Mauvais temps pour ABN Amro. Le groupe néerlandais a notamment annoncé mercredi dernier un bénéfice net de 454 millions d’euros pour le premier trimestre 2012 contre 539 millions d’euros l’année dernière pour la période correspondante. Coïncidence ou non, Neuflize OBC, la filiale du groupe en France, pousse son effort en direction des investisseurs institutionnels comme l’atteste, entre autres, l’arrivée récente d’Olivier Maestracci (lire Newsmanagers du 10/04/2012) au sein d’une équipe de sept personnes dédiée à cette clientèle. En chiffres, au sein de Neuflize OBC, les institutionnels représentent quelque huit milliards d’euros tandis que l’activité banque privée-patrimoniale pèse 21 milliards d’euros, dont 15 milliards pour la gestion d’actifs. «Notre objectif est désormais d’accroître leur poids ", a confirmé à Newsmanagers, Philippe Vayssettes, président du directoire, qui entend profiter de la complémentarité existant entre les deux clientèles, «tant en matière de volumétrie de gestion d’actifs, qu’en termes d’ingénierie ou d’image», précise-t-il. A ce titre, le dirigeant fait part d’objectifs ambitieux : «nous voulons au moins atteindre les 15 ou 16 milliards d’euros, c’est-à-dire doubler les actifs sous gestion dans les deux ans à venir». Pour cela, la société entend capitaliser sur la très bonne image d’ABN Amro auprès des institutionnels, et participe à un nombre croissant d’appels d’offres. Cela étant, Philippe Vayssettes n’entend pas chercher la concurrence avec les géants de la place, ou se présenter comme un compétiteur dans des grandes catégories comme les actions européennes. «Nous voulons aller là où nous avons un droit à gagner», résume le dirigeant. «Autrement dit, sur des niches comme les «commodities» ou le «clearing». Nous sommes également en mesure de mettre en place des solutions personnalisées via des mandats de gestion, ou des mandats de conseils. Et nous pouvons intervenir dans le cadre de la réglementation où nous avons des compétences.» Neuflize OBC entend aussi répondre présent dans des «poches» de plus en plus demandées, comme les «actions flexibles», les «taux», les «obligations convertibles» ou «absolute return». «Enfin, nous comptons nous renforcer dans le domaine des obligations à haut rendement», conclut Philippe Vayssettes.
Le conseiller financier indépendant Abaco Capital Investmlents EAFI a été choisi par UBS Gestión comme conseiller pour son nouveau fonds flexible, Abaco Global, qui vient d’obtenir de la CNMV l’agrément de commercialisation en Espagne, rapporte Funds People. Les idées d’investissement seront générées par Abaco mais le choix des lignes incombera à UBS Gestión.Le nouveau produit est assorti d’une commission de gestion de 0,654 % et d’une commission de performance de 5,9 %. Il peut aller de 0 à 100 % en actions, en liquidités et en devises.
José Pons, directeur de la gestion de fortune de Citibank España, a annoncé que les fonds de BBVA Asset Management rejoignent désormais ceux des quatorze autres gestionnaires distribués par le réseau Citibank en Espagne, rapporte Funds People.Les autres partenaires de Citibank sont: Legg Mason, Santander AM, Carmignac Gestion, Pioneer Investments, Goldman Sachs AM, Franklin Templeton, Fidelity, Schroders, AllianceBernstein, MFS, J.P. Morgan AM, Invesco, Pictet et BlackRock.
Spécialiste du value, l’américain Barrow, Hanley, Mewhinney and Strauss (BHMS, 66 milliards de dollars) a été sélectionné par le britannique F&C Investments pour gérer le nouveau F&C Barrow Hanley US Trust, un fonds fermé de grandes capitalisations américaines. Le portefeuille de ce «trust» qui devrait être lancé fin juin sur le London Stock Exchange (LSE) comportera entre 40 et 50 lignes, l’objectif étant de servir un dividende supérieur au rendement de l’indice S&P 500.F&C compte lever environ 100 millions de livres avec ce nouveau produit chargé à 0,75 %. La valeur liquidative initiale de la part sera de 98 pence pour un prix d’émission de 100 pence.
