Le produit intérieur brut de la France au quatrième trimestre 2015 a progressé de 0,2%, un niveau conforme aux attentes, selon une première estimation publiée vendredi par l’Insee. Sur l’ensemble de 2015, l’économie française à crû de 1,1%, après +0,2% en 2014. La prévision du gouvernement était de 1,0%. La douceur des températures et les attentats de novembre ont pesé sur la consommation des ménages, en baisse de 0,4%. A l’inverse, l’investissement des entreprises a progressé pour le quatrième trimestre consécutif (1,3% au dernier trimestre, +2% sur l’ensemble de l’année).
La croissance de l’économie américaine a ralenti plus que prévu au quatrième trimestre, sous le coup d’un nouvel effet de stocks négatif et d’un commerce extérieur pénalisé par la vigueur du dollar et la faiblesse de la conjoncture mondiale, selon une première estimation publiée vendredi par le département du Commerce. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,7 % en rythme annualisé sur la période octobre-décembre, alors que les économistes tablaient sur une croissance de 0,8%. Celle-ci avait été de 2,0% au troisième trimestre et de 3,9% au deuxième. L’activité a également été pénalisée par une météo inhabituellement clémente qui a pesé sur la demande d’énergie et d’équipements hivernaux. La chute des cours du pétrole a par ailleurs conduit les entreprises du secteur à diminuer leurs investissements. Sur l’ensemble de l’année 2015, la croissance s’est élevée à 2,4%, inchangée par rapport à 2014.
L’Arabie saoudite est disposée à coopérer avec les autres pays producteurs de pétrole pour soutenir les cours de l’or noir mais n’est pas à l’origine d’une proposition de réduction de la production mondiale évoquée par la Russie, rapportait hier la chaîne Al Arabiya en citant une source officielle saoudienne. Le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, avait déclaré jeudi que Ryad avait proposé une réduction de la production mondiale pouvant aller jusqu’à 5%, ce qui a soutenu les cours du brut pendant les deux derniers jours de la semaine.
L’agence de notation a annoncé vendredi soir qu’elle confirmait la note de la dette espagnole à «BBB+», assortie d’une perspective stable, mais juge que l’incertitude autour des futures relations entre la Catalogne et le reste du pays pourrait affecter le sentiment économique et l’investissement. Elle table sur un ralentissement de la croissance à 2,6% en 2016 et 2,3% en 2017, après 3,2% l’an dernier, avec un déficit budgétaire à respectivement 3,5% et 2,9% du PIB, contre 4,6% en 2015.
«Les conditions pour lever le contrôle des capitaux sont bonnes», a déclaré hier dans un entretien à Reuters le gouverneur de la banque centrale islandaise Mar Gudmundsson, en précisant que cette levée en plusieurs étapes devrait être bouclée avant fin 2016. L’Islande envisage aussi de soumettre à l’impôt les étrangers qui souscrivent à ses emprunts pour éviter d’être submergée par des flux financiers que les taux d’intérêt les plus élevés d’Europe occidentale attirent comme un aimant.
Les créanciers internationaux de la Grèce commenceront aujourd’hui l’examen des progrès accomplis par Athènes dans la mise en oeuvre des réformes convenues dans le cadre de son troisième plan de renflouement, étape nécessaire avant toute discussion sur un allègement de la dette, a dit samedi un haut fonctionnaire grec aux Finances. Athènes doit adopter une loi réformant le régime des retraites, mettre sur pied un nouveau fonds des privatisations et présenter des mesures visant à dégager un excédent budgétaire primaire sur la période 2016-2018.
La société de gestion Haas Gestion a choisi CACEIS comme partenaire global d’Asset Servicing pour sa première Sicav UCITS de droit luxembourgeois à compartiments multiples, « Haas UCITS », dont le compartiment Absolute All Roads a été lancé le 5 janvier.
Claudia Raoul, gérante de fonds de fonds chez Invesco AM considère que le prix du pétrole est une variable clé pour déterminer le modèle de croissance de l’économie mondiale pour 2016.
