Des fonds spécialisés ont commencé à discuter avec Santander Asset Management et Intesa Sanpaolo en vue d’un possible rachat de la plate-forme de fonds mutuels Allfunds Bank, rapportait vendredi Reuters sur la base de «sources proches du dossier». L’agence indique ainsi que les groupes Bain Capital et Advent prévoient de présenter une offre commune sur la société. Cette dernière pourrait être valorisée jusqu'à deux milliards d’euros. Cinven, Permira, BC Partners et Hellman & Friedmann ont aussi discuté d’Allfunds avec les banques. Santander AM et Intesa, qui détiennent chacune 50% d’Allfunds, basée à Madrid, ont décidé de vendre leurs parts et ont mandaté des banques d’investissement pour lancer un processus d’enchères avant la fin de l’année, ont précisé les sources. Créée en 2000, Allfunds compte aujourd’hui plus de 200 milliards d’euros d’actifs sous gestion. La plate-forme affiche plus de 47.000 fonds et dispose d’un réseau de plus de 500 clients, parmi lesquelles des banques commerciales et privées, des sociétés de gestion et des assureurs.
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le groupe d’assurance espagnol Mapfre a annoncé que les encours de ses fonds communs de placements ont progressé de 41% sur un an. De fait, ils s’établissent à 4,4 milliards d’euros à fin septembre 2016 contre 3,1 milliards d’euros à fin septembre 2015. A l’inverse, les encours de ses fonds de pension ont reculé de 8,2% en l’espace d’un an pour ressortir à 4,4 milliards d’euros fin septembre 2016 contre 4,8 milliards d’euros fin septembre 2015.En prenant en compte l’ensemble de ses activités, le groupe Mapfre a dégagé un bénéfice net de 572 millions d’euros à l’issue des neuf premiers mois de l’année 2016, en repli de 3,3% sur un an.
La caisse du Régime de pensions du Canada (RPC) a clôturé le deuxième trimestre de son exercice fiscal 2017, le 30 septembre 2016, avec un actif net de 300,5 milliards de dollars canadiens, contre 287,3 milliards de dollars canadiens à la fin du trimestre précédemment, a annoncé l’Office d’investissement du RPC (OIRPC) ce 10 novembre. Cette augmentation de 13,2 milliards de dollars canadiens est attribuable à un revenu de placement net de 13,6 milliards de dollars canadiens, moins des sorties de trésorerie du RPC de 0,4 milliard de dollars canadiens, précise l’institution dans un communiqué. Son portefeuille a généré un rendement de placement brut de 4,83 % au cours du trimestre écoulé, soit 4,75% déduction faite de tous les caisses, précise le RPC.A l’issue du premier semestre de son exercice fiscal 2017, la caisse du RPC a augmenté ses actifs de 21,6 milliards de dollars canadiens par rapport aux 278,9 milliards de dollars d’actifs affichés au 31 mars 2016. « Cette augmentation est attribuable à un revenu de placement net de 17,7 milliards de dollars, déduction faite de tous les coûts engagés par l’Office, et à des cotisations nettes au RPC de 3,9 milliards de dollars canadiens », indique l’institution. Sur la période, le portefeuille a produit un rendement de placement brut de 6,4%, soit 6,3% déduction faite de tous les coûts.A fin septembre 2016, l’actif de la caisse du RPC est constitué à 55,5% d’actions (166,7 milliards de dollars canadiens), à 24,2% de titres à revenu fixe (72,9 milliards de dollars canadiens) et, enfin, à 20,3% d’actifs réels (60,9 milliards de dollars canadiens), à savoir de biens immobiliers et d’infrastructures.
Le fonds de pension néerlandais PGGM a nommé Erik van de Brake au poste de responsable de sa division infrastructure, qui gère plus de 7,5 milliards d’euros d’actifs, rapporte le site IPE Real Estate. L’intéressé sera responsable d’une équipe de 22 personnes et il succède à Frank Roeters van Lennep qui a été nommé en septembre au poste de directeur des investissements pour les « private markets ». Erik van de Brake était « senior investment manager » chez PGGM depuis 2014.
