Bruno Crastes, directeur et co-fondateur mi 2010 de H2O AM, qui était présent hier à Paris pour exposer ses convictions sur la crise des dettes souveraines de la zone euro, est revenu sur le développement de sa société de gestion qui revendique 1,9 milliard d’euros d’actifs sous gestion au 31 mars 2012. «Les grands mandats internationaux dédiés représentent 75 % de la collecte nette, soit aujourd’hui 1,4 milliard d’euros de l’ensemble», a indiqué Bruno Crastes. Le dirigeant a également insisté sur le fait que 65 % des flux sont issus d’investisseurs hors zone euro dont 50 % proviennent d’Australasie. La collecte nette en question compense ainsi largement les 200 millions de sorties nettes enregistrée sur les fonds ouverts de H2O AM parmi lesquels H20 AM Patrimoine – suivant une gestion de type performance absolue, incluant à la fois une recherche d’alpha et du directionnel - a été le plus affecté par l’effet marché en 2011 (-29,41 %). En 2012 (*), ce fonds progresse de 0,45 % tandis que sur la même période, H2O Multibonds se montre le plus performant de la gamme (+13,23 %) devant H2O Vivace (+11,11 %). Par ailleurs, en termes de gestion, Bruno Crastes a rappelé les idées-force de sa maison . «L’explosion de la zone euro nous semble un scénario alternatif» a-t-il expliqué, estimant qu’il n’y a pas d’autres choix que de mettre en place une plus grande solidarité en Europe. «Sous cette hypothèse», a jugé le responsable, «il y a un potentiel exceptionnel de performance pour les gestions actives de type Global Value-diversifiée. Il faut le plus de décorrélation possible et profiter de nouvelles poches de diversification qui apparaissent au cœur de l’Europe et sur certains marchés émergents.» Enfin, Bruno Crastes a estimé que le marché recèle «énormément de valeur», simplement par le fait du portage de titres. «Un portefeuille de portage diversifié affiche un ratio de Sharpe passif de 1,5 aujourd’hui contre 0,5 il y a un an», a t-il conclu. (*) chiffres arrêtés au 2 juillet
L’agence indépendante française de recherche sur les actions AklphaValue a annoncé jeudi avoir conclu un partenariat avec le courtier indépendant LFG Kronos basé à Munich et Francfort en vue d’un renforcement de leur présence commerciale en Allemagne, Autriche, Suisse et aux Pays-Bas.La nouvelle offre combine la recherche pan-européenne d’AlphaValue à l’expertise des équipes de ventes de LFG Kronos. Ce nouvel accord s’ajoute à ceux déjà opérationnels sur l’Espagne et l’Italie.En offrant à LFG Kronos les droits exclusifs de la distribution de la recherche AlphaValue vers le monde germanique, AlphaValue double son nombre de clients, passant de 170 à 350 environ.LFG Kronos renforce son positionnement auprès des clients germanophones, en s’appuyant désormais sur une équipe de 25 analystes, dont cinq basés en Allemagne, et une couverture de plus de 470 grandes valeurs européennes, dont 100 dans la zone germanophone. LFG Kronos dispose d’une équipe de 9 vendeurs expérimentés, bénéficiant d’une connaissance approfondie des institutions de la zone germanique.
Le Crédit Agricole doit bientôt choisir le repreneur de sa filiale de courtage CA Cheuvreux. Le Crédit Agricole, étudie plusieurs options stratégiques comme continuer seule avec CA Cheuvreux - en le restructurant -ou le vendre, rapporte Les Echos. Selon le quotidien, la seconde piste serait pour l’heure privilégiée, le courtage ne faisant plus partie de son coeur de métier. Et ce serait sous la forme d’une cession totale, et non d’un partenariat. Une décision est attendue dans les prochains jours, voire, au plus tard, d’ici à la fin juillet. D’après une source proche du dossier, deux candidats seraient aujourd’hui en lice : Kepler Capital Markets et un autre groupe resté anonyme. Viel et la banque américaine Jefferies sont évoqués.
