Goldman Sachs et la Société Générale ont soumis une offre ferme pour le rachat de la division Equity Markets & Commodities de Commerzbank qui abrite les ETF (fonds indiciels cotés) de la banque allemande, rapporte Bloomberg. Intéressé au début, Barclays serait finalement sorti du processus d’offre. Selon deux sources proches citées par Bloomberg, Commerzbank devrait prendre sa décision ce mois-ci. Commerzbank a mis en vente sa division EMC l’année dernière, car elle cherche à réduire ses activités de trading et se concentrer sur les prêts aux clients particuliers et professionnels. Le directeur financier, Stephan Engels, a déclaré qu’il aimerait conclure la vente cette année. L’activité a généré un chiffre d’affaires annuel de 381 millions d’euros et a été la seule unité au sein de l’activité «corporate clients» de Commerzbank à voir ses revenus augmenter.
Le fonds souverain norvégien a publié ce 28 février son rapport annuel qui précise notamment la liste des gestionnaires externes qui prennent en charge des allocations actions spécifiques pour le compte du fonds. Il s’agit généralement de mandats attribués à des gestionnaires qui ont une expertise spécifique dans des secteurs d’investissement bien définis, précise le fonds. Les actifs confiés à des gestionnaires externes représentaient fin 2017 quelque 451 milliards de couronnes, soit environ 46,8 milliards d’euros. Parmi les heureux élus figurent quelques sociétés de gestion françaises, comme Financière Arbevel, Inocap Gestion, Lazard Asset Management ou encore Pioneer Investment Management, passé dans le giron d’Amundi.Les poids lourds de la gestion d’actifs sont d’ailleurs très présents dans cette liste, entre autres BlackRock, BNY Mellon Investment Management,Schroder Investment Management ou encore Templeton Asset Management. Mais c’est bien évidemment sur la base de l’expertise proposée que le fonds arrête ses choix. Comme le montre bien l’arrivée dans le pool des gestionnaires externes de la société de gestion espagnole Cobas Asset Management. Le site spécialisé espagnol elconfidencial indique que la société de gestion value de Francisco Garcia Paramés n’a pas accepté la totalité du montant de l’allocation proposée dans un souci de préservation de son approche d’investissement spécifique, afin de pouvoir mettre en œuvre une gestion value «pure et dure».
Une très bonne année. Man Group a réalisé l’an dernier une collecte nette de 12,8 milliards de dollars contre un peu moins de 2 milliards de dollars en 2016. La bonne tenue des marchés a représenté un gain de 10,7 milliards de dollars contre 3,2 milliards l’année précédente. L’acquisition de Aalto a apporté un encours supplémentaire de 1,8 milliard de dollars et l’impact positif des devises a contribué à l'évolution des actifs pour un montant de 2,9 milliards de dollars. Les actifs sous gestion ont ainsi fait un bond de 35% l’an dernier, passant de 80,9 milliards de dollars fin 2016 à 109,1 milliards de dollars à fin décembre 2017. Au cours du seul quatrième trimestre, la collecte nette ressort à 1,8 milliard de dollars et les impacts positifs des marchés et des changes ont représenté des gains de respectivement 3,6 milliards de dollars et 0,3 milliard de dollars.Les revenus se sont accrus l’an dernier de 33% à 1,07 milliard de dollars grâce à un triplement des commissions de surperformance qui ont triplé à 333 millions de dollars contre 112 millions précédemment et à une progression de 7% à 736 millions de dollars des commissions de gestion. Le bénéfice avant impôt ajusté s’inscrit à 384 millions de dollars contre 205 millions de dollars en 2016.
Jupiter Fund Management va accroître ses effectifs à Luxembourg cette année alors que le Royaume-Uni s’apprête à quitter l’Union européenne, son directeur général, Maarten Slendebroek, ayant indiqué à Financial News qu’il n’a pas d’autre choix que de se préparer à un Brexit dur. La société de gestion a déjà une présence en Europe continentale, ayant récemment ouvert des bureaux en Espagne et en Italie, et elle prévoit de recruter une « poignée » de gens pour un nouveau bureau au Luxembourg, a déclaré Maarten Slendebroek.