UniCredit a confirmé vendredi à Reuters qu’elle discutait avec des candidats intéressés par sa filiale de gestion d’actifs Pioneer, ajoutant qu’il n'était pas certain que ces discussions débouchent sur une transaction. L’une des sources a précisé qu’UniCredit retiendrait deux candidats sur les quatre d’ici aujourd’hui lundi, et qu’elle comptait prendre une décision définitive d’ici au 10 décembre.Selon Reuters, quatre candidats, dont le français Amundi, ont soumis des offres fermes de reprise de Pioneer, sur la base de valorisations supérieures à trois milliards d’euros, ont déclaré vendredi deux sources proches du dossier. Outre Amundi, les offres émanent d’un consortium emmené par Poste Italiane, de l’australien Macquarie et de l’américain Ameriprise Financial, ont-elles précisé.Durant le week-end, de nouvelles sources ont affirmé à Reuters qu’Unicredit pourrait réaliser une augmentation de capital de 10 à 13 milliards d’euros pour mettre fin aux inquiétudes sur ses niveaux de fonds propres.
A l’image d’autres grandes banques suisses, PostFinance, la filiale de la Poste suisse, introduit à son tour des taux d’intérêt négatifs pour ses clients privés fortunés. Pour les montants supérieurs à un million de francs, les épargnants devront dès février 2017 payer une commission de 1%, rapporte L’Agefi suisse. Jusqu’ici calculée sur une base individuelle, cette commission sera généralisée à tous les détenteurs de plus de 1 million de francs. Les avoirs de l’ensemble des comptes privés et d’épargne seront pris en compte dans ce calcul. Cette mesure découle des avoirs en compte de virement détenus par PostFinance auprès de la BNS, explique vendredi dernier la filiale de La Poste. Ceux-ci dépassent le montant exonéré de l’intérêt négatif, ce qui a déjà coûté cette année à PostFinance plus de 10 millions de francs en taux négatifs
Giles Money a rejoint la division de gestion d’actifs de Bank J. Safra Sarasin un an après avoir quitté Pimco, a appris Citywire Selector. L’intéressé faisait partie des nombreux gérants ayant quitté le groupe américain en septembre 2015 après le départ du responsable des actions mondiales, Virginie Maisonneuve. Cette dernière, qui avait recruté Giles Money chez Schroders, où ils travaillaient précédemment tous les deux, a créé sa propre société, Maisonneuve Global Advisers. Chez Bank J. Safra Sarasin, il sera basé dans la région de Zurich et a repris la responsabilité du fonds JSS Sustainable Equity – New Power.
Woodman Asset Management a lancé un fonds d’actions européennes, selon Citywire Switzerland. Le fonds Woodman Europe Dynamic sera géré par Pascal Bœuf, qui a rejoint la société en septembre en tant que responsable des actions en provenance d’UBS Asset Management. La nouvelle stratégie, logée dans un véhicule Ucits, investira dans des petites et moyennes capitalisations en Europe.
Le gestionnaire d’actifs britannique Kames Capital a annoncé, ce 11 novembre, la nomination de Philip Bach en qualité de « Head of active value property ». L’intéressé est rattaché à David Wise directeur des investissements immobiliers. Philip Bach sera responsable de toute l’activité d’investissement liée aux fonds immobiliers de la société de gestion, à savoir les fonds Kames Active Value Property, UK Active Value Property Unit Trust et Active Value Property Fund II.Philip Bach, qui compte 23 ans d’expérience dans le secteur de la gestion et de l’immobilier, a rejoint Kames Capital en 2012 en provenance d’ING Real Estate Investment Management où il était co-responsable de l’équipe en charge des comptes ségrégés (« segregated accounts »). Avant cela, il avait été gérant d’actifs chez Jones Lang LaSalle.