L’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s a annoncé le 18 mai qu’elle avait confirmé les notes long terme et court terme «BBB/A-2» du britannique Man Group mais modifié la perspective de «stable» à négative».Standard & Poor’s justifie cette décision par les performances médiocres de fonds phares du groupe et la persistance d’une décollecte. Selon l’agence, il existe aussi un risque de réputation potentiel compte tenu des pressions exercées par les actionnaires, ce qui pourrait avoir une influence négative sur la collecte.
La survie du système bancaire et le maintien du pays en zone euro reposent sur la ligne d’urgence de la Banque de Grèce, qui place la BCE devant un dilemme
Sans fournir davantage de détails, le quotidien croit savoir que le marché boursier entendait revoir son système électronique de gestion des introductions en Bourse après que l’IPO de Facebook a révélé des erreurs. Il s’agirait notamment de revoir le cheminement des annulations d’ordres. Le Nasdaq a reconnu que des investisseurs particuliers avaient ignoré pendant des heures si leurs ordres avaient été exécutés.
La direction d’Iglo va selon le quotidien britannique, qui ne cite pas ses sources, fournir des éléments d’information Blackstone, BC Partners et PAI Partners. Les deux premiers prétendants sont favoris selon le quotidien, leur offre avoisine 2,8 milliards d’euros. PAI pourrait faire équipe avec un autre candidat. La transaction pourrait toutefois se heurter à des soucis de financement.
Le gestionnaire Henderson Global Investors, qui détient plus de 100 milliards de dollars d’actifs sous gestion, devrait lancer sa première filiale en Australie, selon le Financial Times qui cite des propos de son directeur général Andrew Formica. «C’est le moment idéal pour se lancer en Australie pour un gestionnaire d’actifs international. Le dollar australien est surévalué et quand il baisse, c’est le moment où les clients souhaitent investir dans le pays» explique ainsi le dirigeant.
Le chef de file de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) entame aujourd’hui une tournée informelle en Europe pour porter un message de dialogue. Il ne rencontrera cependant pas les dirigeants allemand et français mais leurs homologues de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon pour la France, Klaus Ernst et Gregor Gysi pour l’Allemagne.
Le rendement des obligations d’Etat japonaises à 10 ans est tombé à 0,815%, leur plus bas niveau depuis 2003. Les analystes craignent une bulle obligataire qui pourrait exploser si le gouvernement ne réussissait pas à faire passer une augmentation de la TVA. Du côté américain,le taux à 10 ans baissait cette nuit à 1,73% à Tokyo, alors que le Trésor doit adjuger 99 milliards de dollars d’obligations à 2, 5 et 7 ans la semaine prochaine.
«Nous allons accélérer le processus d’octroi de licences octroyées dans le cadre du programme QFII et accroître le montant des investissements autorisés» a indiqué Sun Lujun, responsable de l’administration en charge des investissements étrangers en Chine. 26 milliards de dollars de quotas ont déjà acceptés pour 138 investisseurs institutionnels étrangers depuis le début de l’année. Ces derniers auraient réalisé des profits totaux de 151,6 milliards de yuans (19 milliards d’euros) sur les investissements réalisés durant dix dernières années, selon le China Securities Journal.
Une fois que les remous sur les marchés financiers se seront atténués, le London Stock Exchange prévoit d’étendre son service de négoce électronique «Order Book for Retail Bonds» (Orb) en France et en Allemagne, selon des propos tenus par son directeur général Xavier Rolet et rapportés par le Sunday Telegraph.
Selon le directeur général de Luxembourg for Finance, le Grand Duché prépare l’émission d’obligations conformes à la charia et a déterminé les actifs sous-jacents pour la structure du sukuk. «Il s’agira du premier sukuk triple A émis par un souverain en zone euro», a déclaré Fernand Grulms.
«Le pays devra gérer efficacement la relation entre le maintien de la croissance, l’ajustement des structures économiques et la prise en compte des anticipations d’inflation», a déclaré Wen Jiabao, cité par l’agence Xinhua. «Nous devrons continuer à mettre en œuvre une politique budgétaire proactive et une politique monétaire prudente, tout en donnant la priorité au maintien de la croissance». Ces propos, qui ne font pas état d’une crainte particulière concernant l’inflation, pourraient signifier que le gouvernement se tient prêt à prendre des mesures plus agressives pour soutenir l’économie. Les statistiques d’avril ont montré une hausse de la production industrielle la plus faible depuis 2009. Goldman Sachs, qui a abaissé sa prévision de la croissance chinoise pour 2012 à 8,1%, s’attend à ce que les conditions de liquidité soient encore assouplies et que les autorisations pour de nouveaux projets d’infrastructure soient accélérés.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement a passé de 3,1% en janvier à 3,2% sa prévision de croissance en 2012 pour les 29 pays de l’Europe centrale et orientale. Mais la prévision étant un art difficile, l’institution n’exclut pas une récession d’ensemble dans les douze prochains mois si la crise en zone euro empire encore, ou si la région connaissait un choc pétrolier.
