Après plusieurs mois de travaux, Triodos Investment Management (Triodos IM) a enfin finalisé le processus visant à internaliser la gestion de ses fonds ISR (investissement socialement responsable), a annoncé ce 3 avril le gestionnaire d’actifs néerlandais. Pour mémoire, en mars 2017, la société de gestion avait annoncé son intention de reprendre en interne l’ensemble des activités de gestion d’actifs de sa plateforme ISR. « Ce processus est désormais finalisé, indique Triodos IM dans un communiqué. Cette transition permet à Triodos IM d’intégrer plus globalement l’analyse financière et durable des actions cotées et des obligations, et de renforcer son engagement auprès des entreprises. »La première étape de cette transition a été franchie le 1er janvier 2018, date à laquelle la gestion d’actifs des portefeuilles discrétionnaires de Triodos Bank Private Banking aux Pays-Bas, jusque-là réalisée par Triodos MeersPierons, a migré vers la plateforme ISR de Triodos IM. Puis, à compter du 1er avril 2018, Triodos IM a repris en main la gestion de quatre fonds ISR de Triodos, gestion qui était auparavant externalisée auprès de Delta Lloyd Asset Management.Toujours dans le cadre de cette transition, Triodos IM a développé davantage sa politique ISR en adoptant une approche d’investissement intégrée basée sur sept thèmes de la transition durable, ajoute la société de gestion. Cette approche « permet de concentrer l’activité d’investissement sur les entreprises qui contribuent directement à la transition vers un société plus durable », précise Triodos IM.Preuve de son engagement, les équipes de gestion ISR, dirigées par Erik Breen, ont été renforcées depuis plus d’un an. Ainsi, William de Vries, ancien responsable de l’obligataire chez Kempen Capital Management, a rejoint Triodos IM le 1er janvier 2017 où il assure la gestion du fonds Triodos Sustainable Bond. Dirk Hoozemans a, pour sa part, intégré la société de gestion le 1er août 2017 pour gérer le fonds Triodos Sustainable Pioneer Fund. Précédemment, il a été directeur et gérant de portefeuille adjoint chez Robeco. En outre, Pieter-Jan Hüsken est arrivé chez Triodos IM le 1er novembre 2017 comme gérant du fonds Triodos Sustainable Equity, après avoir officié comme gérant de portefeuille principal chez Actiam. Enfin, le quatrième fonds ISR de Triodos IM, à savoir Triodos Sustainable Mixed, est géré par Erik Breen. L’équipe ISR de Triodos IM compte désormais 21 professionnels de l’investissement, dont l’équipe de recherche qui est dirigée par Hans Stegeman, responsable de la recherche et de la stratégie d’investissement.Les actifs sous gestion cumulée des fonds ISR de Triodos et des portefeuilles discrétionnaires de Triodos Bank Private Bank aux Pays-Bas s’élèvent à 2,2 milliards d’euros.
Le groupe Deutsche Bank a annoncé, ce 4 avril, le recrutement de Nicolas Cotoner en qualité de responsable adjoint de Deutsche Bank Wealth Management (Deutsche Bank WM) en Espagne, sa filiale de gestion de patrimoine. L’intéressé sera directement rattaché à Borja Martos, responsable de Deutsche Bank WM en Espagne. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Nicolas Cotoner sera chargé de mettre en œuvre la stratégie commerciale de la société afin d’accélérer sa croissance en Espagne.Nicolas Cotoner, qui compte 20 ans d’expérience dans la gestion de fortune, arrive en provenance de Credit Suisse où il a officié pendant 15 ans, notamment aux côtés de Borja Martos, également un transfuge de Credit Suisse. Au sein de Credit Suisse, Nicolas Cotoner a été directeur d’équipe et banquier privé senior pour la grande clientèle. Avant cela, il a travaillé comme conseiller financier pour des clients institutionnels et les clients fortunés au sein de Prudential Bache.
Le gestionnaire d’actifs espagnol March Asset Management (March AM), filiale du groupe Banca March, vient de recruter Iñigo Colomo en tant que directeur des investissements, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé remplace ainsi Carlos Andrés, appelé à de nouvelles fonctions au sein de Banca March. Iñigo Colomo, qui compte plus de 25 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs, arrive en provenance d’Imantia Capital où il officiait en qualité de directeur des investissements depuis 2015. Avant cela, il avait occupé ce même poste chez KBL et Fonditel.
