BlackRock a nommé Tariq Fancy au poste nouvellement créé de directeur des investissements au sein de son département dédié aux investissements durables, selon un document interne obtenu par Pensions & Investments. Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé sera responsable de l’intégration des données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) et de notes de recherche au sein de la plateforme d’investissement de BlackRock. Il devra également aider à améliorer et standardiser les reportings des clients sur les risques ESG et développer des outils pour aider les équipes d’investissement à analyser les enjeux de l’investissement durable. Il sera directement rattaché à Brian Deese, responsable mondial du département dédié aux investissements durables. Cette division compte 11 personnes et supervise actuellement 195 milliards de dollars d’actifs. Tariq Fancy travaillait précédemment chez The Rumie Initiative, une organisation à but non lucratif qu’il avait fondée.
Le gestionnaire d’actifs britannique Hermes Investment Management (Hermes IM), qui affiche 30,8 milliards de livres d’encours, a nommé Tim Youmans en tant que directeur de l’engagement (« Engagement Director ») au sein de son équipe dédiée à la bonne conduite (« stewardship ») et à la gouvernance, baptisée Hermes EOS. Basé à New York, l’intéressé aura pour mission de renforcer les activités de Hermes EOS sur le marché nord-américain. Il sera directement rattaché à Bruce Duguid, Head of Stewardship chez Hermes EOS.Dans le cadre de ses fonctions, Tim Youmans sera responsable de la recherche, de la planification et de la mise en œuvre des bonnes pratiques et des règles de bonne gouvernance en Amérique du Nord, qui se traduisent notamment dans les politiques de vote aux assemblées générales. Il sera également chargé de proposer des services de contrôle et d’évaluation des risques aux sociétés ayant des activités controversées.Tim Youmans travaillait précédemment chez The CEO Force for Good, une coalition de directeurs généraux et de PDG dont la vocation est d’aider les entreprises à transformer leur stratégie en matière sociale et de gouvernance. Avant cela, il avait officié à la Harvard Business School.
Vanessa Selbst, la meilleure joueuse de poker de tous les temps, travaille désormais chez Bridgewater Associates, rapporte Bloomberg. L’intéressée, qui a remporté 11,9 millions de dollars en 12 ans dans les tournois du jeu de cartes, a rejoint la plus grande société de hedge funds au monde, selon une source bien informée. Dans un post Facebook du 31 décembre, Vanessa Selbst annonce qu’elle a commencé à travailler au sein d’une société de hedge funds il y a quatre mois pour se concentrer sur la recherche et la stratégie de trading. Avant de se faire un nom au poker, Vanessa Selbst a effectué un premier cycle à l’Université de Yale et a un diplôme de droit.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais Robeco a annoncé, ce 10 janvier, le lancement du fonds « Robeco Global FinTech Equities » qui investit dans des actions de sociétés cotées qui bénéficient de la numérisation croissante du secteur financier. Domicilié au Luxembourg et autorisé à la distribution sur le marché français, ce véhicule est un fonds concentré, investi dans des actions internationales sans contrainte d’indice de référence. « Robeco est l’un des premiers gérants d’actifs à lancer un fonds géré activement qui investit exclusivement dans des actions de sociétés fintech cotées », se targue la société de gestion dans un communiqué. Les sociétés comprises au sein de l’univers d’investissement construit selon un modèle propriétaire feront partie de l’un des trois segments suivants : les gagnants d’aujourd’hui, les « facilitateurs » pour l’univers des Fintech et, enfin, les challengers. Le segment « Gagnants d’aujourd’hui » comprend des entreprises qui disposent d’un avantage concurrentiel dans ce secteur. Le segment « Facilitateurs fintech » est composé de sociétés qui favorisent la tendance à la digitalisation. Enfin, le segment « Challengers » cible les entreprises qui pourraient être les gagnants de demain. « Cette répartition en trois segments permet au fonds d'être diversifié sur différents moteurs et caractéristiques de risque », explique Robeco.Le fonds est géré par Patrick Lemmens, également gérant du fonds Robeco New World Financial Equities, et Jeroen van Oerle. Tous deux font partie de l'équipe d’investissement thématique de Robeco qui gère environ 3,2 milliards d’euros à fin septembre 2017 répartis sur six stratégies différentes.