La société américaine de private equity Carlyle serait la mieux placée pour racheter le gestionnaire d’actifs américain TCW auprès de la Société Générale, rapporte L’Agefi, qui cite une information cette nuit de Reuters. Clayton Dubilier & Rice (CD&R) et Warburg Pincus auraient jeté l'éponge. Le montant de la cession de TCW (Trust Company of the West) s'élèverait à 700 millions de dollars (555 millions d’euros) environ. Cette transaction qui pourrait intervenir d’ici la fin du mois procurerait un apport conséquent de liquidités à la Société Générale considérée en retard selon Reuters au sein du secteur bancaire dans la course visant à respecter les règles de Bâle 3.
Jean-François Descaves a quitté le 27 juin la présidence et la direction générale de la Financière de Champlain. Il dirigeait depuis neuf ans cette société de gestion qu’il avait fondée et qui est aujourd’hui une filiale d’Ecofi Investissements (groupe Crédit Coopératif). C’est Tristan de Vasselot, actuel directeur financier, qui reprend la présidence de la société spécialisée dans le développement durable. Il continuera d’occuper ses fonctions initiales en plus de la présidence, a-t-il précisé à Newsmanagers."La vision de l’investissement que j’ai portée, incarnée et défendue durant ces années a eu son heure de gloire, mais elle ne répond plus aujourd’hui aux espérances des épargnants et aux enjeux court terme qui gouvernent le monde de la finance», explique Jean-François Descaves dans un message publié à l’occasion de son départ. Ce dernier compte poursuivre son engagement pour une finance «respectueuse de l’homme et de son environnement» ajoute-t-il. Il devrait donc se réorienter vers de nouveaux projets et séparer de sa participation de 34 % qu’il détient actuellement dans la Financière de Champlain. Le nouveau président Tristan de Vasselot aura pour mission de remettre sur le chemin de la réussite une société qui a souffert de performances décevantes et de rachats importants, malgré des thèmes d’investissements jugés porteurs. Le tout premier objectif du nouveau dirigeant de Financière de Champlain, qui gère aujourd’hui 50 millions d’euros, est donc de «redonner des couleurs aux performances de nos différents fonds», souligne Tristan de Vasselot.Le développement futur de la société reposera sur trois piliers. Le premier est la gestion collective, «qui demeure notre cœur de métier», insiste le président. Le deuxième est le développement de la gestion privée avec le soutien du groupe Crédit Coopératif, qui confiera une partie de ses encours de gestion privée à la Financière de Champlain. Le troisième pôle de compétence sera l’investissement en actifs réels, à travers sa filiale Champlain Ressources Naturelles. Après le démarrage de Foncière Forestière en 2010, Financière de Champlain est sur le point de lancer un projet sur les infrastructures, toujours dans la thématique du développement durable.
Eric Bleines revisite son processus de gestion. Le responsable Actions Value Europe de CCR Asset Management entendait tirer les enseignements du comportement des portefeuilles qu’il gère directement - CCR Valeur et le mandat Europe Equities d’amLeague au cours du deuxième semestre 2011. Durant cette période, les différents portefeuilles ont perdu respectivement -25,45% et -24,81%, conséquence d’une sous-évaluation fondamentale persistante des titres et d’un niveau d’aversion au risque actions des investisseurs maximal, particulièrement dommageable pour une société de gestion adepte de la value «dynamique».A partir d’un ensemble de statistiques financières et de la mise en évidence de périodes de volatilité extrême (Lehman, difficultés grecques, etc) dont celle du second semestre 2011 liée à la crise des dettes souveraines, Eric Bleines a donc pris la décision de mettre en place de nouvelles règles de gestion. «Les investisseurs ont une sensibilité supérieure aux pertes», explique à Newsmanagers le gérant s’appuyant sur une théorie de finance comportementale dans laquelle CCR AM est impliqué. «En pratique», ajoute-t-il, «le «drawdown» des portefeuilles devenait trop marqué dans un environnement déjà baissier».Quatre règles de gestion apparaissent, qui doivent rendre le portefeuille plus robuste et renforcer l’utilisation d’outils de mesure et de contrôle des risques de la gestion : une limite maximale à la tracking error; un plafond à la contribution d’une valeur au risque global du portefeuille; une règle de «stop loss» et, enfin, une diversification sectorielle et géographique plus importante. Objectif principal : rassurer les investisseurs.Cela étant, la mise en place