J.P. Morgan Private Bank a nommé Kwang Kam Shing en qualité de directrice générale pour l’Asie, rapporte le site spécialisé Asian Investor. L’intéressée remplace ainsi Andrew Cohen qui avait été promu en septembre au poste de directeur général des activités internationales de la banque privée. Kwang Kam Shing conservera sa fonction de « senior country officer » pour Hong Kong au sein de la banque américaine, poste qu’elle occupe depuis 2015. Précédemment, elle avait officié en tant que « managing director » et responsable des marchés de Hong Kong, Chine, Philippines et Thaïlande.
Nordea Asset Management (Nordea AM) souhaite augmenter ses effectifs d’au moins 15% en 2017 afin d’accélérer son développement en Europe, a dévoilé Nils Bolmstrand, son responsable, dans le cadre d’un entretien à Bloomberg. La société de gestion emploie actuellement 660 personnes. En 2016, Nordea AM a déjà recruté 60 nouveaux collaborateurs. « Au regard de la forte croissance que nous avons enregistré, nous avons dû augmenter nos effectifs et ce mouvement va continuer, a ainsi affirmé Nils Bolmstrand. Je pense que nous allons ajouter entre 50 et 100 nouveaux collaborateurs cette année, depuis le middle et le back-office jusqu’aux analystes et aux gérants de portefeuilles. » L’an dernier, la société a vu ses actifs sous gestion bondir de 15% pour attendre 217 milliards d’euros. Nordea AM entend bien continuer son développement en générant davantage de ventes à travers ses propres canaux de distribution, à savoir Nordea Bank et Nordea Life & Pensions dans les pays scandinaves. La société envisage également de recourir à la distribution externe et de séduire les institutionnels dans le reste de l’Europe, a avancé Nils Bolmstrand. De fait, en 2016, 45% de ses actifs sous gestion provenaient déjà de sources tierces, dont les distributeurs externes, a précisé le dirigeant.Pour autant, Nils Bolmstrand est conscient que la rapide croissance enregistrée au cours des dernières années sera bien difficile à maintenir à l’avenir. « Nous voulons continuer à nous développer et à croître, indique-t-il. En même, la croissance exceptionnelle que nous avons connu au cours des années passées est peut-être plus difficile à atteindre dans le futur. »
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et KKR, aux côtés des employés de USI, annoncent aujourd’hui l’acquisition de USI Holdings (USI), un courtier d’assurance de premier plan aux États-Unis. La Caisse et KKR investiront à parts égales afin d’acquérir USI auprès d’Onex Corporation et ses sociétés affiliées. La transaction évalue USI à environ 4,3 milliards de dollars américains. Avec plus de 4.400 professionnels répartis dans 140 bureaux à travers les États-Unis, USI offre des solutions en assurances commerciales, assurances maladie, assurances aux personnes et assurances retraite. L’entreprise s’est hissée aux premiers rangs de son industrie grâce à sa plateforme USI ONE Advantage, à la qualité de ses employés ainsi qu’à son engagement et ses investissements dans les communautés locales.L’investissement de la Caisse et de KKR est réalisé dans le cadre d’un partenariat qui inclut des fonds issus du bilan de KKR et du capital de placements privés de la Caisse. Ce partenariat a été mis en place afin de tirer parti d’occasions d’investissement de longue durée dans des entreprises privées de la plus grande qualité et aux profils de risque plus faibles. Il vise à appuyer des équipes de direction solides et à soutenir le déploiement de stratégies d’affaires à long terme. La Caisse et KKR partagent une grande expérience dans les secteurs des services financiers et de l’assurance, et ont déjà réalisé de nombreux investissements ensemble.La clôture de la transaction est prévue vers la fin du deuxième trimestre de 2017, sous réserve des conditions habituelles, notamment les autorisations réglementaires.
Lors de l’assemblée générale de l’association des gestionnaires suisses, la SFAMA (Swiss Funds & Asset Management Association), qui s’est tenue ce 17 mars, André Bantli, managing director, responsable Retail-Wholesale Business pour la Suisse, le Moyen-Orient et l’Afrique ainsi que membre de la direction de BlackRock Suisse, a été élu au sein du comité de l’association professionnelle. Il dispose d’une longue expérience dans différents domaines de l’asset management en Suisse et à l'étranger, selon un communiqué publié le même jour.Le comité est désormais composé de dix membres, à savoir Felix Haldner (président), André Bantli, Hans Frey, Martin Jufer, Christoph Ledergerber, Petra Reinhard Keller (vice-présidente), Markus Steiner, Martin Thommen, Nicolas Tschopp et André Ullmann.
