économie outre-Atlantique et le besoin d’une diversification géographique», a également validé un investissement progressif en actions américaines via une gestion passive. L’allocation d’actifs globale de la Fondation de France, soit 1,976 milliard d’euros est répartie comme suit : 26% Taux 25% Monétaires 24% Actions 22% Titres non cotés 2% Autres actifs 1% Immobilier
Caceis assure pour Twenty First Capital la fonction dépositaire, l'administration de fonds, la fonction d'agent de transfert et des prestations d'exécution et de compensation des dérivés listés et cash actions.
La société de gestion Twenty First Capital a choisi Caceis comme partenaire d’asset servicing pour son premier fonds Ucits de droit luxembourgeois, «TFC Tactical Long/Short Fund», lancé le 22 mai. Twenty First Capital, créée il y a 3 ans et régulée par l’AMF, affiche plus de 600 millions d’euros d’actifs sous gestion à fin 2014 sur les marchés de taux, d’actions et émergents.
Les fonds de placements collectifs obligataires ont accusé leur plus forte décollecte à l'échelle mondiale en deux ans sur la semaine au 17 juin, selon Bank of America Merrill Lynch, qui s’appuie sur les données d’EPFR. Les fonds obligataires ont subi 10,3 milliards de rachats nets. A l’inverse, la collecte des fonds actions a atteint 10,8 milliards, dont 15 milliards d’entrées sur les fonds indiciels cotés (ETF) et 4 milliards de sorties sur les fonds actions traditionnels. Les fonds actions spécialisés sur les émergents ont enregistré des rachats à hauteur de 2,2 milliards, les fonds actions américaines collectant 6 milliards, ceux spécialisés sur les actions japonaises 3,5 milliards et les fonds actions européennes 1,8 milliard.
Un rapport sur l'économie bas carbone remis à l’Elysée par Pascal Canfin, l’ancien ministre du Développement, et Alain Grandjean, prône la mise en place d’un corridor de prix pour le carbone. Ce corridor serait situé entre 15 et 20 dollars la tonne de CO2 en 2020, puis entre 60 et 80 dollars sur la période 2030-2050. Les deux auteurs préconisent aussi que le Comité de Bâle et les autres régulateurs financiers demandent aux assureurs, aux banques et aux fonds de pension de se soumettre à des «stress stests climatiques» pour rendre visible leur exposition au risque climat. Le rapport Canfin/Granjean a été commandé en février par l’Elysée dans l’optique de la conférence internationale COP21 sur le climat, qui se tiendra à Paris en décembre.
Kiev devait transmettre vendredi au créancier du pays une nouvelle proposition de restructuration de sa dette de 19 milliards de dollars, en leur laissant quelques semaines pour se décider. L’Ukraine proposerait de réduire de 40% environ le nominal de ses emprunts. Le projet prévoirait aussi une clause de retour à meilleure fortune pour les créanciers si la situation économique du pays connaissait à l’avenir des performances supérieures aux attentes. Pour s’imposer face à ses créanciers, l’Ukraine a menacé d’instaurer un moratoire sur le remboursement de sa dette, en faisant voter à cet effet une loi fin mai.
La Banque centrale européenne (BCE) a une nouvelle fois relevé vendredi le plafond des liquidités d’urgence (ELA) que les banques grecques peuvent emprunter à leur banque centrale. Le montant de cette nouvelle rallonge n’a pas été communiqué. L’agence d’informations financières MNI évoque une augmentation de 1,8 milliard d’euros. Les autorités grecques auraient demandé une hausse de 3 milliards d’euros.
