La société de gestion alternative ABC Arbitrage a enregistré un résultat net comptable consolidé de 30,5 millions d’euros en 2016, en progression de près de 26% par rapport à 2015, a-t-elle annoncé hier lors de la publication de ses résultats annuels. Son bénéfice net par action s’inscrit à 0,53 euros en 2016 contre 0,43 euros en 2015. Dans un contexte de marché compliqué, en raison de chocs de volatilité violents et courts dans le temps, son produit d’activité courante a progressé pour s’établir à 53,3 millions d’euros à fin 2016 contre 47,7 millions d’euro à fin 2015. « La forte hausse du résultat net du groupe permet de conclure avec succès le plan Ambition 2016 avec la finalisation des implantations internationales et le développement de nouvelles stratégies », explique la société dans un communiqué. ABC Arbitrage a ainsi annoncé le lancement d’un nouveau plan stratégique, baptisé « Step Up 2019 ». « Ce nouveau programme s’oriente vers la poursuite des développements des stratégies à basse volatilité et des investissements IT et R&D sur les stratégies historiques du groupe », indique la société de gestion. Concrètement, même si aucun montant n’est dévoilé, « les investissements prévus doivent permettre à terme de développer les capacités de gestion du groupe et d’améliorer la récurrence des résultats dans une majorité de contextes de marchés », ajoute ABC Arbitrage. Si le groupe table sur une hausse sensible des charges pour les trois années à venir, il confirme sa volonté de « rentabilité significative avec une ambition d’au moins 90 millions d’euros de résultats nets cumulés sur les trois prochaines années ».Au 1er mars 2017, ABC Arbitrage affiche 428 millions d’euros d’encours sous gestion, contre 336 millions d’euros au 1er septembre 2016.
BlackRock va repositionner des stratégies et des portefeuilles en actions gérés activement représentant un encours d’environ 30 milliards de dollars, soit environ 11 % des encours en actions gérés activement, annonce un communiqué. Une nouvelle gamme Advantage, gérée de manière quantitative, sera notamment créée. « L’étape que nous franchissons est une extension de la stratégie que nous avons annoncée en 2016, qui est d’associer nos équipes d’investissement quantitatives et fondamentales pour créer une plate-forme d’investissement actions gérées activement homogène qui profite de l’ensemble des ressources de BlackRock », explique Mark Wiseman, responsable mondial des actions gérées activement de BlackRock, recruté l’an dernier. En clair, plusieurs stratégies actions seront désormais gérées de manière quantitative. Dans ce contexte, une quarantaine de personnes sont licenciées, dont sept gérants de portefeuille, indique le Financial Times, citant des sources proches du dossier. L’offre en gestion active actions sera réorganisée en quatre gammes, chacune étant censée répondre à un besoin clients spécifique, indique le communiqué. La première, la gamme Core Alpha, comprendra des produits pour les clients qui cherchent les rendements du marché et un alpha important avec de faibles niveaux de risque. Cela inclut un nouvel ensemble de produits pour les investisseurs américains dénommée Advantage et qui devrait inclure neuf fonds gérés par l’équipe quantitative de BlackRock. La deuxième gamme est celle High Conviction Alpha, pour des clients qui cherchent des produits ayant un ratio risque/rendement plus élevé. Ces stratégies fournissent un accès à des gérants qui peuvent dégager des rendements dans des stratégies plus concentrées et sans contrainte. La gamme Outcome Oriented se destine aux clients qui veulent un résultat spécifique, comme un revenu ou des stratégies d’investissement durable. De nouveaux produits « income » seront lancés afin de répondre aux besoins des clients cherchant des rendements du dividendes plus élevés. Enfin, la gamme Country and Sector Specialty offrira des expositions pays et sectorielles spécifiques. Cela concernera uniquement les produits actions gérés aux Etats-Unis. Le lancement de la gamme Advantage et l’ étoffement des produits « income » incluent à la fois le lancement de nouveaux produits et la conversion de fonds existants représentant environ 8 milliards de dollars d’actifs, précise le communiqué. Ces changements vont se traduire par des économies annuelles de 30 millions de dollars pour les clients. La société va aussi passer une charge d’environ 25 millions de dollars au premier trimestre 2017 reflétant des licenciements et des dépenses associées avec le repositionnement.