Le groupe de services financiers suisse Valiant a annoncé, ce 17 mars, l’acquisition de la banque Triba, un établissement partenaire depuis 2009 et dont il est l’actionnaire de référence avec une participation de 30,6%. Le prix de la transaction s'élève à environ 55 millions de francs, sur la base d’un prix de 1.450 francs par action, ce qui représente une prime de plus de 9% par rapport au cours moyen des derniers mois, précise un communiqué. La banque Triba souligne être confrontée à des exigences réglementaires supplémentaires dans un contexte de forte concurrence qui comprime ses marges alors qu’elle doit elle aussi mettre en oeuvre sa transformation digitale qui implique de gros investissements. D’où la décision de s’adosser complètement à un partenaire de longue date.
Schroder Investment Management, Robeco Group and Aviva Investors are the top-ranking firms in terms of transparency and socially responsible investment practices in Europe, according to an independent study by the British agency ShareAction, covering 40 asset management firms representing assets of EUR21trn. The three asset management firms earn ratings of 82, 81 and 80, respectively, out of 90. They are followed by Amundi (77.5) and Standard Life Investments (76.5).The bottom ranking firms are BBVA Asset Management (10 out of 90), SEB (13), Union Investment (14), KBC Asset Management (14), and Deutsche Asset Management (15).It should be noted that in addition to Amundi, two French asset management firms place in the top ten: Natixis Global Asset Management (72.5) and Axa Investment Managers (71.5). BNP Paribas Investment Partners takes 20th place, while La Banque Postale Asset management places 25th (48.5).Asset management firms have been evaluated firstly on the basis of their transparency, which includes access to information about voting policies with respect to conflicts of interest and publication of costs. A questionnaire sent to all asset management firms allowed them to give a more detailed explanation of how their investmebt process integrates environmental, social and governance criteria which are pertinent to performance. 31 out of the 40 asset management firms (77.5%) completed the questionnaire and were ranked on the basis of their responses. Unsurprisingly, the bottom five in the rankings are firms which did not respond to these questions.The survey also included questions about the measurement of tangible impact of investment decisions at European asset management firms, such as carbon footprint.“Our study reveals a huge gap in terms of performance between the best firms and the worst,” says Catherine Howarth, CEO of ShareAction. This comes despite the fact that all of the companies but one (Santander Asset Management) are signatories of the United Nations Principles for Responsible Investment (PRI). “That places a large responsibility on pension funds and other institutional clients to perform rigorous due diligence on the criteria evaluated in the study, all of which have an impact on the interests of beneficiaries such as retirement savings investors.” Howarth expresses a hope that the study will “stimulate rapid improvement in the performance of those with poor ratings.”
In a first for Europe, the online bank Binck Bank on 17 March announced that it is acquiring the Netherlands-based robo-adviser Pritle, which is already present in the Netherlands, Belgium, Austria and Switzerland. With this acquisition, Binck Bank hopes to add to its digital wealth management product range and to continue its growth in Europe. Binck Bank paid EUR12.5m as part of the operation, including EUR5m in equities. The Pritle company has about 6,500 clients, for whom it manages EUR60m in assets. Thomas Binnik, CEO and founder of the robo-adviser, will remain at the firm to direct its development.According to the information available, the operation appears to be the first of its kind in Europe. In the United States, some similar deals have already been done. States Future Advisor, JemStep, LearnVEst and Honest Dollar were acquired, respectively, by BlacKRock, Invesco, Northwestern Mutual and Goldman Sachs.
Deutsche Bank on Sunday, 19 March announced the issue of 687.5 million new shares as part of a capital increase for EUR8bn, with a subscription period opening on Tuesday, 21 March, for a two-week period. The subscription price will be EUR11.65, and the subscription ratio will be two old shares for one new one. The new shares will entitle the bearer to dividends at the same level as the existing shares, the bank adds. Deutsche Bank on 5 March announced plans to turn to the market to raise funds for strategic initatives to raise owners’ equity, including an initial public offering “within 24 months” of a minority share in its asset management division, with a value estimated by analysts at about EUR8bn.
