Le gestionnaire d’actifs Lazard Asset Management (Lazard AM) a récemment annoncé le recrutement de Shen Than en qualité de « managing director » à Hong Kong. Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé se concentrera sur la distribution à travers toute l’Asie et devra contribuer au développement de l’activité de gestion d’actifs dans la région.Shen Tan, qui compte plus de 18 ans d’expérience, était précédemment « managing director » chez Capital Group, en charge plus particulièrement de l’activité institutionnelle en Asie hors Japon. Auparavant, il a été associé (« partner ») et responsable mondial des ventes pour Income Partners Asset Management. Au cours de sa carrière, il a également occupé des fonctions commerciales chez Pyramis Global Advisors, Deutsche Asset Management et Schroders.
Le gestionnaire d’actifs américain J.P. Morgan Asset Management (J.P. Morgan AM) vient de renforcer son équipe en charge des stratégies beta (« Beta Strategies ») en Asie avec deux nouvelles arrivées à Hong Kong. Ainsi, Albert Chuang a ainsi rejoint le bureau de Hong Kong en qualité de gérant de portefeuille au sein de l’équipe « Quantitative Beta Strategies Investment » de la société de gestion. Il se concentrera sur la recherche quantitative, le développement de modèle et la gestion de portefeuille pour les stratégies « strategic beta » et les stratégies de primes de risques alternatives (« alternatives risk premia »). Il assurera également la gestion de portefeuilles pour des clients institutionnels.Précédemment, Albert Chuang a passé cinq années au sein du bureau de Londres de J.P. Morgan AM, en charge de la gestion de portefeuille et de la recherche quantitative. Avant cela, il avait travaillé pendant deux ans à New York au sein de l’équipe dédiée aux solutions multi classes d’actifs de J.P. Morgan AM.Par ailleurs, Jason Leung a été nommé spécialiste d’investissement (« Investment Specialist ») au sein de l’équipe « Beta Strategies » en Asie, également basé à Hong Kong. Il se concentrera principalement sur les capacités d’investissements systématiques et de primes de risque de la société de gestion. Il arrive en provenance de JPMorgan Private Bank où il occupait déjà le poste de spécialiste d’investissement senior. Avant de rejoindre J.P. Morgan AM en 2014, il a travaillé pendant 10 ans chez Citi Global Markets en qualité de structureur de solutions multi classes d’actifs.
La société de gestion luxembourgeoise Assenagon Asset Management lance une nouvelle stratégie, Credit Opportunity Plus, à destination des investisseurs institutionnels mais également des particuliers. Le fonds entend tirer parti des opportunités sur le marché boursier avec un objectif de rendement de 4,5% par an. Le fonds, qui sera géré par Stefan Magerl, Michael Hünseler et Jan Hennig, investira notamment dans des obligations d’entreprises du monde entier, avec une notation d’au moins «B-" ou «B3» tout en utilisant des dérivés de crédit. Si l’action d’un émetteur semble sous-évaluée par rapport à son obligation, le fonds pourra acheter des options call sur l’action de l’entreprise.
Selon nos informations, la société de gestion Opportunité Luxembourg vient d’acquérir la clientèle d’Aurea Finance Company, une société de gestion luxembourgeoise créée en 1994 par Henri de Crouy Chanel, qui a mis un terme à ses activités réglementées suite à ce rachat. Contactée par la rédaction, Catherine Wajsman, senior partner du groupe Opportunité, a révélé son ambition de poursuivre cette stratégie d’acquisition dans les mois et années à venir.Afin d’assurer le suivi de la clientèle transférée, Opportunité Luxembourg a recruté Stéphanie Weisse qui occupait le poste d’administrateur délégué depuis quelques années au sein d’Aurea Finance Company.Créé en France il y a 36 ans, le groupe Opportunité est également présent en Belgique et au Luxembourg, où il connait sa plus grosse expansion depuis plusieurs années. Avec cette acquisition, la première depuis le rachat en 2006 de la société SLF, devenue depuis Opportunité Luxembourg le groupe souhaite renouer avec sa gloire passée."Nous sommes ravis d'être en contact avec une clientèle nouvelle de grande qualité, se félicite Catherine Wajsman. Désormais, notre ambition est d’acquérir d’autres sociétés de qualité dans les mois et années à venir pour poursuivre notre renaissance.»