Le gestionnaire d’actifs américain Nuveen, anciennement TIAA Global Asset Management, a nommé Vijay Advani en qualité de directeur général (« chief executive officer » ou CEO) à compter du 21 avril. L’intéressé était précédemment « president » et directeur des opérations (« chief operating officer ») de la société de gestion, filiale du groupe TIAA. Il deviendra également membre du comité exécutif de TIAA. Vijay Advani remplace Rob Leary qui a quitté la société pour poursuivre d’autres opportunités de carrière, indique Nuveen dans un communiqué. Rob Leary restera toutefois chez Nuveen jusqu’au 21 avril afin d’assurer la transition.Avant de rejoindre Nuveen en janvier 2017, Vijay Advani était co-président de Franklin Templeon Investments, responsable des initiatives stratégiques à long terme, de la gestion des investissements et la distribution « retail » et institutionnelle à l’échelle mondiale.
Le numéro un de la gestion d’actifs en Europe Amundi et le CEA, Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives, lui aussi un leader européen dans son domaine, ont annoncé ce 28 mars la conclusion d’un partenariat qui se traduit par la création d’une société de gestion indépendante, dénommée Supernova Invest. Outre la reprise des fonds actuels de CEA Investissement, avec un mandat de conseil pour le fonds stratégique du CEA et la gestion du Fonds FNA « Amorçage Technologique », la nouvelle structure a vocation à créer et à gérer pour compte de tiers de nouveaux fonds de capital-innovation destinés à financer des projets dans l’innovation technologique sur le territoire français.«Après le premier succès dans les infrastructures avec EDF, Amundi s’adosse une nouvelle fois à un industriel leader de son secteur comme l’est le CEA, et démontre son engagement à faire émerger à partir du tissu des start-up françaises une gamme de solutions d’investissement innovante», a commenté Pedro Antonio Arias, directeur des actifs réels et alternatifs d’Amundi, à l’occasion d’un point de presse. Pour Amundi, la nouvelle société profitera des 15 années d’expérience et de pratique de l’équipe de CEA Investissement dans le capital-risque et l’amorçage. Une pratique que Amundi avait abandonné en 2012 en raison des effets négatifs du dispositif fiscal, qui a fait prospérer de petites sociétés de gestion et qui a édulcoré l’appétence au risque chez les particuliers, a expliqué Pedro Antonio Arias. Du point de vue du CEA, la nouvelle structure pourra mobiliser les compétences et les réseaux d’affaires d’Amundi pour lever des fonds. Une autre raison, réglementaire celle-là, explique aussi l’intérêt de cette création pour le CEA. En effet, CEA Investissement ne pouvait pas être filiale à 100% d’un établissement public et avoir l’agrément AMF pour la gestion pour compte de tiers. La nouvelle société de gestion, indépendante sera ainsi codétenue par CEA Investissement (40%), Amundi PEF (40%) et l’équipe issue de CEA Investissement (20%).Supernova Invest a pour ambition de devenir un acteur clé du capital-investissement dédié à l’innovation technologique à tous les stades de maturité des sociétés innovantes, des start-up en amorçage aux sociétés matures sur les deux grands types d’innovations technologiques : d’une part, les innovations de rupture, fondées sur le développement intensif de technologies de rupture issues des laboratoires de recherche et associée le plus souvent à des enjeux industriels, d’autre part, les innovations d’usage, fondées sur l’assemblage de technologies matures pour le développement d’usages et/ou de modèles économiques nouveaux, bien représentées notamment dans l’économie digitale.Dès la première année, la société de gestion sera dotée d’environ 230 millions d’euros gérés ou conseillés, et a pour ambition de gérer 1 milliard d’euros à l’horizon 2020. Les 230 millions d’euros comprennent les activités existantes de CEA Investissement, soit environ 100 millions d’euros, et deux nouveaux fonds en capital innovation, l’un de 70 millions d’euros qui devrait être présenté dans les toutes prochaines semaines, l’autre à l’initiative du Crédit Agricole. Le groupe a en effet décidé de confier la gestion d’un nouveau fonds intitulé « Crédit Agricole Innovations et Territoires » à Supernova Invest. Ce fonds doté de 50 millions d’euros pourrait atteindre 100 millions d’euros d’ici 2020. Cet investissement est porté par les Caisses régionales de Crédit Agricole à hauteur de 40 millions d’euros, Crédit Agricole Assurances et Crédit Agricole S.A. à hauteur de 5 millions d’euros chacun.