T. Rowe Price is following the trend for robo-advisers. The US asset management firm on 16 March unveiled T. Rowe Price ActivePlus Portfolios, a digital platform which offers advising and discretionary portfolio management services designed for investors seeking access to actively-managed mutual funds and management tools to help them meet their long-term retirement savings objectives. Through this new range, investors will benefit from the expertise of the asset management firm in asset allocation, rebalancing of portfolios, and advising, without paying additional costs, T. Rowe Price says in a statement.At the time of launch, the new platform is available for individual retirement accounts (IRAs). Investors in these plans with a minimum of USD50,000 will receive recommendations for type portfolios after answering a short questionnaire about their risk tolerance levels, investment horizon and investment objectives. “Each type portfolio will be composed of 8 to 13 mutual funds managed actively by T. Rowe Price,” the firm says.
Inès de Dinechin is highly confident. The chairwoman of Aviva Investors France since July 2016 is planning to double external assets within three years. In other words, external asstes, which currently total EUR4.4bn, are expected to rise to EUR9bn bu 2019. “This is a very ambitious acceleration strategy, but one which is based on very solid foundations,” de Dinechin says. “It would be a shame not to use them,” she adds.Aviva Investors France has a lot fo things going for it. With slightly over EUR104bn in assets, it is the seventh-largest asset management firm, and the second-largest insurer-affiliated asset management firm in the French market, and it now plans to make a place for itself as an asset management firm among the leaders in France, through an increased presence on external distribution networks and promotion of Aviva insurance expertise, such as ALM solutions developed for Aviva France for new institutional clients. De Dinechin adds that external growth is not at the core of the three-year plan, but that “opportunism” should never be ruled out.Concretely, Aviva Investors France will develop expertise which generates growth, such as illiquid debt, which is expected to represent inflows of about EUR1bn over three years, asset allocation and balance sheet solutions for insurers, and new management technologies including in real estate. The firm will offer diversification solutions beyond funds in euros: it is currently developing a global multi-asset solution in the real estate sector which will be released during the year.All of these initiatives are to be accompanied by new dynamism at the business, with recruitments for management, balance sheet solutions and sales/marketing, for 10 full-time recruitments in 2017. Aviva Investors France will also be benefiting from intra-group synergies with intensification of exchanges and cross-sales within the group. Last but not least, the implementation of Brexit will represent an opportunity rather than an obstacle for the French platform of the Aviva group, which has for a long time been engaged in production and distribution in the country, and which will have a long lead over the Anglophone competition. Nonetheless, the company will eventually need to add to this base, potentially with an recruitment for complex derivatives to manage the AIMS strategy from Paris.
At a general assembly of the Swiss Fund & Asset Management Association (SFAMA) held on 17 March, André Bantli, managing director, head of Retail-Wholesale Business for Switzerland, the Middle East and Africa and a member of the board at BlackRock Switzerland, was elected to the board at the professional association. He has long experience in various areas of asset management in Switzerland and abroad, according to a statement released the same day.The board now includes ten members: Felix Haldner (chair), André Bantli, Hans Frey, Martin Jufer, Christoph Ledergerber, Petra Reinhard Keller (vice-chair), Markus Steiner, Martin Thommen, Nicolas Tschopp and André Ullmann.
The US financial services group Northern Trust has announced the appointment of Katharine Morris to the position of head of sales for its Global Fund Services activity in the United Kingdom. Morris will be based in London, and will be responsible for selling the investment, fund administration and asset servicing outsourcing offerings from Northern Trust to asset management firms based in the United Kingdom. Morris, who has nearly 20 years of experience in the finance industry, joins from HSBC Securities Servicing, where she had served as head of sales for the United Kingdom. Before that, she worked for more than 10 years at State Street, where she served in a variety of sales positions. At Northern Trust, she will report to Douglas Gee, head of sales for the asset servicing activity for Europe, the Middle East and Africa.