Un bilan annuel plutôt mitigé pour EFG International. Le gestionnaire de fortune suisse souligne dans un communiqué avoir traversé en 2017 une «année de transformation», avec notamment l’intégration de la banque tessinoise BSI (ex-filiale de banque privée suisse de BTG Pactual). Cette acquisition, bouclée fin 2017 avec la migration informatique des activités suisses, a ainsi entraîné des sorties d’un peu plus de 8 milliards de francs en 2017, en ligne avec les estimations d’EFG. A l’exclusion de ces mouvements liés à BSI, EFG International a réalisé une collecte nette de 2,3 milliards de francs en 2017 alors que l’année précédente s'était soldée par des sorties nettes de 2 milliards de francs. Les actifs sous gestion s’inscrivaient ainsi à 142 milliards de francs fin 2017 contre 139,9 milliards de francs un an plus tôt.Sur le plan financier, l’année se termine sur une perte nette de près de 60 millions de francs en normes IFRS après un bénéfice net de 225,3 millions de francs au titre de 2016 et un coefficient d’exploitation qui s’est détérioré à 85,9% contre 83,8%. EFG affiche toutefois un bénéfice sous-jacent, c’est-à-dire hors exceptionnels (impact coûts d’intégration de BSI pour l’essentiel) de 165 millions de francs contre 82,3 millions de francs en 2016. EFG estime par ailleurs avoir réalisé des progrès significatifs dans son programme de synergies et réduction de sa base de coûts, avec notamment une baisse des effectifs de 206 personnes. EFG a également clôturé en novembre dernier le rachat d’UBI Banca International, la filiale luxembourgeoise de la banque italienne.Les synergies de coûts avant impôts totalisent 108 millions de francs sur l’année, à comparer à un objectif initial de 50 millions de francs. Son objectif 2018 de 180 millions de francs de synergies devrait être atteint vers le milieu de l’année. Le total des synergies, réalisées d’ici à 2019, devrait atteindre environ 240 millions de francs.
Credem a nommé Gianluca Rondini nouveau responsable de la banque privée, rapporte Bluerating. L’intéressé travaille au sein du groupe italien depuis 1990 et s’occupe de banque privée depuis 12 ans. A son nouveau poste, il aura comme objectif de développer le pôle dédié à la gestion des grands patrimoines, qui à fin 2017 comptait plus de 19 milliards d’euros d’actifs et regroupait 250 banquiers privés sur tout le territoire.
BlackRock détient une participation de 7,772 % dans Azimut Holding par le biais de 13 sociétés de gestion, dont 5,012 % via BlackRock Fund Advisors, rapporte Reuters, citant la Consob, le régulateur italien.
D’ici à 2022, Poste Italiane vise des actifs financiers totaux de 581 milliards d’euros, contre 506 milliards d’euros en 2017, « avec une pénétration accrue de l’assurance vie et des fonds », indique le plan à cinq ans présenté par le groupe postal italien.Poste Italiane compte aussi étendre son offre de gestion de fortune.
Allianz Global Investors et Banca Monte dei Paschi di Siena ont signé un nouvel accord de distribution pour élargir la gamme d’OPCVM distribués à la clientèle privée et de family offices du groupe bancaire italien, rapporte Bluerating.
La banque privée suisse J. Safra Sarasin a enregistré l’an dernier un bénéfice net record de 315,3 millions de francs, en hausse de 25,1% par rapport à l’année précédente. Le résultat d’exploitation a augmenté de 13,3% à 1,18 milliard de francs. Le coefficient d’exploitation s’est ainsi amélioré à 54,8% contre 60% en 2016. Les actifs sous gestion affichent une progression de 14,5% pour s'établir au niveau record de 170 milliards de francs, a annoncé le 28 février le groupe suisse.Dans un entretien à L’Agefi suisse, Ilan Hayim, président du conseil d’administration du groupe J. Safra Sarasin, indique que «les progressions les plus importantes d’afflux nets en 2017 viennent de l’Asie, suivie par l’Europe, y compris la Suisse et Londres, ainsi que du Moyen-Orient». La banque privée, qui a acquis l’an dernier les activités de gestion privée de Credit Suisse à Monaco et, plus récemment, les activités de Hapoalim en Suisse et au Luxembourg, veut continuer à faire de la croissance externe. «Nous sommes toujours à l’affût d’acquisitions, aussi bien en Suisse qu’à l’étranger. Des acquisitions qui doivent bien sûr correspondre à notre philosophie et à nos règles de prudence. Avec un ratio de dotation Tier 1 de près de 29% et un ratio de liquidités de plus de 145%, nous bénéficions de l’assise financière et des liquidités requises pour conclure des acquisitions assez rapidement», déclare le responsable.