Vanguard annonce une baisse des frais sur encours («total expense ratio») de 15 de ses fonds, incluant le fonds équilibré le plus important de l’industrie, selon la société de gestion. Le géant américain de la gestion passive estime que les investisseurs vont économiser environ 23 millions de dollars. Il s’agit de la quatrième annonce de baisse de frais par Vanguard, sur un total prévu de 6 annonces. Jusqu'à présent, le total des baisses représente une économie de 165 millions de dollars à travers 139 fonds et ETF indiciels ou gérés activement, assure la société dans un communiqué.Elle précise ainsi que ses fonds de 98 milliards de dollars, le Vanguard Wellington Fund Investor (VWELX) et Admiral (VWENX) vont voir leurs ratios baisser de 1 et 2 points de base à respectivement 0,25% et 0,16%. «Fondé en 1929, Vanguard Wellington Fund est le plus ancien et le plus grand fonds équilibré du pays, assure le communiqué. Les réductions de charges du fonds peuvent être attribuées à des économies d'échelle du fait de la croissance des encours et des modifications en matière d’incitation».
Avec l’acquisition stratégique de Foncière de Paris, représentant 3,2 milliards d’euros d’actifs à fin 2016, le patrimoine de la société d’investissement immobilière cotée Eurosic atteint 7,7 milliards d’euros à fin décembre 2016 contre 3,3 milliards d’euros un an plus tôt, selon un communiqué publié le 28 mars. Hors Foncière de Paris, Eurosic affiche un investissement de près de 1 milliard d’euros d’actifs et de projets, dont 0,6 milliard d’euros investis au travers de sa filiale Eurosic Lagune sur les secteurs du loisir et de la santé en Europe, et 0,4 milliard d’euros d’actifs de bureaux acquis dans des grandes métropoles françaises. L’ANR a progressé de 14% à 44,1 euros par action.
Charles Murphy, qui participait à la sélection des opportunités d’investissements dans l’assurance pour le hedge fund Paulson & Co, est décédé hier à l'âge de 56 ans. «Nous sommes attristés par cette nouvelle», a déclaré John Paulson dans un communiqué. «Charles était un homme extrêmement doué et brillant, un grand partenaire et un véritable ami.» D’après Bloomberg, il pourrait s’agir d’un suicide.
La spécialiste de la multigestion, Berit Hamann, rejoint la boutique d’investissement Veritas Institutional deux mois après avoir quitté le poids lourd allemand Allianz Global Investors, rapporte le site Citywire. Le départ de Berit Hamann, après cinq ans et demi au sein de l'équipe multi-asset dirigée par Manuela Thies, est le dernier d’une série de défections ces derniers mois, dont trois membres de l'équipe partis chez MainFirst à l'été 2016.Berit Hamann devrait rejoindre la société de gestion basée à Hambourg début avril. Ce recrutement est lié à une forte croissance des actifs sous gestion de Veritas, qui totalisaient en fin d’année 6 milliards d’euros contre 4 milliards d’euros à fin décembre 2015. La notoriété de la boutique de gestion repose notamment sur un outil de gestion du risque, Risk@Work, à destination des investisseurs institutionnels, assure le site.
Fund Buyer Focus vient de faire paraître son palmarès 2017 du Fund Brand 50 qui donne le nom des 50 marques de sociétés de gestion préférées des sélectionneurs de fonds en Europe. Selon Diana MacKay, directrice générale de Fund Buyer Focus, après une année 2016 marquée par des surprises importantes sur les marchés, le palmarès a beaucoup évolué au niveau des 10 premières positions. Seul le top 3 reste inchangé avec en tête BlackRock, suivi de JP Morgan AM et Fidelity. Pour le reste, Nordea (huitième avec 14 places gagnées) et Robeco (dixième avec quatre place gagnées) ont fait leur entrée dans le top 10, tandis que Carmignac et Franklin Templeton en sont sortis. Ce dernier a été éjecté par Pictet , à la quatrième position après un gain de 6 places. Carmignac est passé lui de la neuvième à la douxième position. Schroders, Invesco et Deutsche AM gagnent chacun une place respectivement au cinquième, sixième et septième rang. M&G se retrouve au neuvième rang après une chute de quatre places. Le communiqué relève que l’appétit des investisseurs pour les thématiques et les investissements socialement responsables a beaucoup joué pour les groupes qui affichent une reconnaissance de marque améliorée. La taille n’est par ailleurs pas un obstacle à la popularité de la marque pour les petits groupes capables de prouver leur stabilité - une caractéristique démontrée par la boutique gagnante, Lannebo Fonder, et la société qui a le plus rapidement progressé dans cette catégorie, FundSmith. Enfin, les fournisseurs de gestion passive peuvent aussi se différencier et construire une reconnaissance de leur marque sur des attributs autres que les prix. iShares a été par exemple la marque de gestion passive la plus forte, en remontant de six places à la 14ème position, soutenue par un score élevé pour sa capacité d’innovation.Le classement est établi à partir de près de 1000 entretiens conduits en 2016 auprès de sélectionneurs de fonds dans 10 marchés clés, pesant plus de 2.800 milliards d’euros en termes d’investissements dans des fonds de sociétés tierces. Les sélectionneurs interrogés donnent les noms de leurs trois sociétés de gestion préférées. Pour le calcul du score final, plusieurs éléments entrent en compte, dont l’adaptation aux changements dans l’environnement de marché, l’expertise, l’innovation, la solidité, la stabilité du processus de gestion, etc