S’il crée des opportunités pour les entreprises à la recherche de financements, l’environnement actuel de taux tend, à l’inverse, à compliquer la tâche des trésoriers ayant des liquidités à placer. Confrontés depuis de nombreux mois à des taux extrêmement bas, voire négatifs, ceux-ci devraient voir cette situation perdurer sous l’effet de la politique monétaire européenne, vouée à rester durablement accommodante. Ainsi, les taux Eonia (- 0,24 %) et Euribor 3 mois (- 0,15 %), sur lesquels sont indexés les rendements de nombreux placements monétaires, devraient se maintenir à leurs niveaux actuels, proches de 0 % pour les produits monétaires court terme. Certains spécialistes n’excluent pas, quant à eux, une nouvelle baisse dans le cas où la BCE mettrait en œuvre de nouvelles mesures d’assouplissement – ce que l’institution a laissé entendre fin janvier. Dans ce contexte, des trésoriers envisagent de modifier leur politique de placements, à l’image de Bruno Amadei, Directeur Financements et Trésorerie chez LVMH : «Si nous étions amenés à renforcer nos liquidités dans le courant de l’année, nous serions probablement incités à infléchir légèrement notre stratégie, qui est très conservatrice. Cette évolution, qui resterait cependant limitée, viserait le cas échéant à allonger la durée de nos dépôts afin de bénéficier de taux d’intérêt plus intéressants.»
La forte décollecte qu’avaient connue les fonds actions mondiaux depuis le début de l’année a pris fin sur la semaine arrêtée au 27 janvier. Les sorties hebdomadaires n’ont été que de 37 millions de dollars, relèvent les analystes de Bank of America Merrill Lynch à partir des statistiques d’EPFR. Le chiffre masque des entrées nettes de 6,4 milliards de dollars sur les fonds indiciels cotés (ETF) et des sorties équivalentes sur les fonds commun de placement (mutual funds), sur une semaine rythmée par la promesse d’un nouvel assouplissement de la BCE en zone euro et par le communiqué prudent de la Fed. Jusqu’à présent, sur 2016, la classe actions avait connu plus de 24 milliards de dollars de décollecte.
Le Premier ministre britannique David Cameron, qui veut obtenir une refonte des relations entre le Royaume-Uni et ses partenaires européens, a estimé vendredi que les propositions mises sur la table par l’Union européenne étaient insuffisantes mais a fait état de progrès. «Nous voulons en finir avec l’idée du tout ou rien. Des gens disaient que cela serait impossible, il y a pourtant aujourd’hui une proposition sur la table. Elle n’est pas assez bonne, elle nécessite plus de travail, mais nous progressons», a-t-il déclaré à la BBC.
Les quadragénaires français attendent la retraite mais avec appréhension. C’est l’enseignement de l'étude annuelle d’HSBC qui a réalisé 18.000 entretiens dans 17 pays. En ce qui concerne la France, les actifs de 45 ans sont 77% à souhaiter partir à la retraite dans les 5 prochaines années. C’est le taux le plus élevé parmi les pays étudiés derrière l’Argentine, la moyenne mondiale étant de 65%. Ce taux est plus élevé parmi les femmes (80% contre 74% pour les hommes).
Le fonds d’investissement Marguerite, basé à Paris et Luxembourg, a annoncé le 28 janvier à Riga une prise de participation de 29% dans le monopole de distribution de gaz en Lettonie Latvijas Gaze. Le paquet d’actions a été acquis auprès d’Uniper Ruhrgas International GmbH, qui garde une participation de 18% dans la société lettonne. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. A la suite de cette vente, le groupe public russe Gazprom devient premier actionnaire de Latvijas Gaze avec 34%. S’y ajoute, avec 16%, la filiale locale du groupe russe de transport de gaz Itera.Pour mémoire, le Fonds Marguerite, appelé aussi Fonds européen 2020 pour l'énergie, le changement climatique et les infrastructures, est appuyé par six institutions financières de taille - Caisse des Dépôts et Consignations, Cassa Depositi e Prestiti, European Investment Bank, Instituto de Crédito Oficial, KfW et PKO Bank Polski - et la Commission européenne. Il participe à de nouveaux projets d’infrastructures (greenfield) dans les transports, l'énergie et les énergies renouvelables.