Le redressement graduel de l’activité en France et dans l’ensemble de la zone euro ne devrait pas être compromis par le ralentissement persistant des pays émergents ou le récent trou d’air des économies anglo-saxonnes, prévoit l’Insee dans sa dernière note de conjoncture. La dépréciation passée de l’euro favorisera les exportations françaises dont la progression est attendue à 5,2% sur l’année. La contribution du commerce extérieur à la croissance du produit intérieur brut (PIB) français resterait néanmoins légèrement négative (-0,2 point en 2015 après -0,5 point l’an dernier), en raison d’une accélération encore plus importante (+5,6%) des importations. Dans un contexte de stabilité anticipée des prix (+0,2% en glissement annuel prévu à fin décembre), le pouvoir d’achat des ménages serait porté par une moindre hausse des prélèvements obligatoires et un rebond des revenus de la propriété. Il augmenterait de 1,9% (après +1,1% en 2014), «ce qui constituerait sa plus forte hausse depuis 2007». Ceci permettrait à la consommation de croître de 1,6% (contre +0,6% en 2014), en retenant un taux moyen d'épargne de 15,4% sur l’année (après 15,1% en 2014). L’accélération de l’emploi marchand attendue à partir de l'été, combinée à une poursuite de la hausse de l’emploi non marchand, «serait suffisante pour stabiliser le chômage à 10,4%, son niveau de mi-2015 et de fin 2014», pronostique l’institut.
La Société Générale devrait mener à terme cette année son retrait de la gestion d’actifs traditionnelle, rapporte L’Agefi. La banque de La Défense, n’a pas encore précisé si elle mettrait tout ou partie de ses titres sur le marché mais, début 2014, elle s'était déjà allégée en vendant un bloc de 5% au Crédit Agricole en échange de la prise de contrôle totale du courtier Newedge auprès de la banque verte. Les analystes financiers saluaient hier le double intérêt de l’opération pour la Société Générale: liquidité de la participation et amélioration de la solvabilité. Amundi restera le fournisseur «de référence» des réseaux de détail (Société Générale, Crédit du Nord.) et d’assurance du groupe rouge et noir, pour une durée de cinq ans renouvelable. La Société Générale restera néanmoins présente dans la gestion d’actifs. Sa filiale Lyxor lui permet de parier sur les produits structurés - pépite de la BFI -, la gestion alternative, et surtout sur la croissance exponentielle de la gestion passive par le biais des produits indiciels cotés (ETF).
La Banque Privée 1818 a enregistré l’an dernier son premier bénéfice net consolidé, de 1,3 million d’euros en 2014, et a affiché son deuxième résultat d’exploitation positif, de 4,7 millions d’euros pour un produit net bancaire de 184,8 millions (+2,2%), rapporte L’Agefi. Une amélioration qui provient d’une bonne dynamique commerciale et d’une amélioration de la marge sur encours, grâce au développement de la gestion sous mandat ou conseillée et du crédit patrimonial.La banque gère 23 milliards d’euros. Les flux se répartissent à parts quasi égales entre, d’une part, la gestion privée en «B to B» (sans accès direct au client final) pour le compte de 15 des 36 Banques Populaires et Caisses d’Epargne et, d’autre part, la gestion de fortune en direct et pour les clients des deux réseaux de BPCE, la maison mère de Natixis. La collecte reste cependant atone dans la gestion de fortune pour les Banques Populaires, qui ont souvent leur propre dispositif de gestion patrimoniale. Pour Sélection 1818, plate-forme destinée aux conseillers en gestion de patrimoine (CGPI) issue du rapprochement entre 1818 Partenaires et Sélection R, ancienne filiale de Rothschild & Cie, le transfert de 85% des comptes de CGPI enregistrés chez Rothschild est en phase de finalisation. La plateforme disposera dans quelques jours d’un nouvel outil de commissionnement plus performant.
Le fonds souverain du Qatar, la Qatar Investment Authority, a dévoilé une nouvelle stratégie qui le conduira à investir en Asie et aux Etats-Unis afin de diversifier ses actifs, rapporte le Financial Times, citant des sources proches du dossier. Cela fait suite à un bilan mené par le directeur général, Sheikh Abdullah bin Mohamed bin Saud Al Thani, nommé en décembre dernier. Dans une présentation aux salariés, le fonds qui gère 256 milliards de dollars d’encours a indiqué qu’il se concentrerait sur l’Asie et les Etats-Unis pour compléter sa forte base en immobilier et en grandes valeurs européens, indiquent ces sources. Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, la QIA va aussi recourir davantage aux sociétés de gestion externes. Elle s’intéressera également à la gestion passive.
