Le départ de Bill Gross de Pimco a provoqué une guerre publicitaire, les sociétés de gestion obligataires concurrentes comme BlackRock ou JPMorgan cherchant à attirer les investisseurs particuliers avec des présentations dans les journaux et sur Internet, rapporte le Financial Times. Analystes et courtiers estiment que des centaines de millions de dollars sur les 1.900 milliards de dollars actuellement gérés par Pimco pourraient changer de mains. En Europe, les sociétés de gestion qui devraient profiter de cela sont M&G Investments, Schroders, Axa Investment Management et Aviva Investors. BlackRock, JPMorgan Asset Management et Franklin Templeton devraient aussi s’arroger une part du gâteau.
S’exprimant sous sa nouvelle étiquette Janus Capital, Bill Gross a promis une « navigation en douceur » lors de sa première apparition publique professionnelle depuis son départ tonitruant de Pimco, rapporte le Financial Times. Le gérant s’est déclaré ravi d’avoir abandonné ses fonctions dirigeantes et de pouvoir se concentrer sur la gestion. Bill Gross a indiqué qu’il pensait que les marchés obligataires et par extension son propre fonds ne peuvent plus dégager les mêmes rendements qu’ils ont obtenus pendant les 30 ans de marché haussier connus sous l’ère Pimco.
Brandywine Global, filiale de Legg Mason, a annoncé l’arrivée de Chen Zhao au sein de la société en qualité de co-directeur de la recherche Global Macro. L’intéressé, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2015, travaillera aux côtés de son ancien collègue de BCA Research Group, Francis Scotland. Ils auront pour mission conjointe de développer la recherche macroéconomique interne de la société de gestion. Chen Zhao était Stratégiste en Chef auprès de BCA Research Group, un des premiers acteurs mondiaux de la recherche et de la stratégie d’investissement. Au sein de BCA, il était responsable de la stratégie d’investissement mondiale et du lancement des stratégies China Investment et Emerging Markets. Auparavant, il a été professeur à l’Université Centrale des Finances et d’Economie de Pékin ; il a également occupé la fonction de Conseiller Senior pour le compte de différents organismes d’Etat de la République Populaire de Chine.
Pimco vient de recruter Daniel Lacalle en qualité de « vice-president senior » et de gérant de portefeuilles dédiés à l’énergie et aux « utilities », rapporte Cotizalia. Basé à Londres au sein des équipes dédiées aux actions, l’intéressé prendra ses fonctions à compter du 1er novembre et il sera directement rattaché à Virginie Maisonneuve. Daniel Lacalle, économiste de formation, occupait depuis 2007 le poste de gérant de portefeuille senior au sein de la société londonienne Ecofin, qu’il avait intégrée après avoir passé deux ans chez Citadel Investment Group. Daniel Lacalle n’arrive pas seul. Quatre autres professionnels vont également intégrer la société de gestion, à savoir Megan Kulick, Mark Richards, Chris Legg et Akash Ghiya, qui viendront renforcer les équipes actions internationales. Dans le détail, Megan Kulick est nommé « vice-president senior » dédiée à la stratégie value « Pathfinder », basée à New York, tandis que Mark Richards, basé à Londres, occupera le poste de « vice-president senior » en charge de la macro-économie. Enfin, Akash Ghiya, basé à Newport Beach, est nommé « vice president senior » au sein de la division actions.
Nordea Asset Management étoffe son équipe commerciale de Genève. Depuis le mois de septembre, Nicola Bianchi assume la fonction de sales director et s’occupe des investisseurs professionnels en Suisse romande et au Tessin, rapporte L’Agefi suisse. Depuis les bureaux de Genève, Nicola Bianchi mettra en ouvre la stratégie de Nordea Asset Management et consolidera les relations avec les clients wholesale et les investisseurs institutionnels en Suisse romande et au Tessin. Avant de rejoindre Nordea Asset Management, Nicola Bianchi a dirigé pendant 19 ans l’équipe commerciale de J.P. Morgan Asset Management pour la Suisse romande et le Tessin. Il avait débuté sa carrière professionnelle au sein de l’ancienne Banque Populaire Suisse. Nordea Asset Management, gérant 160 milliards d’euros, fait partie du groupe Nordea, le plus grand groupe financier du Nord de l’Europe, avec 248 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
La banque privée Hauck & Aufhäuser tente de faire face aux difficultés rencontrées dans la banque privée en renforçant ses activités de courtage et de services titres, rapporte le quotidien financier Börsen-Zeitung.La banque privée s’efforce par ailleurs de faire des économies si bien que son bénéfice devrait se stabiliser cette année à son niveau de l’année précédente. Le bénéfice s'était inscrit à 7 millions d’euros en 2013 contre un peu plus de 2 millions d’euros l’année précédente.