de l’ensemble de ces moyens de contrôle est «judicieusement» intervenue ces dernières semaines, permettant aux portefeuilles d’Eric Bleines dans leur «ancienne» configuration, de capter la forte remontée du début 2012. A titre d’exemple, au cours des deux premiers mois de l’année, le portefeuille de la société de gestion au sein de la catégorie Europe d’amLeague a progressé de 18,45%. Si la gestion d’Eric Bleines ne pourra sans doute pas rééditer de tels résultats du fait des contrôles mis en place, les fonds ne devraient pas connaître non plus leur descente aux enfers de la fin 2011. Pour preuve : la gestion a réalisé un «back test» sur le portefeuille de CCR Valeur au deuxième semestre 2011 avec la composition actuelle du fonds. Alors que celui-ci affiche une sous-performance par rapport au Stoxx 600 de 15,29 %, les nouveaux «outils» lui auraient permis de limiter sa sous-performance relative à -5,03 %. Et, en 2012, compte tenu de la baisse des marchés au cours du deuxième trimestre, l’ancien portefeuille surperformerait l’indice de 3,60 % tandis que dans sa nouvelle version , la surperfomance relative serait de 7,57 %.Enfin, en l'état, seuls les fonds d’Eric Bleines vont bénéficier de cette nouvelle approche de gestion. CCR Mid Cap Euro piloté par Frédéric Redel et CCR Actions géré par Florian Allain ne sont pas concernés pour le moment.
L’indice Credit Suisse Liquid Alternative Beta (CSLAB), qui est censé refléter la performance de l’ensemble du secteur des hedge funds, a terminé le mois de juin sur une progression de 1,40%.Cette évolution est due pour beaucoup à la contribution de la stratégie évenementielle qui a dégagé en juin une performance de 4,75%, portant sa progression depuis le début de l’année à 4,71%.Les managed futures ont en revanche subi une baisse de 5,62% en juin après un gain de 2,50% en mai. Sur six mois, cette stratégies accuse un repli de 5,19%.
Allianz Global Investors (AllianzGI) annonce le lancement d’une offre permettant à ses clients internationaux un accès aux opportunités d’investissement à long terme générées par la dette d’infrastructure. Cette offre s’adressera particulièrement aux assureurs, fondations et fonds de pension. Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, la société de gestion vient de constituer une équipe spécialisée dans la dette d’infrastructure, qui sera dirigée par Deborah Zurkow, auparavant CEO de Trifinium Advisors Ltd et responsable des financements publics pour l’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique chez MBIA Inc., compagnie d’assurance spécialisée dans la garantie financière. L’intéressée travaillera en collaboration avec quatre anciens cadres de Trifinium. L'équipe aura pour mission de mettre en place une plateforme permettant d’identifier et de gérer la dette « investment grade » pour le compte du groupe Allianz et de clients externes, précise un communiqué. «Indépendamment des projets, qu’il s’agisse du développement de nouvelles infrastructures au sein de pays émergents ou du renouvellement d’infrastructures existantes au sein des pays de l’OCDE, les besoins de financement estimés dans ce secteur pour les vingt prochaines années sont considérables. Au sein des seuls pays de l’OCDE, les besoins de financement annuels devraient passer de 700 milliards de dollars à l’heure actuelle à 1 000 milliards de dollars d’ici 2030. Dans le cadre du développement de cette nouvelle activité, nous comptons nous concentrer dans un premier temps sur les projets d’infrastructure en Europe. En fonction de l’intérêt de nos clients, nous chercherons par la suite à étendre notre activité à d’autres zones», précise Deborah Zurkow
Le plan stratégique d’Aviva que Newsmanagers a annoncé hier a identifié 58 métiers du groupe, dont 15 jugés performants, 27 qui doivent être améliorés et 16 qui vont être cédés. Selon L’Agefi de ce vendredi, le marché français fait partie des 27 divisions destinées à améliorer leurs résultats. Pour leur part, les quinze meilleurs élèves sont ceux qui parviennent à générer des retours sur capitaux élevés (22%) à l’image de l’assurance-vie en Pologne, à Singapour ou encore en Turquie. Le groupe s’est également fixé un nouvel objectif de réduction des coûts à hauteur de 400 millions de livres entre fin 2011 et début 2014. Ces économies se feront au travers de coupes dans la technologie, les fonctions support mais aussi la diminution des strates hiérarchiques au sein de l’entreprise : 5 couches d’intervention au lieu de 9 entre le directeur général et l’opérationnel. Les cadres intermédiaires seront les plus touchés, précise le quotidien.