Le gestionnaire d’actifs et de fortune Brooks Macdonald a recruté Ghislaine Perry au poste de directrice du marketing pour le groupe, rapporte Investment Week. L’intéressée arrive en provenance de Brewin Dolphin où elle a travaillé pendant plus de 7 ans au poste de «Divisional Director of Marketing». Auparavant, elle a travaillé chez Insight Investment, Merrill Lynch Investment Managers et Axa Investment Managers. Ghislaine Perry remplace Carey Shakespeare qui a quitté son poste après cinq années passées chez Brooks Macdonald. Il travaillera cependant avec Ghislaine Perry durant une courte période de temps afin d’assurer la transition.
Lazard Asset Management vient de recruter Leopold Arminjon, ancien gérant long/short actions chez Henderson Global Investors qui a quitté la société en février dernier, pour lancer un hedge fund long/short actions européennes d’ici à la fin de l’année, rapporte Reuters. Chez Henderson GI, Leopold Arminjon avait notamment officié en tant que gérant principal des fonds Henderson Horizon Pan-European Alpha Fund et Alphagen Tucana Fund. Dans ses nouvelles fonctions chez Lazard AM, Leopold Arminjon sera basé à Londres
A l’issue de son exercice fiscal clos au 31 mars 2015, le gestionnaire d’actifs britannique Charles Stanley a dévoilé une perte avant impôt de 6,1 millions de livres contre un bénéfice avant impôt de 6,1 millions de livres au 31 mars 2014. Une perte que la société attribue principalement aux coûts générés par la restructuration de ses activités et de ses outils. Pourtant, du point de vue de l’activité commerciale, l’heure n’est pas nécessairement à la sinistrose. Ses revenus ont effet progressé de 1% sur un an pour atteindre 149,7 millions de livres au 31 mars 2015 contre 149 millions de livres au 31 mars 2014. De même, ses actifs sous gestion ou sous administration ont enregistré une croissance de 6% pour s’établir à 21,3 milliards de livres au 31 mars 2015 contre 20,1 milliards de livres au 31 mars 2015. Dans le détail, les actifs gérés ont augmenté de 9,8% sur un an pour atteindre 12,3 milliards de livres à fin mars 2015 tandis que les actifs administrés ont crû de 1,1% pour ressortir à 9 milliards de livres à fin mars 2015.Par ailleurs, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels, Charles Stanley a annoncé la signature d’un accord avec Panmure Gordon (UK) Limited portant sur la cession de son activité Charles Stanley Securities, sa division de «corporate broking» qui n’était plus considérée comme stratégique. Cette cession, pour un montant initial de 1,5 million de livres, devrait être finalisée d’ici à quatre semaines environ, a précisé Charles Stanley. L’opération comprend également un paiement additionnel de 5 millions de livres qui interviendra 12 mois après la finalisation de la transaction.
A l’occasion de la publication de ses résultats pour son exercice fiscal clos au 31 mars 2015, le gestionnaire d’actifs britannique Liontrust AM a fait état d’une croissance de 24% de ses encours d’une année sur l’autre. De fait, ses actifs sous gestion s’établissent à 4,5 milliards de livres au 31 mars 2015 contre 3,6 milliards de livres au 31 mars 2014. Dans le détail, ses encours pour la clientèle «retail» ont dépassé le seuil des 3 milliards de livres tandis que les actifs gérés pour le compte de clients institutionnels ont atteint 1,1 milliard de livres. Cette progression des encours a été le fruit d’une collecte nette annuelle de 667 millions de livres, contre 381 millions de livres l’année précédente, soit un bond en avant de 75%. La société de gestion a également bénéficié d’un effet marché positif de 214 millions d’euros. A l’issue de son exercice fiscal 2014/2015, son chiffre d’affaires a augmenté de 30% sur un an pour s’établir à 36,8 millions de livres au 31 mars 2015 contre 28,4 millions de livres au 31 mars 2014. Son bénéfice ajusté avant impôt a progressé de 45% pour ressortir à 12,1 millions de livres au 31 mars 2015 contre 8,4 millions de livres au 31 mars 2014. Enfin, son bénéfice avant impôt s’établit à 7,3 millions de livres, en croissance de 125% sur un an.
