Le parti conservateur du Rassemblement démocratique, au pouvoir à Chypre, a remporté dimanche les élections législatives qui ont vu un parti d’extrême droite entrer pour la première fois au Parlement. Après dépouillement de 100% des bulletins, et alors que l’abstention a atteint un niveau record sur fond de désillusion après la crise financière de 2013, le Rassemblement démocratique est crédité de 30,6% des voix, soit 3,7 points de moins que lors des précédentes législatives.
Les résultats préliminaires du second tour de l'élection présidentielle autrichienne donnent le candidat de l’extrême droite Norbert Hofer légèrement en tête devant Alexander van der Bellen, soutenu par les écologistes, mais avec une marge tellement étroite que le nom du vainqueur ne sera connu que ce lundi. Les données du ministère de l’Intérieur montrent qu’il faudra attendre le dépouillement des bulletins de vote par correspondance pour savoir qui l’a emporté. Plus d’un électeur sur dix a opté pour le vote postal.
Le projet de l’Union européenne visant à relancer le marché des titres adossés à des actifs (asset-backed securities, ABS) doit inclure la création de registres publics précisant les positions des investisseurs et la nature des actifs sous-jacents, a proposé vendredi le député européen en charge du projet, Paul Tan. Membre du groupe social-démocrate et en charge au dossier au Parlement européen (PE), il estime que la relance de la titrisation «implique de réduire l’asymétrie de l’information et l’aléa moral qui sont inhérents à ce marché».
Amundi, Oddo & Cie et Kleinwort Benson Investors (“KBI”) annoncent ce jour qu’ils ont signé un accord définitif en vue de l’acquisition par Amundi d’une participation de 87,5% dans KBI auprès d’Oddo & Cie, tandis que l’équipe de direction de KBI détiendra le reste du capital, soit 12,5%.
Le fonds, cogéré avec SEB, contient des fonds de stratégies long short actions, global macro, market neutral actions, event driven et CTA. Toutes les stratégies ont été spécialement conçues pour le fonds de fonds et sont gérés à travers des managed accounts. Plusieurs stratégies devraient s’ajouter par la suite, avec pour objectif d’en atteindre 12 dans le portefeuille. SEB jouera le rôle de conseiller tandis que Lyxor gérera les stratégies.
Axa a décidé de cesser d’investir dans l’industrie du tabac et de céder ses actifs dans ce secteur pour un montant dépassant 1,7 milliard d’euros, rapporte la BBC. L’assureur français entend ainsi soutenir les efforts des Etats pour réduire le nombre de fumeurs. Le groupe, qui gère pour quelque 1.360 milliards d’euros d’actifs, vendra pour 184 millions d’euros d’actions dans des cigarettiers et des obligations évaluées à près de 1,6 milliard d’euros.
SYZ Asset Management a recruté Cédric Vuignier en qualité de responsable de l’équipe de sélection de fonds. Il remplacera au 1er juin Michaël Malquarti, qui avait accepté ce poste dans cette nouvelle équipe il y a seulement six mois.
Le Fonds monétaire international (FMI) souhaite que les pays de la zone euro prolongent jusqu’en 2040 le délai de grâce accordé à la Grèce sur ses emprunts et reporte l'échéance de ceux-ci à 2080, avec un taux fixe jusqu’en 2045, montre un document confidentiel révélé vendredi par plusieurs medias. Le dossier grec sera au menu des ministres des Finances de la zone euro le 24 mai.
Les entreprises non-financières américaines ont vu leur réserves de cash augmenter de 1,8% en 2015 pour atteindre 1.684 milliards de dollars, d’après une note de recherche de Moody’s Investors Service. Apple dispose à lui seul de 216 milliards de trésorerie, soit 12,8% du total, contre 10,7% en 2014, et plus que l’ensemble des autres industries à l’exclusion des entreprises technologiques et pharmaceutiques.
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir approuvé un programme de prêts de 2,88 milliards de dollars (2,57 milliards d’euros) sur quatre ans à la Tunisie, lié à la mise en œuvre de réformes. En avril, lors de l’annonce de l’accord avec Tunis sur ce programme, le FMI avait précisé vouloir «accélérer l’investissement public, rendre le système fiscal plus équitable et juste, et améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises». Environ 319,5 millions de dollars sont disponibles pour un versement immédiat, le reste étant lié à des revues régulières, a-t-il précisé vendredi.