Lors d’une phase de test effectuée fin 2017, BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) a réalisé avec succès sa première transaction de souscription dans un fonds en utilisant la technologie blockchain tout au long de la chaîne de transaction. La filiale de gestion de BNP Paribas explique ainsi que ce test a été effectué en s’appuyant sur le programme blockchain de BNP Paribas Securities Services, Fund Link, et sur FundsDLT, une plateforme décentralisée qui utilise la blockchain pour le traitement des opérations de souscription et rachats de parts de fonds. FundsDLT est une initiative conjointe de Fundsquare (filiale de la Bourse de Luxembourg), InTech (filiale du Groupe POST) et KPMG Luxembourg. Le test a confirmé la capacité des plateformes à établir la connexion entre différentes blockchains et était le premier à s’appuyer sur l’interopérabilité entre des blockchains indépendantes. Il marque ainsi une étape clé pour la distribution de fonds, assure le communiqué. La transaction couvrait chaque étape du processus, de l’instruction de l’ordre jusqu’à l’exécution de l’opération. « Nous avons une opportunité unique de façonner l’avenir de l’industrie de la gestion d’actifs et de transformer en profondeur la distribution de fonds grâce aux technologies digitales. Ces innovations offrent aux investisseurs des délais de transaction bien plus rapides, tandis qu’elles nous permettront de disposer de systèmes plus fluides et efficaces dotés d’une technologie innovante et compatible avec tous les types de fonds et toutes les régions», a commenté pour sa part Fabrice Silberzan, chief operating officer de BNP Asset Management.
La société de gestion allemande MainSky Asset Management, basée à Francfort, a annoncé le recrutement de Thomas Hopf en qualité de directeur commercial (« Head of Sales »). Cette nomination est effective à compter du 1er janvier 2018. L’intéressé arrive en provenance d’Axa Investment Managers (Axa IM) où il a travaillé pendant plus de 13 ans en charge des ventes institutionnelles en Allemagne auprès des banques, des multigérants, des fonds de fonds et des family offices. Avant cela, il était passé chez UBS et LGT Asset Management, notamment.
Les associés d’Henri Selmer Paris, société familiale fondée en 1885, leader mondial de la manufacture de saxophones et présent aussi dans les clarinettes et becs haut de gamme, sont entrés en négociation exclusive avec le fonds de capital-investissement Argos Soditic, en vue de la cession du capital de l’entreprise. Cette opération est initiée et soutenue par les 55 actionnaires représentant la quatrième et la cinquième génération de la famille Selmer, tous descendants d’Henri Selmer, fondateur de la société, assure un communiqué.Nommé directeur général en 2017, Jérôme Selmer, arrière-petit-fils du fondateur, souligne qu’ « avec Argos Soditic nous serons plus forts et plus agiles pour renforcer notre position de leader. Il s’agit pour nous de poursuivre notre transformation et notre développement, avec nos salariés qualifiés et avec nos distributeurs, afin de satisfaire les attentes d’une clientèle croissante et internationale. » 87% des ventes sont réalisées à l’export dans plus de 60 pays, auprès de distributeurs et de marchands. La moitié des ventes est réalisée en Asie, au Japon et aussi en Chine où l’entreprise bénéficie de l’essor de ce marché. Henri Selmer Paris compte environ 500 salariés et a généré en 2017 un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros.
Anaxis Investment Management a recruté Maximilien Védie chez Société Générale Bank & Trust pour renforcer son équipe obligataire haut rendement, a appris Citywire Selector. Il travaillera aux côtés de Thibault Destrés et de Pierre Giai-Levra sur les fonds Anaxis Short Duration et Anaxis Income Advantage.
Julius Baer envisage toujours d’introduire sa filiale italienne Kairos Investment Management à la cote, après avoir repris l’intégralité du capital-actions de la société (NewsManagers du 10 janvier), rapporte L’Agefi suisse. «Une introduction en Bourse est toujours une option», a indiqué hier à AWP une porte-parole de la banque de gestion zurichoise. A l’heure actuelle, l’établissement n’entend toutefois pas spéculer sur l’ampleur d’une éventuelle IPO, sur le calendrier d’une telle opération ou sur la place financière où Kairos pourrait être cotée.
