State Street a annoncé avoir renforcé sa présence en Europe avec l’ouverture d’un bureau à Copenhague. Dans un premier temps, l’antenne danoise va se concentrer sur son offre de solutions auprès notamment des gestionnaires d’actifs et des assureurs. Les actifs conservés et administrés par le groupe américain s'élèvent à environ 27.300 milliards de dollars au 30 septembre 2015. Les actifs sous gestion totalisent 2.200 milliards de dollars à la même date.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Bestinver a recruté Juan Rodriguez-Fraile au poste de responsable de l’activité auprès des institutionnels, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé arrive en provenance d’Altair Finance où il occupait déjà le poste de responsable de l’activité institutionnelle. Auparavant, Juan Rodriguez-Fraile a travaillé chez Allfunds Bank pendant plus de six ans. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions chez Bestinver, il sera rattaché à Gustavo Trillo, directeur commercial de la société de gestion.
Le gestionnaire d’actifs suisse RAM Active Investments a annoncé que Stéphane Decrauzat, son responsable de la gestion obligataire et gérant du fonds « RAM Global Bond Total Return », quittera la société à la fin du mois de novembre 2015 pour poursuivre de nouvelles opportunités. Ses responsabilités en matière de gestion d’investissements sont désormais confiées à Gilles Pradère et Cédric Daras, qui ont travaillé aux côtés de Stéphane Decrauzat au cours des quatre dernières années.Gilles Pradère compte 25 années d’expérience dans l’arbitrage d’obligations, le trading pour compte propre et la gestion de fonds investis en obligations globales. Il a travaillé chez BNP Paribas, Pictet Asset Management et Calyon avant de rejoindre RAM en septembre 2011.Pour sa part, Cédric Daras a développé une connaissance approfondie du crédit et des obligations convertibles durant ses 15 années de carrière passées au sein de Prado Epargne et Métropole Gestion avant d’intégrer l'équipe de RAM en mai 2011.En parallèle, RAM Active Investments a indiqué avoir renforcé son équipe obligataire en octobre avec les arrivées de Clara Parisot en tant que « Senior Client Portfolio Manager » et d’Anthony Bataille en tant qu’analyste quantitatif.Avant rejoindre RAM, Clara Parisot, qui compte plus de 20 ans d’expérience sur les marchés financiers, a occupé pendant trois ans et demi un poste similaire au sein de Pictet Asset Management. Auparavant, elle a travaillé pendant six ans chez UBS à Zurich, New York et Londres, puis huit ans chez Goldman Sachs International à Londres avant de rejoindre en 2006 Helvetica WM Partners, un family office et gestionnaire d’actifs indépendant basé à Genève pour lequel elle a travaillé pendant cinq ans.Pour sa part, Anthony Bataille a travaillé pendant trois ans comme consultant informatique dans le secteur des télécoms chez Capgemini et quatre ans en tant que « business analyst » pour Société Générale CIB à Paris.
Les banques suisses semblent avoir redoré leur blason. Elles jouissent à nouveau d’une bonne cote auprès de la population et leur image a même retrouvé, pour la première fois, ses niveaux d’avant la crise financière de 2008. Elles ont pris leurs distances avec leurs problèmes passés, soulignent les experts de l’institut de recherche Public et Société (fög) de l’Université de Zurich pour commenter l’amélioration du baromètre de réputation. A cela s’ajoute le fait que le public ne considère pas une bonne marche des activités comme allant de soi en temps de difficultés économiques.Les experts ont été frappés de constater que les jugements moraux dans les médias sur les débats fiscaux en relation avec le secteur financier suisse ont reculé. Depuis la décision de la Suisse d’opter pour l'échange automatique d’informations (EAI), la place financière helvétique prête un peu moins le flanc à la critique. Tandis que l’indice de réputation du secteur financier s’inscrivait au quatrième trimestre 2014 à seulement -2,3, il n’a cessé de s’améliorer depuis le début de l’année pour finalement grimper à 4,2 et retrouver même ainsi un niveau supérieur à celui d’avant la crise de 2008.