Keith Marsden, jusque-là responsable du « central client services » chez Jupiter Asset Management, a quitté la société de gestion au sein de laquelle il travaillait depuis 7 ans, rapporte Financial News. Ce départ intervient dans le cadre de la cession par Jupiter de son activité de gestion privée au groupe Rathbones. Contactée par le site d’informations britannique, une porte-parole de Jupiter a confirmé le départ de Keith Marsden, tout en précisant qu’il faisait partie d’un groupe de 17 personnes qui ont quitté la société et n’ont pas été transférées chez Rathbones à l’occasion de cette cession d’activité.
Alken Asset Management vient de recruter deux analystes qui vont rejoindre l'équipe d’investissement de Nicolas Walewski, selon un communiqué publié le 9 octobre. Michael Aubourg travaillait précédemment chez Credit Suisse à Paris, dans la division banque d’investissement, et Nicolas Descoqs chez Conoco Phillips. Tous deux vont participer aux travaux de l'équipe d’Alken sur les différentes stratégies du groupe.Michael Aubourg devrait suivre plus particulièrement la distribution, le tabac et la santé tandis que Nicolas Descoqs sera chargé de l'énergie, des métaux, des minières, de l’aéronautique et de la défense. Les actifs sous gestion d’Alken sont très stables depuis le début de l’année à environ 9 milliards d’euros à fin septembre, en raison du «soft closing» des fonds et du moindre intérêt pour les actions européennes depuis l'été.
Les actifs sous gestion de Polar Capital ont progressé de seulement 1% sur les six mois à fin septembre pour s'établir à 13,4 milliards de dollars. Grâce à la forte progression enregistrée au cours des six mois précédents, les encours affichent une hausse de plus de 17% sur douze mois.Toutefois, au cours des six mois à fin septembre, la progression des encours a été freinée par des rachats nets de 425 millions de dollars sur les produits long-only, une décollecte due pour l’essentiel à des rachats sur le fonds Ucits d’actions japonaises après une très forte croissance des actifs sous gestion.La bonne tenue des marchés a toutefois permis d’engranger 549 millions de dollars sur les produits long only. Les fonds alternatifs ont enregistré une performance nulle mais une collecte de 117 millions de dollars sur la période.
Le groupe Northern Trust vient de remporter un mandat auprès de la nouvelle société de gestion Woodford Investment Management pour la fourniture de services d’externalisation des opérations d’investissement, entre autres les services de dépositaire, le reporting, la conservation et la comptabilité.
China International Fund Management (CIFM), joint-venture entre JP Morgan Asset Management et Shanghai Trust, a annoncé la nomination officielle d’Anthony Ho au poste de CEO dont la mission sera la diversification internationale et le développement de sa plateforme de distribution, rapporte Asian Investor.Anthony Ho a rejoint la société il y a déjà un mois mais sa nomination vient seulement d'être annoncée, précise-t-on. Anthony Ho remplace Hank Chen, qui va assumer la fonction nouvellement créée de chief operations officer.
La société de gestion nordique Odin Fonder a recruté deux analystes Micolay Mylén et Dan Erik Glover, rapporte Realtid.se. Ils s’occuperont des mandats de gestion nordiques.
La boutique AHP Capital Management et Universal Investment lancent ensemble un nouveau fonds, le AHP Aristoteles Fonds UI (ISIN DE000A1111G8). Il s’agit d’un fonds diversifié spécialisé sur les actions européennes. Lorsque l'équipe de gestion ne peut pas identifier suffisamment de sociétés intéressantes selon des critères de «fair value», la part obligataire du portefeuille est revue à la hausse.