Après un exercice 2016 difficile, une très bonne année 2017. Lazard Frères Gestion a enregistré l’an dernier une collecte nette de 1,6 milliard d’euros, a indiqué le 10 janvier François-Marc Durand, président de la société de gestion, à l’occasion d’une présentation des perspectives 2018. La composition de la collecte s’est caractérisée par une montée en puissance de la distribution. Cette dernière a ainsi représenté 500 millions d’euros pour la France, celle émanant de la distribution en Europe environ 500 millions d’euros également, et celle de la clientèle institutionnelle 500 millions d’euros. La banque privée a également enregistré une forte collecte mais Lazard étant une maison cotée, François-Marc n’a pas souhaité en dire plus dans l’immédiat.Les stratégies « blockbuster », qui totalisent autour du milliard d’euros, sont désormais au nombre de trois. Les stratégies convertibles globales représentent 1,5 milliard d’euros, les stratégies small caps pèsent 1 milliard d’euros et les stratégies de dette financière également. Lazard Patrimoine, qui a dégagé une performance de 6,6% l’an dernier et qui a désormais un historique de performance de trois ans, va faire l’objet dès la semaine prochaine d’une campagne de publicité. Cette campagne vise notamment des clients dont les contrats d’assurance-vie affichent des performances encore et toujours orientées à la baisse.François-Marc Durand a par ailleurs évoqué les préoccupations de la société concernant l’impact de la directive MIF II sur sa stratégie. Il a donné l’exemple de la stratégie Large Caps qui affiche désormais dix ans de surperformance par rapport à l’indice Eurostoxx, avec un écart de 390 points de base par an. Or, afin de bien asseoir cette surperformance, Lazard Frères Gestion a demandé une certification GIPS. Mais la société de gestion a été aussi amenée à refuser un certain nombre de mandats pour des clients institutionnels car les frais qui y sont attachés doivent être arrêtés à l’aune de la performance. Or il n’est pas non plus question chez Lazard d’absorber les frais de recherche. « Nous faisons payer un juste prix et nous n’acceptons pas de prendre ces frais à notre charge », a lancé François-Marc Durand.La société de gestion a ainsi dû engager une réflexion sur le prix de la performance. « Il ne s’agit pas d’un combat corporatiste. Il s’agit d’une réflexion plus générale sur la relation prix/performance. Il doit y avoir un prix convenable pour la performance. Le prix doit être lié à la performance, à la persistance de la performance dans le temps. Il faut réfléchir à cette problématique », a estimé François-Marc Durand, qui entend bien faire part du fruit de ces réflexions dans les prochains mois.Du côté des perspectives pour 2018, Lazard Frères Gestion estime que le scénario d’une récession aux Etats-Unis n’est pas pour tout de suite et que l’horizon est relativement dégagé sur les 18 prochains mois. Les perspectives de croissance sont par ailleurs très favorables si bien que la société de gestion reste très positive sur les actifs risqués, et notamment les actions. La vigueur de l'économie mondiale justifie une bonne croissance des résultats des entreprises et soutient la progression des marchés actions. L’euphorie actuelle peut amener des corrections techniques sans remettre en question cette bonne tendance sur l’année, estime la société. Les actions américaines devraient bénéficier de la réforme fiscale mais une partie de l’impact est probablement déjà dans les cours. La progression des résultats des entreprises devrait être plus forte dans les autres marchés.
Alexandre Caminade monte en grade au sein de La Banque Postale Asset Management (LBPAM). Selon son profil LinkedIn, cet ancien d’Allianz Global Investors occupe en effet depuis début janvier 2018 le poste de responsable de l’obligataire, des solutions assurantielles, du crédit et des obligations convertibles. Alexandre Caminade avait rejoint LBPAM en août 2017 en tant que responsable des gestions crédits (Lire NewsManagers du 18 septembre 2017). A ce titre, il supervisait une équipe de 8 personnes et 14 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il supervise désormais 17 personnes et 170 milliards d’euros d’actifs sous gestion.Alexandre Caminade a repris des attributions assumées par Iain Bremner, qui était responsable de l’obligataire et du crédit depuis mai 2016. Selon Citywire Selector, qui a dévoilé l’information, Iain Bremner supervisera désormais les équipes de recherche couvrant la macro, le crédit, les actions, l’investissement socialement responsable (ISR) et la gestion quantitative, activités qui ont été regroupées au 1er janvier 2018.
Le bitcoin a dopé les rendements de deux ETF ayant le mieux performé l’an dernier, ce qui montre que certaines sociétés de gestion n’attendent pas que les régulateurs approuvent un fonds américain entièrement dédié à la cryptomonnaie, rapporte le Wall Street Journal. Le bitcoin est la principale position de deux ETF d’Ark Investment Management, une société new yorkaise qui détient des parts dans un trust qui détient des bitcoins. Les deux fonds ont affiché des gains supérieurs à 97 % depuis la fin 2016, selon FactSet. Les fonds détenaient chacun environ 6 % de leurs actifs en bitcoin, lequel a bondi de 1.446 % depuis la fin 2016.