Jeremy Whitley, jusque-là responsable des actions européennes et britanniques chez Aberdeen va quitter la société de gestion après 13 années de présence afin de poursuivre d’autres opportunités de carrière, rapporte FTAdviser. L’intéressé avait rejoint Aberdeen en 2003 avant de prendre la responsabilité des actions européennes et britanniques en 2009. Jeremy Whitley devrait quitter Aberdeen en mars 2017 et être remplacé par son adjoint Ben Ritchie. Son équipe supervise actuellement près de 5,5 milliards de livres d’actifs sous gestion.
Des sociétés de gestion comme Franklin Templeton Investments, Toscafund Asset Management, Neuberger Berman Europe et Brewin Dolphin pourraient être rayés des signataires du code britannique de «stewardship» si elles n’améliorent pas leur niveau de transparence, affirme le Financial Times. Ce code, lancé en 2010, contient une série de principes sur des sujets comme l’engagement, le vote en assemblées générales et les conflits d’intérêts. Les signataires du code sont d’ores et déjà classés en trois groupes en se basant sur la qualité des informations fournies. Les groupes qui n’ont pas réussi à se classer dans le deuxième groupe après six mois seront supprimés de la liste des signataires.
Huit personnes ont été recrutées dans les deux réseaux de conseillers financiers de Fideuram ISPB, Fideuram et Sanpaolo Invest, rapporte Bluerating. Depuis le début de l’année, ils ont embauché en tout 180 collaborateurs. Le nombre total de conseillers financiers chez Fideuram et Sanpaolo Invest à fin octobre ressortait à 5.029 personnes.
Lazard Frères Gestion va mettre à disposition des investisseurs français cinq fonds de dette émergente gérés par Lazard Asset Management (Lazard AM), a annoncé la société de gestion ce 10 novembre. Ces fonds s’ajoutent au FCP Objectif Actions Emergentes de la stratégie actions « Relative Value » de Lazard AM, lancé en 1994. Les cinq fonds de Lazard AM enregistrés et commercialisés en France sont les suivants : - Emerging Markets Local Debt Fund (devise locale) ;- Emerging Markets Bond Fund (core – devises fortes – souverain) ;- Emerging Markets Debt Blend Fund (mix devises locales et devises fortes) ;- Emerging Markets Debt Unrestricted Blend Fund (mix devises locales et devises fortes sans contraintes) ;- Emerging Markets Total Return Debt Fund (approche d’optimisation rendement / risque sans benchmark avec une volatilité cible comprise entre 4 et 7%).Lazard AM a démarré la gestion sur les marchés émergents en 1990. Elle représentait plus de 61 milliards de dollars d’actifs au 30 septembre 2016, sous forme de fonds ouverts et mandats.La société compile 20 stratégies distinctes dont la stratégie actions « Relative Value » lancée en 1994 et mise en œuvre en France dans le FCP Objectif Actions Émergentes.
Le gestionnaire d’actifs Legal & General Investment Management (LGIM) a annoncé, ce 10 novembre, la nomination d’Aaron Meder au poste de directeur général (« CEO ») de sa filiale américaine Legal & General Investment Management America (LGIMA). En parallèle, la société de gestion a également nommé Anton Eser au poste de directeur des investissements de LGIM. Tous deux sont rattachés à Mark Zinkula, directeur général de LGIM.Aaron Meder, qui sera basé à Chicago, a intégré LGIMA en 2010 en qualité de responsable de l’activité solutions aux Etats-Unis avant de rejoindre LGIM à Londres en 2013 d’abord en qualité de responsable mondial du pôle solutions puis de responsable des investissements en 2015. Pour sa part, Anton Eser officiait jusque-là en qualité de co-responsable de l’activité obligataire mondiale de LGIM. Il reprendra les fonctions d’Aaron Meder quand celui-ci aura pris ses nouvelles responsabilités à la tête de LGIMA. Anton Eser a rejoint LGIM en 2006 au sein de l’équipe obligataire de la société de gestion qui compte plus de 70 professionnels de l’investissement et affiche 126 milliards de livres d’actifs sous gestion.En parallèle, Colin Reedie actuel responsable du crédit Euro, va remplacer Anton Eser au poste de co-responsable de l’obligataire mondial. Il travaillera aux côtés de John Bender, également directeur des investissements de l’obligataire américain. John Bender officiait en qualité de directeur général par intérim de LGIMA depuis le départ de Robert Moore en septembre 2016.