Le groupe suisse GAM a décidé de fermer le fonds GAM Star Local Emerging Market Rates and FX, un véhicule alternatif Ucits dédié aux marchés émergents, rapporte Citywire Global. Ce fonds sera officiellement liquidé le 23 novembre 2015. Le produit, géré depuis 2009 par le spécialiste des taux d’intérêt et des devises Adrian Owens, a vu ses encours fondre au soleil au cours des dernières années pour tomber à 5,32 millions de dollars en septembre 2015.
Dans les activités du groupe Swiss Life réalisées avec des clients externes, Swiss Life Asset Managers a enregistré depuis janvier des afflux de nouveaux capitaux nets de 5,1 milliards de francs, de même qu’une hausse des actifs sous gestion à 36,6 milliards de francs, selon un communiqué publié le 12 novembre. Sur le marché français, Swiss Life a enregistré une croissance de 12% sur les neuf premiers mois de l’année dans ses activités d’assurance vie, avec une proportion de 59% d’affaires en unités de compte.
Les actifs sous gestion de la Banque cantonale vaudoise (BCV) s’inscrivaient fin septembre à 84,8 milliards de francs suisses, en recul de 2% ou 1,6 milliard de francs par rapport à leur niveau un an auparavant, selon des chiffres communiqués le 12 novembre. La collecte sur le marché s’est élevée à 2,1 milliards de francs sur les neuf premiers mois de l’année alors que les fonds offshore subissaient des rachats pour un montant de 724 millions de francs. Il en résulte des entrées nettes pour un montant de 1,4 milliard de francs. Le bénéfice brut des neuf premiers mois de l’année ressort à 390 millions de francs, en progression de 9% sur la période correspondante de 2014 grâce à une progression de revenus de 4% à 773 millions de francs et à une baisse des charges totales de 2% à 383 millions de francs.
Le Bureau of Labor Funds (BLF) de Taïwan, l’organisme central qui supervise les fonds de pension publics de l’état insulaire, a confié un mandat de 600 millions de dollars à quatre sociétés de gestion externes, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. Ce mandat porte sur des investissements en infrastructures mondiales pour le compte du nouveau régime de retraite à contributions définies du Labour Pension Fund (LPF) et pour le compte du Labor Insurance Fund (LIF). Les quatre gestionnaires d’actifs retenus sont Cohen & Steers, Macquarie, Magellan et RREEF qui ont chacun reçu un quota de 100 millions de dollars pour le nouveau régime de retraite du LPF le 25 septembre dernier. En outre, chacune de ces sociétés de gestion ont obtenu un quota de 50 millions de dollars pour le mandat de titres d’infrastructures du LIF.
La baisse des prix du pétrole est passée par là. Le fonds souverain d’Abu Dhabi, ADIA (Abu Dhabi Investment Authority), envisage de fermer son bureau de Londres. Cette décision n’aurait aucun impact sur les investissements et l’engagement du fonds souverain vis-à-vis du Royaume-Uni, a souligné un porte-parole du fonds auprès de l’agence Bloomberg. ADIA envisagerait également de céder certains de ses actifs. Avec des actifs sous gestion de quelque 773 milliards de dollars, ADIA compte parmi les plus gros fonds souverains du monde, selon des statistiques du SWF Institute. ADIA ne publie aucun chiffre sur ses encours.
Dans son dernier rapport mensuel paru jeudi, l’Opep signale que sa production a diminué en octobre et elle estime que celle des producteurs de pétrole concurrents baissera l’an prochain pour la première fois depuis 2007. Elle juge que la production hors Opep diminuera de quelque 130.000 barils par jour (bpj) l’an prochain après une croissance de 720.000 bpj cette année, «dans la mesure où une réduction des investissements de près de 200 milliards de dollars cette année et la suivante créeront un trou béant dans l’offre».