Les actifs sous gestion de GAM Holding AG ont progressé l’an dernier de 31% pour s'établir à 158,7 milliards de francs, a annoncé ce matin la société de gestion suisse. Dans les activités d’investment management, la collecte nette s’est élevée à 8,6 milliards de francs, en raison pour l’essentiel d’une demande significative sur les stratégies obligataires spécialisées. Les actifs sous gestion ont ainsi progressé de 16,2 milliards de francs à 84,4 milliards de francs. Dans les activités en marque blanche, la collecte nette atteint 15,7 milliards de francs et les actifs sous gestion progressent de 21,8 milliards de francs à 74,3 milliards d’euros.Le bénéfice sous-jacent avant impôt affiche une hausse de 44% à 172,5 millions de francs. En normes IFRS, le bénéfice net marque toutefois une baisse de 8% à 123,2 millions de francs, en raison d’un crédit d’impôt exceptionnel en 2016. Cela dit, les commissions ont augmenté de 7% à 503,6 millions de francs et les commissions de surperformance ont totalisé 44,1 millions de francs contre seulement 3 millions de francs l’année précédente.
Axa Investment Managers a fermé ses activités multi-asset à Hong Kong, a appris AsianInvestor. La société transfère sa division multi-asset vers son centre d’investissement à Paris. Terence Lam, directeur et responsable des ventes pour l’Asie-Pacifique et la Chine au sein d’Axa IM à Hong Kong, a indiqué à AsianInvestor : « nous pouvons confirmer que l’équipe solutions clients multi-asset d’Axa IM a décidé de gérer tous les portefeuilles multi-asset depuis Paris ». Michael Ding, gérant de portefeuilles senior en charge des investissements actions Asie et de l’activité hedge fund multi-asset monde, a quitté Axa IM en janvier, lorsque la responsabilité de la gestion des quatre fonds multi-asset de Hong Kong a été transférée à Paris.
La banque d’affaires et de gestion d’actifs Alantra a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 136,1 millions d’euros, en hausse de 50,9% par rapport à 2016, avec une croissance équivalente entre les activités en «Investment Banking» (+50,4%) et en gestion d’actifs (+53,8%). La société affiche un bénéfice record de 3,2 millions d’euros, stimulé par une croissance de 68,5% du bénéfice lié aux activités générant des honoraires (atteignant 26,6 millions) et 3,8 millions d’euros provenant de l’activité d’investissement, de nature moins récurrente.Les actifs sous gestion d’Alantra ont atteint 4 milliards d’euros fin 2017 contre 3,5 milliards d’euros fin 2016 mais la société ne précise pas l'évolution des flux en termes de collecte. Alantra indique toutefois qu’en gestion de fortune, ses encours ont progressé de 20% l’an dernier à 1,6 milliard d’euros.Alantra a poursuivi l’an dernier sa stratégie de devenir un leader global du conseil financier et de la gestion d’actifs à destination du mid-market, avec le recrutement de 30 profils «senior».
Aberdeen Standard Investments (ASI) va créer une société d’investissement et de distribution à Dublin, en Irlande, a annoncé mercredi la société de gestion écossaise. Cette nouvelle structure sera l’un des centres clés d’ASI pour servir l’Union européenne, alors que le Royaume-Uni s’apprête à quitter la zone. Elle sera responsable des contrats de services de gestion en Europe et pour le réseau de succursales locales sur le continent. Le centre viendra en complément de la société d’ASI basée au Luxembourg qui gère une centaine de fonds distribués en Europe ainsi qu’en Asie et en Amérique. ASI gère plus de 70 milliards d’euros pour le compte de clients basés en Europe hors Royaume-Uni.
Amundi a annoncé hier la nomination de Cristina Matti en tant que responsable de la gestion actions small & mid cap européennes et des stratégies pays. Selon les informations de Newsmanagers (groupe Agefi), cette nomination fait suite au départ de Caroline Gauthier, qui partageait ce poste avec Cristina Matti depuis la fusion d’Amundi avec l’italien Pioneer. Caroline Gauthier devrait rejoindre bientôt La Financière de l’Echiquier, a appris NewsManagers.
… du PIB. C’est la dette publique de la zone euro à fin septembre 2017. Elle est en recul de 1,6 point en un an, sous l’impulsion de l’Allemagne dont la dette publique s’affiche à 65,1 % du PIB (69,2 % un an plus tôt). Elle a diminué de 0,3 point en France entre juin et septembre, mais augmenté de 0,7 point sur un an. L’endettement public établi selon les critères de Maastricht est de 101 % aux Etats-Unis et de 210,6 % au Japon.