A partir du 22 juin, Lyxor introduira à la Bourse de Milan l’ETF iBoxx EUR Liquid High Yield BB Ucits. Le fonds, déjà coté à Paris depuis la fin avril, se concentre sur les notations les plus conservatrices (BB) au sein de la gamme de notation « non-investment grade » qui distingue les obligations d’entreprises à haut rendement. L’ETF réplique l’indice Markit iBoxx EUR HY Corporates BB Top 50 Total Return, composé des 50 obligations les plus grandes et les plus liquides libellées en euros avec un rating « non-investment grade ».
BNP Paribas Investment Partners Sgr, l’entité italienne du gestionnaire d’actifs français, a recruté Federico Trianni en tant que «senior sales manager» au sein de son équipe dédiée à la distribution externe. L’intéressé sera rattaché à Andrea Succo, qui dirige cette équipe de distribution externe. Federico Trianni rejoint BNP Paribas IP en provenance de Schroders où il officiait en tant que «sales manager» pour les clients particuliers et «wholesale» depuis 2008.
La société de gestion Lemanik vient de recruter Paolo Rossi pour son développement de produits. L’intéressé a précédemment travaillé pour Monte dei Paschi AM, BNP Paribas AM et Aureo Gestioni, avant de rejoindre UBI Pramerica comme senior product et sales manager. Parallèlement, la société de gestion a nommé Alessandro Cameroni comme responsable du fonds Lemanik Selected Bond, dont il faisait déjà partie de l’équipe de gestion.
Luigi Lucini rejoint l’équipe dirigeante de Banca Leonardo. Il sera chargé de renforcer les capacités commerciales de la banque, et s’attachera notamment à rechercher des professionnels qualifiés pour intégrer l’équipe de gestion de fortune du groupe. Luigi Lucini vient de Banca Generali, où il était responsable du développement de la clientèle institutionnelle. Avant, il a été pendant 10 ans managing director de Credit Suisse Italy Private Banking, où il a aussi été pendant longtemps directeur commercial. Au sein de Banca Leonardo, Luigi Lucini sera rattaché au responsable de la gestion de fortune Gianluca Attimis.
Standard Life Investments vient de signer un accord de distribution en Italie avec FinecoBank, banque directe multicanaux du groupe UniCredit. Les trois fonds qui seront désormais commercialisés par cette dernière sont SLI Global Absolute Return Strategies (GARS), SLI Absolute Return Global Bond Strategies (ARGBS) et SLI European Smaller Companies.
+ 8 %. Telle est la progression des encours des placements des membres de l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2i) qui présentait mercredi soir les chiffres 2014 de l’association dans le cadre de ses Entretiens. Une hausse deux fois plus importante que l’an dernier, due aux 105 milliards de plus-values latente du portefeuille obligataire qui ont pesé pour 6 points de pourcentage. auxquels il faut ajouter 65 milliards de ressources nouvelles, soit 3 points de pourcentage - les ajustements statistiques ayant diminué l’ensemble de 1%.De fait, l’encours des placements s’élevait à 2 740 milliards d’euros à la fin de l’année dernière dont 80 % sont aux mains des assureurs, marquant une progression de 11 %, devant les Instituts de prévoyance et les mutuelles (4 % du total en hausse de 5 %), les administrations de sécurité sociale (7 % du total , en hausse de 4 %, la Caisse des dépôts (7 % de l’ensemble) et les entreprises (2 % du total, en augmentation de 5 %). Seules les institutions sans but lucratif représentant 1 % marque un recul (-21 %). Une comparaison internationale réalisée par Didier Davydoff, Directeur de l’Observatoire de l’Epargne Européenne a également confirmé la force de la France dans le total mondial du marché institutionnel, estimé à 46 500 milliards à fin 2013 en quatrième position derrière les Etats-Unis, le Japon et le Royaume-Uni. L’Hexagone est aussi l’un des pays où le poids du secteur de l’assurance - plus de 70 % - est le plus important, expliquant, en cela, la prédominance des obligations dans les allocations. Ainsi, sur le Vieux Continent, seul le secteur de l’assurance en Belgique et au Luxembourg est encore plus présent, tandis que dans des pays comme les Pays-Bas ce poids est inférieur de moitié. Le décor étant planté, Jean Eyraud et