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,1% en octobre en France sous l’effet de la hausse saisonnière des prix des produits frais et de certains services alors que ceux de l’énergie ont enregistré un nouveau recul, montrent les statistiques publiées jeudi par l’Insee. Ils avaient diminué de 0,4% en septembre après un rebond de 0,3% en août. Sur un an, ils affichent une légère hausse (0,1%) après deux mois consécutifs de stagnation. L’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, a lui aussi progressé de 0,1% et affiche une hausse de 0,2% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une stabilité sur le mois et une hausse de 0,1% sur un an.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a une nouvelle fois déclaré jeudi que l’institution était prête à prendre de nouvelles mesures pour soutenir les prix et l’activité, dans un discours adressé aux membres de la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen. Le banquier a notamment souligné que le raffermissement de l’euro depuis mai était l’une des causes de la révision en baisse des perspectives d’inflation. Ces propos ont fait reculer la monnaie unique, qui est brièvement tombée sous les 1,07 face au dollar jeudi matin.
Le Comité de Bâle souhaite assouplir la réglementation pour les titrisations simples, transparentes et comparables (STC). Il a publié mardi une consultation ouverte jusqu’en février 2016, dans laquelle il propose d’abaisser les charges en capital pour ces titrisations par rapport aux exigences qu’il avait définies en 2014. Les critères d’identification des titrisations STC ont été publiés en juillet dernier. Ces travaux font écho à ceux lancés par la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre en 2014 pour relancer le marché de la titrisation en Europe.
Le Premier ministre britannique David Cameron a présenté mardi ses propositions de réformes de l’Union européenne pour éviter un «Brexit», le retrait du Royaume-Uni de l’UE sur lequel Londres a promis un référendum d’ici la fin 2017. «Nous voulons un nouvel arrangement dans lequel les parlements nationaux doivent pouvoir se rassembler et rejeter des règles européennes qui ne correspondent pas à leur intérêt», a déclaré David Cameron, qui souhaite un compromis en décembre. Il a aussi estimé que le principe de libre circulation ne devait pas s’appliquer aux nouveaux Etats membres tant qu’il existe de grandes différences économiques. Bruxelles a jugé «hautement problématiques» certaines de ces exigences, notamment cette dernière, tandis que Paris et Berlin laissent la porte ouverte.
La Grèce devrait faire son retour sur le marché obligataire «au second semestre 2016», a déclaré mardi à Reuters le ministre des Finances grec Euclid Tsakalotos. Athènes n’a plus émis de la dette souveraine depuis juillet 2014. S’exprimant en marge d’une manifestation à Londres, le ministre a également confirmé avoir eu des réunions avec des fonds spéculatifs le même jour.
Le taux de chômage est tombé au troisième trimestre à 5,3% au Royaume-Uni, montrent les chiffres publiés hier par l’Office national de la statistique (ONS). Il s’agit de son plus bas niveau depuis avril 2008, soit avant le déclenchement de la crise financière. Le nombre de personnes en situation d’emploi a augmenté de 177.000 au troisième trimestre, ce qui porte le taux d’emploi à 73,7%, un niveau jamais atteint depuis la création de cette statistique en 1971. Mais les revenus n’ont progressé que de 3% selon l’ONS, soit la même progression qu’au trimestre précédent, alors que le consensus Reuters anticipait +3,2%. La Banque d’Angleterre observe attentivement cette statistique pour décider d’un relèvement des taux d’intérêt, le premier depuis 2007.
Le groupe de conseillers économiques du gouvernement allemand a averti hier que la politique de taux d’intérêt bas de la BCE était porteuse de risques importants pour la stabilité financière. Dans leur rapport annuel, les «Sages», qui prévoient une croissance de 1,7% cette année et de 1,6% l’an prochain, écrivent que «si des taux d’intérêt bas restent en vigueur au cours des années à venir et si la courbe des rendements reste plate, cela pourrait menacer la solvabilité des banques et des assureurs vie à moyen terme».
Le chef de l’exécutif espagnol, Mariano Rajoy, a annoncé hier que son gouvernement avait intenté un recours auprès du Tribunal constitutionnel afin d’obtenir l’invalidation de la résolution en faveur de l’indépendance adoptée lundi par le parlement de Catalogne. «Il ne s’agit pas seulement de réagir à la résolution adoptée par le parlement, il s’agit de défendre l’intégrité du pays», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, ajoutant qu’il ne permettrait pas une sécession de la Catalogne.