La société d’investissement immobilier cotée Eurocommercial Properties N.V. a annoncé, ce 27 juin, son entrée en Bourse sur le marché secondaire de l’Euronext Bruxelles. La société avait dévoilé son intention d’une entrée en Bourse sur le marché secondaire en juin dans le cadre de son engagement à long terme dans l’immobilier belge. « Grâce à cette cotation, Eurocommercial vise à accroître sa visibilité en Belgique en tant qu’investisseur majeur dans des centres commerciaux de haute qualité », indique Eurocommercial dans un communiqué. Cette opération doit également « permettre aux investisseurs belges l’accès direct à l’un des investisseurs européens les plus expérimentés dans l’immobilier commercial et donnera à Eurocommercial l’opportunité d’élargir et de diversifier d’avantage son actionnariat ».La société n’émettra aucune nouvelle action, précise-t-elle, et conservera sa présence sur son marché principal, Euronext Amsterdam, où elle est entrée en bourse en 1991. Les actions de la société sont cotées sous forme de certificats de dépôt au porteur, pour lesquels un certificat de dépôt représente dix actions nominatives ordinaires. Eurocommercial affiche un actif total de 4 milliards d’euros en Belgique, en France, en Italie et en Suède.
Omnes Capital et Ilmatar Windpower ont annoncé le lancement d’une joint-venture dédiée à la production d’électricité éolienne dans les pays nordique et baptisée Ilmatar Energy. Dans les cinq prochaines années, Ilmatar Energy a pour ambition de construire et d’exploiter jusqu’à 1000 MW de capacités éoliennes. Ilmatar Energy a déjà acquis son premier projet auprès de Metsähallitus, entreprise appartenant à l'état responsable de la gestion d’un tiers de la surface de la Finlande. Le projet comporte 50 turbines d’une capacité nominale globale de plus de 200 MW. Il est prévu de construire ce projet sans subventions, mais il pourrait également être présenté aux appels d’offres futurs en Finlande.Ilmatar Energy est détenue à 70 % par le FPCI Capenergie 3, fonds de 245 millions d’euros dédié aux énergies renouvelables, géré par Omnes Capital et, à 30 % par Ilmatar Windpower Plc. La société est gérée par Ilmatar Windpower.
Mandarine Gestion a vu ses encours augmenter d’un « petit milliard d’euros » grâce au partenariat capitalistique et commercial noué en fin d’année dernière avec Arkéa Investment Services, a indiqué Marc Renaud, président directeur général de Mandarine lors d’une conférence avec la presse. La société de gestion gère ainsi désormais 4 milliards d’euros.Cet apport concerne des gestions d’Arkéa qui ont été déléguées à Mandarine par le biais de « master feeder ». Les fonds qui en bénéficient sont le fonds actions France, actions européennes de croissance et petites valeurs françaises. Lors de cette conférence, Marc Renaud est revenu sur ce partenariat, intervenu près de 10 ans après la création de la société de gestion. Il a expliqué qu’il s’inscrivait dans la continuité des choses, Mandarine Gestion ayant dès le début de son aventure choisi de se doter d’actionnaires minoritaires, en l’occurrence La Française, La Banque Postale (par le biais d’AMLab avec OFI) et Dassault. Lorsque La Française a voulu sortir, Mandarine avait le choix entre acheter la participation ou bien trouver un nouvel actionnaire. « Nous avons fait les deux, puisque nous avons racheté la participation, puis nous avons procédé à une augmentation de capital pour faire entrer Arkéa Investment Services », a expliqué Marc Renaud. Il n’est pas question que des encours supplémentaires transitent vers Mandarine. En revanche, « nous allons faire des choses ensemble, notamment dans la création de produits, la réponse aux appels d’offres, le développement ». De plus, Arkéa va «seeder» des fonds Mandarine.Parallèlement, Mandarine Gestion compte poursuivre son développement international qui lui tient à cœur. Cette part, qui était à 40 %, a mécaniquement baissé avec l’arrivée des encours d’Arkéa à 33 %. Pour cela, Mandarine vient d’ouvrir une filiale à Genève en Suisse, qui viendra s’ajouter à son bureau allemand composé de deux personnes. Par ailleurs, Mandarine a un third party marketer (TPM) en Autriche et un autre en Angleterre. Elle continue de travailler avec la Française, malgré la rupture de leurs liens capitalistiques, sur la Suède, l’Italie et l’Espagne. Enfin, elle couvre la Belgique et le Luxembourg depuis Paris. Rémi Leservoisier, directeur général adjoint de Mandarine Gestion, indique aussi viser le Canada et l’Australie. Côté gestion, Mandarine aligne désormais une gamme de 20 fonds avec des styles très différenciés et des gérants qui « incarnent leur gestion », insiste Marc Renaud. Ce dernier s’est déclaré intéressé pour trouver un projet dans les actions non européennes. Mais pour répondre aux attentes des clients, « il faudra développer un produit moins directionnel que ce que nous avons aujourd’hui ».Enfin, Marc Renaud espère à terme figurer dans les sociétés gérant entre 5 milliards et 10 milliards d’euros. En attendant, depuis le début de l’année, la société a collecté près de 100 millions.
La société de conseil américaine Cresset Capital Management, créée par les spécialistes du private equity Eric Becker et Avy Stein, a annoncé ce 26 juin la création d’un nouveau family office. La nouvelle entité, Cresset Family Office, sera dirigée par Michael Cole en qualité de directeur général. L’intéressé travaillait précédemment chez Ascent Private Capital Management, dont il était le président et fondateur. En outre, Kevin Long, en provenance d’Abbot Downing, a été nommé senior managing director de la nouvelle entité. Les deux recrues, qui sont des spécialistes du family office, se proposent de couvrir les besoins des familles fortunées dans de multiples domaines, dont l'éducation, la gouvernance, la philanthropie, l’investissement thématique et d’impact, la planification foncière et fiscale ou encore la gestion des risques, indique un communiqué.
Vanguard a annoncé ce 27 juin avoir déposé déposé un dossier d’enregistrement auprès de la Securities & Exchange Commission (SEC) de deux nouveaux ETF, Vanguard ESG U.S. Stock ETF et Vanguard ESG International Stock ETF, qui pourraient être disponibles dès le mois de septembre 2018.L’indice de référence du premier véhicule sera le FTSE US All Cap Choice Index, celui du second le FTSE Global All Cap ex US Choice Index. Les deux indices de référence appliquent un filtre ESG spécifique. L’ETF dédié aux actions américaines devrait être chargé à 0,12%, celui sur les actions internationales à 0,15%.
NewAlpha Asset Management (NewAlpha) a annoncé, ce 27 juin, la nomination d’Adrien Auric au poste de directeur des opérations (« chief operating officier »). L’intéressé conserve toutefois ses responsabilités en matière de « due diligence » opérationnelle, indique la société dans un communiqué. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Adrien Auric a également la responsabilité de la coordination des fonctions juridique, contrôle interne & conformité, opérations et système d’informations avec les prestataires de services de NewAlpha. «La société entend ainsi adapter son organisation et renforcer son efficacité opérationnelle afin de faire face à la croissance et à la diversification de ses activités d’investissement et de conseil».Avant de rejoindre NewAlpha en juin 2017, Adrien Auric était en charge des « Due Diligences Investissement » chez Reinhold & Partners, société de conseil spécialisée travaillant pour des investisseurs institutionnels « top tier ». Il a également été directeur indépendant de fonds dans diverses juridictions (France, Irlande et Luxembourg). Auparavant, Adrien Auric a travaillé 7 ans chez J.P. Morgan, initialement (2007-2009) en tant que responsable des « Due Diligences Investissement » de J.P. Morgan Mansart Investissement (JPMMI), la société de gestion dédiée et régulée de la banque d’investissement. En 2009, il est nommé directeur général et directeur des opérations de JPMMI. Avant cela, il a passé 3 ans chez Olympia Capital Management en charge des équipes de « Due Diligence Investissement », de middle et back offices, et 8 ans chez Ernst & Young où il a occupé diverses fonctions managériales au sein des départements « Audit Bancaire », « Assurance et Immobilier » et « Transactions Services ».
