Dans une lettre, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy insistent sur la création de clauses d’action collective pour faciliter les restructurations souveraines.
L’opérateur boursier américain dit ne pas être intéressé par des pans d’activité que Deutsche Börse et Nyse Euronext pourraient scinder afin d’obtenir le feu vert à leur rapprochement. Son PDG Bob Greifeld a en revanche précisé qu’il étudierait le rachat du Liffe, la plate-forme londonienne de Nyse, dans l’éventualité d’une scission.
La société continuera d’acheter des obligations d’Etat françaises malgré la menace qui pèse sur la note de crédit «AAA» de la France, a déclaré hier son responsable mondial des gestions taux, Eric Brard. De son côté, Pascal Blanqué, directeur de la gestion, a promis d’aborder 2012 avec une aussi grande prudence sur les actifs risqués qu’en cette fin d’année dans un environnement où, a-t-il dit, «les piliers traditionnels de l’allocation d’actifs sont ébranlés».
Le groupe de private equity a renoncé à un projet de refinancement d’une dette de 2,6 milliards de dollars australiens (2,0 milliards d’euros) au sein de Nine Entertainment. Des banques créancières, parmi lesquelles Crédit Agricole ou BNP Paribas, ont en effet préféré selon Reuters céder leur dette à des fonds alternatifs cherchant à prendre le contrôle du groupe de médias australien.
MidAmerican Energy Holdings, une société détenue par le financier américain, vient de réaliser son premier investissement dans l’énergie solaire en rachetant à First Solar sa ferme solaire Topaz, en cours de construction en Californie. Représentant un investissement de deux milliards de dollars, elle pourra alimenter quelque 160.000 foyers.
Près de 50,7 milliards de dollars: tel est le montant de billets verts que 34 banques sont allées demander mercredi matin à la BCE lors de l’opération de refinancement à 84 jours de la banque centrale. Cinq établissements ont par ailleurs obtenu 1,6 milliard pour l’adjudication à 7 jours. Lors de la précédente opération à 3 mois de la BCE, le 9 novembre, la demande n’avait atteint que 395 millions. L’afflux massif de ce matin s’explique par la décision, le 30 novembre, des grandes banques centrales, d’abaisser le coût de leurs lignes en dollars de 50 pb. Le recours aux dollars de la BCE n'étant plus vu comme honteux, certains statégistes ou trésoriers prévoyaient même une demande encore bien supérieure, à 100 milliards.
Le Fonds européen de stabilité financière annonce le lancement d’un programme de financement à court terme qui se concentrera sur des papiers en euros à 3 mois, 6 mois et 12 mois. D’autres maturités pourraient être développées ensuite. La première opération est prévue d’ici à la fin de l’année. Le programme de bons «ne substituera pas au programme obligataire à long terme, mais lui ajoutera de la flexibilité», précise le FESF.
Le taux de croissance annuel de l’endettement des sociétés non financières se modère légèrement en octobre (5,2 %, après 5,4 %) tout en restant nettement au dessus de son niveau d’avant l'été, indique la Banque de France. Le rythme de progression des crédits reste soutenu (5,5 %, après 5,4 % en septembre). La croissance annuelle de l’endettement de marché (4,7 %, après 5,5 %) revient en dessous de celle des crédits. Ce ralentissement touche particulièrement les émissions de titres à moins d’un an (4,0 %, après 15,9 %.
La production industrielle allemande a progressé de 0,8% au mois d’octobre, soit davantage que prévu, grâce à une plus forte production de biens d'équipement et de biens durables. Toutefois le ministère allemand de l’Economie prévient que la production dans les mois à venir devrait être très faible. La production avait reculé de 2,8% en septembre, chiffre révisé de 2,7% annoncé précédemment.
L’agence allemande de la dette (Finanzagentur) a adjugé mercredi 4,09 milliards d’euros d’obligations à cinq ans au rendement moyen de 1,11%, avec un coupon de 1,25%, a annoncé la Bundesbank. Le ratio de couverture est ressorti à 2,1. Lors d’une adjudication semblable, le 2 novembre dernier, le ratio de couverture n’avait atteint que 1,5 mais le rendement était inférieur, à 1%.
Le déficit commercial de la France s’est très légèrement amélioré en octobre, à 6,2 milliards d’euros, après 6,6 milliards d’euros (révisé) en septembre, selon les données CVS/CJO publiées mercredi par les Douanes. Le déficit pour septembre avait été annoncé début novembre à 6,3 milliards d’euros. Le solde cumulé de la balance commerciale entre le 1er janvier et le 31 octobre s'établit à -61,5 milliards d’euros, contre -41,8 milliards sur les dix premiers mois de l’an dernier.