Sarasin & Partners LLP, filiale commune du suisse Banque Sarasin et du management local à Londres, a annoncé la promotion de trois de ses gérants au rang d’associés.Ces nominations concernent : Oliver Bates, qui est principalement responsable de portefeuilles pour des organisations caritatives et des fonds de pension, Nicholas Lambert, qui gère des portefeuilles tant pour des clients privés que pour des «charities», et enfin David Vickers, gérant de fonds institutionnels chargé de mandats cantonnés pour des fonds de pension et des compagnies d’assurances, en plus d'être associé à la gestion des fonds multi-classes d’actifs de la gamme Sarasin.
La boutique de gestion britannique Argonaut Capital Partners vient de recruter trois anciens de Neptune, à savoir, John Lester, et deux de ses collaborateurs, Dennis Pellerito et Andy Nickson.John Lester, qui rejoint Argonaut en tant qu’associé et responsable de la distribution, pilotait les partenariats stratégiques chez Neptune. Ces recrutements interviennent alors que la société de gestion décidé de prendre son indépendance capitalistique et opérationnelle vis-à-vis d’Ignis qui ne détient plus que 40% du capital d’Argonaut contre 60% précédemment.
La société de gestion britannique Cazenove Capital Management a annoncé le 5 juillet la nomination de Stephen Lucas en tant que responsable des ventes européennes.Stephen Lucas, qui travaillait précédemment chez GAM, sera responsable du marketing des stratégies de performance absolue et des fonds long only auprès des banques privées, family offices et investisseurs institutionnels sur les principaux marchés européens.
Le britannique Alliance Trust Investments a présenté le 5 juillet une nouvelle approche de sa gestion des stratégies actions qui va se traduire par la fermeture de trois fonds et une réduction parallèle des effectifs.Les trois fonds concernés sur une offre qui en compte sept sont les UK Equity Income Fund, Asia-Pacific Equity Fund et Japan Equity Fund.Alliance Trust avait annoncé il y a déjà plus de deux ans son intention de recentrer son activité sur les actions internationales et le fixed income. Outre la réduction de la palette de fonds, Alliance Trust a nommé Ilario Di Bon en qualité de responsable des actions.
Le suisse UBS Global Asset Management a créé le 22 juin le compartiment Emerging Economies Local Currency Bond de sa sicav luxembourgeoise UBS (Lux) Bond sicav, un produit de capitalisation à liquidité quotidienne.Le fonds, géré par une équipe que dirige Uta Fehm, investit dans des obligations émises par les gouvernements et des entreprises dans les pays émergents. Ces obligations sont essentiellement émises en monnaie locale. La plus grande partie des actifs du fonds est investie dans des obligations d'émetteurs présentant une signature de qualité moyenne, mais le portefeuille peut aussi être placé partiellement en titres d’organisations suparanationales ou quasi-gouvernementales.CaractéristiquesDénomination : UBS (Lux) Bond SICAV – Emerging Economies Local Currency BondCodes Isin : classe USD P-acc: LU0775387714Classe EUR hedged P-acc: LU0775388365Classe CHF hedged P-acc: LU0775388878Monnaie de référence : USDTFE : 1,50 %
Le fonds souverain singapourien Temasek Holdings a annoncé dans un communiqué publié le 5 juillet un bénéfice net annuel en baisse de 15,4%, à 11 milliards de dollars de Singapour, soit un peu plus 6,9 milliards d’euros pour l’exercice clôturé fin mars, victime du ralentissement de l'économie mondiale. Le rendement des investissements a été de 1,50% l’an dernier en dollars de Singapour (2% en dollars américains). Depuis le lancement du fonds en 1974, le rendement annualisé atteint 17% (19% en dollars américains).Le portefeuille d’actifs du holding a cependant augmenté de 2,6%, à 198 milliards de dollars (environ 125 milliards d’euros), pour des investissements de 22 milliards de dollars durant l’exercice, et des désengagements de 15 milliards de dollars.A la fin mars, 72% du portefeuille de Temasek était investi en Asie, contre 77% un an auparavant, en raison d’un engagement accru en Nouvelle-Zélande, en Amérique du Nord et en Europe, précise le communiqué.L’Australie et la Nouvelle-Zélande représentent désormais 14% du portefeuille, contre 12% auparavant, tandis que l’Amérique du Nord et l’Europe pèsent 11%, contre 8% précédemment.Temasek a réduit ses investissements dans les services financiers pour les faire passer de 36% à 31% de son portefeuille, une décision liée, selon les analystes, aux tourments provoqués par la crise de la zone euro. Les engagements ont en revanche été renforcés dans les télécommunications, les médias et les technologies notamment.La croissance à long terme en Asie reste solide tandis que les Etats-Unis et l’Europe continuent à offrir de réelles opportunités, malgré les risques significatifs actuels, souligne le président de Temasek, S. Dhanabalan, cité dans un communiqué.