Liechtensteinische Landesbank a finalisé la reprise à 100% de LB (Swiss) Investment des mains de Frankfurter Bankgesellschaft (Switzerland), rapporte L’Agefi suisse. Une acqusition qui vise à développer l’activité de fonds de la banque basée au Liechtenstein. A partir du mois de mai, le fonds zurichois déploiera ses activités sous l’appellation LLB Swiss Investment, a indiqué la banque liechtensteinoise. Les détails financiers de l’opération, annoncée en février, n’avaient pas été dévoilés. La future structure sera placée sous la présidence de Natalie Epp, responsable de la division clients institutionnels de la banque basée à Vaduz. Bruno Schranz et Hans Stamm complèteront le conseil d’administration. Le comité de direction sera toujours composé de Marcel Weiss et Ferdinand Buholzer, qui assureront la continuité, précise la banque.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) va basculer l’ensemble de ses encours en gestion ISR (investissement socialement responsable), a annoncé ce matin le gestionnaire d’actifs, dans le cadre des deuxièmes Assises de la banque citoyenne organisées par La Banque Postale. « L’ensemble des produits ouverts gérés pour les particuliers et les professionnels convergeront vers la gestion responsable d’ici à 2020, précise le communiqué. Parallèlement, LBPAM s’engagera dans une campagne de sensibilisation des clients institutionnels dont les encours n’intègrent pas encore de filtres extra-financiers ».
La Financial Conduct Authority (FCA) a dévoilé jeudi ses mesures pour renforcer la concurrence dans le secteur de la gestion d’actifs et assurer une meilleure protection des investisseurs. Dans le sillage de son rapport publié en juin 2017, le gendarme financier britannique demandera désormais aux gérants d’actifs de réaliser une estimation annuelle de la valeur de leurs véhicules d’investissement, et de désigner au moins deux directeurs indépendants au sein de leurs conseils. Les gérants devront désormais basculer leurs clients vers le fonds équivalent le moins cher de leur gamme et clarifier les facturations liées aux transferts d’un fonds à un autre.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) va s’attirer les foudres des petits épargnants qui ne veulent pas être protégés et qui ont une tendance à prendre les marchés financiers pour des casinos. Elle vient d’interdire la commercialisation d’options binaires aux investisseurs individuels et restreindre celle des CFD (contracts for difference ) en limitant le levier et en fixant de nouvelles règles en matière de dépôts de garantie et d’appels de marge. « Il y a un sujet d’inquiétude important relatif à la protection des investisseurs individuels », indique l’Esma. D’autant plus important quand ils ne veulent pas qu’on les protège.
Ça plane. Ils étaient montés si haut que la légère baisse ou stabilisation entrevue ces dernières semaines des indicateurs avancés n’est pas un sujet de préoccupation. La croissance du PIB de 2,5 % en 2017 (la hausse la plus élevée des dix dernières années) devrait se prolonger en 2018 et en 2019, sauf incident. « La zone euro a atteint une altitude de croisière », titre un document de S&P Global Ratings. « Perspectives mondiales au printemps 2018 : une croissance toujours soutenue », confirme une note du Trésor français. La principale raison de ce renouveau est à chercher dans le commerce mondial, qui a permis à l’industrie européenne de retrouver de son lustre. Le taux d’utilisation des capacités n’est plus très loin de son point haut de 2007, soutenant l’investissement et les perspectives du secteur, souligne l’agence de notation, qui met aussi l’accent sur les solides fondamentaux domestiques. Le commerce mondial a fortement accéléré l’an dernier et resterait dynamique en 2018 et 2019, expliquent les auteurs de Trésor-éco, pour qui « la demande mondiale adressée à la France suivrait le même profil sur l’horizon de la prévision ». Ce scénario est toutefois « exposé à d’importants aléas », comme les mesures protectionnistes aux états-Unis, les effets du Brexit, le rythme de remontée des taux de la Fed et les risques financiers. Pour S&P, les risques sont de nature similaire : un taux de change euro-dollar trop élevé, une normalisation trop rapide de la politique monétaire aux états-Unis et une lourde chute des prix des actifs financiers. Les prévisions du Trésor portent sur une croissance du PIB de 2,5 % cette année et 2,6 % en 2019, celle de l’agence de notation sur une progression de 2,3 % et 1,9 %. Les altimètres ne prévoient pas de chute brutale.