Groupama Asset Management, filiale de Groupama, dont les actifs sous gestion dépassent désormais 100 milliards d’euros, a recruté Olivier Le Braz en tant que directeur du développement de l’offre de gestion assurantielle et des partenariats. Il sera directement rattaché à Thierry Goudin, directeur du développement. Olivier Le Braz débute sa carrière en 1990 au sein du Groupe Caisse des Dépôts en Espagne (Barcelone et Madrid, avant de rejoindre la Banque d’Orsay pour y développer la clientèle de grandes entreprises (1993 à 2001). Il intègre ensuite Robeco Gestions, au poste de Directeur du développement de la clientèle institutionnelle en France. Olivier Le Braz poursuit sa carrière en 2002 chez Orsay AM, où il développe la commercialisation de la gamme de solutions de gestion d’actifs du Groupe (Alternatif, Convertibles, Crédit, High Yield et Emergent) auprès d’une clientèle d’assureurs, de banques, d’Institutions de Retraite et de Prévoyance, et de sélectionneurs de fonds (multi-gérants). A la suite du rachat d’Orsay par Oddo & Cie en 2010, Olivier Le Braz est nommé Responsable du Pôle Distribution Externe chez Oddo AM. En 2012, il rejoint Rothschild Asset Management en tant que Directeur au sein du département Institutionnels, tout en exerçant les responsabilités de Country Manager pour l’Espagne. En tant que directeur du développement de l’offre de gestion assurantielle et des Partenariats, Olivier Le Braz conduira en France et en Europe la promotion et la commercialisation des solutions ALM (asset liability management) de Groupama Asset Management, conçues pour répondre étroitement aux enjeux (gestion financière, contraintes prudentielles, environnement de marché et gestion des risques) auxquels sont confrontés les investisseurs institutionnels.
L'éditeur Cylance Inc., spécialisé dans la protection des postes de travail et des serveurs contre les cyberattaques grâce à l’intelligence artificielle, a annoncé ce 27 juin avoir obtenu un financement de 120 millions de dollars auprès de fonds gérés par Blackstone Tactical Opportunities et comprenant d’autres investisseurs. Ce financement permettra à Cylance de poursuivre son expansion mondiale, en Europe, au Moyen-Orient et dans la région Asie-Pacifique, et de continuer à élargir son portefeuille de solutions de cybersécurité.
L’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF) renforce son organisation avec l’arrivée de Stéphanie Galiègue comme directrice de la recherche et des études. Stéphanie Galiègue dispose de plus de 20 ans d’expérience en matière d’analyse de données, de performance et de risque pour le compte des investisseurs institutionnels dans le domaine de l’immobilier et de la finance. En 2005, Stéphanie Galiègue rejoint IPD France comme directrice des Etudes et de la Recherche avant d'être promue directrice générale adjointe quelques mois plus tard. En 2011, elle devient directrice générale d’IPD France & Europe du Sud et administratrice. Stéphanie Galiègue est diplômée d’HEC, majeure Finance et a débuté sa carrière chez Axa Investment Managers Paris en 1996, où elle a développé une expertise particulière en matière d’analyse de performance et de risque, avant de rejoindre CDC Ixis Asset Management en 1999. En 2001, elle est devenue chez Deloitte, responsable de la ligne de service Reporting et Attribution de performance dans le pôle dédié à l’assistance aux sociétés de gestion.