Schroder Investment Management, Robeco Group et Aviva Investors sont les sociétés les mieux classées en matière de transparence et de pratiques d’investissement responsable en Europe, selon une étude indépendante du britannique ShareAction réalisée sur 40 sociétés de gestion représentant un encours de 21.000 milliards d’euros. Les trois sociétés de gestion obtiennent respectivement une note de 82, 81 et 80 sur 90. Viennent ensuite Amundi (77,5) et Standard Life Investments (76,5). En revanche, les mauvais élèves sont BBVA Asset Management (10 sur 90), SEB (13), Union Investment (14), KBC Asset Management (14) et Deutsche Asset Management (15).A noter que, outre Amundi, deux sociétés de gestion françaises figurent dans les dix premiers. Il s’agit de Natixis Global Asset Management (72,5) et d’Axa Investment Managers (71,5). BNP Paribas Investment Partners se classe vingtième (58) et La Banque Postale Asset Management, vingt-cinquième (48,5). Les sociétés de gestion ont été évaluées d’abord sur leur transparence, ce qui inclut l’accès à l’information sur la politique de vote et l’engagement auprès des sociétés dans lesquelles elles sont investies, la politique en matière de conflits d’intérêts et la publication des frais. Un questionnaire, envoyé à toutes les sociétés de gestion, leur permettait de plus d’expliquer en détail comment leur processus d’investissement intègre les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance qui sont pertinents pour la performance. 31 des 40 sociétés de gestion (soit 77,5 %) ont rempli le questionnaire et ont été notées en fonction de leurs réponses. Sans surprise, les cinq derniers du classement font partie de celles qui n’ont pas répondu à ces questions. Le sondage incluait aussi des questions sur la mesure des impacts tangibles des décisions d’investissement des sociétés de gestion européennes, comme l’empreinte carbone. « Notre étude révèle un fossé énorme en matière de performance entre les meilleures sociétés et les moins bonnes », commente Catherine Howarth, directrice générale de ShareAction. Et ce, alors même que les sociétés sauf une (Santander Asset Management) sont signataires des Principes pour l’investissement responsable (PRI). « Cela place une grosse responsabilité sur les fonds de pension et autres clients institutionnels pour qu’ils réalisent une due diligence rigoureuse sur les critères évalués dans cette étude, sachant que tous ont un impact sur les intérêts des bénéficiaires comme les épargnants retraite ». Catherine Howarth espère que cette étude va « stimuler une amélioration rapide de la performance chez les sociétés ayant une mauvaise note ».
C’est une montée en charge qu’engage Inès de Dinechin, présidente du directoire d’Aviva Investors France depuis 2016. Avec ses 104 milliards d’euros d’encours, le 7ème gestionnaire français veut devenir «une maison de gestion leader en France», a annoncé vendredi sa présidente. Aujourd’hui, en France, la distribution externe ne pèse qu’un peu plus de 4 milliards d’euros. L’objectif est de multiplier ces actifs par deux d’ici à trois ans. Tous les segments de clientèle sont visés. «Nous allons renforcer nos équipes de gestion et de solutions bilancielles, mais aussi nos forces commerciales et celles dédiées aux fonctions supports», explique la dirigeante. Dix personnes seront recrutées cette année sur Paris.
Compte tenu de la situation globale des marchés, en particulier d’un environnement de taux bas, le conseil de la Fondation Patrimonia a revu l’allocation stratégique des actifs pour consolider son objectif de rendement. Il a ainsi décidé d’ouvrir le portefeuille à une nouvelle classe d’actifs, les matières premières afin de diminuer son exposition aux risques de taux. La part obligataire du portefeuille a pour sa part été revue à la baisse, passant de 46% à 37% (hors marchés émergents et senior loans), tandis que les placements dans l’immobilier passent de 20% à 28% (22% suisses et 6% d’immobilier international). La Fondation a dans ce cadre acquis trois immeubles à Genève l’année dernière, composés de 97 logements locatifs, soit 369 pièces, et d’espaces commerciaux, sur une surface d’environ 6’180 m². Les actions représentent pour leur part 25% du portefeuille, et les actifs alternatifs 6%. A fin septembre 2016, la performance de la gestion des actifs de la Fondation Patrimonia s’élevait à 4,27% pour des encours total sous gestion de CHF 660 millions (615 millions d’euros). La fondation fait appel aux sociétés de gestion suivantes : UBS Global AM, Vontobel AM, Babson Capital Management, Credit Suisse AM, Pictet AM, Mirabaud et Schroder Investment Management.