Norges Bank Investment Management et Generali Real Estate ont annoncé la création d’une société commune pour investir dans l’immobilier à Paris. L’assureur dote la joint-venture de cinq immeubles d’une surface de 38.500 m2 et d’une valeur de 550 millions d’euros, dont le fondsd de pension norvégien prend 50%. Norges Bank avait déjà adopté ce modus operandi avec Axa il y a tout juste un an en rachetant la moitié de plusieurs immeubles détenus par l’assureur.
Les investisseurs n’ont pas été rassurés par le mutisme du président de la BCE, Mario Draghi, sur une éventuelle reprise du programme d’achat d’obligations de la banque centrale, laissant entendre que celle-ci ne s’y résoudrait désormais qu’en cas d’absolue nécessité. «Nous n’avons pas discuté d’autres mesures non conventionnelles», comme les LTRO, a déclaré le président de la BCE lors d’une conférence de presse. «Nous avons toujours dit que ces mesures non conventionnelles étaient temporaires et nous ne voulons pas nous engager sur de futures actions», a-t-il ajouté. Ces propos ont fait bondir le rendement de la dette espagnole à dix ans, jusqu’à 6,79%. La BCE a abaissé ses trois taux directeurs d’un quart de point.
La banque centrale du Danemark a abaissé ses taux d’intérêt de 25 points de base jeudi, dans le sillage de la BCE, un geste historique qui fait passer pour la première fois un des taux secondaires en territoire négatif. La Nationalbank a abaissé son taux de prêt marginal de 0,45% à 0,20%. Le taux des certificats de dépôts est rétrogradé de 0,20% pour devenir négatif, à -0,05%. La Banque du Danemark a laissé inchangé son taux d’intérêt des comptes courant à 0,0%.
Le Parlement européen a approuvé à une très forte majorité l’affectation de 230 millions d’euros du budget communautaire à des «project bonds», ou emprunts obligataires destinés au financement de projets. Leur principe a été accepté la semaine dernière par les 27 Etats de l’UE dans le cadre du Pacte pour la croissance et l’emploi adopté à Bruxelles.
Géré par CDC Entreprises, le Fonds commun de placement à risque «Ecotechnologies» va investir dans des PME spécialisées dans la chimie verte, les énergies renouvelables ou les réseaux électriques intelligents. Le financement de ce fonds de 150 millions d’euros provient du Programme d’Investissement d’Avenir.
Les baisses de dépenses prévues par le gouvernement italien reporteront à juillet 2013 la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée qui aurait pris effet sans cela en octobre prochain, montre un projet de décret obtenu par Reuters. La hausse interviendra donc dans un an si de nouvelles mesures ne sont pas prises d’ici là.
La croissance dans le secteur des services aux Etats-Unis a ralenti plus que prévu au mois de juin, ont montré les résultats de l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d’achats. L’indice ISM des services est ressorti à 52,1 en juin, contre 53,7 en mai. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un indice à 53. La composante de l’activité a chuté à 51,7 le mois dernier, contre 55,6 en mai.
