La disparition du grand banquier Hans Vontobel a relancé les spéculations sur le démantèlement ou en tout cas un redimensionnement du groupe bancaire suisse Vontobel qui porte son nom. Il n’en est rien. Vontobel maintient sa structure de propriété et son modèle d’affaires. Le groupe bancaire suisse pourra encore compter sur l’engagement à long terme de la famille actionnaire, après le décès, dimanche dernier, du président d’honneur et actionnaire principal de l'établissement. «Rien ne doit changer, que ce soit dans la structure de propriété ou le modèle d’affaires de l’institut», a déclaré le 5 janvier à AWP Peter Dietlmaier, porte-parole de la banque, confirmant ainsi un article paru dans le quotidien de langue allemande Neue Zürcher Zeitung (NZZ)."Nos familles tiennent à rester fidèles à l’entreprise et à leur engagement en tant qu’actionnaires», a écrit le 4 janvier Hans-Dieter Vontobel, fils du défunt, selon un extrait de communication interne mise à la disposition d’AWP. Il assure les collaborateurs que les familles Vontobel sont «bien conscientes du grand héritage que représente cette entreprise». Hans-Dieter Dietlmaier a assuré par ailleurs qu’une élection de représentants de la quatrième génération des familles Vontobel et de la Cour au conseil d’administration avait déjà eu lieu en décembre. Cette étape est décisive «pour que Vontobel reste une entreprise familiale».Hans Vontobel est entré en 1943 au service de la Banque J. Vontobel & Co qui est devenue par la suite une société internationale de gestion de fortune. Les actionnaires appartenant à la famille, soit le groupe d’actionnaires Vontobel, détient actuellement une participation de 62,78%, selon une communication parue le 5 janvier sur la page internet de SIX. Hans Vontobel détenait en tant qu’actionnaire de référence un paquet de 20,7%, selon la NZZ
Les investisseurs ont placé un montant record de 236 milliards de dollars auprès de Vanguard Group en 2015, rapporte The Wall Street Journal. Les encours sous gestion de la société aux Etats-Unis ont augmenté à plus de 3.100 milliards de dollars.
Le gestionnaire d’actifs américain Affiliated Managers Group (AMG) a annoncé, ce 5 janvier 2016, l’acquisition d’une participation minoritaire au capital de Baring Private Equity Asia. Dans le cadre de cet accord, les dirigeants de Baring Private Equity Asia conserveront la majorité du capital de la société et piloteront toujours les opérations au quotidien. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.Basée à Hong Kong, Baring Private Equity Asia est une société de capital-investissement dédiée à 100 % au marché asiatique et elle conseille des fonds totalisant plus de 8 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Fondée en 1997 par Jean Eric Salata, la société dispose aujourd’hui de bureaux à Hong Kong, Shanghai, Pékin, Mumbai, Singapour, Djakarta et Tokyo. Elle compte 66 professionnels de l’investissement et détient un portefeuille de plus de 30 entreprises à travers toute l’Asie.Baring Private Equity Asia est la première société affiliée d’AMG en Asie, a précisé le gestionnaire d’actifs américain dans un communiqué.
Le gestionnaire d’actifs écossais Aberdeen Asset Management (Aberdeen AM) a annoncé, le 4 janvier 2016, avoir finalisé ce 31 décembre 2015 l’acquisition de la société de gestion américaine Arden Asset Management, un fournisseur de solutions de hedge funds disposant de bureaux à New York et à Londres. Cette opération, annoncée début août 2015, permet à Aberdeen AM de faire grandir sa plateforme de gestion alternative mondiale, qui englobe la recherche multi-gérants, la sélection et la gestion de portefeuille pour des stratégies de hedge fund, le capital-investissement, l’immobilier et les investissements dans les actifs réels. Grâce à cette acquisition, l’équipe combinée en charge des solutions de hedge funds, présente à Londres et New York, gérera 10,3 milliards de dollars d’actifs. Cette équipe sera spécialisée dans la création et la gestion de portefeuilles multi-gérants avec une expertise forte dans la recherche de gérants de hedge funds, et la sélection et la gestion de portefeuilles. Mieux, grâce à l’apport d’Arden, la division de gestion alternative d’Aberdeen AM, placée sous la direction d’Andrew McCaffery, responsable mondial de l’alternatif, affiche plus de 31 milliards de dollars d’actifs sous gestion contre 21 milliards de dollars à fin septembre 2015.