Didier Saint-Georges, managing director et membre du comité d’investissement de Carmignac, revient pour Newsmanagers sur l'élection de Donald Trump la semaine dernière et son impact sur les marchés financiers et l'économie. Pour lui, la montée des populismes montre que les peuples ont été les laissés pour compte de la hausse des actifs financiers, et qu'un tournant devrait s'engager dans le rééquilibrage entre politiques monétaires et budgétaires.
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le groupe financier canadien Manulife a annoncé que son pôle de gestion de patrimoine et d’actifs a enregistré une collecte nette de 2,7 milliards de dollars canadiens au troisième trimestre contre 4,5 milliards de dollars au troisième trimestre 2015, soit une chute de 42% sur un an. La société signe toutefois un 27ème trimestre consécutif de collecte nette positive, avance-t-elle dans un communiqué. Le groupe financier a enregistré des « apports nets solides provenant du Canada, des activités de régime de retraite aux Etats-Unis et d’Asie », contrebalancés « en partie par les sorties nettes de fonds de Manulife AM imputables à la variabilité inhérente aux activités de conseils en placement pour les clients institutionnels, ainsi que par les sorties nettes des fonds communs de placement aux Etats-Unis, lesquels ont subi l’incidence négative du sous-rendement de certains fonds importants depuis le début de l’exercice et la diminution de l’intérêt des clients pour les solutions gérées activement », précise Manulife.Au cours du troisième trimestre 2016, sa collecte brute a pourtant progressé de 6% pour s’établir à 27,4 milliards de dollars canadiens contre 25,9 milliards de dollars canadiens au troisième 2015. Les souscriptions brutes aux Etats-Unis ont reculé de 2% tandis que celles venant du Canada ont augmenté de 9%. Enfin, en Asie, la collecte brute a presque doublé « en raison des souscriptions de fonds du marché monétaire en Chine continentale, des souscriptions records de régimes de retraite à Hong Kong et de l’amélioration des souscriptions de fonds communs de placement en Indonésie », indique Manulife.Dans ce contexte, les actifs gérés et administrés par les activités de gestion de patrimoine et d’actifs de Manulife s’établissent à 525 milliards de dollars canadiens au 30 septembre 2016, en hausse de 11% par rapport au 30 septembre 2015.
BlackRock a promu Mark Wiedman et Mark McCombe, qui sont tous les deux considérés comme des successeurs potentiels du directeur général Laurence D. Fink, rapporte Bloomberg, sur la base d’une note interne dont l’agence de presse a eu connaissance. Mark Wiedman, qui supervise iShares, est désormais à la tête d’un nouveau pôle regroupant les ETF et la gestion indicielle, soit 3.200 milliards de dollars sur les 5.100 milliards de dollars d’encours de la société de gestion américaine. Mark McCombe, qui co-dirige les placements alternatifs, deviendra responsable des Amériques, un poste nouvellement créé, à compter du 1er janvier. Il continuera à co-diriger les investissements alternatifs. En revanche, il cède son rôle de responsable mondial de l’activité clients institutionnels à Edwin Conway. Enfin, BlackRock va aussi élargir le champ des responsabilités de David Blumer, responsable de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique, et de Ryan Stork, responsable Asie-Pacifique. Les dirigeants retail de ces régions leur seront directement rattachés. «Régulièrement, nous prenons du recul et jetons un nouveau regard sur l’entreprise pour déterminer comment faire évoluer notre organisation pour anticiper le changement des dynamiques de marché et des besoins des clients», expliquent Larry Fink, et Robert Kapito, le président de BlackRock, dans le document interne envoyé jeudi. «Nous regardons aussi comment améliorer notre équipe de direction, en demandant aux dirigeants de prendre des fonctions nouvelles ou plus étendues».