Le rapport d’une commission parlementaire sur les prêts toxiques chiffre à 18 milliards d’euros l’encours des emprunts contractés par les collectivités locales en France, rapporte mercredi Le Parisien. Selon le rapport, qui sera publié le 15 décembre, près de 1.800 petites communes auraient été piégées. Le rapport est très sévère pour le rôle joué dans ces prêts toxiques par la banque franco-belge Dexia, en cours de démantèlement, écrit Le Parisien.
Le gouvernement allemand pourrait réactiver la semaine prochaine son fonds public d’aide aux banques (Soffin) mis en place après la crise financière de 2008 mais ne s’est pas encore accordé sur le principe d’une recapitalisation forcée des banques, a déclaré mercredi un responsable du gouvernement.
La Banque Postale Asset Management a annoncé la semaine dernière que les fonds LBPAM Eonia 3-6 Mois et LBPAM Eonia 6-12 Mois appartiennent désormais respectivement aux catégories AMF «Monétaire court terme» et «Monétaire».Pour rappel, les fonds dits monétaires court terme (short-term money market funds) doivent investir dans des actifs d’une durée résiduelle inférieure à 397 jours, afficher une maturité moyenne pondérée (WAM) de 60 jours au maximum et une maturité résiduelle moyenne (WAL) n’allant pas au-delà de 120 jours. Pour les fonds monétaires de plus long terme («Longer-Term Money Market Fund»), les maturités respectives retenues sont de deux ans, six mois et douze mois.
Mirabaud Asset Management lance le fonds de droit luxembourgeois Mirabaud - Convertible Bonds Europe, élargissant ainsi le spectre de ses produits à Paris (actions zone euro, actions France, fonds de hedge funds, fonds profilé d’allocation d’actifs) aux obligations convertible. Il sera géré par Renaud Martin, qui vient d'être recruté (lire Newsmanagers du 21 octobre).Ce nouveau produit est investi dans des obligations convertibles européennes présentant une échéance relativement courte et a pour objectif de surperformer l’indice Exane Convertible Europe (ECI). «Il s’agit d’un fonds conçu selon le principe de la performance absolue. Le portefeuille (35 millions d’euros d’amorçage) présente une duration faible (2,5 ans), un rendement de 5 % et une sensibilité de 25 % au marché d’actions. Nous visons à terme environ 300 millions d’euros pour ce fonds» a indiqué Renaud Martin à Newsmanagers.Le gérant ajoute que vu la focalisation sur les obligations convertibles émises par des sociétés de moyenne capitalisation, la valeur ajoutée du nouveau fonds «réside notamment dans l’analyse du crédit. Nous avons une bonne visibilité sur le cash à deux ans pour ces valeurs qui offrent des rendements élevés». Le produit permet une optimisation des caractéristiques de la classe d’actifs grâce à une diversification par le biais d’autres instruments comme les obligations et options sur actions.En outre, «les valeurs moyennes offrent plus de potentiel en termes de rendement, et en termes de «corporate events», car les clauses de " ratchet» et de «poison put», créées pour protéger l’investisseur en cas d’OPA favorisent ces convertibles, précise le gérant.Pour compléter le panorama, Renaud Martin conclut que «les obligations convertibles «equity linked» sont moins volatiles que d’autres produits, elles présentent l’avantage d'être bien traitées par la directive Solvabilité II. Et elles ne supportent en général qu’un tiers des baisses alors qu’elles captent les deux tiers des hausses».CaractéristiquesDénomination : Mirabaud - Convertible Bonds EuropeCodes Isin : Parts I : LU0689233525Parts A : LU0689230778Souscription minimale initiale : Parts I : 0,5 million d’eurosCommission de surperformance 20% de la surperformance avec high watermark