Linedata, éditeur de solutions globales dédiées aux professionnels de l’asset management, de l’assurance et du crédit, dévoile les résultats de sa septième enquête annuelle et mondiale (1) sur le secteur de la gestion d’actifs. Interrogés lors de la précédente enquête sur les tendances les plus déstabilisatrices pour l’industrie de la gestion d’actifs, les professionnels avaient cité en priorité des préoccupations spécifiques au secteur : les robo-advisors (23,5 %), la place grandissante des stratégies alternatives (24,1 %) et la cybercriminalité (33,5 %). Cette année, ces préoccupations certes demeurent mais sont reléguées au second plan (11,6 %, 7,4 % et 17,9 %, respectivement). Ainsi, un quart des sondés (24,2 %) mentionne les changements politiques et les évolutions de politique budgétaire comme facteur majeur de bouleversement pour le secteur de la gestion d’actifs, alors que ces préoccupations n'étaient pas même citées l’an dernier. De l’avis des gérants d’actifs du monde entier, le vote en faveur du Brexit, l'élection de Donald Trump et la possible montée du populisme d’extrême droite dans de nombreuses nations européennes ont marqué l’année de leur empreinte.Tandis que ces inquiétudes nouvelles prennent une importance grandissante, la question réglementaire continue de représenter un enjeu majeur immédiat pour les gérants. L’adaptation aux évolutions réglementaires aura été ainsi citée comme le principal défi par les sondés dans six des sept enquêtes menées par Linedata. « S’adapter à la réglementation » reste ainsi un défi prioritaire pour un gérant interrogé sur deux (50 %), 53 % d’entre eux le considérant également comme la problématique majeure des trois années à venir, même s’ils ne la priorisent pas de la même manière selon les zones géographiques.(1) L’enquête a été mise en ligne au cours du mois de janvier 2017. Avec la participation de 126 sociétés de gestion, de hedge funds, d’administrateurs de fonds, de banques, de gestionnaires de fortune et de dépositaires à travers l’Europe, le Royaume-Uni, l’Amérique du Nord et l’Asie, l’enquête avait pour objectif d’identifier les défis et les priorités à venir en 2017.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé le 28 mars la conclusion d’un accord avec le gouvernement du Québec sur les modalités de sa participation au projet du Réseau électrique métropolitain (REM). Avec un engagement de 1,28 milliard de dollars équivalent à 24,5 % du capital-actions, le gouvernement devient un actionnaire minoritaire du projet. L’investissement de la Caisse atteint quant à lui 2,67 milliards de dollars, soit 51 % du capital-actions du projet. L’entente avec le gouvernement du Québec permet également d’établir les seuils de rendements et le mécanisme de partage des dividendes entre la Caisse et le gouvernement. Le seuil de rendement prioritaire pour l’investissement en capital-actions de CDPQ Infra a ainsi été établi à 8 %, précise une note d’information. Le seuil de rendement prioritaire est le niveau de rendement qui doit être atteint par l’actionnaire majoritaire, CDPQ Infra, pour déclencher la production de rendement pour les actionnaires minoritaires. Toutefois, le rendement prioritaire ne correspond pas nécessairement au rendement projeté, donc le rendement à être réalisé par CDPQ Infra, qui pourrait se situer dans une fourchette entre 8% et 9%. Le niveau de rendement projeté dépendra notamment de la participation du gouvernement du Canada et du résultat des appels d’offres.Jusqu’à l’atteinte du rendement prioritaire de 8 % pour CDPQ Infra, les dividendes du projet de REM sont entièrement versés à CDPQ Infra. Lorsque ce niveau de rendement sera obtenu, les dividendes sont versés majoritairement (72 %) aux actionnaires minoritaires – les gouvernements du Québec et du Canada – jusqu’à l’atteinte du niveau de rendement minimal visé prévu par l’entente, soit 3,7 %. Ce rendement de 3,7 % est équivalent au coût d’emprunt moyen du gouvernement du Québec sur l’ensemble de sa dette. Le projet de REM est le premier projet de transport collectif pour lequel le gouvernement aura un remboursement de son investissement en capital et du coût moyen d’emprunt.