Pimco retrouve des couleurs. Au cours du troisième trimestre 2016, le gestionnaire d’actifs américain a en effet enregistré 4,7 milliards d’euros de souscriptions nettes, signant ainsi « sa première collecte nette positive depuis le deuxième trimestre 2013 », a annoncé sa maison-mère Allianz à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. Cette collecte nette, qui vient clôturer une période compliquée pour la société américaine après le départ de son fondateur Bill Gross, « confirme l’attractivité des produits de Pimco », a commenté Dieter Wemmer, directeur financier du groupe Allianz. Cette performance a été principalement tirée par les stratégies « Income », « Investment Grade Credit » et « Global » de la société de gestion américaine, précise l’assureur allemand. Grâce à cette bonne dynamique commerciale, et un effet marché positif, les actifs gérés pour compte de tiers de Pimco s’établissent 1.006 milliards d’euros à fin septembre 2016 contre 995 milliards d’euros à fin juin 2016, soit une progression de 1%.Tout est pourtant loin d’être au beau fixe chez Pimco. Ses revenus accusent en effet un repli de 11,2% pour s’établir 1,07 million d’euros au troisième trimestre 2016 contre 1,2 million d’euros au troisième trimestre 2015. De même, son résultat opérationnel subit un recul de 9% sur un an pour ressortir à 455 millions d’euros.Tous les indicateurs sont en revanche au vert pour Allianz Global Investors (AllianzGI), l’autre filiale de gestion d’actifs de l’assureur allemand. Au cours du troisième 2016, AllianzGI a en effet enregistré une collecte nette de 1,5 milliard d’euros. Ses actifs gérés pour compte de tiers s’établissent ainsi à 321 milliards d’euros à l’issue du troisième trimestre 2016, en hausse de 3% par rapport au trimestre précédent. Au cours du trimestre écoulé, Allianz GI a dégagé 470 millions d’euros de revenus, en croissance de 7,8% par rapport au troisième trimestre 2015. Enfin, son résultat opérationnel enregistre un bond de 38% en l’espace d’un an pour atteindre 154 millions d’euros au troisième trimestre 2016 contre 111 millions d’euros au troisième trimestre 2015. En combinant Pimco et AllianzGI, le pôle de gestion d’actifs du groupe Allianz affiche une collecte nette de 6,2 milliards d’euros au cours du trimestre écoulé. Les actifs gérés pour compte de tiers atteignent ainsi 1.327 milliards d’euros à fin septembre 2016, en hausse de 1,5% par rapport à fin juin 2016 et en progression de 4% par rapport à fin décembre 2015. Les revenus du pôle gestion d’actifs d’Allianz s’inscrivent à 1,5 milliard d’euros au troisième trimestre 2016, en repli de 6% par rapport au troisième trimestre 2015. Enfin, son résultat opérationnel ressort à 604 millions d’euros, en progression de 0,5% seulement par rapport au troisième trimestre 2015.