AXA Investment Managers (AXA IM) a annoncé le 6 décembre le lancement en France d’AXA World Funds Framlington Natural Resources. Le fonds a été lancé le 31 août 2011 sous forme de SICAV de droit luxembourgeois satisfaisant les exigences de la Directive OPCVM III. Le fonds est actuellement commercialisé au Luxembourg, désormais en France, et dans d’autres pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique et Pays-Bas). Le fonds recherche les opportunités de croissance sur les marchés internationaux des actions des entreprises du secteur des matières premières. Il investit dans les entreprises dont l’activité est liée aux métaux industriels et précieux, à l’énergie et aux matières premières agricoles sur l’ensemble de la chaîne de valeur (de l’exploration pétrolière à la raffinerie, de la machine agricole à l’engrais) et sur tout l’éventail des capitalisations (de 1 à 350 milliards de dollars). Destiné à tous types d’investisseurs, le fonds détient entre 70 et 90 titres en moyenne et combine approches macro et «bottom up» pour limiter la corrélation entre différents paris. Il rejoint les fonds AXA WF Framlington Hybrid Resources et AXA WF Framlington Junior Energy, qui totalisent près de 276 millions d’euros d’encours à fin octobre 2011. Caractéristiques :Type d’investisseur Tous types d’investisseurs (part A)/ Investisseurs institutionnels (part I)Code Isin (USD) LU0645147686 (A) /(USD) LU0645148577 (I) /(EUR) LU0645147769 (A) / (EUR) LU06451 48650(I)Montant minimum à la souscription : 0 (A)/5 000 000 (I)Montant minimum de souscription ultérieure 0 (A)/1 000 000 (I)Frais de gestion fixes max. 1,5% (A)/0,6% (I)Frais de gestion réels 1,5%(A)/0,6% (I)Droits d’entrée max . 5,5% (A)/0 (I)Frais de rachat max. 0 (A et I)
L’Autorité autrichienne de la concurrence (BWB) a indiqué le 6 décembre que l’International Petroleum Investment Company (IPIC), le fonds souverain d’Abou Dhabi, lui a notifié le 5 décembre son intention d’augmenter directement ou indirectement sa participation dans le groupe d'énergie autrichien ÖMV AG à plus de 25 % (contre 24,9 % actuellement). Ce projet de «fusion» concerne les activités pétrolières et gazières.
Schroders prépare un plan d’urgence pour le cas où la zone euro exploserait, rapporte le Financial Times. Ainsi, Alan Brown, le directeur des investissements de la société de gestion britannique qui gère 182 milliards de livres, indique que Schroders évite les banques qui assurent la compensation de leurs négociations en euros via les pays les plus vulnérables de la zone euro, favorisant celles qui travaillent avec l’Allemagne. La société de gestion a également réduit la liste des instruments qu’elle acceptera en collatéral.
L’association des assureurs britanniques (ABI) réclame dans une lettre adressée aux cinq principales banques du Royaume-Uni - HSBC, Barclays, Standard Chartered, Lloyds Banking Group et Royal Bank of Scotland -, une «baisse significative» des bonus versés aux banquiers, rapporte La Tribune.
UBS Wealth Management vient de recruter Valerie Chou dans la fonction nouvellement créée de responsable clientèle pour le pôle «global family office (GFO), rapporte Asian Investor. Basée à Hong Kong, Valerie Chou, qui travaillait précédemment chez Morgan Stanley, est directement rattachée à Amy Lo, la responsable Asie-Pacifique pour la clientèle fortunée.Cette nomination marque l’importance attachée par UBS à la zone Asie-Pacifique pour cette activité de family office. Le groupe se refuse toutefois à donner des chiffres en termes d’encours, se limitant à indiquer que les effectifs augmentent dans la région. UBS Wealth Management a par ailleurs recruté Linda Kwo, précédemment chez BNP Paribas, en qualité de responsable pays pour Hong Kong.
La société Wealth-X, spécialisée dans la recherche sur la clientèle fortunée (UHNW, ultra high net worth), a annoncé le 6 décembre la nomination de Steve Farrer en tant que vice president et responsable du développement des activités en Chine. Basé dans la nouvelle implantation de Hong Kong, il pilotera l’expansion stratégique de la société sur le sol chinois. Wealth-X a déjà un bureau en Chine, basé à GuangZhou.Steve Farrer a travaillé précédemment pour les sociétés World-Check et MasterCard International en tant que consultant spécialisé sur les services financiers et plus particulièrement le risque réglementaire et la déontologie. Selon les dernières recherches de Wealth-X, la Chine compte 11.475 particuliers dont la fortune s'élève au minimum à 30 millions de dollars, tandis que Hong Kong en compte 3.200.
