Dans le droit fil de 2015 et 2016, le bilan 2017 de la société de gestion Novaxia, spécialisée dans le capital développement immobilier, est marqué par des résultats historiques. La collecte a ainsi fait un bond de 59% sur un an au niveau record de près de 100 millions d’euros alors qu’elle avait déjà progressé de 68% l’année précédente. L’Ebitda de l’entreprise dépasse 11 millions d’euros, soit plus du double de l’année précédente (5,1 millions d’euros). Le résultat net combiné de Novaxia atteint 6,5 millions d’euros à fin décembre 2017.Novaxia a lancé en 2017 trois fonds retail : Novaxia Immo Club 4, Novaxia Immo Evolution 2 et Novaxia Immo Opportunité 6. Par ailleurs, Novaxia a lancé un véhicule dédié à la clientèle institutionnelle conçu en partenariat avec Socfim et plusieurs banques du groupe BPCE avec une envelopper cible de 50 millions d’euros. Cette levée de fonds a rapidement été déployée à travers huit acquisitions immobilières, pour un montant de 174 millions d’euros contre 64 millions d’euros en 2016. Parallèlement, 6 cessions ont été dénouées auprès d’investisseurs institutionnels et notamment auprès de Swiss Life, SNI (groupe CDC), BNP REIM, OGIF et Batigère pour un montant de près de 80 millions d’euros.
Après HSBC, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup, c’est la banque américaine J.P. Morgan, qui envisage de déplacer une partie de ses équipes de Londres à Paris, rapporte le quotidien Les Echos. Près de 200 personnes, principalement dans les métiers de marché, seraient concernées par ce transfert qui n’est pas encore acté, mais fait l’objet d’intenses discussions entre les pouvoirs publics français et le management de la banque. Le sujet a été abordé lors d’une rencontre mercredi entre le numéro deux de la banque, Daniel Pinto, et le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, à l’occasion des rencontres Paris Europlace à New York. La banque américaine a commencé à chercher des locaux pour accueillir ces nouveaux transfuges, possiblement dès l’année prochaine, dans l’hypothèse où Londres n’obtiendrait pas de période de transition pour quitter l’Union européenne.
J.P. Morgan Asset Management (J.P. Morgan AM) a annoncé, le 17 avril, la nomination d’Alistair Lowe en qualité de « managing director » et gérant de portefeuille senior au sein de sa division en charge des stratégies beta quantitative (« Quantitative Beta Strategies » ou QBS). Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé surpervisera l’équipe de gérant de portefeuilles « alternative beta » et actions quantitatives de QBS basée à New York. Il sera rattaché à Yazann Romahi, directeur des investissements de la division QBS.Avant de rejoindre J.P. Morgan AM, Alistair Lowe était consultant indépendant, conseillant à ce titre les gestionnaires d’actifs en matière d’allocation d’actifs et de construction de portefeuille. Auparavant, il a été conseiller senior auprès du comité d’investissement au sein d’AlphaSimplex, une société de gestion spécialisée en gestion alternative quantitative liquide. Il a effectué l’essentiel de sa carrière chez State Street Global Advisors, notamment au poste de directeur des investissements en charge des actions mondiales.
Acofi Gestion annonce son adhésion à la plateforme Medef Accélérateur d’Investissement (MAI), une association du monde entrepreneurial et financier créée par le Medef et ayant notamment pour membres les principales institutions financières (AFG, FBF, FFA, le réseau des fédérations professionnelles et des territoires du Medef). La plateforme lancée en octobre 2017 permet de mettre en relation les PME et les ETI avec des organismes financiers partenaires, susceptibles d’apporter des financements de longue durée adaptés à leurs besoins de croissance comme les fonds propres ou les prêts obligataires. A ce jour, une sélection de 22 fonds susceptibles de répondre aux besoins de croissance est référencée. Au total, plus d’un milliard d’euros est mobilisé sur toute la France, tous secteurs d’activité confondus, explique le communiqué. Acofi Gestion gère aujourd’hui 16 fonds pour plus de 2,6 milliards d’euros de capitaux confiés et a fait depuis plusieurs années du financement spécialisé des entreprises l’un de ces domaines d’expertise à travers différentes initiatives telles que Predirec Innovation 2020, fonds dédié au pré-financement du Crédit d’Impôt Recherche (CIR), ou Predirec Leasing Stratégique, fonds spécialisé dans le leasing d’équipements industriels stratégiques pour les entreprises.