Le gestionnaire de fonds britannique M&G Investments a renforcé son équipe de distribution en Allemagne avec le recrutement de Torsten Honigs qui prendra en charge le nord et l’ouest de l’Allemagne, rapporte le site Das Investment.Torsten Honigs travaillait précédemment chez Oppenheim Fonds Trust où il était en charge de la distribution de fonds ouverts au public dans les mêmes régions.
Le groupe suisse Lombard Odier a nommé José Couret au poste de nouveau « Local Managing Director » pour l’Espagne en remplacement d’Ana Figaredo, responsable de la société en Espagne depuis l’été 2008, rapporte Funds People. Ana Figaredo se voit en effet confier de nouvelles responsabilités dans le domaine des relations clients au sein du groupe suisse.Banquier senior chez Lombard Odier depuis 6 ans, José Couret compte plus de 30 ans d’expérience dans l’industrie financière, ayant notamment travaillé chez Société Générale ou encore chez BNP Paribas comme « senior private banker ».
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } Brandywine Global, an affiliate of Legg Mason, has announced the arrival of Chen Zhao at the firm as co-head of Global Macro research. Chen, who will begin in the position on 1 January 2015, will work alongside his former colleague from BCA Research Group, Francis Scotland. They will work jointly to develop internal macroeconomic research at the asset management firm. Zhao had been chief strategist at BCA Research Group, one of the first global players in research and investment strategy. At BCA, he was responsible for global investment strategy and the launch of the China Investment and Emerging Markets strategies. He was previously professor at the Central University of Finance and Economics in Beijing, and also served as senior adviser to various government bodies in the People’s Republic of China.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } La Française is taking on board Pierre Schoeffler as a senior global asset allocation advisor. He will be authorised to act transversally across asset classes covered by the group, a statement says. “Pierre will rely on his experience, his advice and his quantitative tools to formalise our startegic reflections on allocation through a quantitative approach to various asset classes,” says Xavier Lépine, chairman of the board at the La Française group. “Our richness is in the diversity and originality of the solutions and approaches we offer, and our ambition is to optimise the grouping with Pierre’s strategic portfolio vision. In the low-interest rate universe that we know, our objective is to help our clients manage this challenge, by providing them with a complete service and a 360-degree vision of asset allocation, including all asset classes from real estate to bonds, equities, and hedge funds,” he continues. Schoeffler, 60, is an engineering graduate of the Ecole Polytechnique and the Ecole Nationale de la Météorologie. In 2004, he founded S&Partners, a strategic financial and alternative asset allocation consulting firm, including real estate. Schoeffler is also senior adviser to the IEIF.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } Société Générale Securities Services (SGSS) in Tunisia has been awarded a mandate by RBC Investor & Treasury Services (RBC I&TS) to act as custodian in the country. SGSS has been offering securities services in Tunisia via the Union Internationale de Banques (UIB), an affiliate of Société Générale, since 2013. The range of services offered by SGSS in Tunisia includes global and local custody services and compensation and settlement/delivery for all asset classes, depository banking, and services to issuers.