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 21 mai, d’un montant global compris entre 7,2 et 8,4 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Cette opération portera sur 3,8 à 4,2 milliards d’euros de bons à 12 semaines qui arriveront à échéance le 16 août 2012, sur 1,8 milliard à 2,2 milliards d’euros de bons à 23 semaines à échéance du 31 octobre, et sur 1,6 milliard à 2,0 milliards d’euros de bons à 49 semaines à échéance du 2 mai 2013.
La Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) travaillent sur différents scénarios dans le cas où la Grèce devrait quitter la zone euro, a déclaré le commissaire au Commerce, Karel De Gucht, dans un entretien publié par le quotidien belge De Standaard. Il s’agit de la première déclaration d’un haut responsable européen confirmant l’existence de tels plans d’urgence. Par ailleurs, une porte-parole du ministère allemand des Finances a dit que Berlin se préparait à toutes les éventualités. Les Bourses européennes effacaient leurs pertes initiales en milieu journée , soutenues par les valeurs bancaires. A 12h42 l’indice CAC 40, qui avait inscrit en matinée un nouveau plus bas annuel à 2.970,10 points, cède 0,06% à 3.010,12 points. La Bourse de Londres cède 0,74% et celle de Francfort 0,2%. La place madrilène reprend 0,64% après une chute de plus de 2% en début de séance. Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts d’Etat allemands remonte à 1,42% après être tombé à moins de 1,40% en début de journée. L’euro se stabilisait face au dollar vendredi en fin de matinée, après être tombé à un nouveau plus bas depuis quatre mois. Il valait 1,2689 dollar contre 1,2693 dollar jeudi vers 23 heures. La monnaie unique européenne était tombée vendredi vers 8 heures à 1,2642 dollar, un nouveau plus bas depuis le 16 janvier.
Le prix des maisons a reculé en Chine en avril pour le deuxième mois de suite, une évolution qui devrait se poursuivre tant que le gouvernement, soucieux d'éviter des troubles soucieux, continuera d’agir pour le ramener à ce qu’il qualifie de «niveaux raisonnables» Dans les 70 principales villes de Chine, le prix moyen des maisons a reculé le mois dernier de 1,2% sur un an, après un repli de 0,7% en mars, selon des calculs faits par Reuters.
La croissance chinoise pourrait revenir à 7,5% sur un an au deuxième trimestre, en raison essentiellement de freins pesant sur le secteur immobilier et d’une demande extérieure moins soutenue, selon un rapport publié vendredi par un institut de réflexion affilié au gouvernement. Si les prévisions du State Information Center se vérifient, la hausse du produit intérieur brut (PIB) sur la période avril-juin sera la plus faible depuis le premier trimestre 2009.
Le marché du crédit en Europe s’est gelé en raison du l’aversion croissante pour le risque, ce qui pourrait augmenter le coût de financement des banques, a déclaré le directeur général de la banque Australia and New Zealand Banking (ANZ). Les prêteurs européens cherchent à préserver leur capital alors que la tourmente en Grèce plombe les marchés financiers, les Bourses mondiales reculant pour une cinquième séance d’affilée et les rendements obligataires plongeant à des plus bas de plusieurs mois.
The chairman of Consob, the Italian financial market authority, Giuseppe Vegas, has warned against the dangers of trading “naked” CDS, high frequency trading and ETFS at his annual meeting with the financial community, FondiOnline reports. On the subject of ETFs, Vegas claims that these funds may cause a systemic shock. He has called on regulators to avoid that.
According to sources familiar with the matter cited by the Wall Street Journal, the alternative asset management firm Magnetar Capital is being investigated by the SEC over trades it made on collateral debt obligations which contributed to the outbreak of the financial crisis. If the investigation results in civil charges, it will be the first time a hedge fund goes to court over a case related to CDOs.