Le Conseil fédéral suisse a adopté hier une ordonnance sur le blanchiment d’argent. Cette législation, qui suit les recommandations du Groupe d’action financière, vise les négociants qui acceptent des montants en espèces supérieurs à 100.000 francs suisses (93.000 euros). Ce nouveau cadre juridique vient également modifier les règles visant les fondations ecclésiastiques, qui devront désormais être inscrites au registre du commerce. L’ordonnance entrera en vigueur le 1er janvier 2016.
Par 123 voix sur un total de 230 sièges, correspondant aux élus des trois formations de gauche, l’Assemblée portugaise a refusé la confiance au gouvernement minoritaire de centre droit de Pedro Passos Coelho, provoquant sa chute. Le Parti socialiste, le Parti communiste portugais (PCP) et le Bloc de gauche comptent ensemble plus de députés au parlement que la coalition de centre droit, depuis les législatives du 4 octobre.
Connaissance des gérants parisiens, collaboration avec les TPM, partenaires privilégiés ou encore stratégie d'investissement actuelle. Benoît de Brie, responsable de la multigestion chez DNCA Investments, fait le tour de son activité au sein de la société de gestion parisienne.
Banque Nationale Investissements inc. (BNI) annonce aujourd’hui le lancement du Fonds d’actions canadiennes SmartBeta BNI et du Fonds d’actions mondiales SmartBeta BNI. Joueur clé dans le secteur des fonds communs de placement au Canada, BNI forme ainsi un partenariat avec Rothschild Asset Management Inc. (RAM), le sous-gestionnaire de portefeuille des Fonds SmartBeta BNI.
Axa IM a lancé le 5 novembre un fonds dédié aux «obligations vertes» ou ayant «un impact environnemental». La filial de l’assureur a le mérite d’être plutôt en avance, puisqu’il existe moins d’une dizaine de fonds spécialisés dans le monde, après ceux lancés par l’américain Calvert Investment, le japonais Nikko AM, le français Mirova (Natixis AM) ou le suédois SEB. « Mais nous avons fait le choix de ne pas investir que sur des green bonds standards car la taille de ce marché encore nouveau pose des problèmes de diversification », soulignent Jérôme Broustra et Olivier Vietti, respectivement responsable de la gestion taux et gérant du fonds. Le marché des «obligations vertes» standardisées selon les Green Bonds Principles représente un stock mondial d’environ 85 milliards de dollars, mais pour seulement une petite cinquantaine d’émetteurs parmi lesquels certaines banques publiques ou supranationales pèsent lourd (19% du gisement pour la seule BEI). Idem pour certains secteurs tels que les utilities (18%) avec des entreprises comme EDF ou GDF Suez. En outre, un tiers des émetteurs de «green bonds» n’utilisent pas d’audit externe permettant d’assurer l’allocation de ces financements vers des projets verts et une traçabilité annuelle ensuite. « Nous avons donc construit un processus rigoureux pour définir ‘notre’ univers d’investissement à la fois sur les émetteurs de green bonds transparents sur ces points (au moins 51% du fonds) et sur des émetteurs d’obligations traditionnelles, responsables dans leur approche ESG et exposés à la transition énergétique », explique Vincent Compiègne, un des dix analystes ISR. La sélection des titres s’appuie ensuite sur la qualité de crédit (notation moyenne A+) et des projets ainsi que sur le profil financier (rendement observé de 1,36% pour 5 de duration). Sans indice de référence, Axa WF Planet Bonds (65 millions d’euros apportés par Axa et des investisseurs tiers au lancement) est investi sur une centaine de lignes, pour moitié en titres d’agences supranationales, pour 56% en «green bonds» et donc pour environ 40% en obligations de signatures susceptibles de devenir des émetteurs spécialisés à l’avenir. Même sur des secteurs moins attendus comme l’industrie automobile avec des équipementiers et certains constructeurs...
L’entrée en vigueur de la directive Mifid II pourrait être reportée à janvier 2018, selon le média britannique « Wealth Manager » qui cite un porte-parole de la Commission européenne.