Le family office de George Soros, qui gère quelque 30 milliards de dollars, a nommé Ted Burdick au poste de responsable des investissements (CIO), rapporte l’agence Bloomberg. George Soros a ainsi favorisé une promotion interne pour la succession de Scott Bessent qui vient de lancer son propre fonds macro avec notamment les 2 milliards de dollars que lui a confiés George Soros. Ted Burdick travaille pour George Soros depuis une quinzaine d’années. Il était ces dernières années responsable de la dette distressed et de l’arbitrage. Robert Soros, le fils de George Soros qui a été responsable des investissements entre 2005 et 2007, va prendre la présidence du comité d’investissement dont il était jusqu’ici l’un des membres.
L’ancien directeur des investissements de George Soros, Scott Bessent, a levé 4,5 milliards de dollars pour son hedge fund, qui s’annonce être le plus gros lancement jamais réalisé, rapporte le Financial Times. L’intéressé, qui a travaillé chez Soros Fund Management jusqu’en août, a ouvert Key Square avec un chèque de 2 milliards de dollars de son ancien employeur en début de semaine et des engagements d’au moins huit autres institutions qui vont lui permettre de doubler sa taille d’ici mars. Ces investisseurs ont accepté de bloquer leur argent pendant deux ans et demi de manière à ce que Key Square puisse faire de gros paris sur le moyen terme sur des tendances macroéconomiques sans craindre d’avoir à réduire les positions de manière prématurée en raison de rachats.
Les fonds Catterton et L Capital, détenus par LVMH et Groupe Arnault, holding familiale du PDG du groupe de luxe, Bernard Arnault, ont annoncé le 5 janvier leur rapprochement visant à étendre leurs zones géographiques d’investissement et à atteindre plus de 12 milliards de dollars sous gestion. La nouvelle entité, baptisée L Catterton, combinera les opérations de Catterton, présent sur le continent américain, à celles de L Capital, opérant en Europe et en Asie. Elle comprendra également le fonds immobilier de LVMH, L Real Estate, artisan du développement du nouveau quartier dédié au shopping de luxe à Miami (Miami design district) en partenariat avec l’américain Dacra. Elle sera détenue à 60% par les dirigeants de Catterton et à 40% par LVMH et Groupe Arnault. «L Catterton deviendra le plus important fonds global dédié au secteur des biens de consommation, avec six stratégies distinctes et complémentaires en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Amérique latine», précisent Catterton et L Capital dans un communiqué. L Catterton, qui disposera d’un siège aux Etats-Unis et à Londres, aura des bureaux régionaux en Europe, en Asie et en Amérique latine et sera dirigé par J. Michael Chu et Scott A. Dahnke, actuels directeurs généraux de Catterton. La transaction devrait être bouclée au début de cette année.
A l’occasion de son changement de nom en Dorval Asset Management, la société de gestion annonce viser un milliard d’euros d’encours d’ici 2017. En 2015, elle a enregistré une collecte nette de 100 millions d’euros, portant à 688 millions d’euros le montant de ses actifs sous gestion en OPCVM et mandats de gestion à fin décembre. L’ex-Dorval Finance compte accélérer son développement en France et à l’international en s’appuyant notamment sur la plate-forme de distribution de Natixis Global Asset Management ainsi que sur les réseaux bancaires français du groupe BPCE.
Selon S&P, le volume d’émission mondial d’obligations dites islamiques (sukuk) représentera entre 50 et 55 milliards de dollars en 2016, en supposant que le Banque centrale de Malaisie n’émette pas. La montée des taux d’intérêts décidée par la Réserve fédérale américaine et la complexité des émissions de sukuk pèseront sur l’activité du marché, estime l’agence de notation. La correction s’est entamée l’an dernier, avec des volumes placés qui sont passés de 116,4 milliards de dollars en 2014 à 63,5 milliards en 2015. La chute s’explique par l’arrêt des émissions de la Banque de Malaisie, premier émetteur sur ce marché.