« Nous détenons environ 50 % d’actions en portefeuille, dont 12 % de titres européens, indique Philippe Gaboriau, directeur général du fonds de dotation du Musée du Louvre. Si nous sommes davantage convaincus par les marchés émergents compte tenu de leur niveau de décote élevé, nous avons récemment renforcé notre exposition sur les actions européennes, compte tenu de leur potentiel à venir. » Ce renforcement s’explique d’abord par des considérations techniques. Le timing d’investissement sur les actions européennes est aujourd’hui très opportun compte tenu de leur niveau de valorisation jugé encore raisonnable. « La valorisation du marché européen, autour de 15 fois les bénéfices pour 2017, est relativement élevée, nuance Philippe Gaboriau. Mais elle se justifie compte tenu du contexte de taux bas. » « Nous avons depuis plusieurs mois sélectionné le fonds R Conviction Europe pour profiter du rebond des valeurs décotées, une thématique qui devrait se poursuivre dans les prochaines semaines », estime Philippe Gaboriau. « Nous sommes convaincus que l’année 2017 sera celle du stock picking sur les actions », confirme Philippe Gaboriau.
C'est une montée en charge qu’engage Inès de Dinechin, présidente du directoire d’Aviva Investors France. Avec ses 104 milliards d’euros d’encours, le 7ème gestionnaire français veut imposer sa marque dans les réseaux de distribution externes, et devenir « une maison de gestion leader en France », annonce sa présidente dans un récent point de marché.
Les sociétés de gestion, filiales d’assureurs ou de groupes bancaires, enregistrent quasiment toutes des résultats en baisse en 2016 alors que la plupart d’entre elles ont renoué avec une forte collecte. Un paradoxe qui s’explique par des commissions en contraction, en raison notamment de marchés financiers plus difficiles. Face à cette situation, elles envisagent différentes pistes pour préserver leurs marges.
Jean-Baptiste Coulm, responsable multigestion de la Financière de l'Arc explique, à l'occasion de sa participation aux Coupoles Distrib Invest, la politique de la société de gestion en matière d'architecture ouverte et de transmission des compétences. Il insiste sur les offres lancées en 2016 auprès des assureurs, notamment dans le cadre de gestions pilotées qui connaissent un regain d'intérêt très fort ces derniers mois.
C’est une montée en charge qu’engage Inès de Dinechin, présidente du directoire d’Aviva Investors France depuis 2016. Avec ses 104 milliards d’euros d’encours, le 7ème gestionnaire français veut imposer sa marque dans les réseaux de distribution externes, et devenir «une maison de gestion leader en France», annonce sa présidente à l’occasion d’un point de marché. Aujourd’hui, en France, la distribution externe ne pèse qu’un peu plus de 4 milliards d’euros. L’objectif est clair : multiplier ces actifs par deux d’ici à trois ans. Tous les segments de clientèle sont visés et les moyens pour y parvenir mis sur la table.
L’actif net réévalué (ANR) par action d’Eurazeo au 31 décembre 2016 ressort à 72,3 euros par action, en hausse de près de 6,7 %, ajusté du paiement du dividende exceptionnel et de l’attribution gratuite d’actions en 2016, a annoncé ce matin le groupe. Cette hausse est liée pour grande partie à la progression des actifs non cotés qui s’explique essentiellement par les bonnes performances opérationnelles des sociétés. Sur la base de la mise à jour des titres cotés et de la trésorerie, l’ANR s’établit à 74,7 euros par action au 10 mars 2017. Cet ANR serait de 75,4 euros par action en prenant ANF Immobilier à sa quote-part d’actif net réévalué et non à son cours, précise un communiqué.Le chiffre d’affaires économique s’inscrit à 4,33 milliards d’euros, en progression de 5,3% à périmètre Eurazeo constant dont une hausse de 6,7% au quatrième trimestre La contribution nette des sociétés progresse de 24% à 242 millions d’euros contre 195 millions d’euros proforma en 2015. Le résultat net part du groupe ressort à 520 millions d’euros, proche de ses plus hauts niveaux.Durant l’année écoulée, Eurazeo a investi 833 millions d’euros dans neuf sociétés tandis que les produits de cession ont totalisé 1,42 milliard d’euros dont la vente de Foncia, les cessions partielles de Moncler et d’Elis, la syndication de Grape Hospitality et la levée de fonds d’Eurazeo Capital II. Le mois dernier, Eurazeo a participé à l’augmentation de capital d’Elis et à la levée de fonds de Vestiaire Collective.