NN Investment Partners s’associe avec South Pole Group afin de s’assurer que ses décisions d’investissement sont basées sur la meilleure information disponible dans le carbone, les déchets et l’eau. South Pole va fournir un outil de « screening » des portefeuilles sur mesure à NN IP. Cela doit lui permettre de mieux identifier les sociétés qui vont tirer leur épingle du jeu dans ce contexte de changement climatique et de surexploitation des ressources. « La solution fournie par South Pole Group fournit un ajout important aux autres informations ESG sur les entreprises et les pays que nous obtenons grâce à nos autres partenaires, nos courtiers et notre recherche interne », explique le communiqué.
A fin décembre 2016, 165 fonds verts étaient commercialisés en Europe pour un encours de 22 milliards d’euros, selon la dernière étude de Novethic sur le sujet réalisée avec le soutien de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l'énergie). Si depuis 2013 le nombre de fonds est resté relativement stable, les encours ont progressé de 47 %. Et ce, alors qu’ils avaient reculé entre 2009 et 2013, de 18,8 milliards d’euros à 15 milliards d’euros, dans le sillage de la crise financière. « La COP 21 est passée par là et le monde financier a pris conscience du risque climat », a commenté Dominique Blanc, directeur de la recherche chez Novethic, au cours d’une conférence consacrée à ces fonds verts. Ces volumes et leur croissance restent cependant modérés au regard de l’ensemble des encours globaux des financements verts, au-delà de l’univers des fonds cotés, nuance Novethic. La gestion des fonds verts est concentrée autour de quelques acteurs pionniers dans ce domaine. Les 10 premiers d’entre eux gèrent en effet ensemble plus de 14 milliards d’euros, soit les deux tiers des encours du marché. Le numéro un est le suisse Pictet AM, qui aligne trois fonds représentant 4,6 milliards d’euros, dont son célèbre fonds sur la thématique de l’eau. La société de gestion est suivie par le français BNP Paribas IP, qui a 8 fonds et 2,5 milliards d’euros et l’américain BlackRock avec 5 fonds (1,6 milliard d’euros). L’eau ressort par ailleurs comme le thème le plus populaire auprès des investisseurs, les 20 fonds spécialisé sur « l’or bleu » rassemblant un encours de 8,27 milliards d’euros. Ils sont suivis de près par les 84 fonds « environnement », un thème plus large qui affiche 8,1 milliards d’euros d’encours. En termes de classes d’actifs, la grande majorité des fonds verts européens (85 %, en nombre comme en volume) sont des fonds actions, mais le marché se diversifie progressivement sur le volet obligataire, notamment avec l’essor des obligations vertes. Enfin, côté investisseurs, ce sont les institutionnels qui dominent le marché, selon Novethic, qui observe que seuls 15 % des compartiments analysés ont une distribution réservée aux personnes physiques. Chez BNP Paribas Wealth Management, Eléonore Bedel, responsable ISR et impact investing, constate que dans les encours ISR des clients, les fonds verts représentent 10 %. Mais que lorsque c’est le client qui décide (dans le cadre d’une gestion conseillée ou libre), le taux monte à 30 %. En effet, ces fonds, selon elle, sont plus faciles à comprendre.
The top player in asset management in Europe Amundi, and the French atomic and alternative energy commission, Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), also a leader in its field, on 28 March announced that they have signed a partnership to create an independent asset management firm, to be entitled Supernova Invest. In addition to taking over the current CEA Investissement fund, with a contract to advise the strategic fund for CEA and to manage the FNA fund “Amorçage Technologique,” the new firm will also create and manage new capital innovation funds for third parties, to finance technological innovation in France.“After a first success in infrastructure with EDF, Amundi is once again teaming up with an industrial leader in its sector in CEA, and is showing its commitment to helping a range of innovative investment solutions to emerge out of the fabric of French startups,” Pedro Antonio Arias, director of real and alternative assets at Amundi, said at a press conference. The new independent asset management firm will be jointly controlled by CEA Investissement (40%), Amundi PEF (40%), and the team coming from CEA Investissement (20%).From its first year, the firm will have about EUR230bn in assets under management or advised, and will aim to reach EUR1bn by 2020. These EUR230bn include existing activities at CEA Investissement, which account for about EUR100m, and two new capital innovation funds, one with EUR70m, which is expected to be unveiled in the next few weeks, and one to be created with Crédit Agricole. The latter banking group has decided to outsource the management of a new fund to be known as “Crédit Agricole Innovations et Territoires” to Supernova Invest. This investment will bring in EUR40m from the regional branches of Crédit Agricole, while Crédit Agricole Assurances and Crédit Agricole S.A. will contribute EUR5m each.