UniCredit a confirmé vendredi qu’elle discutait avec des candidats intéressés par Pioneer, ajoutant qu’il n'était pas certain que ces discussions débouchent sur une transaction. Durant le week-end, plusieurs sources ont par ailleurs indiqué à l’agence Reuters qu’Unicredit réfléchissait à la réalisation d’ une augmentation de capital de 10 à 13 milliards d’euros pour lever les doutes sur ses niveaux de fonds propres. Quatre candidats, dont le français Amundi, ont soumis des offres fermes de reprise de Pioneer, filiale de gestion d’actifs de la banque italienne UniCredit, sur la base de valorisations supérieures à trois milliards d’euros, ont déclaré vendredi deux sources proches du dossier à Reuters. Outre Amundi, les offres émanent d’un consortium emmené par Poste Italiane, de l’australien Macquarie et de l’américain Ameriprise Financial, selon ces sources citées par l’agence. L’une des sources a précisé qu’UniCredit retiendrait deux candidats sur les quatre d’ici aujourd’hui lundi et qu’elle comptait prendre une décision définitive d’ici au 10 décembre. Le consortium emmené par Poste Italiane et comprenant également Anima Holding et la banque publique Cassa Depositi e Prestiti (CDP) a annoncé de son côté jeudi soir avoir présenté une offre d’achat pour Pioneer.De son côté, Unicredit a publié jeudi ses résultats du troisième trimestre. Son activité de gestion d’actifs affichait fin septembre un encours de 225,7 milliards d’euros, en hausse de 2,3 % sur le trimestre précédent et de 3,9 % par rapport au troisième trimestre 2015. Ces encours sont gérés principalement en Italie (près de 120 milliards d’euros) et aux Etats-Unis (40,2 milliards d’euros). L’Allemagne représente 21 milliards d’euros, l’international, 20 milliards d’euros et l’Autriche 11,3 milliards d’euros.Sur les neuf premiers mois de l’année, l’activité affiche des revenus de 631 millions d’euros, en repli de 7 % par rapport à la période correspondante de 2015. Ses coûts d’exploitation ont été réduits de 13,4 % à 367 millions d’euros. Le bénéfice opérationnel est ressorti à 263 millions d’euros, en hausse de 3,8 %. Le bénéfice avant impôts est en revanche en baisse de 9 % à 220 millions d’euros et le bénéfice net chute de 22,5 % à 135 millions d’euros. Enfin, le coefficient d’exploitation s’établit à 58 %, contre 63 % l’année précédente.
La société de gestion Mirova a annoncé lundi s’être associée avec le groupe Valeco pour financer en France des infrastructures d’énergies renouvelables totalisant plus de 180 mégawatts. Le fonds Mirova-Eurofideme 3, bouclé début juillet à hauteur de 350 millions d’euros, va reprendre auprès du développeur 49% d’un portefeuille de neuf projets éoliens et solaires voués à entrer en exploitation entre 2016 et 2018. Ces installations, dont Valeco assurera la gestion, produiront l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 140.000 foyers.
Alors que les députés ont alourdi la fiscalité des actions gratuites à l’occasion du débat en première lecture sur le budget 2017, le ministre de l'économie et des finances, Michel Sapin, a plaidé dans un entretien au journal Les Echos, publié ce matin, pour la préservation des allégements adoptés avec la loi Macron à l'été 2015. Le ministre a également défendu l'élargissement du régime des impatriés, souhaité par les représentants de la Place de Paris, pour rendre la France plus attractive après le référendum de juin sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne.
Le président du Conseil italien a laissé entendre lundi qu’il pourrait quitter ses fonctions si le référendum portant son projet de réforme constitutionnelle se traduisait par un échec le 4 décembre. Interrogé sur son avenir en cas de victoire du «non» lors du scrutin, Matteo Renzi a expliqué à la radio que se «débrouiller» avec le parlement après un échec «ne lui conviendrait pas». Les rendements italiens à 10 ans s'écartaient de 19 points de base après ces déclarations, à 2,20%, dans les mêmes proportions que les taux espagnols et portugais.
Les perspectives de croissance économique sont suffisamment fortes pour que la Réserve fédérale procède à une hausse progressive des taux d’intérêt, a dit son vice-président Stanley Fischer dans ses premières déclarations depuis l'élection du républicain Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Le numéro deux de la banque centrale a précisé que la Fed était «relativement près» d’atteindre ses objectifs d’emploi et d’inflation et que les arguments en faveur d’un resserrement de la politique monétaire étaient par conséquent «plutôt solides».
Le gestionnaire britannique Schroders a annoncé jeudi une prise de participation stratégique dans Benchmark Capital, une société de conseil informatique qui dispose aussi d’un réseau de conseillers financiers et d’une plateforme de fonds institutionnels. «C’est un pas significatif pour la croissance de notre présence sur le marché britannique de l’investissement des particuliers, qui est d’importance stratégique pour le groupe», a déclaré Peter Harrison, le patron de Schroders, dans un communiqué. Le groupe espère boucler au premier trimestre 2017 cette transaction dont les termes financiers ne sont pas publics.