Une page se tourne chez Winton Capital Management (Winton). Après plus de 8 ans passés au poste de responsable du développement pour la France et l’Europe continentale, Alex Trichot a en effet quitté la société de gestion alternative britannique à la fin de l’année 2016, a appris NewsManagers. Selon son profil LinkedIn, l’intéressé a lancé sa propre société, baptisée Infinito Positivo et dédiée au conseil et aux hedge funds. Au sein de Winton, Alex Trichot a été remplacé par Victor Epin, qui a rejoint la société de gestion courant janvier 2017. « Je couvre la France mais aussi la Belgique, le Luxembourg et la Suisse francophone », a indiqué Victor Epin à NewsManagers à l’occasion de la conférence institutionnelle de Morningstar qui s’est tenue le 16 mars à Amsterdam. Winton gère « environ 1 milliard de dollars sur le marché français », a précisé Victor Epin, qui est basé à Londres. Disposant de neuf bureaux à travers le monde et 470 collaborateurs, Winton affiche actuellement un montant total de 32 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Avant de rejoindre Winton Capital, Victor Epin a officié pendant prés de 4 chez SIG, une société d’investissements alternatifs britannique qui gère une plateforme de fonds Ucits.
Après une année 2016 satisfaisante sur tous les fronts, Omnes Capital aborde 2017 avec l’ambition d’un doublement de ses encours, actuellement de 3 milliards d’euros, à l’horizon 2020, a indiqué le 16 mars Martine Sessin-Caracci, associé gérant, Relations Investisseurs, à l’occasion d’un point de presse. Dans cette perspective, Omnes Capital va poursuivre cette année ses levées dans ses expertises de référence.C’est ainsi que sur le marché de l’innovation, Omnes Capital va couvrir le segment des technologies de rupture avec son fonds Omnes Real Tech qui a pour ambition de construire un portefeuille de 15 à 20 start-up européennes développant des technologies de rupture dans les domaines de la santé et des industries. Le fonds a un objectif de taille de 100 millions d’euros et le premier closing est prévu dans le courant de l’année.Sur le marché de la dette privée en plein essor, Omnes Capital poursuit la levée d’Omnes Mezzanis 3, le fonds de troisième génération en mezzanine dédié aux PLE-ETI françaises. Le fonds cible le small et le mid market, une stratégie de niche pratiquée par Omnes depuis 2002. Le fonds a un objectif de taille de 150 millions d’euros et le premier closing devrait intervenir dans le courant du deuxième trimestre 2017. Fort de son expertise dans le domaine de la transition énergétique, Omnes Capital a en outre lancé le fonds Construction Energie Plus, sponsorisé par PRO BTP. Ce fonds vise une dizaine de partenariats stratégiques avec des PME/ETI pour développer une capacité cible de 500.000m2. Le fonds vise une taille cible de 100 millions d’euros, dont 60 millions déjà levés. Le closing final devrait intervenir dans le courant du deuxième trimestre 2017. Le fonds a déjà réalisé une première opération signée en janvier 2017 avec le groupe Carle.Durant l’année écoulée, Omnes Capital affiche une activité soutenue du portefeuille, placée plutôt sous le signe des cessions. En effet, sur le plan des désinvestissements, Omnes Capital a réalisé 24 cessions représentant 416 millions d’euros, un montant en hausse de 58% par rapport à 2015. Omnes Capital accompagne par ailleurs 13 nouvelles sociétés qui représentent un total d’investissements de 167 millions d’euros, un montant qui marque une progression plus mesurée par rapport à l’année précédente. Omnes Capital souligne en outre avoir réalisé un TRI de 15% sur le fonds CAI 2 (millésime 2005), totalement désinvesti en onze ans. Omnes Capital relève enfin que depuis sa prise d’indépendance du Crédit Agricole, en 2012, la société a su poursuivre sur la voie de la croissance avec 700 millions d’euros investis dans 92 nouvelles entreprises et 1,2 milliard d’euros cédé en cinq ans. Et depuis 2012, les encours issus du groupe Crédit Agricole sont tombés à moins de 40% du total. Et la diversification, déjà bien effective avec une grande variété de clientèles (banques, assureurs, fonds souverains, fonds de pension, grandes fortunes, family offices) devrait s’accentuer avec la volonté de développement en Europe, prise en compte dans la politique de recrutement de la société.