La valeur quotidienne moyenne des transactions sur le carnet d’ordres au comptant d’Euronext s’est établie à 7,4 milliards d’euros en décembre 2015, en hausse de 6% par rapport à décembre 2014. «L’activité sur les ETF est restée particulièrement dynamique, avec une valeur quotidienne moyenne des transactions de 744 millions d’euros, en augmentation de 47% par rapport au mois de décembre 2014», souligne la Bourse paneuropéenne. En revanche, le volume moyen quotidien sur les dérivés sur indices actions a reculé pour s’établir à 212.564 contrats (-20% sur un an) tandis que la baisse atteint 26% pour les dérivés d’actions individuelles à 199.215 contrats.
Les marchés actions chinois ont terminé mercredi en forte hausse après l’annonce du maintien jusqu’à nouvel ordre de l’interdiction imposée aux grands actionnaires d’entreprises cotées de vendre des actions. Cette interdiction, qui avait été mise en place l’été dernier, au plus fort du «mini-krach» des Bourses chinoises, devait expirer le 8 janvier. La perspective de sa levée imminente est l’une des explication du plongeon, lundi, d’environ 7% des marchés chinois. L’autorité chinoise des marchés financiers a précisé que la suspension restera en vigueur jusqu’à la publication de nouvelles règles, sans donner d’élément de calendrier.
L’Autorité des marchés financiers attire l’attention des gérants d’actifs sur le fait qu’à partir du 12 janvier prochain ils devront, pour les nouveaux fonds, apporter dans leurs prospectus ou dans leurs documents précontractuels plus de précisions qu’aujourd’hui sur les opérations telles que les prises et mises en pension, les prêt/emprunts de titres ou les contrats d’échange sur rendement global (total return swap). Pour les fonds déjà existants, les gérants d’actifs auront jusqu’en juillet 2017 pour se mettre à niveau. Ces nouvelles obligations sont liées à l’entrée en vigueur du règlement européen sur la transparence des opérations de refinancement sur titres et sur la réutilisation.
Selon l’estimation rapide publiée hier par Eurostat, la hausse des prix en décembre a été de 0,2% sur un an dans les 19 pays partageant la monnaie européenne, ce qui est inférieur à la progression de 0,3% attendue par le consensus des économistes. Hors éléments volatils que sont l’énergie et les produits alimentaires non transformés, l’indice des prix à la consommation dit «core» a progressé de 0,8% sur un an le mois dernier, ce qui est là aussi inférieur de 0,1 point aux attentes des économistes.
Afin d’honorer ses obligations de livraison et d’éliminer l’effet dilutif de certains plans de rémunération en actions au profit de ses salariés, Axa a annoncé hier soir avoir conclu une convention de rachat d’actions avec un prestataire de services d’investissement, aux termes de laquelle l’assureur s’engage à racheter au plus tard le 9 février 2016 un nombre maximum de 20,1 millions d’actions. Ces titres sont destinés à être livrés aux bénéficiaires de plans de rémunération en actions ou à être annulés, conformément au programme de rachat d’actions approuvé par la dernière assemblée générale des actionnaires. Le prix par action à payer par Axa sera calculé à partir de la moyenne arithmétique des cours moyens quotidiens pondérés par les volumes des actions, sur une période de 20 à 25 jours de bourse débutant le 6 janvier 2016.
L’Irlande pense qu’elle aura ramené son déficit budgétaire de 2015 à 1,5% du PIB environ, au lieu du pourcentage de 1,7% prévu un mois plus tôt, a déclaré hier le ministre des dépenses Brendan Howlin. Dublin anticipait un déficit de 2,1% du PIB lors de la présentation en octobre du budget de 2016 mais depuis lors, un acquis de croissance plus important et davantage de recettes fiscales ont motivé de nouvelles révisions.