La société d’investissement américaine Starwood Capital Group a annoncé, ce 18 avril, avoir levé 7,55 milliards de dollars à l’occasion de la clôture de son 11ème fonds immobilier opportuniste, Starwood Global Opportunity Fund XI. Il s’agit du plus important fonds de l’histoire de l’entreprise, indique Starwood Capital dans un communiqué. Désormais, les actifs sous gestion de la société s’élèvent à plus de 55 milliards de dollars.
Allianz Global Investors envisage d’introduire un nouveau modèle de tarification des commissions de surperformance sur un certain nombre de ses fonds, rapporte le site spécialisé Investment Week. L’information avait été dévoilée par NewsManagers le 19 mars dernier lors d’un entretien avec Andreas Utermann, directeur général d’Allianz GI. Dans le média britannique, le groupe détaille davantage et indique qu’il sera proposé une commission de base ramenée à 20 points de base sur quelques-uns de ses fonds retail britanniques, parallèlement à une commission de surperformance de 20% si le fonds bat son indice de référence.Dans un premier temps, la nouvelle tarification s’appliquera à cinq de ses fonds dont Allianz Best Styles Global Equity, Emerging Market Equity, Global Equity Insights, UK Mid Cap et UK Opportunities. La mesure devrait être effective le mois prochain et, selon la réaction du marché, étendue à d’autres véhicules.Andreas Utermann indique que cette initiative répond à la popularité croissante des ETF. «Il est clair depuis quelque temps que la gestion active est sous pression. Mais comme le cycle des taux semble tourner, les corrélations diminuent et la volatilité s’accroît, ce qui constitue une opportunité pour les gestionnaires actifs», explique Andreas Utermann. «C’est un projet d’au moins cinq ans. C’est quelque chose dont beaucoup disent qu’il est impossible de le mettre en oeuvre, y compris les parties prenantes et même les concurrents. Cela a pris un certain temps car si vous introduisez des commissions de surperformance, il y a un risque de cannibalisation et de volatilité», ajoute-t-il. «L'élément déclencheur de notre décision a été notre volonté de répondre à la montée de la gestion passive. Si vous êtes déterminé à être un gestionnaire actif et que soudainement une vague de produits passifs arrive, soit vous vous terrez et vous introduisez des ETF juste au cas où, -et alors vous avez perdu la bataille à cause de votre repli-, soit vous trouvez un moyen de traiter le problème».
Old Mutual Global Investors (OMGI) a annoncé, le 17 avril, le départ de Josh Crabb, responsable des actions asiatiques, et de son équipe actions asiatiques dans le cadre d’une revue de sa gamme de fonds. « Josh Crabb et l’équipe actions asiatiques quitteront l’entreprise en mai pour poursuivre d’autres opportunités », indique la société de gestion dans un communiqué.OMGI a en effet décidé de confier la gestion de ses deux fonds actions asiatiques, jusque-là gérés à Hong Kong, à son équipe actions mondiales, dirigée par Ian Heslop. Cette décision concerne les fonds Old Mutual Pacific Equity (179,7 millions de dollars d’encours) et Old Mutual Asian Equity Income (420,7 millions de dollars d’encours). « L’équipe actions mondiales reprendra la gestion des fonds à compter du 18 mai 2018, précise OMGI. Cette équipe possède déjà une expérience significative dans la gestion de stratégies actions asiatiques, avec notamment le fonds Old Mutual Asia-Pacific domicilié au Royaume-Uni. » L’approche d’investissement des fonds sera également modifiée afin de « refléter le processus d’investissement systématique utilisé par l’équipe actions mondiales », ajoute la société de gestion. Ainsi, chaque valeur sera réexaminée en termes de valorisation, de qualité, de tendances de prix, de croissance stable et de gestion de l’entreprise.Malgré ces changements, OMGI a indiqué qu’il avait l’intention de conserver son implantation à Hong Kong qui restera un centre de distribution dans la région.