Apax Partners MidMarket a annoncé ce 16 mars la levée de 1 milliard d’euros pour son neuvième fonds, Apax France IX. Apax France IX a été souscrit par un grand nombre d’investisseurs historiques et par une vingtaine de nouveaux investisseurs. Les capitaux levés auprès notamment de fonds de pension, de fonds de fonds, d’assureurs et de family offices sont à 20% en provenance d’Amérique du Nord, 31% d’Europe et 49% de France. La stratégie d’investissement d’Apax France IX est identique à celle des fonds précédents. Elle est axée sur des PME et ETI françaises et européennes en forte croissance et valorisées jusqu’à 500 millions d’euros dans les quatre secteurs de spécialisation d’Apax Partners : TMT, Distribution & Biens de Consommations, Santé et Services. Les capitaux levés seront gérés par une équipe de 22 professionnels et investis au sein des marchés cibles que sont la France, le Benelux et la Suisse.Apax France IX est déjà investi à hauteur de 23% dans trois investissements : InfoVista, un des principaux fournisseurs de solutions logicielles pour la gestion de la performance des réseaux à travers le monde, Sandaya, un groupe d’hôtellerie de plein air qui gère des campings 4 et 5 étoiles en France et en Espagne, et Marlink, le leader mondial des services de communications mobiles par satellite. Les investisseurs du fonds Apax France IX ont par ailleurs co-investi 190 millions d’euros dans ces trois opérations.
Steve A. Cohen cherche à automatiser les décisions de ses meilleurs gérants, relate Bloomberg. Sa société, Point 72 Asset Management, qui gère sa fortune de 11 milliards de dollars, analyse les données de ses gérants et teste des modèles qui répliquent leurs transactions, selon des sources proches du dossier. Jugeant que le secteur manque de talent, Steve Cohen a démarré le projet l’année dernière. En utilisant les recommandations des analystes comme point d’entrée, Point 72 AM examine l’ADN des transactions : la taille des positions, le niveau de risque et de levier, et si un investissement est couvert ou non. Le timing des transactions est aussi étudié, ainsi que l’évaluation des cours et de la liquidité du marché, ainsi que la duration des positions. Le modèle va identifier des motifs et des relations basés sur ces analyses et cherchera à répliquer les paris.
Element Capital Management, la société de hedge funds dirigée par Jeffrey Talpins, a levé 2 milliards de dollars en deux semaines, preuve de l’intérêt croissant des investisseurs pour les hedge funds qui se concentrent sur les événements macro-économiques, rapporte Bloomberg. Ces capitaux portent les encours sous gestion de la société à 12 milliards de dollars, selon une source proche du dossier. Element a rouvert son fonds macro aux investisseurs le 1er mars et a dû refuser des demandes de souscriptions après avoir atteint son objectif le 15 mars. La plupart des engagements sont venus de clients existants. Element, qui compte moins de 40 investisseurs, fait partie des hedge funds les plus recherchés. L’an passé, il a gagné 19,4 %, après avoir augmenté de 23 % en 2015.
La société de gestion Sycomore Asset Management, spécialisée dans l’investissement durable, distribue son fonds d’impact Happy@Work sur les marchés allemand et autrichien. Sycomore Happy@Work investit dans les sociétés européennes qui accordent une importance toute particulière à la valorisation du capital humain, premier vecteur de performance durable d’une entreprise. La sélection de valeurs est réalisée au travers d’une analyse fondamentale rigoureuse doublée d’une analyse ESG avec une dimension sociale prépondérante. L’avis d’experts, de responsables du capital humain, de salariés et des visites de sites alimentent cette analyse.Le fonds vise une performance à 5 ans supérieure à celle de l’indice Euro Stoxx TR. Lancé fin 2015, le fonds, dont les encours ont dépassé la barre des 100 millions d’euros, affiche une performance de plus de 19% sur un an, contre 11,53% pour la catégorie Morningstar correspondante.