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a délivré le 24 octobre un agrément de commercialisation au compartiment luxembourgeois Allianz RCM Renminbi Currency qui a été lancé en le 18 octobre (lire Newsmanagers du 13 mai et du 4 octobre) et dont l’encours représente environ 80 millions de dollars. Il est géré par Helen Lam.Allianz Global Investors (AGI) avait déjà lancé au printemps un fonds obligataire en yuans qui a été fermé aux souscriptions après avoir drainé 450 millions d’euros en une semaine, pour des considérations de liquidité. Compte tenu du gonflement exponentiel du marché des dépôts en yuans offhsore à Hong-Kong (CNH) depuis le dernier trimestre 2010, la maison allemande a choisi de s’orienter dès lors vers ce segment très liquide, a expliqué lors d’une présentation à Paris Arne Tölsner, responsable du développement de RCM Europe, membre du RCM European Investment Management Group et spécialiste des marchés asiatiques.Le produit présente selon Arne Tölsner trois avantages décisifs : il permet aux souscripteurs de diversifier leur exposition devises et de profiter de l’appréciation de la monnaie chinoise contre dollars tout en évitant le risque de duration inhérent aux obligations. En revanche, ce n’est pas un véhicule destiné à générer beaucoup de rendement. Ce fonds, investi pour l’instant dans des comptes auprès d’une douzaine de banques considérées solides et destiné à tous les publics devrait en priorité intéresser les fonds de fonds et les particuliers haut de gamme au travers des banques privées et des family offices. Le rendement est supérieur à celui des dépôts des particuliers, compte tenu de la taille des investissements.CaractéristiquesDénomination : Allianz RCM Renminbi CurrencyParts retail A (H2-EUR) LU0665628672Parts retail A (USD) : LU0665630819Parts I (institutionnels) H2-EUR : LU0665629993Droits d’entrée : parts A euro-hedgées ou dollars : actuellement 2% (3% maximum)Commission de gestion : Parts A : actuellement 0.50% (1.50% maximum)Parts I : actuellement 0,40 % (1 % maximum)Frais administratifs parts A : actuellement 0.15% (0.50% maximum)parts I : actuellement 0,11 % (0,50 % maximum)Investissement minimumParts I : 1 million d’euros
Suite à l’annonce par SIX, Swiss Exchange que des ETF du français Ossiam, filiale de Natixis Global Asset Management, étaient admis à la négociation en Suisse (lire Newsmanagers du 6 décembre), l'émetteur a fourni la liste des produits concernés, qui sont distribués sur le marché helvétique par Natixis Global Associates, la branche distribution de Natixis Global Asset Management.Ces fonds répliquent des indices de stratégie. Il s’agit d’Ossiam ETFiStoxx Europe Minimum Variance et d’Ossiam ETF US Minimum Variance qui reproduisent l'évolution d’indices (dividendes nets réinvestis) offrant une exposition actions tout en limitant le risque du portefeuille. D’autre part, les fonds Ossiam ETF Euro Stoxx 50 Equal Weight NR et Ossiam ETF Stoxx Europe 600 Equal Weight NR répliquent des indices de stratégie (dividendes net réinvestis) qui attribuent le même poids à chacun des titres de l’Euro Stoxx 50 et du Stoxx Europe 600, respectivement, afin d'éviter tout effet de concentration sur les sociétés à forte capitalisation.A fin novembre, Ossiam affichait un encours en ETF de 285 millions de dollars.
La Banque Heritage vient de lancer le fonds Chilton Global Strategies, un fonds alternatif Ucits long/short géré par Richard Chilton, ténor de l’univers des hedge funds, rapporte L’Agefi suisse. La Banque Heritage et Chilton Investment Company (près de 7 milliards de dollars sous gestion) travaillent ensemble depuis les premiers pas du gestionnaire américain, au début des années 1990, et la banque est l’un de ses premiers investisseurs. Le fonds est probablement le premier fonds UCITS long/short equity global géré aux Etats-Unis. Composé de six portefeuilles spécialisés - Flagship Strategies, European Equities, Small Caps, Global Natural Resources, Asian Equities et Hedged U. S. Equities-, le fonds couvre l’ensemble des actions au niveau global: toutes les régions (sauf le Japon) y sont représentées ainsi que tous les secteurs et toutes les capitalisations de marché. Richard Chilton gère personnellement la composante U. S. Equities et veille à la cohérence de l’allocation.
Sous ce titre provocateur, Cinco Días note que le groupe de gestion d’actifs Capital World est l’actionnaire principal de McGraw-Hill (avec 10,26 %) qui possède Standard & Poor’s (S&P) et que sa participation dans Moody’s est encore supérieure (12,6 %). De même, Vanguard détient 4,58 % de McGraw-Hill et 5,02 % de Moody’s. AllianceBernstein possède 1,67 % de S&P et 3,94 % de Moody’s. Intech, filiale de Janus Capital, est présente à 1,30 % dans S&P et 1,89 % dans Moody’s ; chez BlackRock International, State Street et Independant Franchiser, les parts dans S&P sont de 2,46 %, 3,24 % et 1,86 % respectivement, tandis que celles dans Moody’s ressortent à 2,18 %, 4,25 % et 2,51 %.A cela s’ajoute le fait que Morgan Stanley, JP Morgan, Invesco et BNY Mellon font aussi partie des actionnaires de ces agences. Berkshire Hathaway, la société de portefeuille de Warren Buffett, détient 12,8 % de Moody’s.Le cas est différent pour Fitch, qui est une filiale du groupe français Fimalac.