Le groupe espagnol Renta 4 Banco, spécialiste de la gestion d’actifs et de la banque privée, vient d’enregistrer auprès de la CNMV, le régulateur espagnol des marchés, sa sicav luxembourgeoise afin de pouvoir commencer la commercialiser l’un des trois fonds inclus dans cette sicav, rapporte le site spécialisé Funds People. Les fonds concernés sont des répliques des véhicules Renta 4 Bolsa, Renta 4 Nexus et Renta 4 MILA, son tout premier fonds de droit luxembourgeois. Le fonds Renta 4 MILA a la particularité d’investir dans des actifs de pays appartenant à l’Alliance du Pacifique, à savoir le Chili, le Pérou, la Colombie et le Mexique. Les fonds Renta 4 Bolsa et Renta 4 Nexus affichent respectivement des encours de 45 millions d’euros et 150 millions d’euros. Ces trois produits sont disponibles sur la plateforme d’Allfunds Bank.Par ailleurs, Renta 4 Banco a indiqué que d’ici à la fin du mois de juin la gamme de fonds de sa sicav luxembourgeoise va s’enrichir avec l’intégration de nouveaux fonds répliqués, comme les fonds Renta 4 Valor Europa et deux fonds obligataires, à savoir Renta 4 Valor Relativo et Renta 4 Fija Internacional.
Les fonds de pension espagnols ont subi une décollecte nette de 28 millions d’euros au cours du mois d’avril, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Pour autant, les encours ont progressé de 0,13% pour 66,6 milliards d’euros à fin avril 2016 contre 66,5 milliards d’euros à fin mars 2016, grâce à un effet marché positif de 117,6 millions d’euros.Au cours du mois écoulé, Caixa Bank a enregistré la plus forte collecte nette du secteur, avec 126,6 millions d’euros de souscriptions nettes. La banque espagnole devance Caja Rural (10,6 millions d’euros de collecte nette), Bankia (8 millions d’euros), Renta 4 (6,2 millions d’euros) et, enfin, Kutxabank (3,4 millions d’euros).A l’inverse, Barclays Bank a subi la plus forte décollecte mensuelle, avec 101,2 millions d’euros de sorties nettes. Suivent Santander (-21,5 millions d’euros), Allianz (-16,9 millions d’euros), BBVA (-12,7 millions d’euros) et, enfin, Banco Sabadell (-7,6 millions d’euros).
Natixis Global Asset Management (NGAM) a nommé Rafael Aldama Garaizabal au poste de commercial afin de renforcer son équipe commerciale dans la péninsule ibérique, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé, qui a intégré le bureau de Madrid de NGAM, est rattaché à Christian Rouquerol, directeur commercial pour la péninsule ibérique. Il remplace Alberto Martinez Pelaez qui a récemment rejoint MFS Investment Management. Rafael Aldama Garaizabal, qui compte huit ans d’expérience dans la gestion d’actifs, arrive en provenance de Renta 4 où il était chargé des relations avec les clients institutionnels. Avant cela, il avait travaillé comme analyste chez GBS Finanzas et comme commercial au sein de Calyon (groupe Crédit Agricole).En parallèle, NGAM a également promu Maider Lasarte au poste de commercial pour la péninsule ibérique. L’intéressée travaille depuis juin 2013 au sein de l’équipe commerciale de NGAM en Espagne. Auparavant, elle a officié comme analyste chez Nazca Capital et comme assistante marketing Ayming.
Le conseil d’administration de Banca March, groupe espagnol spécialisé dans la banque privée et la gestion d’actifs, a annoncé mercredi 18 mai la nomination de José Luis Acea Rodriguez en qualité de directeur général (« Consejero Delegado). L’intéressé était jusqu’à maintenant « director general » de Banca March et directeur du Corporate Banking. Il remplace ainsi José Nieo de la Cierva, qui a pris de nouvelles responsabilités au sein du groupe bancaire, a indiqué Banca March dans un communiqué.En parallèle, Rita Rodriguz Arrojo, actuellement « directora general » de la banque et responsable du département des ressources humaines, a été nommée vice-présidente exécutive de Banca March.A l’occasion de ces nominations, Banca March a procédé à une vaste réorganisation de son équipe de direction. Ainsi, Angel Martinez Marañon, actuel directeur de la communication externe et de la qualité, a été nommé directeur de la banque commerciale et privée. José Manuel Arcenegui Linares, actuel directeur du département des fusions et acquisitions, a été nommé directeur du Corporate Banking. Pour sa part, Francisco Salas Ruiz, qui occupait jusque-là le poste de directeur territorial de la banque patrimoniale (« Wealth Management ») à Madrid, est nommé directeur de la banque patrimoniale pour l’ensemble du groupe. Enfin, Anselmo Martin-Peñasco Ciudad, actuel directeur du département de coordination des ressources humaines et de la gouvernance d’entreprise, devient directeur des ressources humaines du groupe.« Tous ces professionnels comptent plus de 20 ans d’expérience dans le secteur financier et ils font désormais partis du comité exécutif de la banque », a précisé Banca March.