Après avoir remercié une dizaine de collaborateurs en janvier dernier, le hedge fund activiste Pershing Square Capital Management vient de réduire à nouveau ses effectifs avec la suppression de trois postes de chargés des relations avec la clientèle, ont indiqué à Reuters deux sources proches du dossier. Le hedge fund compte désormais 43 collaborateurs contre 56 en début d’année.Le hedge fund dirigé par William Ackman poursuit ainsi un recentrage plutôt réussi qui passe par des réductions de coûts et des modifications dans la stratégie d’investissement. Les actifs sous gestion de Pershing s’élèvent désormais à environ 8 milliards de dollars, un montant inférieur de plus de moitié par rapport au pic de 2015, après trois années de performances négatives qui ont incité les investisseurs à quitter le hedge fund. Certains membres de l’équipe d’investissement ont aussi quitté la société.La nouvelle configuration de Pershing Square semble porter ses fruits. Le hedge fund fermé de Pershing Square affiche une performance de plus de 9% depuis le début de l’année à la mi-juin tandis que la version cotée de cette stratégie réalise une performance de 11,4% sur la même période.
Moskitos, l'éditeur de Crosscut, plateforme d’intégration et de gouvernance de la data et des APIs (interface de programmation applicative), a annoncé ce 27 juin avoir levé 2,5 millions d’euros en série A, principalement auprès du fonds de capital-risque CapHorn Invest, qui fait ainsi son entrée au capital de la société française. Cet afflux de nouveaux capitaux garantit à Moskitos une poursuite de sa croissance et une gouvernance autonome pour ses co-fondateurs. Moskitos, qui compte actuellement 25 collaborateurs, a pour objectif de doubler ses effectifs d’ici un an.
A la suite du départ de son gérant actions Thierry Le Clerq, qui a rejoint Mandarine Gestion courant juin, Allianz Global Investors (AllianzGI) a décidé de nommer Cécile Hanna à la tête de trois fonds actions européennes dont il avait la charge, a appris Citywire Selector. Cécile Hanna, qui travaille chez AllianzGI depuis 2013, reprend ainsi la gestion des fonds Allianz Actio France, Allianz Actions France et Allianz Finance Actions France.
BNP Paribas Securities Services (BP2S), la filiale de métier titres de BNP Paribas, a annoncé jeudi avoir remporté auprès du gestionnaire d’actifs DWS un mandat portant sur des services d’administration de fonds et sur des services de conservation et de banque dépositaire pour les fonds destinés à la clientèle de détail en Allemagne et au Luxembourg. Ce mandat porte sur 240 milliards d’euros d’actifs.
Au Royaume-Uni, une femme née avant le 6 avril 1950 pouvait prendre une retraite méritée à 60 ans (65 ans pour les hommes). « M.B. », né de sexe masculin en 1948 et marié à une femme en 1974, « a recouru à une opération chirurgicale de conversion sexuelle en 1995 ». Mais MB n’a pas de certificat de reconnaissance de changement de sexe, et avec son épouse, elles souhaitent rester mariées pour des motifs religieux. Pour l’administration britannique, elle n’est plus un homme, mais pas une femme car « mariée et sans certificat ». La Cour de justice européenne a remis les pendules à l’heure en vertu de la directive de 1978 sur l’égalité en matière de sécurité sociale. MB est désormais une retraitée depuis l’âge de 60 ans et non 65. Ouf, juste avant le Brexit.
C’est le montant des revenus des investissements directs américains au premier trimestre relevés dans la balance courante des Etats-Unis. Il correspond au rapatriement des dividendes accumulés à l’étranger par les multinationales américaines pour bénéficier des baisses d’impôts ; rapatriement effectué en une seule fois comme la prévoit la loi fiscale (TCJA). Les revenus réinvestis hors des Etats-Unis ont atteint 175 milliards de dollars. Si les entreprises investissent, ce n’est pas sur le sol américain.