Patrice Billaut, respectivement président et délégué général de l’AF2i se sont attachés à décrire l’allocation d’actifs des investisseurs institutionnels français, et donner les tendances de cette année. En premier lieu, ils ont qualifié 2014 d’année de «digestion». Car la diversification dans les portefeuilles est à la fois modeste, mais bel et bien engagée.Dans les faits, la part des obligations, des actions de l’immobilier et des liquidités ont marqué le pas en 2014. Comme l’année précédente, les obligations stagnent à 73 % des portefeuilles, les actions à 12 % et l’immobilier à 4 %. Quant aux liquidités, leur poids est de 4 % de l’ensemble. Autrement dit, le « minimum utile », a indique Patrice Billaut. A l’inverse, toutes proportions gardées, le non coté, les prêts et les infrastructures et le capital investissement sont désormais clairement dans les radars des investisseurs. Ces actifs occupent chacun à 1 % du portefeuille, comme l’année précédente. Mention spéciale aux infrastructures, quasi absente en 2013 et qui pèse également 1 % désormais dans les allocations."Cette situation se double d’un recentrage au sein de différentes classes d’actifs», a expliqué Patrice Billaut. Côté actions par exemple, les titres de la zone euro et européens ont été les plus recherchés. Les actions de la zone euro représentent 77,6% de la poche actions (73,1 % en 2013) tandis que l’Europe hors zone euro occupe 7,9 % (7,2 % un an auparavant). Cette évolution s’est faite au détriment des actions américaines (8,6 % en 2014 contre 10,2 % en 2013) et des marchés émergents (2,5 % contre 3,2 % un an plus tôt). Pour la classe obligataire, l’étude de l’AF2i met en évidence un retour des souverains dans les portefeuilles. Ces titres représentent 45 % environ de l’ensemble – dédiés surtout aux fonds propres et assimilés. De la même façon, les titres non cotés, principalement utilisé par les établissements de retraite et prévoyance (25 % chacun) représentent près de 25 % au total. Quant à l’étude portant sur les maturités par taille de portfeuille, elle montre que les petits établissements (moins de deux milliards d’euros) sont plutôt investisseurs dans des titres à maturité courte-moyenne (les titres 3/5 ans représentent 22 % de leur poche obligataire), tandis que les institutionnels les plus importants (plus de 20 milliards d’euros) sont investis pour 25 % de leur poche obligataire sur des titres de maturité 5/7 ans. Si l’année 2014 apparaît comme une année de transition, 2015 devrait pour sa part mettre en évidence des évolutions nettement plus marquées. Dans ses perspectives, l’AF2I recense les évolutions, qu’elles soient à la baisse, à la hausse, ou qu’elle marquent une stagnation pour les différences classes d’actifs dans les portefeuilles des institutionnels français. A ce jeu, il ressort que pour 85 % des répondants, trois classes d’actifs devraient progresser en proportion des actifs : l’immobilier, les prêts et les infrastructures. Pour les obligations, en revanche, c’est une baisse qui se profile pour 61 % des répondants, tandis que personne n’envisage de voir le poids des liquidités progresser. Les actions font débat semble-t-il puisque en proportion, elles doivent rester stable pour 46 % ou progresser, pour 51 %. Par ailleurs, la part du capital investissement devrait progresser pour 58 % contre 31 % qui compte maintenir leur part stable. Enfin, les gestions alternatives ne permettent pas non plus de dégager de tendance nette : 32 % voient leur part baisser, 38 % rester stable et 30 % progresser.A titre de conclusion, Jean Eyraud est revenu sur la qualité des relations entre investisseurs et sociétés de gestion. Pour pointer qu’à 77 %, ces relations ont été jugées satisfaisante ou très satisfaisante. Et qu’aucun des répondants n’a jugé ses relations mauvaises…
Les équipes allemandes de la plateforme européenne d’AEW Europe ont signé un mandat de 200 millions d’euros avec ZVK, gestionnaire de fonds de pension dédiés aux fonctionnaires de l’Etat de Saxe. Un communiqué précise que les capitaux seront investis dans des actifs tertiaires en Europe. Le mandat sera structuré à travers un Spezialfonds allemand avec pour gérant Institutional Investment Partners.