« Ici, on ne classe pas les seconds… » Cette réflexion culte issue du spectaculaire film Top Gun tourné il y a trente ans à l’école de formation des pilotes de chasse américains, serait-elle désormais le mot d’ordre du staff d’Amundi ? La question mérite d’être posée compte tenu de la faculté de la maison à désormais écraser la concurrence. Le bilan 2015 de la collecte sur les fonds de droit français publié cette semaine par Europerformance SIX Telekurs en apporte une preuve éclatante. Alors que le marché hexagonal a capté 38,2 milliards d’euros l’an passé, les filiales de réseaux bancaires ont, à elles seules, absorbé 16,71 milliards d’euros dont… 12,8 milliards pour Amundi. Et penser que l’année dernière a ressemblé à un vol sans turbulences pour l’ensemble des asset managers serait une erreur. Publiés cette semaine, les retraits d’agrément décidés par l’Autorité des marchés financiers en 2015 a clairement mis en évidence des effets post-crises : 55% des retraits ont conduit à un arrêt pur et simple de l’activité de gestion tandis que les fusions ont représenté 39% des motifs de retraits. Dans un genre un peu différent, mais pas moins préoccupant, une autre étude d’Europerformance portant sur les créations et les fermetures de fonds, a démontré que les secondes ont été plus nombreuses que les premières, et surtout, que l’offre de fonds s’est restreinte du fait de l’expatriation de certaines gestions hors de France. Environ 8 milliards d’euros d’encours de droit français ont été fusionnés avec des fonds de droit étranger l’an passé. Et 14 milliards d’euros d’encours sont désormais gérés sous pavillon luxembourgeois. Ce tableau en demi-teinte n’est pas une exclusivité française. En cette période de résultats, une fois n’est pas coutume, des américains ont nettement mordu la poussière. State Street GA par exemple a annoncé cette semaine 151 milliards de décollecte en 2015. Sur le troisième trimestre, Legg Mason, a publié, pour sa part, une perte nette de 138,6 millions de dollars. Et sur le dernier trimestre de l’an passé, de l’autre côté du Channel, Aberdeen a subi des rachats nets de 9,1 milliards de livres. Seul Invesco s’est distingué, qui a collecté 2,5 milliards sur l’année 2015. Dans ce contexte, Amundi peut donc faire des envieux. Et attirer des talents. On devrait d’ailleurs y retrouver dans un mois Eric Wohleber dont les états de service chez iShares en France ont séduit.Question marché maintenant, la période a aussi été sujette à de vrais trous d’air. En proie à des interrogations sur l'évolution des prix du pétrole et sur les risques de ralentissement brutal en Chine, les investisseurs ont cédé des milliards d’actifs risqués durant la troisième semaine de janvier. L’opération s’est faite au profit des fonds investis en obligations gouvernementales qui ont enregistré leur plus forte collecte nette hebdomadaire des douze derniers mois, à 5,1 milliards de dollars selon BofA Merrill Lynch. Pour les investisseurs institutionnels, l’équation est encore plus compliquée. Ils doivent impérativement trouver du rendement pour tenir leurs engagements. D’après un sondage effectué par BlackRock auprès de 174 de ses plus gros clients institutionnels, le cap en 2016 devrait être mis vers les stratégies à long terme axées sur les actifs illiquides, notamment les actifs réels. Sur le front réglementaire, la Belgique a fait sensation cette semaine en dévoilant sa tentation de sauter de l’avion « TTF ». Ce qui n’a pas manqué de provoquer un certain émoi, toujours à Bruxelles mais côté Commission cette fois. Dans les faits, le ministre des Finances belge Johan Van Overtveldt,a rappelé que les projets de textes tels qu’ils existent aujourd’hui sont inacceptables, susceptible de pénaliser le secteur financier belge et de faire augmenter les coûts de financement de l’Etat. L’affaire est à suivre de près car le projet a de plus en plus de ratés et il est de moins en moins question de savoir si il y a encore un pilote dans l’avion, mais si quelqu’un veut vraiment le faire atterrir.Enfin, pour faire une dernière fois écho à cette période de résultats, retenons cette semaine la sortie d’une étude de Casey Quirk, qui pointe une industrie de l’asset management pas très vaillante. Les marges ont baissé en 2015, indique le consultant qui juge l’année passée comme la plus difficile pour la gestion d’actifs depuis la crise de 2008/2009. Chiffres à l’appui, il table sur des souscriptions nettes égales à 1,6 % du total des encours, contre 2,6 % en 2014.Tout ceci remet en perspective la performance commerciale d’Amundi, notre « Top Gun » national. A qui on finirait par confier la vente du Rafale pour remplir plus rapidement les bons de commandes…
Un nombre croissant de sociétés de gestion britanniques refusent de payer des commissions aux banques d’investissement pour leur recherche sur les titres, ce qui pourrait aboutir à une baisse des coûts pour les investisseurs, rapporte le Financial Times. Baillie Gifford, qui gère 110 milliards de livres, paye séparément la recherche et les transactions fournies par ses 50 banques et courtiers depuis janvier. Les coûts des commissions bancaires vont être réduits d’au moins 30 %. Aberdeen Asset Management paye déjà les banques séparément pour les transactions et la recherche. Schroders envisage des mesures similaires.