Si l’on excepte la santé de la zone euro, vrai facteur d’inquiétude pour les investisseurs institutionnels, ces derniers placent sur bien des points l’année 2014 sous le signe d’une nette détente par rapport à 2013. Telles sont en substance les conclusions du deuxième baromètre des risques (*) réalisé par Swiss Life Asset Managers en partenariat avec l’Agefi, et dont l’objectif était d’appréhender l’impact de risques de différentes natures sur les décisions d’investissement des investisseurs institutionnels : risques économiques, risques politiques et sociaux, risques de marché et enfin risques réglementaires. Présentée par Jean-Pierre Grimaud, directeur général de Swiss Life AM, lors du Forum de la Gestion d’Actifs de l’Agefi qui s’est tenu jeudi, l’essentiel de ces résultats pourra surprendre, voire pointer certains paradoxes. C’est ainsi qu’il y a un réel consensus des investisseurs pour admettre l’impact fort du risque de croissance de la zone euro sur leurs décisions d’investissement. En chiffres, 82% des répondants estiment qu’il y a un impact fort des risques de déflation et 84 % un impact fort du risque de croissance de la zone euro sur leurs décisions d’investissement. Pour autant, ces mêmes investisseurs considèrent que le risque de croissance dans les BRIC a beaucoup moins d’impact qu’en 2013. Seulement 46% des répondants estiment qu’il y a un impact fort du risque de croissance dans les BRIC sur leurs décisions d’investissement, contre 68% en 2013. Or, les pays émergents se posent comme un relais de croissance indispensable pour les entreprises européennes... Sur le sujet, Jean-Pierre Grimaud a évoqué à la fois un phénomène d'éloignement pour les investisseurs et un «biais» chinois fort dans la réponse, dont la croissance sera encore d’environ 7 % cette année. Autre fait marquant : 69 % des investisseurs ont estimé cette année qu’il y a un impact moyen des risques de déséquilibres économiques dans les pays développés (balances des paiements ; risques de change et poids de la dette), et 42 % ont jugé l’impact de ces risques fort dans les pays émergents. Une fois de plus, le changement est net par rapport au premier baromètre. En 2013, ils étaient 68 % à parler de risques forts pour les pays développés et 66 % pour les pays émergents… En matière de risques politiques et sociaux, l’enseignement majeur du baromètre 2014 concerne l'évolution dans la nature des risques susceptibles d’avoir un impact sur les décisions d’investissement des institutionnels. Clairement, la situation économique des pays dits périphériques inquiète beaucoup moins. Les répondants sont 57 % à évoquer un risque moyen alors qu’ils étaient 55 % à considérer que l’impact était fort l’année dernière. «La politique de la Banque centrale européenne et la volonté affirmée de Mario Draghi de préserver la zone euro coûte que coûte a indiscutablement pesé positivement», a expliqué Jean-Pierre Grimaud. Mais la sérenité n’est pas franchement de mise. 68 % des répondants estiment désormais qu’il y a un impact fort des risques politiques et sociaux en Europe de l’Est… contre 18 % en 2013. De purement économiques dans leurs racines, les risques sont devenus géopolitiques, et préoccupent d’autant plus que leur dénouement et leurs conséquences sont difficiles à prévoir. Concernant les risques de marché, en dépit de «bulles» évoquées par certains économistes, les investisseurs institutionnels n’ont plus les mêmes craintes. Dans le baromètre 2014, 55% des répondants estiment qu’il y a un impact moyen-faible des risques liés aux marchés actions dans les pays développés sur leurs décisions d’investissement, et 59 % dans les pays émergents. A titre d’exemple, ils étaient 64 % l’année dernière à estimer qu’il s’agissait de risques forts sur les marchés développés. La conviction que les banques centrales sont là pour sauver les places financières peut expliquer cette volte-face, sans rassurer pour autant. Pour sa part, Jean-Pierre Grimaud a indiqué qu’il continuait à surpondérer les marchés d’actions, mais en privilégiant désormais des produits à faible beta. Enfin, les marchés d’actions émergents n’inspirent plus autant de craintes cette année, l’impact du tapering de juin 2013 ayant été comme assimilé...De la même façon, le risque de taux ne préoccupe plus autant. Rien d’illogique sur la zone euro où l’impact des risques de croissance et de déflation est fort sur les décisions d’investissement des investisseurs, et permet d’envisager des taux durablement bas. «Les répondants n’ont pas pris en compte des situations différentes selon les grandes zones économiques», a relevé le dirigeant de Swiss Life AM. Notamment outre-Manche ou outre-Atlantique où les tensions à la hausse sont très nettes. Dans un genre un peu différent, 71 % des investisseurs interrogés ont estimé qu’il y a un impact moyen-faible lié aux marchés obligataires lorsque l’on considère les risques de défaut sur leurs décisions d’investissement. «Mieux vaut privilégier l’investment grade et faire preuve de sélectivité et de prudence sur le high yield», a cependant prévenu Jean-Pierre Grimaud.Par ailleurs, la liquidité ne semble plus un sujet. 74 % parle d’impact faible des risques liées à la liquidité sur leur décisions d’investissement, une proportion inverse par rapport à 2013. Cela étant, à la question de savoir si il y a un risque d’éclatement d’une bulle financière liée notamment à l’abondance de liquidité, 61 % des sondés répondent par l’affirmative. Tout en datant cet événement d’ici à 18 mois. Enfin, toujours dans le cadre du baromètre 2014, le coût de la conformité inquiète mais moins que l’année passée. Cette année, 36 % ont évoqué un impact fort des risques liés aux coûts de la conformité réglementaire, contre 47% l’an dernier qui évoquaient un impact fort en matière de non conformité aux nouvelles réglementations. (*) Le baromètre peut être consulté sur le site Agefi.fr
Les transactions sur le titre du gérant d’actifs italien ont été suspendues ce matin en Bourse de Milan, après un recul de près de 5% consécutif à l’information suivant laquelle Fininvest, holding de l’ex-président du Conseil Silvio Berlusconi, devait sensiblement réduire sa participation. Fininvest détient 30% environ du capital de Mediolanum. Elle a expliqué hier que la Banque d’Italie et le régulateur des assurances Ivass lui avaient ordonné de ramener sa participation à 9,9% au plus.