Le secteur de la gestion d’actifs devrait accepter davantage de réglementation afin de contrer les inquiétudes grandissantes liées à la détérioration des conditions sur le marché obligataire, estime Pascal Blanqué, le directeur de la gestion et directeur général délégué d’Amundi, interrogé par le Financial Times. Le dirigeant redoute que l’assèchement des liquidités touchant les marchés mondiaux d’obligations puisse même être « l’épicentre de la prochaine crise » et que les sociétés de gestion doivent en conséquence accepter une surveillance réglementaire plus onéreuse. « Les gérants d’actifs ne devraient pas nier qu’il y a eu un changement de la structure du marché qui inclut des considérations potentiellement systémiques », indique Pascal Blanqué au FT. « Il est important que les asset managers soient dans la boucle maintenant pour s’assurer que nous ayons des régulations sensées. Les banques sont moins risquées, mais les risques ont été transférés ailleurs dans le système ».
NewAlpha Asset Management, la filiale de La Française AM et d’OFI AM spécialisée dans l’incubation de sociétés de gestion, a annoncé, ce 18 juin, un nouvel investissement accompagné d’un «partenariat d’accélération» avec la société Quest Global Advisors. Fondée dans le Connecticut, aux Etats-Unis, par James Doolin et Frank Campana, Quest est une société de gestion alternative spécialisée dans les stratégies d’arbitrage sur obligations convertibles. Son fonds phare affiche plus de 30 millions de dollars d’actifs.L’investissement de NewAlpha est réalisé par un fonds dédié, structuré et géré pour le compte d’un grand investisseur institutionnel européen, déterminé à accroître son allocation stratégique sur des fonds de performance absolue, précise NewAlpha dans un communiqué. «NewAlpha est continuellement à la recherche de gérants indépendants et talentueux, qu’ils soient en phase de lancement ou à la recherche de partenariats stratégiques afin d’accélérer leur croissance», ajoute la société de gestion.
Le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a nommé John Griffiths au poste de responsable commercial auprès des institutionnels pour le Royaume-Uni et responsable du développement, rapporte Reuters. L’intéressé, qui a rejoint la société de gestion ce mois-ci, est basé à Londres. Il travaillait auparavant chez Pimco, où il était co-responsable de l’Europe du nord, se concentrant sur le développement de l’activité sur les marchés institutionnels du Royaume-Uni, de Scandinavie et du Benelux.
Laurent Auchlin, responsable de l’architecture ouverte chez Lombard Odier, a décidé de quitter la banque privée suisse après 15 ans de bons et loyaux services, révèle Citywire Global. L’intéressé a démissionné du groupe bancaire fin mai et il devrait intégrer un nouveau poste et une nouvelle structure à Zurich au début du mois de septembre, précise le site d’information anglais.Laurent Auchlin avait rejoint Lombard Odier en 2000 au poste de responsable adjoint de la recherche sur les fonds et de l’équipe de multi gestion. En 2008, à la suite du départ de Cyrille Urfer, il devient le seul responsable de l’équipe de sélection de fonds de la banque privée. Contacté par Citywire, un porte-parole de Lombard Odier a confirmé le départ de Laurent Auchlin, tout en indiquant que ses responsabilités avaient été transférées de façon temporaire à Philippe Baumann, responsable adjoint de l’architecture ouverte.