Au premier trimestre, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré une collecte nette de 13,4 milliards d’euros et les encours de la gestion collective sont ressortis à 897 milliards d’euros, selon des données publiées par Assogestioni, l’association professionnelle de la gestion d’actifs italienne.La collecte a été soutenue par les fonds monétaires (+7,7 milliards d’euros), les fonds diversifiés (+3,2 milliards d’euros) et les fonds actions (+1,2 milliard d’euros).A la fin du premier trimestre, le secteur de la gestion d’actifs dans son ensemble affichait des souscriptions nettes de plus de 27,5 milliards d’euros, ce qui permet au secteur d’atteindre un encours de plus de 1.857 milliards d’euros.Les gestions sous mandat enregistrent plus de 14 milliards d’euros de souscriptions nettes et approchent les 960 milliards d’euros d’encours.
Blado Investment a lancé jeudi matin quatre OPA sur quatre fonds immobiliers italiens, rapporte Milano Finanza. Les fonds ciblés sont Ovvero Polis (détenu par un groupe de banques populaires), Immobiliare Dinamico de BNP Paribas Real Estate, Mediolanum Real Estate et Alpha Immobiliare d’Idea Fimit. Tous les quatre sont cotés sur le segment Miv de Borsa Italiana. Blado Investment SCA est une société de droit luxembourgeois en commandite par actions gérée par Blado General Partner, qui est entièrement détenue par Elliott Associates, l’une des sociétés de hedge funds les plus connues au monde.
Le gestionnaire d’actifs britannique Miton Group a annoncé, ce 19 mai, le recrutement d’Andrew Jackson en qualité de gérant de fonds pour le CF Miton UK Value Opportunities Fund. L’intéressé rejoindra la société de gestion le 27 juin 2016 en provenance d’Ecclesiastical Investment Management (aujourd’hui EdenTree Investment Management) où il travaillait depuis novembre 2003. Chez EdenTree, il a notamment assuré la gestion du fonds UK Equity Growth. Cette arrivée fait suite aux départs en avril des gérants du fonds UK Value Opportunities, George Godber et Georgina Hamilton, partis rejoindre Polar Capital.
A l’issue de son exercice fiscal 2016 clos au 31 mars 2016, le groupe financier Investec a annoncé que son pôle de gestion d’actifs, Investec Asset Management (Investec AM), a enregistré une collecte nette de 3,2 milliards de livres, après 3,1 milliards de livres un an auparavant. Malgré cette solide performance commerciale, ses actifs sous gestion ont subi un repli de 2,3% pour revenir à 75,7 milliards de livres à fin mars 2016 contre 77,5 milliards de livres à fin mars 2015. La faute à un effet marché et de change négatif à hauteur de 5 milliards de livres. Dans un tel contexte, le résultat opérationnel d’Investec AM accuse une baisse de 9,5% sur un an pour s’établir à 134,8 millions de livres à fin mars 2016 contre 149 millions de livres à fin mars 2015.La tendance est relativement similaire pour son activité de gestion de fortune (« Wealth Management »). Au cours de l’exercice fiscal écoulé, cette division a ainsi réalisé une collecte nette 2,1 milliards de livres, contre 2,7 milliards de livres l’année passée. Malgré ces flux entrants positifs, ses actifs sous gestion sont en baisse de 1,3 % pour s’établir à 45,5 milliards de livres à fin mars 2016 contre 46,1 milliards de livres à fin mars 2015. L’activité de gestion de fortune a notamment été pénalisée par les difficultés des marchés actions britanniques. Pour autant, son résultat opérationnel progresse de 8,8% sur un an pour s’inscrire à 85,7 millions de livres au 31 mars 2016 contre 78,8 millions de livres au 31 mars 2015.