La Pologne a invité hier le représentant de la Commission européenne à Varsovie à se rendre au ministère des Affaires étrangères pour discuter des inquiétudes exprimées par l’exécutif bruxellois au sujet d’un projet de réforme des médias publics par le nouveau gouvernement conservateur. Cette «visite de courtoisie» vise à clarifier les spéculations dans les médias, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski. Il a dit espérer que cette rencontre aurait lieu vendredi.
Le régulateur bancaire soutient la volonté de la Commission d’assouplir le traitement de certaines tranches de titrisations synthétiques de prêts aux PME.
La Finlande et l’Estonie ont signé mardi un protocole d’accord actant leur volonté de réfléchir à la construction d’un tunnel reliant leurs deux capitales, Helsinki et Tallin. Des dizaines de milliers d’Estoniens travaillent dans l’agglomération d’Helsinki et beaucoup d’entre eux traversent la mer baltique chaque semaine pour rejoindre la capitale finlandaise. «Helsinki et Tallin représentent à elles deux une zone économique d’environ 1,5 million de personnes», indique la municipalité d’Helsinki dans un communiqué. Selon elle, «pour tirer de la région le maximum de son potentiel, les transports entre les deux villes doivent être plus rapides et plus fluides qu’à présent». Un tunnel ferroviaire pourrait permettre de réduire le trajet entre les deux villes à 30 minutes contre 90 actuellement. La construction de l’ouvrage, d’une longueur susceptible d’atteindre 92 kilomètres, coûterait entre 9 et 13 milliards d’euros. Le tunnel pourrait être exploitable en 2025.
Le volume total des biens transportés par les chemins de fer chinois a baissé de 10,5% en 2015, le plus important repli annuel jamais enregistré, rapportait hier le magazine professionnel Caixin, une donnée susceptible de raviver les craintes sur l’ampleur du ralentissement économique du pays. Citant des sources de la National Railway Administration, Caixin précise que les volumes de fret ferroviaire sont tombés à 3,4 milliards de tonnes l’an dernier. En 2014, le recul des volumes avait été de 4,7%.
Le peso argentin perdait près de 4% contre le dollar hier soir, sa plus forte baisse depuis la mi-décembre, lorsque la décision du président argentin Mauricio Macri de lever le contrôle des changes a conduit à une dévaluation de près de 30% du peso. Cette nouvelle baisse est liée à l’attentisme des céréaliers du pays qui rechignent à vendre leur récolte, ce qui nuit à la rentrée de devises étrangères, alors que les achats de dollars augmentent sous la pression des importateurs.
JPMorgan Chase a choisi Virtu Financial comme nouveau teneur de marché désigné, en charge de superviser le négoce de ses actions sur le New York Stock Exchange, rapportait hier soir Bloomberg. Virtu remplacera dès aujourd’hui KCG Holdings à qui la banque américaine aurait reproché de n’avoir pas été assez efficace lors de la séance boursière mouvementée du 24 août dernier, qui s’était caractérisée par une volatilité extrême de nombreux titres.
Bernie Sanders, qui brigue l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre, a déclaré hier qu’il réformerait la Réserve fédérale s’il était élu à la Maison blanche. Le principal rival de Hillary Clinton, classé à gauche du Parti démocrate, a estimé que la Fed ne devrait pas verser d’intérêts aux institutions monétaires qui placent leur argent dans ses coffres, mais que ces dernières devraient au contraire lui payer une commission pour pouvoir le faire. Il interdirait par ailleurs aux dirigeants du secteur financier de siéger au conseil d’administration de la Fed, dont les membres sont nommés par le président américain.
Dans le cadre de la fusion du 1er octobre dernier entre leurs maisons mères Banque Degroof et Petercam, les sociétés de gestion belges du groupe, précédemment Petercam Institutional Asset Management et Degroof Fund Management Company, ont fusionné à leur tour ce 4 janvier 2016.
Eric Bertrand a rejoint OFI Asset Management en tant que Directeur des gestions taux et diversifiées avec pour mission de participer activement au développement de la société.