Le cabinet de conseil Front Consulting France, spécialisé sur le secteur de la gestion d’actifs, a annoncé ce 10 janvier la nomination de son nouveau directeur général, en la personne de David Laup. Diplômé de Paris – Dauphine, David Laup a démarré sa carrière chez OFI Asset Management, qu’il quitte en 2013 en tant que directeur du service clients, du reporting et de la mesure de performance. Il occupe ensuite successivement la fonction de Key Account Manager puis directeur du développement et de l’Account Management en Europe Continentale au sein de la société BI-SAM. Il crée en 2016, la société de conseil Virtual Beehive dédiée aux Services pour la gestion d’actifs. Durant l’année 2017, il s’est rapproché de Front Consulting pour développer une expertise commune autour de la mesure et l’attribution de performance, et est entré chez Front Consulting France en tant que directeur général délégué en charge du développement.
Le gestionnaire d’actifs britannique Alquity Investment Management, spécialisé dans l’investissement éthique sur les marchés émergents, a reçu le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour commercialiser sa sicav en France, rapporte InvestmentEurope. Cette autorisation a été obtenue le 22 décembre 2017. Alquity Sicav comprend les compartiments suivants : Alquity Africa, Alquity Latin America, Alquity Asia, Alquity India Subcontinent et, enfin, Alquity Future World.
Amundi a dévoilé, hier, une nouvelle gamme de fonds actions suivant un processus d’allocation dynamique et multifactorielle au sein de sa sicav luxembourgeoise Amundi Funds. Les nouveaux fonds sont Amundi Funds Dynamic Multi Factors Euro Equity, Amundi Funds Dynamic Multi Factors Europe Equity et, enfin, Amundi Funds Dynamic Multi Factors Global Equity. Ces nouveaux compartiments visent « à capter les opportunités de croissance de capital à long terme grâce à l’application d’un processus d’allocation dynamique multifactorielle sur les univers zone euro, Europe et Monde », précise la société de gestion dans un communiqué. Ils offrent par ailleurs aux investisseurs « l’opportunité de bénéficier de la complémentarité des primes de risque de chaque facteur tout au long des cycles des marchés actions », poursuit Amundi.Le processus d’investissement de ces nouveaux fonds repose sur trois étapes, explique Amundi. Dans un premier temps, des portefeuilles factoriels sont construits avec l’appui des équipes de recherche quantitative d’Amundi. Les facteurs sont ensuite combinés selon une méthode d’allocation stratégique, dans laquelle chaque facteur contribue de manière égale au profil de risque du portefeuille. L’équipe de gestion met ensuite en place une combinaison des facteurs à long terme, en ligne avec les changements de régime observés sur les marchés. De plus, afin d’éviter les biais et de faire face au risque de valorisation, l’équipe réajuste tactiquement l’allocation entre les facteurs. Enfin, des contraintes de gestion sont appliquées aux portefeuilles pour éviter le risque de concentration et limiter les frais d’exécution.Ces solutions d’allocation dynamique multifactorielle sont gérées au sein d’une plateforme Smart Beta et Investissement Factoriel dédiée, avec le soutien de Thierry Roncalli, responsable de la recherche quantitative chez Amundi, et de ses équipes, indique la société de gestion. « En plus de ces fonds ouverts, les équipes sont en mesure d’adapter cette approche aux contraintes spécifiques des investisseurs afin de créer des solutions sur mesure, par exemple en intégrant des critères ISR, ESG ou low carbon qui peuvent être considérés comme des risques non rémunérés.La plateforme Smart Beta et Investissement Factoriel d’Amundi gère plus de 19 milliards d’euros d’encours à fin novembre 2017.