Pour ceux qui aiment se faire peur, un regard sur l’indice Sentix de « surconfiance » dans les actions (défini comme la mesure des investisseurs à suivre naïvement la tendance du marché) s’impose. Il a atteint récemment une borne supérieure extrême pour les titres américains. Son homologue qui suit les obligations a, tout au contraire, touché un plus bas. Et la différence entre les deux n’a jamais été aussi importante. Sauf une fois, à l’aube de la crise financière, au début de 2007. Tremblez !
Déception ? Après avoir décidé fin 2017 de répercuter les frais de recherche sur ses clients, Fidelity International a reculé et finalement décidé d’absorber intégralement les coûts liés à cette recherche externe, quel que soit le type de véhicule, client ou géographie. La société de gestion, qui justifie cette « mise à jour » sur MIF 2 par de « longues discussions avec les clients », choisit finalement de suivre le reste de l’industrie dans une direction que les observateurs avisés estiment périlleuse à long terme, puisque potentiellement synonyme de réduction des budgets de recherche. Car la tendance sur les frais de gestion n’est pas à une hausse qui pourrait compenser ces nouvelles charges, même chez Fidelity qui avait aussi choisi d’introduire en octobre un modèle de frais variables pour sa gestion active sur actions.
Moins. Au moment où le déficit budgétaire de l’Etat fédéral américain est parti pour dépasser le seuil des 1.000 milliards de dollars à chaque exercice fiscal au cours des prochaines années, les besoins de financement des Etats de la zone euro (déficits budgétaires et refinancement des tombées) sont sur la voie de la diminution. En cumul, ils atteindront 850 milliards d’euros, en recul par rapport à 2017 (932 milliards), indique un document de l’agence S&P Global Ratings. Ce sera le niveau le plus faible depuis 2007. Les tombées à refinancer seront de 672 milliards (732 milliards en 2017), soit 80 % des émissions brutes, ce qui « indique un changement significatif du calendrier des refinancements, explique Marko Mrsnik, analyste crédit de S&P. Les tombées à refinancer devraient continuer de diminuer dans les années à venir en raison de l’allongement de la maturité moyenne des dettes ces dernières années ». D’un montant de 178 milliards (financement long du déficit budgétaire agrégé), les émissions nettes continuent de se réduire. Elles avaient atteint un point haut au plus fort de la crise en 2010 à 474 milliards d’euros. Quatre pays (Italie, France, Allemagne et Espagne) concentrent plus de 80 % de la dette (maturité moyenne entre 6 et 8 ans). Les pays les plus endettés par rapport au PIB ont un ratio « de roulement », titres à court terme compris, de 14 % du PIB (Belgique et Portugal) et de 16,5 % du PIB pour l’Italie. La fin attendue des rachats de titres (QE) de la Banque centrale européenne, le risque de remontée des taux d’intérêt et les craintes politiques ne devraient pas créer de nouvelle crise des dettes périphériques, selon Patrick Artus, chef économiste de Natixis. A cela trois raisons. Ces pays dégagent des excédents extérieurs, la détention de ces dettes est désormais davantage domestique et leur solvabilité budgétaire est aujourd’hui assurée.
Cyber-régulation. L’AMF (Autorité des marchés financiers) vient de communiquer les réponses apportées à la consultation lancée à l’automne, sur les initial coin offerings (ICO), ces levées de fonds libellées en crypto-monnaies. En réponse aux différentes options possibles d’encadrement, deux tiers des 82 répondants appellent de leurs vœux une réglementation spécifique. Par ailleurs, tous les répondants estiment qu’un document d’information est indispensable pour informer les acheteurs de « tokens » et qu’il devrait comporter notamment des informations sur le projet lié à l’ICO, mais aussi définir les droits conférés par les tokens. Pour la quasi-totalité des répondants, ce document pourrait faire l’objet d’un visa accordé par l’AMF ou une institution ad hoc. Enfin, la majorité des répondants est favorable à l’instauration de règles assurant le séquestre des capitaux levés et à la mise en place d’un dispositif de prévention du blanchiment et du financement du terrorisme. Le Collège de l’AMF a décidé d’œuvrer à la définition d’un cadre juridique spécifique aux ICO.