Intermediate Capital Group (ICG) annonce l’arrivée d’une nouvelle équipe dédiée à l’investissement en infrastructures en Europe, dans des actifs core et core plus. Elle sera menée par Guillaume d’Engremont, qui devient «managing director» et «head of European infrastructure». Cet ancien banquier de Rothschild avait fondé et dirigeait depuis 2013 EDF Invest, entité d’EDF dédiée à l’investissement dans les infrastructures, l’immobilier et des fonds qui gère 5,4 milliards d’euros d’actifs, et dont 80% est investi dans des infrastructures de transport et d'énergie en Europe, notamment en France, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas et en Allemagne.ICG a également recruté deux autres personnes de l'équipe d’EDF Invest. Jérôme Sousselier, ancien responsable de l'équipe infrastructures d’EDF Invest est lui aussi nommé «managing director» d’ICG tandis que Ludovic Laforge est nommé «associate director». Ce dernier faisait partie de l'équipe d’investissement d’infrastructure d’EDF Invest chargée de l’approvisionnement et de l’exécution des transactions en Europe et de la gestion des sociétés en portefeuille.ICG gère au total 27,4 milliards d’euros d’actifs.
« Le début d’année 2018 a été difficile ». Le constat de Maarten Slendebroek, directeur général de Jupiter Fund Management (Jupiter), résume parfaitement l’activité de la société de gestion au cours du premier trimestre. De fait, à l’issue des trois premiers mois de l’année, le gestionnaire d’actifs britannique a subi 1,25 milliard de livres de décollecte nette, a-t-il annoncé ce 18 avril. A eux seuls, les fonds communs de placement (« mutual funds ») ont enregistré 929 millions de livres de sorties nettes au cours du trimestre écoulé. Dans le même temps, Jupiter a été pénalisé par des effets de change et de marché négatifs à hauteur de 2,07 milliards de livres. Résultat : ses actifs sous gestion ont reculé de 6,6% pour s’établir à 46,85 milliards de livres à fin mars 2018 contre 50,18 milliards de livres à fin 2017. « Nous avons connu une période de turbulences sur les marchés avec une demande modérée ayant conduit à une décollecte nette au premier trimestre », a expliqué Maarten Slendebroek.
Xtrackers, la marque des ETF de DWS (Deutsche Bank) a annoncé avoir lancé trois nouveaux ETF sur actions à hauts dividendes, incluant un filtre « qualité » dans la sélection des titres composant les indices. Les ETF « Xtrackers Morningstar US Quality Dividend UCITS ETF », « Xtrackers Morningstar Global Quality Dividend UCITS ETF » et « Xtrackers MSCI World High Dividend Yield UCITS ETF » sont désormais cotés à la Deutsche Börse et à la Bourse de Londres. Ces produits utilisent un filtre pour sélectionner des titres de qualité présentant à la fois des fondamentaux attrayants et des dividendes durablement élevés, explique le communiqué.DWS indique ainsi que l’ETF « Xtrackers MSCI World High Dividend Yield UCITS ETF » élimine par exemple les titres d’entreprises dont les fondamentaux sont trop faibles en termes de rendement des capitaux propres, de régularité des revenus ou de ratio d’endettement. La méthode permet également d’éliminer les entreprises affichant un taux de distribution négatif ou trop élevé ainsi que celles n’offrant pas un dividende régulier.Les deux ETF Xtrackers répliquant des indices de Morningstar adoptent une approche différente, utilisant l’analyse propriétaire de Morningstar fondée sur la méthodologie de recherche Economic Moat. Celle-ci permet de dresser un portrait de la santé d’une entreprise sur la base de facteurs intangibles tels que l’impact de la marque. Le filtre « qualité » de Morningstar vise donc à aller au-delà des simples métriques comptables.À noter qu’en février, l’indice de référence de l’ETF « db x-trackers Euro Stoxx Select Dividend 30 UCITS ETF (DR) » a également été modifié pour répliquer un indice incluant un filtre de qualité. Le nom de l’ETF est devenu « Xtrackers Euro Stoxx Quality Dividend UCITS ETF ».« Nous voulons offrir à nos clients une gamme sophistiquée d’ETF à hauts dividendes qualitatifs. Dans ce domaine, l’application d’un filtre de qualité basé sur la sélection d’entreprises aux dividendes réguliers permet de bénéficier d’un certain nombre d’avantages, dont une volatilité plus faible et une limitation du risque de perte maximale grâce à la prépondérance de valeurs défensives », déclare Michael Mohr, directeur du développement des produits ETF.
Le groupe Deka, qui rassemble les activités financières des caisses d'épargne allemandes notamment la gestion d’actifs, a enregistré l’an dernier une collecte nette de 25,7 milliards d’euros. La collecte institutionnelle s’'est élevée à 13,4 milliards d’euros contre 9,2 milliards d’euros l’année précédente tandis que la collecte retail ressort à 12,3 milliards d’euros contre 7,7 milliards d’euros. Les actifs totaux ont ainsi progressé d’environ 26 milliards d’euros pour s'établir à 282,9 milliards d’euros contre 256,8 milliards d’euros. Sur ce total, les produits de fonds représentent 265,3 milliards d’euros, les certificats 17,6 milliards d’euros.Le résultat économique du groupe Deka, qui célèbre cette année ses 100 ans, a progressé de 8% durant l’année écoulée pour s'établir à 449 millions d’euros.