Gigantisme. L’ouverture progressive des marchés financiers chinois aux investisseurs étrangers et leur intégration aux indices financiers mondiaux et « Emerging Markets », fait l’objet de toute l’attention des sociétés de gestion. « La Chine est la deuxième économie au monde, pesant environ 12.000 milliards de dollars, et le troisième marché obligataire en terme de taille », rappellent Aidan Yao et Jim Veneau, respectivement économiste et responsable Asia Fixed Income chez Axa IM. Les statistiques chinoises n’arrêtent pas de donner le tournis. Exemple : Fabiana Fedeli, gérante marchés émergents chez Robeco, explique que les ventes de détail en Chine devraient atteindre cette année le montant de 5.800 milliards de dollars (3.300 milliards en 2000), un chiffre désormais analogue aux achats des consommateurs américains.
Acheter un poulet ou une boîte de conserve coûte trois fois plus cher au Danemark qu’en Roumanie. Plus généralement, les niveaux des prix « varient quasiment du simple au triple parmi les Etats membres de l’UE », indique Eurostat : de 142 % par rapport à la moyenne de l’UE au Danemark à 48 % en Bulgarie. Pour l’électronique grand public, le Français (110 %) débourse plus que tous les autres. Ce n’est rien comparé aux boissons alcoolisées : c’est en Irlande (174 %) et au Royaume-Uni (157 %), pourtant connus pour être des pays gros consommateurs, qu’ils sont les plus chers. Et nettement.
Dans le sigle ESG, nombreux sont les investisseurs qui considèrent avec attention le E, pour environnement, à la mode en ces temps d’angoisse climatique, quelques-uns le S, pour social, et très peu le G, pour gouvernance. Pourtant, s’il est vrai qu’« il n’est de richesse que d’hommes », comme l’affirmait Jean Bodin, tout commence par là. Or, ce penseur avait beau être français, rares sont encore les institutionnels nationaux, ou d’Europe continentale, qui font de la gouvernance le cœur de leur réflexion sur la valorisation à long terme de leurs actifs. Si bien que, contrairement aux pratiques des pays anglo-saxons, la pugnacité dans les rapports avec les directions des entreprises cotées reste peu valorisée dans les choix d’allocation, et encore moins l’activisme, affligé d’un préjugé défavorable. En France, la discrétion, voire « l’entre soi », demeure la stratégie préférée des investisseurs finaux, l’expression sans détour d’un désaccord demeurant l’exception ; peut-être par crainte de troubler des directions dont personne ne sous-estime la difficulté de la tâche, peut-être pour ne pas encourir le reproche de tomber dans le court-termisme. Mais à mesure que les scandales de gouvernance s’accumulent, cette réalité devient chaque jour moins compréhensible.
Incubation. Orano, l’ex-Areva, rejoint les rangs des 17 investisseurs institutionnels dans la Sicav Emergence, premier fonds d’amorçage de la Place de Paris. Le spécialiste de l’énergie nucléaire compte parmi les deux industriels, auprès d’EDF, à investir dans le deuxième fonds actions de la Sicav de la Place. Au total, Emergence a déjà levé 820 millions d’euros répartis entre les fonds actions (520 millions d’euros dans deux compartiments) et les stratégies de performance absolue (300 millions d’euros dans un compartiment dédié). Les onze acteurs incubés, quant à eux, représentent 7,4 milliards d’euros d’actifs gérés. Emergence Actions II (320 millions d’euros levés) a déjà investi dans VIA AM et un deuxième projet d’investissement devrait prochainement voir le jour. Si le lancement d’un autre fonds est envisagé mais pas encore au programme, le thème de l’intelligence artificielle appliquée à la gestion sera dans tous les cas un des thèmes privilégiés par Emergence.
L’Union européenne est une zone ouverte. Pour preuve, il suffit de regarder qui détient la dette publique des Etats membres. Dans la moitié d’entre eux, elle est détenue « principalement » par les non-résidents (source Eurostat). Cela peut aller jusqu’à 82 % à Chypre. A l’opposé, quand les domestiques sont prédominants, c’est un maximum de 62 % (Italie). Mieux encore, si on considère que chaque pays membre est un investisseur non résident pour son voisin, on pourrait presque oser dire que l’UE est une zone intégrée.
Edouard Camblain, responsable projets stratégiques, Société Générale Private Banking, et Daniel Haguet, PhD, professeur de finance à l’Edhec Business School