In the fourth of six planned announcements, Vanguard reported lower expense ratios for 15 mutual fund shares, including the industry’s largest balanced fund. As a result, investors in these funds saved an estimated USD23 million, according to a press release. To date, Vanguard has reported an estimated USD165 million in cumulative savings across 139 index and actively managed fund and ETF shares. Three actively-managed fund shares reported expense ratio decreases this month. The USD98 billion Vanguard Wellington Fund Investor (VWELX) and Admiral (VWENX) shares declined one and two basis points to 0.25% and 0.16%, respectively. The expense ratio of the USD1.5 billion Vanguard Convertible Securities Fund (VCVSX) declined four basis points to 0.34%. Founded in 1929, Vanguard Wellington Fund is the nation’s oldest and largest balanced fund. The fund’s expense reductions can be attributed to economies of scale from asset growth and incentive/penalty arrangements, concludes the statement
BlackRock is positioning its equity investment platform for the future of active management – leveraging its unique scale and breadth of capabilities to drive sustainable alpha. The firm is also segmenting its active equity product offerings into four product ranges to meet evolving client preferences, which includes launching the new BlackRock Advantage series of core alpha products.Strategy or portfolio management repositioning will impact approximately USD30 billion in assets under management (about 11% of total active equity AUM). There will be no repositioning of active equity products currently managed outside of the U.S. “At the heart of BlackRock is a culture that embraces change and turns it into opportunity,” said Laurence D. Fink, Chairman and CEO in a presse release. “We are constantly anticipating how macro trends will reshape both our industry and our clients’ needs; we then pivot accordingly.The changes BlackRock is making include reorienting certain investment teams, primarily in the U.S., around a more focused product line-up, while also shifting resources and responsibilities within teams to best leverage the full breadth of BlackRock’s platform in seeking to generate sustainable alpha.The firm is also investing further in data science innovation, which leverages the unique capabilities of Aladdin®, and strengthens the connections that quantitative and fundamental investors both need to distill unstructured information into investable insights.BlackRock is creating a more integrated approach to collaboration across fundamental research teams to leverage the firm’s global reach, including insights generated from teams in local markets. This new structure will allow the best insights derived both through big-data analysis and fundamental research to be shared across every investment team across the active equity platform.BlackRock’s equity strategies reflect a continuum of investment building blocks – spanning index, factors, quantitative, fundamental and alternatives – used to tailor solutions for specific client needs. Within that spectrum, BlackRock’s active equity offerings are being organized in four product ranges, each designed for a specific client need and priced along a continuum to deliver the value clients expect.“Clients have moved beyond just active and passive techniques. They are choosing from a variety of products that incorporate multiple investment strategies, return targets, levels of risk and cost expectations,” said Wiseman. “We are evolving our product offerings to ensure we stay ahead of those changing client desires.”The four distinct product ranges for BlackRock’s active equity products will be:1. Core Alpha – products for clients seeking market returns plus consistent alpha (outperformance over a benchmark) with lower levels of risk. This includes a new Advantage series of products for U.S. investors and initially is expected to include nine mutual funds providing access to BlackRock’s industry leading quantitative investment team. Approximately 90% of the investment team’s overall strategies have outperformed their respective benchmarks or peer median over the past five years.*2. High Conviction Alpha – for clients seeking higher risk/return products. These strategies provide access to portfolio managers that can deliver returns in more highly concentrated and unconstrained/absolute return strategies.3. Outcome Oriented – products designed to provide clients with specific outcomes, such as income or sustainable investment strategies. This will include an expanded range of income products to meet growing client needs for higher dividend yields.4. Country and Sector Specialty – offering clients specific country and sector exposures, where BlackRock offers deep expertise.Launch of the new Advantage series and an expanded range of income funds includes both new products and the conversion of certain existing funds with approximately USD8 billion in assets. These changes will result in approximately USD30 million of annualized savings to clients from lower fees. BlackRock anticipates that these products will attract new assets at a faster rate over time as a result of improved pricing and performance. The firm will also incur a charge of approximately USD25 million in the first quarter of 2017 reflecting certain one-time, severance and accelerated compensation expense associated with the repositioning.
La division de gestion d’actifs de HSBC réfléchit au lancement d’un fonds d’un milliard de dollars (926 millions d’euros) spécialisé dans la dette privée d’entreprise, rapporte Bloomberg. La structure en charge du fonds était jusque-là logée dans la banque privée de HSBC, avant d’être transférée dans la division de gestion d’actifs afin d’ajouter à la clientèle privée potentielle des débouchés auprès d’investisseurs institutionnels. La taille du fonds n’est pas encore arrêtée et pourrait être augmentée en fonction de la demande.