Le gouvernement suisse a étendu les sanctions imposées à l’Iran mais a précisé que, contrairement aux pays de l’Union européenne, il n’appliquerait pas d’embargo sur le pétrole iranien. «Pour des raisons de politique extérieure, les transactions portant sur du pétrole et des produits pétrochimiques iraniens ne sont pas interdites comme dans l’UE, mais doivent être déclarées», a expliqué le département fédéral de l’Economie.
Les accords conclus en fin de semaine dernière lors du Conseil européen de Bruxelles ne débordent pas les traités en vigueur, a assuré la chancelière allemande Angela Merkel. Le sommet «n’a donné lieu à aucun accord allant au-delà de ce qui a déjà été accepté dans le cadre de nos traités et accords», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse en compagnie du chef du gouvernement libanais.
Le nouveau ministre grec des Finances a reconnu qu’Athènes avait dévié d’une partie des objectifs que le gouvernement grec a acceptés en contrepartie du plan de sauvetage international de 130 milliards d’euros. «L'économie est passée par deux élections difficiles et le programme n’est plus sur les rails dans certains domaines, tout en l'étant dans d’autres», a déclaré Yannis Stournanas lors de sa première déclaration à la presse.
Les embauches dans le secteur privé ont augmenté beaucoup plus que prévu le mois dernier aux Etats-Unis. Selon les résultats de l’enquête mensuelle ADP, 176.000 emplois ont été créés dans le privé en juin, alors que les économistes n’attendaient que 105.000 postes supplémentaires. Par ailleurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué lors de la semaine au 30 juin, à 374.000 contre 388.000 (révisé) la semaine précédente.
Allianz Global Investors (AllianzGI) annonce le lancement d’une nouvelle offre permettant de proposer à ses clients internationaux un accès privilégié aux opportunités d’investissement à long terme générées par la dette d’infrastructure, grâce à l’intégration d’une nouvelle équipe de spécialistes. AllianzGI est l’une des premières sociétés de gestion à investir dans le développement d’une expertise dédiée à la dette d’infrastructure. La nouvelle équipe est dirigée par Deborah Zurkow.
Le montant global provisoire des investissements pour le deuxième trimestre 2012 s’établit à 3,4 milliards d’euros (bureaux, commerces, locaux d’activité, entrepôts pour des transactions de plus de 4 millions d’euros), indiquent les indicateurs Immostat-IPD. Ce chiffre est à comparer à un volume de 2,1 milliards d’euros pour le deuxième trimestre 2011 (+ 58 %). Pour le premier semestre 2012, le montant provisoire global des investissements en Ile-de-France est estimé à 4,8 milliards d’euros à comparer avec 3,5 milliards pour le premier semestre 2011 (+ 37 %).
L’Espagne a adjugé jeudi 3 milliards d’euros de dette à trois, quatre et dix ans, le maximum visé, avec des rendements en hausse pour les échéances 2016 et 2022, mais en baisse pour l'échéance 2015, lors de sa première adjudication depuis le sommet européen. Le Trésor espagnol a émis 747 millions d’euros de dette à échéance janvier 2022 à un rendement en hausse à 6,430%, contre 6,044% lors d’une précédente adjudication de ce type en juin. Madrid a également adjugé 1,239 milliard d’euros à échéance juillet 2015, à un rendement moyen à 5,086% contre 5,457% lors de la précédente adjudication de ce type. Sur l'échéance octobre 2016, Madrid a adjugé 1,015 milliard d’euros à un rendement de 5,536% (contre 5,353% précédemment).
Le fonds souverain de Singapour a vu ses encours progresser de 2,6 % sur l’année écoulée à fin mars, à 198 milliards de dollars de Singapour (156 milliards de dollars), selon son rapport annuel publié jeudi. En revanche, ses profits ont baissé de 16%. «Les risques de contagion en provenance de l’Europe sont significatifs», a indiqué Chia Song Hwee, directeur de la stratégie et du portefeuille de crédit. La part de l’Europe et des Etats-Unis dans le portefeuille est malgré tout passée de 8% à 11% en un an. Celle du secteur de l'énergie a doublé à 6%.