Credit Suisse indique que les caisses de pension ayant confié leurs valeurs patrimoniales à ses bons soins ont entamé l’année 2018 sur un faux pas, rapporte L’Agefi suisse. L’indice de référence du groupe suisse a cédé 1,36% ou 2,34 points sur le premier trimestre, pour s’établir à 170,14 points. L’établissement tient toutefois à rappeler que cette correction, attribuée essentiellement au mois de février, survient dans la foulée d’une année 2017 faste (+8,05%). A l’exception des placements immobiliers et hypothécaires neutres, toutes les catégories d’actifs ont pesé sur la performance trimestrielle. Le bonnet d’âne revient aux actions suisses (-0,65%) et étrangères (-0,47%). Les obligations en francs (-0,15%) et en devises étrangères (-0,05%) n’ont constitué que des refuges tout relatifs.
BLI – Banque de Luxembourg Investments (BLI), la société de gestion de fonds de Banque du Luxembourg, a annoncé, ce 18 avoir, avoir signé les Principes pour l’Investissement Responsable des Nations Unies (UN PRI). Cette initiative repose sur six principes d’investissement responsable, dont la prise en compte des questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG). Dans ce cadre, « BLI considérera encore davantage les critères extra-financiers dans le cadre de son approche de gestion », indique la société. « L’ajout de critères ESG à notre recherche est l’évolution logique de notre philosophie d’investissement, qui nous aide à appréhender plus globalement les sociétés de notre univers », a commenté Thierry Feltgen, responsable du projet ESG au sein de BLI, cité dans un communiqué.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a présenté ce 18 avril sa stratégie d’investissement face au défi climatique. Cette stratégie couvrant l’ensemble du portefeuille propose des cibles et des moyens concrets qui permettent à la Caisse de contribuer, comme investisseur, à la transition vers une économie mondiale sobre en carbone de manière constructive et d’en saisir les occasions d’investissement rentables. «Dans la foulée de l’Accord de Paris et de l’évolution accélérée des choix des consommateurs et des technologies, nous observons déjà une transformation rapide des marchés. Cette nouvelle réalité nous a amenés à revoir le profil rendement-risque de plusieurs secteurs d’activités et entreprises. Elle créera également de nouvelles occasions d’investissement intéressantes pour nos déposants», a déclaré Michael Sabia, président et chef de la direction, cité dans un communiqué."Notre stratégie s’appuie sur un engagement fondamental : à partir de maintenant, le facteur climatique sera pris en compte dans chacune de nos décisions d’investissement, et ce, pour l’ensemble de notre portefeuille. En bâtissant cette stratégie, nous avons effectué des analyses en profondeur des marchés et des meilleures pratiques parmi les investisseurs institutionnels. Nous avons aussi été guidés par notre conviction de toujours, selon laquelle nous devons penser et agir en bâtisseurs dans tout ce que nous faisons. C’est pourquoi nous nous sommes fixés à la fois comme cible à court terme d’augmenter nos investissements de plus de 8 milliards de dollars dans les actifs sobres en carbone, et à moyen terme de réduire notre empreinte carbone de 25 % par dollar investi. Ce sont des objectifs ambitieux, réalisables, mesurables et sur lesquels nous rendrons des comptes à chaque année lors de la publication de notre rapport annuel», a-t-il ajouté.Dans le détail, cette stratégie prévoit notamment la prise en compte du facteur climatique dans chacune des décisions d’investissement de la CaisseLe déploiement de la stratégie adoptée représente un défi important pour la Caisse qui devrait voir, au cours des huit prochaines années, la valeur de ses actifs s’accroître significativement. À titre d’illustration, si l’actif de la Caisse devait augmenter de 60 % d’ici 2025, les changements climatiques feraient partie du processus décisionnel pour plus de 170 milliards de dollars de nouveaux actifs. «Dorénavant, nous aborderons les changements climatiques de la même façon que pour le risque : il s’agira d’un élément fondamental intégré à notre processus décisionnel».La stratégie prévoit également une augmentation des investissements sobres en carbone de 8 milliards de dollars sur 3 ans. La Caisse est