La société de gestion britannique Hargreaves Lansdown a réalisé une collecte nette de 2,3 milliards de livres au cours des quatre premiers mois de l’année 2016, contre 2,75 milliards de livres à fin avril 2015. Grâce à cette performance, ses actifs sous gestion et sous administration atteignent 60,3 milliards de livres à fin avril 2016, en hausse de 2,5% par rapport à fin décembre 2015 (58,8 milliards de livres) et de 9% par rapport à fin avril 2015 (55,3 milliards de livres).
A l’issue de son premier semestre fiscal clos au 31 mars 2016, le gestionnaire d’actifs et de fortune britannique Brewin Dolphin a enregistré une chute de 42,2 % de son bénéfice avant impôt. Ce bénéfice avant impôt ressort en effet à 21,5 millions de livres au 31 mars 2016 contre 37,2 millions de livres au 31 mars 2015. Son bénéfice net s’établit, pour sa part, à 17,2 millions de livres à fin mars 2016 contre 30,1 millions de livres à fin mars 2015, soit un plongeon de 42,8% sur un an. Au cours des six premiers mois de son exercice fiscal, Brewin Dolphin a engrangé des revenus de 137,2 millions de livres contre 143,4 millions de livres un an auparavant, soit un repli de 4,3%. Malgré des résultats financiers en berne, Brewin Dolphin a réussi à maintenir ses encours à flot. Au 31 mars 2016, ses actifs sous gestion s’établissent à 32,8 milliards de livres, en baisse de 4,9% sur un an (34,5 milliards de livres au 31 mars 2015) mais en hausse de 2,5% par rapport au 30 septembre 2015 (32 milliards de livres). La croissance des encours sur les six premiers mois de son exercice fiscal a été tirée par un effet marché positif de 600 millions de livres et une collecte nette de 200 millions de livres.Les encours de ses fonds discrétionnaires ont atteint 25,9 milliards de livres à fin mars 2016, en baisse de 1,1% par rapport à fin mars 2015 (26,2 milliards de livres) mais en progression de 4,4% par rapport à fin septembre 2015 (24,8 milliards de livres). Cette progression sur six mois est principalement à mettre au crédit d’un effet marché positif de 700 millions de livres tandis que la collecte nette est ressortie à 400 millions de livres.
A fin avril, Julius Baer a vu ses actifs sous gestion augmenter de 2% à 305 milliards de francs suisses après les quatre premiers mois de l’année. La progression des encours prend en compte l’intégration de la société italienne Kairos Investment, qui a été consolidée dans les comptes de Julius Baer au 1er avril et représente des actifs sous gestion de 9 milliards de francs. Cet apport est contrebalancé par un effet de change négatif, en raison principalement de la force du franc par rapport au dollar et à la livre, précise le communiqué publié le 19 mai. Le groupe précise que la collecte a ralenti «sous les 3%» sur les quatre premiers mois de l’année, selon le communiqué, en raison de la mauvaise conjoncture en Europe orientale et en Amérique latine, d’un désengagement des clients en Asie et affectée par la régularisation d’actifs en France et en Italie. Mais grâce aux nouveaux conseillers recrutés depuis le début de l’année, Julius Baer maintient son objectif d’une hausse des souscriptions nettes de 4-6% sur l’ensemble de l’année.Le coefficient d’exploitation s’est inscrit «légèrement au dessus de l’objectif de 64-68%». En raison de la hausse du franc suisses par rapport à d’autres devises, Julius Baer s’est fixé un objectif d’économies de 50 millions de francs d’ici à la fin de l’année par rapport au budget initial.
Man GLG a lancé un fonds total return pour Guillermo Ossés, son nouveau responsable des stratégies de dette émergente, croit savoir Citywire. Le GLG Global Emerging Markets Debt fund, domicilié à Dublin, a été agréé fin avril. Guillermo Ossés est arrivé en début d’année. Il était le responsable de la dette émergente chez HSBC Global Asset Management.