La banque privée suisse Julius Baer a annoncé, ce 28 janvier, la nomination de David Durlacher au poste de directeur général («CEO») de sa filiale Julius Baer International Limited à Londres. A ce titre, l’intéressé sera responsable de l’activité de Julius à Londres et à Dublin. David Durlacher pilote actuellement une part significative de l’activité britannique. Il est également membre du comité exécutif et administrateur du conseil d’administration de Julius Baer International. David Durlacher a rejoint Julius Baer en provenance de Merrill Lynch International Wealth Management UK au moment de l’acquisition de cette dernière en 2013. Adam Horowitz, actuel directeur général de Julius Baer International Limited, va partir à la retraite après avoir mené avec succès l’intégration de Merrill Lynch International Wealth Management au Royaume-Uni et en Irlande au sein du groupe Julius Baer, indique le groupe bancaire dans un communiqué.
En novembre, BlackRock a annoncé qu’il allait réduire de plus de 50 % les frais annuels facturés aux investisseurs d’un ETF qui réplique la performance du marché actions américaines. Avant la fin de la journée, les dirigeants de son concurrent Charles Schwab s’étaient alignés sur la baisse, relate le Wall Street Journal. En décembre, Vanguard Group a annoncé des réductions de frais allant jusqu’à 25 % sur des dizaines de fonds. Dans ce contexte de concurrence exacerbée, le coût de l’investissement approche zéro pour des portefeuilles basiques d’actions et d’obligations. La baisse a commencé il y a des années, mais elle s’accélère. Plus de 100 mutual funds et ETF coûtent désormais 10 dollars ou moins pour 10.000 dollars investis, contre 40 dollars en 2010, selon Morningstar. Samuel Lee, fondateur de Severian Asset Management, nuance cette course aux frais zéro. Pour lui, les grosses sociétés de gestion tentent de promouvoir quelques ETF très bons marchés qui établissent « un halo de réputation de prix cassés ». Dans le même temps, les frais des autres fonds restent au même niveau ou sont augmentés. L’an passé, 117 ETF coûtant plus de 0,5 % ont été lancés, mais seulement 21 à moins de 0,1 %, selon Morningstar.
NN Investment Partners (NN IP) est désormais référencé chez la société Quantalys, a indiqué le 28 janvier à Paris Philippe Fidaire, directeur de NN IP en France, à l’occasion d’un point de presse. Quantalys développe des outils d’analyse, de diagnostic, d’optimisation et de suivi de portefeuilles à destination des professionnels de la distribution et de la sélection de fonds et des investisseurs privés autonomes, tout en proposant une base de données référençant les OPCVM commercialisés en France et les principaux contrats d’assurance vie multisupports.
Une vingtaine d’entreprises du SBF 120, soit 17% d’entre elles, ont réalisé au moins une augmentation de capital réservée à leurs salariés ou une cession d’actions existantes aux salariés en 2015, ce qui représente une baisse, en nombre d’entreprises, de 20% par rapport à 2014, selon les premiers résultats de l'édition 2016 de l'étude Eres sur l’actionnariat salarié des entreprises du SBF 120.Les entreprises du NEXT80ont été moins nombreuses à avoir réalisé des opérations: 11% des entreprises de l’indice en 2015 contre 16% en 2014. Dans le CAC40, ce chiffre est resté plutôt stable, 28% des entreprises de l’indice ayant réalisé une opération en 2015 contre 30% en 2014. Au total, 23 opérations d’augmentation de capital réservées aux salariés ou de cession d’actions ont été réalisées dans le SBF120 en 2015 contre 28 en 2014. L’analyse de l’actionnariat salarié coté en France par rapport à l’Europe, l’étude complète des opérations collectives dans le SBF120 ainsi que les tendances de l’année, seront présentées en juin prochain.
Soutenu par Equistone Partners Europe et Céréa Capital depuis 2013, le groupe Bretèche Industrie, spécialiste des équipements pour les industries agro-alimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques, vient de finaliser une opération de refinancement à hauteur de 80 millions d’euros. Une opération bouclée en moins de deux mois avec l’aide de Lazard.Ce refinancement est composé d’une nouvelle dette senior de 60 millions d’euros et d’une ligne d’acquisition de 20 millions d’euros. A cette occasion, le groupe rembourse notamment la ligne de mezzanine d’environ 20 millions d’euros, apportée par Capzanine et Céréa Mezzanine en 2013. Bretèche Industrie a procédé à ce refinancement afin, d’une part, de réduire le coût de sa dette et, d’autre part, de bénéficier de plus de souplesse pour poursuivre sa stratégie de croissance externe. Avec près de 870 employés et un chiffre d’affaires d’environ 180 millions d’euros l’an dernier, Bretèche Industrie est aujourd’hui l’un des leaders mondiaux en fourniture d'équipements pour l’industrie agro-alimentaire, pharmaceutique et cosmétique. Le développement du groupe repose notamment sur une stratégie d’acquisitions active.