AltaFund, le fonds d’investissement dans l’immobilier de bureaux d’Altarea Cogedim, a signé une promesse engageante avec Allianz Vie pour l’acquisition de l’immeuble de l’assureur allemand rue de Richelieu à Paris. L’acquisition définitive interviendra dès la libération de l’immeuble par les équipes d’Allianz, prévue entre fin 2015 et début 2016. L’immeuble sera ensuite réhabilité par l’agence Wilmotte & Associés pour une livraison prévue en 2018. Le montant de la transaction n’est pas communiqué.
L’ancienne Première ministre slovène a renoncé à sa nomination au poste de vice-présidente de la commission européenne chargée de l'énergie. Sur les 27 personnalités choisies par l’ancien Premier ministre luxembourgeois, seule Alenka Bratusek n’a pu obtenir l’aval des eurodéputés. Le gouvernement slovène doit maintenant désigner un autre candidat.
Le crédit bancaire, dont l’anémie constitue l’une des principales entraves à la croissance de la zone euro, devrait se redresser sensiblement au début de l’an prochain, a estimé hier le président de la BCE. L’assainissement imposé aux banques par le biais d’un examen de la qualité des actifs et des tests de résistance doit en principe les encourager à prêter davantage à l'économie de la zone euro.
Les cours du pétrole ont connu une nouvelle chute sur le Nymex hier, avec le Brent qui a fini sur la barre symbolique des 90 dollars après l’avoir enfoncée pendant la séance pour la première fois depuis juin 2012. Le Brent de mer du Nord a lâché 1,33 dollar ou 1,46% à 90,05 dollars après un plus bas de 89,67. «L’approvisionnement est là, les stocks sont élevés et la demande en Europe est catastrophique», résume Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
L’ancien gérant vedette de Pimco, qui vient de rejoindre Janus Capital, a estimé que les investisseurs devaient dire «bye-bye» à l’époque des rendements à deux chiffres. «Ce n’est plus comme avant, il faut s’adapter à une nouvelle normalité où la croissance économique mondiale progresse à un rythme très lent», a-t-il estimé lors d’un webcast.
Le président de l’antenne de Saint Louis de la Réserve fédérale s’est dit préoccupé hier par la divergence entre les anticipations des marchés financiers et le discours de la Fed sur ses taux d’intérêt. «De mon point de vue, les marchés se trompent», a déclaré James Bullard, qui ne vote pas actuellement aux réunions monétaires de la Fed.
Le gouvernement allemand étudie selon Angela Merkel les moyens de stimuler l’investissement, à la suite de nouvelles statistiques montrant que la première économie d’Europe pourrait être tombée en récession au troisième trimestre. La chancelière allemande a indiqué que les chefs de file des partis de la coalition au pouvoir avaient étudié la question lors d’une réunion cette semaine.
Les rendements des emprunts d’Etat allemand et français à 10 ans sont tombés hier à de nouveaux plus bas historiques après que la Fed a clairement exprimé ses inquiétudes sur l'économie mondiale et laissé entendre que sa politique monétaire de taux bas était appelée à durer. Le rendement du Bund à 10 ans a touché 0,859%, tandis celui de l’OAT de même maturité est tombé à 1,205%.