déjà un des plus grands investisseurs en énergie renouvelable au monde, et s’engage à en faire encore plus. L’intensification des efforts mondiaux dans la lutte aux changements climatiques entraînera de nombreuses occasions d’investissement rentables pour les déposants au cours des prochaines années. À court terme, soit d’ici 2020, la Caisse va donc augmenter de 50 % nos investissements sobres en carbone, ce qui se traduit par des investissements additionnels de l’ordre de 8 milliards de dollars. «Notre stratégie nous donnera l’occasion par le fait même de contribuer par nos investissements au développement de plusieurs secteurs à faible empreinte carbone».Egalement au programme, une réduction de notre empreinte carbone de 25 % par dollar investi d’ici 2025. À moyen terme, soit entre 2017 et 2025, la Caisse s’engage à réduire de 25 % l’intensité carbone de son portefeuille global. Elle devient ainsi le premier investisseur institutionnel en Amérique du Nord à se donner une cible carbone couvrant l’ensemble de ses catégories d’actif. «Nos objectifs contribueront aux cibles de l’Accord de Paris convenues lors de la COP21. C’est donc dire que la prise en compte de cette cible sera intégrée au processus d’investissement de la Caisse». Dans le contexte de cette stratégie, la Caisse annoncera donc la révision de nos investissements pour en évaluer le profil rendement-risque et ainsi réduire d’ici 2025 la présence des actifs ayant une plus forte intensité carbone dans son portefeuille, par exemple, les activités liées à l’exploitation du charbon.La Caisse présentera des informations et des données sur les émissions de GES de son portefeuille dans le cadre de la publication de son rapport annuel, débutant avec le rapport 2017. Ces données permettront de suivre notre progression vers nos cibles d’investissement face au défi climatique. Les méthodes de calcul employées pour mesurer l’empreinte carbone du portefeuille seront conformes aux meilleures pratiques internationales et validées par les vérificateurs de la Caisse dans le cadre de leur vérification annuelle des informations financières.
Une soixantaine d’investisseurs comptabilisant plus de 1000 milliards de dollars d’actifs sous gestion appelle les entreprises du monde entier à réduire drastiquement l’impact de leur activité sur la planète, pour ainsi lutter contre le changement climatique.Ces 60 investisseurs ont envoyé une lettre aux dirigeants de 15 sociétés, déclarant vouloir investir dans des entreprises «écologiquement et financièrement durables» qui contribuent à une économie à faible émission de carbone. Parmi les entreprises interpellées, figurent notamment Whirlpool, Netflix et The Walt Disney Company, et autres sociétés à fortes émissions de carbone des secteurs de la production d'électricité et du ciment.L’initiative - soutenue notamment par l’ERAFP, la fondation Ethos, ou encore le fonds de pension de l’agence environnementale britannique (Environment Agency Pension Fund) - a été coordonnée par ShareAction, une organisation caritative promouvant l’investissement responsable. «En tant que gardiens de l'épargne, les fonds de pension ont un rôle important à jouer dans la transition vers une économie bas carbone, a déclaré Vincent Kaufmann, directeur de la fondation Ethos, qui représente les 24 fonds de pension suisses dans le groupe d’investisseurs ShareAction. L’une des façons d’y parvenir est de pousser les entreprises, qui sont les plus grands consommateurs d'énergie au monde, à trouver des alternatives plus ‘propres’. La collaboration entre les fonds de pension et les autres actionnaires peut être très efficace et puissante dans la conduite du changement, si les investisseurs incitent les entreprises à réaliser les objectifs prévus par l’Accord de Paris."Les entreprises font en effet face à des pressions croissantes pour publier et gérer les risques et opportunités liés au climat à la suite de l’Accord de Paris et du travail du groupe de travail du Gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney sur les informations financières liées au climat.En plus de coordonner cette initiative, ShareAction demande également aux investisseurs de soutenir la résolution des actionnaires de Shell, demandant à la société d'établir des objectifs climatiques alignés sur les Accords de Paris.