BlackRock a annoncé mardi soir qu’il va réorganiser sa division de gestion active d’actions en supprimant de postes, en abaissant ses commissions et en recourant davantage à des ordinateurs pour sélectionner les valeurs de ses portefeuilles. Le premier gestionnaire d’actifs mondial va renommer ou ajuster la stratégie d’investissement d’environ 11% des 275 milliards de dollars (255 milliards d’euros) d’encours de sa division de fonds actions gérés de manière active, qui subit des retraits de capitaux.
La gestion du fonds fintech du Crédit Agricole investissant dans des startups déployant des solutions et des applications dans le domaine de la bancassurance, est désormais déléguée à la société de capital-risque Breega Capital.
Dans le cadre du questionnaire des coupoles Distrib Invest, Géraldine Métifeux, fondatrice d'Alter Égale explique la stratégie de la société en terme de sélection de fonds, mais aussi son approche en matière d'éducation financière et de satisfaction client.
Au cours des Clubs Dates Invest à Lyon, le 23 mars dernier, Fadi Fattouh, portfolio manager chez Permal, Nicolas Salomon, responsable au sein du Portfolio Management Committee de la caisse de pensions du CERN, Fabrice Zamboni, formateur chez FZA Consulting et multi asset manager à la Caisse des Dépôts, et Julien Rerolle, fondateur de Spread Research ont détaillé les conditions et les enjeux liés à un investissement dans le crédit alternatif UCITS.
Deux ans après la mise en place de sa collaboration avec Liberté Living-Lab (LLL), Lyxor Asset Management dresse un bilan sur ses projets structurant et chantiers d'avenir.
Le Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives (CEA) crée une société de gestion en capital-investissement, baptisée Supernova Invest, codétenue par Amundi. Le CEA et Amundi disposeront chacun de 40% du capital, les 20% restant étant détenus par l’équipe de gestion issue de CEA Investissement. Supernova Invest gèrera plusieurs fonds orientés vers la haute technologie (deep-tech) et les start-ups technologiques dans lesquelles les équipes de CEA investissement ont déjà une expertise reconnue. A son démarrage, Supernova Invest disposera de plus de 200 millions d’euros d’actifs sous gestion (données estimées pour juin 2017) : 100 millions d’euros proviennent des fonds actuels de CEA Investissement (fonds stratégique CEA et fonds d’Amorçage Technologique Investissement) qui sont transférés dans la société de gestion commune. 50 millions d’euros sont apportés par le Crédit Agricole (Caisses régionales, Crédit Agricole Assurances et Crédit Agricole S.A.) à travers son fonds « Crédit Agricole Innovations et Territoires », récemment crée pour aider les jeunes entreprises innovantes. environ 70 millions d’euros annoncés doivent être apportés par un nouveau fonds d’amorçage technologique qui devrait réunir une dizaine d’investisseurs financiers et industriels. Le CEA figurera parmi ces investisseurs. D’ici à 2020, Supernova espère atteindre le milliard d’euros d’actifs sous gestion. Un mandat de conseil pour le fonds stratégique et un mandat de gestion pour le fonds d’amorçage Les équipes de CEA Investissement ont rejoint celles d’Amundi pour créer une structure d’une dizaine de personnes. Le CEA confie un mandat de conseil à Supernova Invest pour le fonds stratégique du CEA en gardant la main sur ses décisions d’investissement. Il confie en revanche à Supernova Invest la gestion du Fonds ouvert « Amorçage Technologique Investissement ». Doté de 38 millions d’euros, ce fonds a été souscrit par le Fonds National d’Amorçage (FNA), géré pour le compte de l’Etat par la Banque Publique d’Investissement (BpiFrance), le CEA, EDF, Safran et BioMérieux. Crédit Agricole confie aussi à Supernova Invest la gestion de son nouveau fonds « Crédit Agricole Innovations et Territoires », doté de 50 millions d’euros (un investissement porté à hauteur de 40 millions d’euros par les Caisses régionales de Crédit Agricole et 5 millions d’euros chacun par Crédit Agricole Assurances et Crédit Agricole S.A.). La décision du CEA Investissement de créer une société de gestion avec Amundi s’explique d’abord par une obligation réglementaire. « L’AMF ne nous autorisait pas à créer une société de gestion sans la présence d’autres actionnaires pour des questions de possibles conflits d’intérêts entre les entreprises et l’Etat », explique Christophe Gégout, administrateur général adjoint du CEA et président de CEA Investissement. En outre, stratégiquement, le CEA avait pour clients historiques EDF et Areva et souhaitait trouver de nouveaux relais de croissance. « L’Etat nous a notamment confié la mission de soutenir la ré-industrialisation du pays. Nous pouvons mieux y répondre avec les équipes d’Amundi pour apporter le capital et accompagner le développement d’entreprises innovantes. Nous voulons susciter l’émergence des grandes licornes de la deep-tech française », affirme Christophe Gégout.