75% des dérivés de taux échangés hors des plateformes régulées (over-the-counter – OTC) ont fait l’objet d’une compensation centrale à la fin juin 2016 d’après les statistiques publiées jeudi par la Banque des règlements internationaux. Au contraire, seuls 37% des dérivés de crédit et moins de 2% des dérivés portant sur les actions et les devises sont passés par des chambres de compensation. La valeur brute totale des dérivés OTC est passée de 14.500 milliards de dollars à la fin 2015 à 20.700 milliards à la fin juin, précise l’organisme international.
«Il faut être réaliste. On ne va pas voir de relance des négociations du TTIP avant longtemps», a expliqué la Commissaire en charge du commerce Cecilia Malmström vendredi à Bruxelles au sujet du traité de libre-échange transatlantique. «D’ici la fin de l’année, il faut voir où on en est, ce que l’on peut sauvegarder. Ensuite il y aura une pause naturelle. La balle est dans le camp américain», a-t-elle ajouté, précisant que le round de négociation prévu en décembre n’aurait pas lieu.
Standard & Poor’s a annoncé vendredi qu’elle confirmait la note de crédit à long terme BBB- de l’Italie, à laquelle elle assigne une perspective stable. Cette dernière est justifiée par le fait que l’agence de notation estime que Rome continuera de mettre en œuvre des réformes structurelles et budgétaires favorables à la croissance tout en stabilisant puis en réduisant la dette publique. En cas d’échec du référendum du 4 décembre prochain sur la réforme constitutionnelle, «nous ne pensons pas que cela serait important pour la qualité du crédit de l’Italie pour autant que cela ne débouche pas sur un retour en arrière pour ce qui concerne les réformes structurelles».
Des fonds spécialisés dans le rachat d’entreprise ont approché Santander Asset Management et Intesa Sanpaolo en vue d’un possible rachat de la plate-forme de fonds mutuels Allfunds Bank, rapportait vendredi Reuters de sources proches du dossier. Le groupe Bain Capital et l’européen Advent prévoient de présenter une offre commune sur la société, qui pourrait être valorisée jusqu'à deux milliards d’euros. Cinven, Permira, BC Partners et Hellman & Friedmann ont aussi discuté d’Allfunds avec les banques. Santander AM et Intesa, qui détiennent chacune 50% d’Allfunds, basée à Madrid, ont décidé de vendre leurs parts et ont mandaté des banques d’investissement pour lancer un processus d’enchères avant la fin de l’année, ont précisé les sources. Créée en 2000, Allfunds compte aujourd’hui plus de 200 milliards d’euros d’actifs sous gestion. La plate-forme offre plus de 47.000 fonds et dispose d’un réseau de plus de 500 clients, parmi lesquelles des banques commerciales et privées, des sociétés de gestion et des assureurs. Les sources ont précisé que la société affichait un bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) d’environ 125 millions d’euros et qu’elle pourrait être valorisée autour de 16 fois ce résultat.
L’administration Obama a suspendu les démarches visant à assurer l’adoption par le Congrès du Partenariat transpacifique ou «TPP» avant l’entrée en fonctions du prochain président, et elle a expliqué vendredi que le sort du texte dépendait désormais de Donald Trump et des parlementaires républicains. Des représentants de l’administration présidentielle ont ajouté que le président sortant s’efforcerait d’expliquer la situation aux dirigeants des 11 autres pays concernés par le texte lors d’un sommet régional au Pérou la semaine prochaine.
Les recettes du tourisme à Cuba ont augmenté de 15% au premier semestre de cette année par rapport à la même période de l’an dernier, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, grâce entre autres à un bond de près de 80% du nombre de visiteurs en provenance des Etats-Unis. Le chiffre d’affaires du secteur a ainsi atteint 1,2 milliard de dollars (1,11 milliard d’euros) sur janvier-juin, a précisé l’institut national de la statistique. Au total, le nombre de visiteurs étrangers sur le sol cubain a augmenté de 11,8% sur les six premiers mois de l’année.