Comme il l’avait annoncé il y a quelques mois et dans le sillage du Brexit, M&G Investments a annoncé avoir entamé le processus de transfert des actifs de quatre fonds ouverts domiciliés au Royaume-Uni, dont la valorisation cumulée s’élève à 10,4 milliards d’euros, vers des fonds équivalents de sa plateforme luxembourgeoise. Ces quatre fonds sont distribués exclusivement aux clients domiciliés à l’extérieur du Royaume-Uni, et le transfert de leurs actifs sera soumis à l’approbation des actionnaires, précise la société de gestion.Les quatre fonds concernés par le transfert sont : M&G European Inflation Linked Corporate Bond Fund, M&G Dynamic Allocation Fund, M&G Income Allocation Fund et M&G Prudent Allocation Fund. Leurs actifs seront fusionnés respectivement au sein des fonds M&G (Lux) European Inflation Linked Corporate Bond Fund, M&G (Lux) Dynamic Allocation, M&G (Lux) Income Allocation et M&G (Lux) Conservative Allocation.« Suite à la décision prise par référendum du Royaume-Uni de se retirer de l’Union Européenne, M&G a pris plusieurs mesures de précaution visant à protéger les intérêts de ses clients internationaux », commente Anne Richards, directrice générale de M&G. « Ces mesures, qui vont du renforcement de notre gamme de SICAV à la constitution d’une structure juridique au Luxembourg, nous permettront de garantir à nos clients internationaux un accès à nos stratégies d’investissement quelle que soit la teneur de l’accord définitif entre le Royaume-Uni et le reste de l’Europe », poursuit-elle.D’un point de vue pratique, une notification officielle de cette proposition a été adressée aux actionnaires de ces fonds le 10 janvier. Ces derniers disposent depuis cette date d’un délai de quatre semaines pour se prononcer. Le détail de leur vote sera dévoilé à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire qui se tiendra le 9 février 2018. S’ils se prononcent en faveur du transfert, les fusions des quatre fonds devraient avoir lieu le 16 mars 2018. En amont de ce vote, les fonds M&G (Lux) Dynamic Allocation, M&G (Lux) Income Allocation et M&G (Lux) Conservative Allocation seront lancés le 16 janvier 2018 suite à la demande des clients, tandis que le fonds M&G (Lux) European Inflation Linked Corporate Bond ne sera disponible qu’une fois la fusion effectuée. Les quatre SICAV luxembourgeoises appliqueront des stratégies identiques à celles des fonds actuels domiciliés au Royaume-Uni et seront prises en charge par les mêmes gérants. La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) et la Financial Conduct Authority (FCA) ont déjà donné leur accord aux propositions de M&G. M&G avait annoncé très tôt son intention de lancer une nouvelle gamme de sicav de droit luxembourgeois d’ici mars 2019. Elle sera composée de fonds qui auront pour objectif d’adopter des stratégies d’investissement similaires à celles des fonds M&G de droit britannique existants, ouverts aux investisseurs européens. M&G met également en place une nouvelle structure juridique au Luxembourg constituée de deux entités, une société de gestion agréée conformément à la directive OPCVM (UCITS) et à la directive « Alternative Investment Fund Manager » (AIFM), et une société dédiée à la distribution des fonds et aux prestations de services de la société de gestion de droit luxembourgeois.
Le gérant d’actifs suisse Partners Group a clôturé l’année 2017 avec des actifs sous gestion de 61,9 milliards d’euros au 31 décembre, en hausse de 14,2% par rapport à l’année précédente. C’est 3% au-dessus du consensus des analystes, grâce à des ventes brutes bien plus élevées que prévues, relèvent les analystes de Morgan Stanley dans une note. Partners Group a investi 13,3 milliards d’euros pour le compte de ses clients en 2017, alors qu’il prévoyait une fourchette de 10 à 12 milliards. Il prévoit une fourchette de 11 à 14 milliards d’euros en 2018.
Cela pourrait coûter également une perte en investissements de 50 milliards de livres (56 milliards d'euros) sur douze ans, estime un rapport commandé par le maire de Londres, Sadiq Khan.
« Spread ». Les prix de l’immobilier et l’indice S&P 500 ont beau se situer à des plus hauts et le taux de chômage toucher un plus bas depuis 2000 aux Etats-Unis, plus de 30 % des familles américaines disposent d’un patrimoine financier nul ou négatif, soit le pourcentage le plus élevé depuis les années 1960, indique une étude étoffée de Deutsche Bank*, pour qui les inégalités n’ont jamais été aussi importantes depuis qu’elles se sont développées au milieu des années 1980. Le top 0,1 % des foyers détient autant d’actifs que le plancher des 90 % et, dans la plupart des Etats, de 10 % à 20 % des ménages ont recours aux tickets alimentaires. Parfois, la moyenne peut monter jusqu’à 30 %. Cette situation sociale, combinée à la montée du populisme qui lui est associée, pourrait, dans les années à venir, devenir le thème le plus important pour les investisseurs sur les marchés actions américaines, des changes et du fixed income, expliquent les économistes de la banque.