Le fonds souverain du Qatar (Qatar Investment Authority, QIA) voit des opportunités d’investissement en Grande-Bretagne après le Brexit et s’intéresse notamment aux secteurs des infrastructures, de la santé et de la technologie, a déclaré le 27 mars son directeur général, rapporte l’agence Reuters. Si le QIA, dont les avoirs sont estimés à 335 milliards de dollars (308 milliards d’euros), a réalisé davantage d’investissements aux Etats-Unis et en Asie qu’en Europe ces dernières années, il reste l’un des principaux investisseurs du Golfe en Grande-Bretagne."Je suis toujours à l’affût, même après le Brexit, d’opportunités que le QIA pourrait saisir,» a déclaré Abdullah ben Mohammed ben Saoud al-Thani lors d’une conférence à Londres, deux jours avant que la Première ministre Theresa May ne déclenche officiellement la procédure du Brexit. Interrogé sur les secteurs qui suscitent l’intérêt du Qatar, al-Thani a répondu : «Notre objectif maintenant est vraiment de nous concentrer sur les infrastructures et nous nous concentrerons également sur la santé et la technologie.» Egalement invité de la conférence, le Premier ministre qatari Cheikh Abdullah ben Nasser ben Khalifa al-Thani a déclaré que le Qatar voulait investir cinq milliards de livres en Grande-Bretagne dans les cinq prochaines années.
The number of complaints regulators have received in the first half of 2016 by financial consumers has increased, the European Securities and Markets Authority (ESMA) says. ESMA’s recent report on trends, risks and vulnerabilities (TRV) reveals that the total number of complaints reported across the EU was 7,026 in 1H16 compared to 5,152 in 2H15.The three most common causes among complaints reported directly to national regulators in 1H16 were on: execution of orders (31%); quality/lack of information (19%); and unauthorised business (15%). One clear trend was an increase in the proportion of complaints relating to bonds and other debt securities, to become the most complained-about instrument. Turning to complaints categorised by the financial instrument, the leading types of instrument generating complaints in 1H16 were: bonds and other debt securities (20%); shares, stock and equity (17%); options, futures and swaps (17%); and financial contracts for difference, or CFDs (15%).Complaints relating to investment advice, in contrast, have fallen markedly over recent years, which may be associated with measures taken by NCAs and ESMA. Additionally, complaints collected via firms highlight that fees and charges are increasingly causing concern to retail investors, which is likely to be linked to their increased prominence in the current market environment of very low yields.
The Qatar Investment Authority (QIA), the Qatar sovereign fund, is preparing to open an office in San Francisco, at the heart of Silicon Valley, to manage its investment portfolio in the United States as closely as possible, its CEO announced at a pres conference in London, according to Reuters. “We will soon be opening an office in Silicon Valley, in San Francisco,” Sheikh Abdullah Bin Mohammed al-Thani told journalists. The sovereign fund, which has a strong presence in Europe, is now seeking to diversify its activities in Asia and the United States. Last year, QIA announced a USD20bn investment plan for Asia over the next five years.
Fees are higher than returns: those are the findings of a study by Mediobanca which covered the evolution of investment funds in Italy over 32 years, between 1984 and 2015, Bluerating reports, citing the Plus weekly publication of Il Sole – 24 Ore. The study analysed more than 1,000 funds and Sicavs, corporate pension funds and closed funds, real estate funds, hedge funds, funds of funds and dedicated funds. Over 32 years, these products have seen gains of 54.6% in their assets, for annual returns of 1.37% (not taking inflation into account). Over the same period, management fees paid by subscribers totalled EUR73.8bn, and taxes came to EUR7.3bn. According to calculations by the financial news source, the average cost of commissions per year as a proportion of assets was 1.39%, which is thus higher than annual returns.
Redevco, a pan-European investment company specialised in commercial real estate, has announced the acquisition of a commercial property in central Glasgow for one of its investor clients. The building on Buchanan Street has only very recently been renovated to offer “ultra-modern” commercial space for the Nike brand, its current tenant. The sale price is over GBP29m.The property has a total of 2,549 m2 on four floors, with commercial space on the ground and first floors. Redevco was advised by Mr. Lambert Smith Hampton. LaSalle Investment management was advised by BNP Paribas Real Estate.