La banque suédoise SEB s’est associée à la société de gestion française Lyxor Asset Management pour lancer le fonds Lyxor SEB Multi-Strategy Fund, un hedge fund au format Ucits, offrant une liquidité quotidienne, qui donne accès à plusieurs gérants par le biais d’une plate-forme de comptes gérés, rapporte Realtid.se. Le fonds sera disponible pour les clients privés et institutionnels de la banque suédoise. Le fonds a vu le jour le 18 mai et compte cinq stratégies sous-jacentes : long/short actions, global macro, actions market neutral, event-driven et CTA. Une autre sera ajoutée dans les mois qui viennent. Le nouveau fonds bénéficie d’un capital de départ de 150 millions de dollars.
Invité à intervenir à l’occasion de la conférence annuelle de l’association française des investisseurs pour la croissance (Afic), Emmanuel Macron s’est empressé de déclarer que « dans une économie ouverte, nous avons besoin de la finance». Abordant un certain nombre de sujets relatifs à l’épargne et à la fiscalité, le ministre de l’Economie s’est à nouveau exprimé en faveur d’une fiscalité qui favorise la prise de risque, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. « Nous avons une fiscalité qui favorise trop le capital dormant », a-t-il regretté. Plus généralement, Emmanuel Macron s’est félicité de la bonne santé du capital investissement en France, citant un fort dynamisme des levées de fonds. Ces dernières ont dépassé en 2015 les 10 milliards d’euros en France, soit un niveau moyen d’avant la crise de 2008. Pour continuer sur cette lancée, il est, selon le ministre, nécessaire que la France passe à un mode de financement en fond propre plus développé. Faciliter et dynamiser les levées de fonds permet en effet de favoriser l’innovation et de la soutenir pour qu’elle puisse s’imposer au niveau mondial. Dans cette optique, « le capital investissement est primordial », a souligné Emmanuel Macron qui souhaite notamment favoriser le développement du venture capital, le capital risque ainsi que le financement participatif . Ce dernier est complémentaire, selon le ministre, qui rappelle que le gouvernement a beaucoup travaillé sur le sujet, notamment en collaboration avec les acteurs du secteur des fintech. Le ministre souhaite également favoriser le réinvestissement pour que les entrepreneurs à succès puissent réinjecter du capital dans d’autres entreprises du secteur qu’ils ont envie de soutenir. « C’est ce qui nous a poussé à proposer le compte épargne investisseurs », précise Emmanuel Macron, rappelant que ce compte permettra à des entrepreneurs ayant cédé leur entreprise d'éviter une partie de la ponction fiscale sur la plus-value en cas de réinvestissement d’une partie de la cession dans de jeunes entreprises françaises. Le soutien des entreprises innovantes sera également assuré par le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), piloté par le commissariat général à l’Investissement, dont la troisième génération (PIA3) disposera d’une enveloppe de fonds propres de 4 milliards d’euros pour soutenir des projets d’avenir dont une large partie sera dédiée au capital risque « et permettra d’abonder des fonds existants », note le ministre. Ces entreprises qui innovent, et qui réussissent, ce sont bien souvent les entreprises qui ont su prendre le train de la mutation numérique en marche. Mais cette transformation digitale, abordée lors d’une table ronde au cours de la conférence de l’Afic, n’est pas toujours bien comprise par les dirigeants, alors qu’elle peut être créatrice de valeur. Selon Sophie Flak, directrice de la RSE au sein d’Eurazeo, il est impératif que les dirigeants se mobilisent sur le sujet. Y voyant très souvent un problème de différence générationnelle, elle regrette que de nombreuses entreprises ne sanctuarisent pas les budgets liés au numérique. « Il faut impérativement que le board d’une entreprise soit composé d’au moins une personne qui maitrise le sujet du numérique », souligne Sophie Flak, pour qui la création de valeur liée à la transformation digitale est donc aussi un sujet de gouvernance. Jean-David Chamboredon, président de Isai, estime pour sa part que les budgets liés au digital dans les entreprises manquent d’envergure et doivent devenir plus gros afin de répondre aux transformations des entreprises face à la mutation numériques, ces changements étant « très gourmands en capital ». Plus généralement, les intervenants reconnaissent que la frilosité des dirigeants peut faire rater des occasions d’adapter une entreprise à la transformation digitale.