Le recours aux sanctions contre un pays, sur une base bilatérale ou internationale, est entré dans le quotidien des investisseurs depuis des décennies. Leur efficacité d’abord médiocre est allée croissante au fil des années, surtout quand il s’agissait d’initiatives américaines. Washington n’a jamais fait mystère de sa volonté de faire de la domination mondiale de sa finance un vecteur privilégié de sa superpuissance. La suprématie du dollar dans les transactions commerciales, de l’ordre de 50 %, et plus encore dans les réserves de changes mondiales, supérieure à 60 %, demeure à ce jour incontestée. Elle interdit aux acteurs financiers internationaux, Etats, banques ou entreprises, d’espérer survivre durablement sans un accès assuré aux capitaux et financements en dollar. Qui enfreint les embargos, même indirectement, prend un risque mortel. La supranationalité du droit américain, forte de l’universalité de sa monnaie, ne laisse guère de chances aux fautifs d’échapper à la sanction. BNP Paribas ne le sait que trop.
Augures. C’est avec une régularité de métronome que la Banque d’Angleterre (BoE) (photo) va poursuivre la hausse de son taux de base. « La BoE va relever le bank rate de 25 points de base tous les six mois au cours de 2018 et de 2019 », assure l’équipe de recherche de Nomura. La première augmentation a eu lieu en novembre 2017, de 0,25 % à 0,50 %. Pour Nomura, les prochaines hausses sont programmées en mai et novembre de chaque année, sachant que la prochaine réunion du comité de politique monétaire aura lieu le 10 mai prochain. Par la suite, prévoit Nomura, la BoE entamera le processus de sortie du QE (programme d’achats de titres de 435 milliards de livres sterling) quand le taux de base atteindra 1,50 %, « dans environ deux ans ». Le processus se fera sur le mode passif, avec le non-réinvestissement des tombées de Gilts à échéance. Le mode actif, la vente du portefeuille sur le marché secondaire, viendra plus tard. Toujours selon Nomura, le resserrement monétaire par la réduction de la taille du bilan réduira la nécessité d’augmenter le taux de base à partir de 2020.
Les Womenomics font partie intégrante des Abenomics. Pour faire face à la chute programmée de la population active d’un tiers d’ici 2060, le gouvernement japonais a multiplié depuis 2013 les subventions aux entreprises favorables au travail des femmes. Ce sont effectivement les Japonaises qui vont faire la croissance des vingt prochaines années. Les débuts sont encourageants, mais la route est longue pour triompher des archaïsmes. Ainsi, dans les conseils d’administration, les administratrices occupent… 3,5 % des postes.
Érosion. Les achats de titres publics et d’obligations d’entreprise par la Banque de France dans le cadre du quantitative easing de l’Eurosystème – Banque centrale européenne (BCE) et banques centrales nationales –, a désormais un effet visible sur la typologie des détenteurs de titres. Pour les investisseurs non-résidents, la détention de titres français diminue régulièrement. « Le taux de détention non-résidente des titres émis » par les résidents français – c’est-à-dire la dette publique, la dette des entreprises, la dette bancaire et les actions cotées – est de 49 % à la fin décembre 2017. Il était de 51 % en 2016 et de 53 % en 2015. En un an, la détention de titres de dette publique à long terme s’est repliée de 3 points à 53 % : « Cette évolution est largement la contrepartie d’achats de titres par la Banque de France. » Les non-résidents détiennent par ailleurs 56 % des titres de dette des entreprises (contre 58 % un an auparavant) et 53 % des titres émis par le secteur bancaire, le seul à avoir collecté l’an dernier des achats nets non-résidents de 26 milliards d’euros. La préférence pour les marchés obligataires est nette : la France demeure le premier marché de la zone euro avec le tiers du total des émissions et représente même la moitié du marché corporate. Les actions cotées sont moins ciblées par les investisseurs étrangers qui ont dans leurs mains 37 % du stock (flux nets négatifs de – 12 milliards d’euros l’an dernier). L’encours total des titres est de 5.792 milliards d’euros dont 3.703 milliards de titres de dette, 602 milliards de titres corporates, 1.882 milliards de dette publique et 1.075 milliards de dette bancaire. Les actions totalisent 2.089 milliards.
C’est un score plus qu’honorable : 90 % des employés de la Banque centrale européenne se disent fiers et heureux de travailler pour l’institution de Francfort. Des progrès significatifs ont été réalisés depuis 2015 (année de la première étude interne), considèrent-ils. Les améliorations sont visibles dans des domaines comme la charge et le temps de travail ou la flexibilité. Ils sont convaincus que la direction les regarde avec équité quels que soient leur âge, leurs origines, leurs capacités et leur genre. Il ne reste plus qu’à apporter des améliorations à la courtoisie et au vivre ensemble : ils sont 14 % à avoir fait l’expérience personnelle de mots inappropriés et d’attitudes équivoques.