Avez-vous vos noisettes ? Une crypto-monnaie utilisée comme outil d’échange sur le site mytroc.fr qui va bientôt voyager à l’aide d’une Blockchain. La noisette est une « monnaie » « équitable, solidaire et écologique », nous disent ses promoteurs. Elle n’a nulle vocation pour la spéculation et n’a aucun plafond à son développement. Tout le contraire du bitcoin, en sorte ! Elle est utilisée pour du troc solidaire, créer du lien social et lutter contre la pauvreté. Mieux que tout, c’est une monnaie gratuite…
Offres d’emploi. La Réserve fédérale américaine n’est pas la seule banque centrale à connaître un mouvement de personnel important. Dans les deux ans à venir, la Banque centrale européenne (BCE) connaîtra elle aussi des changements au sommet. Pas moins de cinq personnalités quitteront la banque centrale. Le premier sera le Portugais Vitor Constâncio, 74 ans, membre du directoire et vice-président de l’institution, dont le remplaçant prendra ses fonctions en juin. Pour lui succéder, le gouvernement espagnol pousse son actuel ministre des Finances, Luis de Guindos, un ancien de Lehman Brothers. L’Espagne n’a plus actuellement de représentant à très haut niveau au sein de la BCE. Le processus de désignation par l’Eurogroupe doit commencer dans les prochains jours. Fin 2018, Danielle Nouy, présidente du Conseil de supervision bancaire au sein de la BCE, laissera sa place. Tout comme le mandat du chef économiste de l’institution Peter Praet à échéance juin 2019, puis celui du président Mario Draghi en octobre 2019. Enfin, le mandat de Benoît Coeuré, responsable des opérations de marché, se terminera avec la nouvelle année 2020. Si le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, 49 ans, est donné aujourd’hui favori pour succéder à Mario Draghi, il reste à suivre des procédures. Les parlementaires européens ont pour habitude de procéder sur la base d’une short list d’au moins trois noms incluant des femmes. La nationalité ne sera pas le seul critère de désignation, indique l’agence Bloomberg. Etre une femme sera un atout important et être une personnalité du monde politique romprait avec la tradition des technocrates et des banquiers. Quoi qu’il en soit, les nouveaux venus auront à assurer dans les conditions les meilleures la sortie de la politique de quantitative easing. Une charge délicate, même si, à la fin, les décisions de la BCE sont collégiales et se prennent par consensus.
Les classements 2017 amLeague font ressortir « une meilleure performance globale face aux benchmarks que les années précédentes, cela dans presque toutes les catégories », salue Antoine Briant, directeur général d’amLeague. Les tableaux ci-contre présentent uniquement les fonds ayant battu leur référence.
La crise n’est plus ce qu’elle était. Même pour les pays les plus touchés. En passant sous les 4 % pour le Nouvel An, puis en refluant vers les 3,60 % les jours suivants, le rendement du souverain grec à 10 ans retrouve son niveau de fin 2005. Effacés les cauchemars des crédits subprime, la faillite de Lehman Brothers et les turbulences sur les « périphériques » de la zone euro. La crise devient par touches successives un mauvais rêve. Faut-il l’oublier pour autant ?
En ces temps d’intensification du London fog pour cause d’impact incertain du Brexit, l’économie britannique peut compter sur le soutien de la famille royale. Plus précisément sur le mariage prévu le 19 mai prochain du Prince Harry et de l’actrice américaine Meghan Markle. Qui pourrait, selon le cabinet Brand Finance, rapporter 500 millions de livres (560 millions d’euros environ) : 200 millions pour le tourisme dont l’hôtellerie et les transports, 150 millions pour les fêtes et célébrations, 50 millions pour les objets commémoratifs, sans oublier l’équivalent de 100 millions de livres de publicité gratuite pour le royaume dans le monde. Le prochain coup de pouce royal sera peut-être celui du mariage du Prince George, arrière-petit fils de la reine. Mais le fils de William n’a encore que 4 ans…
Les salariés de l’industrie allemande du syndicat IG Metall ont entamé la nouvelle année par une série de débrayages dans les usines Porsche, Otis, du groupe Thyssenkrupp et de quelques autres. Pour des motifs de revendications salariales et de réduction du temps de travail. Au nom des 3,9 millions de salariés de l’industrie, ils réclament des augmentations de 6 % quand le patronat du secteur consent à des hausses de 2 %. Il est vrai qu’outre-Rhin, le chômage est au plus bas et l’économie affiche une santé éclatante. Il ne manque guère qu’un gouvernement. Et puis quoi… des hausses de salaires permettraient peut-être de secouer les puces à l’inflation. Qui l’eût cru ? Des salariés en grève, alliés objectifs de la Banque centrale européenne et de son objectif d’inflation.