Mais à quoi jouent les sociétés de gestion ? On peut légitimement se poser la question cette semaine, quitte à forcer le trait et se demander si certaines d’entre elles ne seraient pas devenues « disruptives ». Le Larousse est formel : l’anglicisme désigne un phénomène perturbateur. Or, des sociétés de gestion risquent de l’être si l’on en croit les dernières nouvelles. D’un côté le sondage mensuel des gestionnaires d’actifs publié par BofA Merrill Lynch insiste sur l’été difficile que se préparent les asset managers, avec le Brexit comme principal risque extrême. D’un autre, un article du FTfm révèle que la contribution du secteur de la gestion d’actifs ayant soutenu financièrement les groupes de campagnes pro-Brexit a représenté… plus du double de celle pour la campagne en faveur d’un maintien dans l’UE ! De quoi y perdre son latin. Le tableau aurait-il suscité une certaine méfiance, y compris au sein des asset managers ? A voir. En tout cas, pour se développer, certains d’entre elles ont opté pour le « rachat » d’une équipe de gestion plus que l’acquisition d’un concurrent. Schroders est de ceux-là, qui va reprendre une équipe de onze professionnels chez Brookfield Investment Management spécialiste des ABS et des MBS. En matière de méfiance et de remise en cause, personne n’est d’ailleurs à l’abri. Pas même l’Autorité européenne des marchés financiers, qui vient d'être contestée dans certains de ses travaux. Et non des moindres puisqu’il est question des « closet tracking ». D’après la société SCM Private, l'étude du régulateur européen est « trompeuse » et « biaisée », et sous-estime l’ampleur du phénomène en Europe... Perturbateurs sur certains points, les gestionnaires d’actifs peuvent aussi être les victimes d’évolutions profondes. C’est ce que l’on prédit avec les clients de la génération des « millennials », beaucoup moins encline à détenir un fonds sous-performant plus d’un an, selon une étude de Legg Mason. A ce jeu, les investisseurs âgés de plus de 40 ans seraient trois fois plus nombreux à se montrer plus patients. Par ailleurs, la nouvelle génération est gourmande. A l’impossible, nul n’est tenu. Selon la même enquête, elle vise 11 % de rendement annuel pour ses investissements tout en privilégiant... le monétaire.Finalement, on en revient toujours à la même conclusion. Pour plaire aux investisseurs, les sociétés de gestion ont une solution : disposer de fonds performants… Pour cela, ils peuvent désormais compter sur les travaux de l’Investment Leaders Group qui vient de publier ces jours-ci deux rapports offrant des outils destinés à générer de la valeur sur le long terme et à la mesurer. Le tout affiche une forte connotation « ESG ». Sur ce dernier sujet, ils n’auront pas trop de mal à convaincre les professionnels des régimes de retraite. Une enquête mondiale menée par State Street auprès de 400 de ces professionnels démontre que seuls 16 % d’entre eux prévoient un « faible » intérêt pour ces stratégies. Pour sa part, le fonds souverain norvégien a franchi le pas depuis longtemps. Très impliqué dans l’extra-financier dans la gestion d’actifs, l’institution n’en est pas moins fin comptable. Et si les moteurs truqués de Volkswagen peuvent susciter de nombreux reproches de sa part, c’est surtout la perte financière liée au scandale du constructeur qui a conduit le fonds en tant qu’actionnaire à entamer, ces jours-ci, des poursuites en Allemagne contre le géant de l’automobile. Sinon, cette semaine a été l’occasion pour l’Autorité des marchés financiers de faire les comptes. Et de montrer comment elle les règlent... Dans son rapport annuel, il apparait que les sanctions pécuniaires ont représenté en 2015 plus de 21 millions d’euros. Les parlementaires ont semblé soucieux que les services du gendarme de la Bourse ne soient pas débordés par le nombre de dossiers à traiter. Aussi ont-ils décidé d'étendre la procédure de composition administrative aux abus de marché, beaucoup plus rapide. Et surtout permettant à la société incriminée de faire un chèque sans se reconnaitre coupable. Dans le monde de l’asset management, quelque part en Chine, il est clair que la composition administrative ne sera pas pour le « Madoff » chinois, coupable d’une fraude pyramidale de 774 millions de francs suisses. D’abord, l’homme est passé aux aveux. Ensuite, la rapidité n’est plus qu’une notion toute relative pour lui qui va sans doute passer le reste de sa vie derrière les barreaux. Quant à sa société, Zhongjin Asset Management, elle disparaitra sous sa forme actuelle. Corps et biens. Trop disruptive en fait.