Indice. La gestion active s’adapte de gré ou de force face aux critiques visant sa capacité à générer de l’alpha, c’est-à-dire à créer de la valeur par rapport à la gestion passive. Alors que le fonds de pension géant japonais GPIF songe à imposer à ses gestionnaires externes une rémunération liée à la performance, Fidelity a déjà consenti une tarification variable de ses fonds. AB (AllianceBernstein) se joint au mouvement, avec la gamme FlexFee de quatre fonds distribués aux états-Unis (actions US large caps et thématiques, obligations monde hors US et high yield US). Les commissions de gestion seront comparables à celles d’ETF si le gérant ne parvient pas à battre l’indice de référence (par année calendaire), soit 0,10 % pour le fonds US large caps. En cas de prouesses sur ce fonds, les frais pourront aller jusqu’à 1,10 %. Faut-il y voir le début d’un mouvement de fond pour le prix de la gestion active ?
La France retrouve un pouvoir d’attraction quand elle fait les yeux doux aux investisseurs étrangers. Business France a recensé 1.298 décisions d’investissement l’an dernier, qui correspondent à la création ou au maintien de 33.489 emplois. Du rarement vu. D’autant que la moitié sont des ouvertures de sites et le tiers sont des investisseurs découvrant pour le première fois notre beau pays. Selon Business France, cet engouement provient de « la nouvelle image de la France depuis quelques mois ». Dit autrement, c’est l’effet Macron.
On mettra sur le compte de la barrière de la langue le fait que les jeunes Européens de 20 à 34 ans ne veulent pas quitter l’endroit où ils vivent pour trouver un emploi. L’immense majorité de ceux qui ont un emploi ne veulent en aucun cas partir ailleurs (sauf 1 %). La moitié des chômeurs ne veulent pas s’établir ailleurs que dans l’endroit où ils vivent. Et quand ils se disent volontaires au départ, c’est pour rester dans leur pays. Très peu se portent candidat à l’émigration dans un autre pays de l’Union européenne (12 %).
John Williams, le président de la Fed de San Francisco, aurait été choisi pour succéder à William Dudley à la tête de la très influente Fed de New York, qui règne sur les marchés financiers. L’information fait polémique, d’abord parce que la Fed de San Francisco est décriée pour sa gestion calamiteuse dans l’affaire du trucage des comptes bancaires de Wells Fargo, ensuite et surtout parce que l’impétrant est un homme qui devrait intégrer un FOMC comptant seulement trois femmes. Nous sommes curieux de savoir ce qu’en pensent les dirigeants de la BCE (voir page 16)...
Le groupe Crystal Expert & Finance a annoncé son entrée au capital de la société Largillière Finance à hauteur de 34%. Une prise de participation stratégique pour le groupe de conseil patrimonial qui souhaite se renforcer dans les domaines du conseil aux entreprises et leurs dirigeants, en cessions et acquisitions, levées de fonds et ingénierie financière.
Haussmann Patrimoine, cabinet de gestion de patrimoine indépendant, vient d'annoncer le lancement d'un fonds de fonds dédié en partenariat avec la société de gestion Rothschild AM. Baptisé Haussmann Patrimoine Convictions, ce fonds de fonds flexible monde pourra être investi entre 20 % et 80 % sur les marchés actions et entre 20 % et 80 % sur les marchés de taux au travers d'OPC (Sicav, FCP, trackers, etc.)
Dans le cadre de la réglementation MIF2, le cabinet de gestion de patrimoine Scala Patrimoine vient d'annoncer son passage au statut d'indépendant, impliquant une modification de son mode de rémunération. Ainsi, le cabinet rétrocèdera désormais à ses clients l’intégralité des rétrocessions perçues via les fonds, en parallèle d’une facturation aux honoraires. A cette occasion, la rédaction de Distrib Invest est allée poser quatre questions à son fondateur Guillaume Lucchini, pour comprendre les raisons de ce choix.
Mark Le Lievre (photo), directeur de la sélection de fonds d'UBS Wealth Management et ancien managing director de JP Morgan Wealth Mangement, vient de quitter son poste. Une information révélée par "Citywire Selector". Pour le moment, sa future destination n'est pas connue.
Selon les chiffres récoltés auprès de Morningstar, la multigestion en France à fin janvier 2018 atteint désormais 99,8 milliards d'euros en France contre 83,7 milliards d'euros fin 2016 et 97,6 milliards fin 2017.