Les actifs des fonds de placement distribués en Suisse ont atteint en mai 2015 les 892,4 milliards de francs suisses. Par rapport au mois précédent, cela correspond à une progression de 4,6 milliards de francs suisses. «En parallèle à l'évolution enregistrée sur les marchés des actions qui n’ont progressé, s’il en est, que légèrement durant le mois sous revue, l’encours des fonds n’a crû que modérément, tout comme en avril déjà. Le franchissement du seuil des 900 milliards est imminent pour le marché suisse des fonds», commente un communiqué de la Swiss Funds & Asset Management Association (Sfama). Les souscriptions nettes se sont élevées à 3,3 milliards de francs en mai. Les fonds obligataires ont enregistré les plus fortes entrées (1,578 milliard de francs), suivis des fonds stratégiques de placement (1,05 milliard). Des rachats nets ont été enregistrés avant tout dans les fonds monétaires (-169,8 millions de francs) et les fonds actions (-146,9 millions ).
UBS vend sa division Alternative Fund Services (AFS) au fournisseur de services MUFG Investor Services, filiale de Mitsubishi UFJ Financial Group. Un communiqué de MUFG Investor Services indique qu’un accord a été conclu dans la soirée du 18 juin, sans mentionner le prix mais en précisant que la transaction devrait être finalisée dans le courant du quatrième trimestre.AFS fait partie de la division Global Asset Management d’UBS. Cité dans le communiqué, le directeur de la division Ulrich Körner a déclaré que l’objectif est de se concentrer pleinement sur la réalisation de la stratégie avec pour objectif de fournir aux clients des compétences de gestion d’investissements de première classe. Dans cette optique, UBS GAM en est arrivé à la conclusion que le développement futur et le suivi des clients d’AFS serait mieux assuré au sein d’une organisation globale.AFS a des équipes aux Iles Caïmans, au Canada, à Hong Kong, en Irlande, à Jersey, à Singapour, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. La transaction est soumise au feu vert des autorités concernées et à diverses autres conditions habituelles.
La dynamique commerciale du bureau parisien de Pictet ne se dément pas. Au cours des douze derniers mois, les actifs sous gestion ont progressé de près de 1 milliard d’euros pour s'établir fin mai à 6,1 milliards d’euros, contre 5,2 milliards d’euros un an plus tôt, a indiqué Pictet le 18 juin à l’occasion d’une conférence de Pictet Wealth Management. Les effectifs de Pictet ont également fortement augmenté à 45 personnes, dont 38 dans la banque privée. Et c’est dans ce secteur que Pictet poursuit sa courbe ascendante. Après avoir recruté 16 personnes dans la banque privée au cours de l’année écoulée, Pictet continue d'étoffer ses équipes dans ce secteur.
SEB Asset Management, la filiale de gestion du groupe financier suédois SEB, a annoncé, ce 18 juin, le lancement en France de son fonds SEB Green Bond Fund, dédié aux obligations vertes. Dans le détail, ce produit investit au moins 70% de ses encours dans des «green bonds», le solde état investi dans des obligations de sociétés liées à l’économie verte. Seules les obligations «investment grade» sont éligibles. Ce véhicule est géré par Marianne Gut, gérante obligataire ISR chez SEB Investment Management AB (Suède) qui compte 19 ans d’expérience. Elle applique une analyse disciplinée et exhaustive des caractéristiques financières et environnementales des obligations vertes ainsi qu’un «screening» (négatif et positif) ISR des émetteurs fourni par l’équipe ESG (environnement, social, gouvernance) de SEB afin de s’assurer d’une cohérence entre le caractère «vert» des obligations (notamment la traçabilité et la nature des projets financés) et la culture ESG de l’émetteur, précise la société de gestion dans un communiqué.Le SEB Green Bond Fund, fonds Ucits IV de droit luxembourgeois, est disponible sur Euroclear France via deux classes:- SEB Green Bond Fund C (EUR) – code ISIN: LU111655785 – Part en Euro (non couverte); pas de minimum d’investissement; frais de gestion de 0,40% par an.- SEB Green Bond Fund IC (EUR) – code ISIN: LU1144887475 – Part en Euro (non couverte); investissement de Eur 1.000.000; frais de gestion de 0,30% par an.