Remue-ménage chez BlackRock. Le gestionnaire d’actifs américain vient en effet de remanier son équipe de direction générale et de nommer un nouveau responsable de son activité de gestion alternative, selon un document interne consulté par Reuters. Ainsi, Mark McCombe a abandonné son poste de responsable mondial de la division de gestion alternative (BlackRock Alternative Investors) pour se concentrer exclusivement sur la direction de la région Amériques. A la tête de BlackRock Alternative Investors, Mark McCombe est remplacé par David Blumer, un ancien de Credit Suisse qui a rejoint BlackRock en 2013 où il occupait jusque-là le poste de responsable de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA).Dans la foulée de ce jeu de chaises musicales, Rachel Lord a été nommé responsable de la région EMEA en remplacement de David Blumer. L’intéressée était jusque-là responsable d’iShares pour la région EMEA et responsable de l’activité d’investissement indiciel. Elle est remplacée par Stephen Cohen, désormais nouveau responsable d’iShares pour la zone EMEA, toujours selon ce document interne.
Le spécialiste de l'épargne salariale Eres a annoncé ce 13 septembre le lancement d’une nouvelle offre d'épargne salariale en architecture ouverte «Eres sélection 7". Elle s’adresse aux TPE/PME accompagnées par un conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI) et/ou un courtier en assurance. Les versions précédentes de l’offre « Eres sélection » 1-6 ont été implantées dans plus de 12 000 entreprises, soit 140 000 salariés bénéficiaires. «Construite autour d’un Plan d’Epargne Inter-Entreprises (PEI) et d’un Plan d’Epargne Retraite Collectif Inter-Entreprises (PERCOI), la nouvelle offre « Eres sélection 7 » permet à chaque entreprise de trouver la solution adaptée à sa taille et ses besoins tout en bénéficiant de la sélection des meilleurs gérants d’actifs de la place», commente un communiqué. La gamme proposée par Eres compte désormais 40 fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) avec 9 nouveaux fonds et 7 nouvelles sociétés de gestion :•Eres Amiral Sextant Flexible : fonds diversifié flexible investi sur des actions et obligations ;•Eres BDL Rempart : fonds diversifié flexible investi sur des actions et obligations ;•Eres Fidelity Flexible : fonds diversifié avec une exposition sur les obligations entre 30% et 100% ;•Eres Rouvier Diversifié : fonds diversifié avec une exposition sur les actions entre 0% et 60% ;•Eres Moneta Multifonds : fonds diversifié avec une exposition sur les obligations entre 0% et 50% ;•Eres Trusteam Flex : fonds diversifié avec une exposition sur les actions entre 20% et 70% ;•Eres H2O Quator : fonds diversifié avec une exposition sur les actions entre 20% et 70% ;•Eres Sélection Patrimoine : fonds diversifié multi-gestion investi en immobilier via des OPCI dans la limite de 30% de son actif ;•Eres Sélection S&P 500 : fonds d’actions internationales investi sur des actions américaines.« Avec une stratégie basée sur la satisfaction de l’épargnant, notre objectif est de concevoir des offres en architecture ouverte toujours plus flexibles avec des supports financiers adaptés à tous les besoins en termes d’horizon de placement, de niveau de risque ou de style de gestion. L’entrée de nouvelles maisons de gestion réputées pour la qualité de leurs processus de gestion nous permet aujourd’hui de proposer la gamme de fonds d’épargne salariale la plus large du marché.», commente Nicolas Vachon, président d’Eres gestion.
Le gestionnaire de fortune Pensador Partner a ouvert au 1er septembre une succursale dans la ville de St-Gall, rapporte L’Agefi suisse. La nouvelle antenne sera dirigée par Tomas Moravek et Christian Diener. Par le biais de cette nouvelle succursale, Pensador espère développer ses activités en Suisse orientale et renforcer ses effectifs. Les deux dirigeants des bureaux saint-gallois justifient d’une solide expérience et d’un vaste réseau dans la région. Pensador a été fondé le 1er septembre, lorsque les partenaires fondateurs Urs von Berg et Thomas Kaufmann ont racheté à la banque privée bernoise von Graffenried des parts dans la société «Von Graffenried, von Burg, Kaufmann, Winzeler Vermögensverwaltung».
Le gestionnaire d’actifs britannique Old Mutual Global Investors (OMGI) a recruté Benjamin Huegli en qualité de directeur des ventes (« sales director ») pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse, selon le profil LinkedIn de l’intéressé. Basé à Zurich et en poste depuis début septembre, il est rattaché à Dominik Issler, qui dirige le bureau local et est responsable de la distribution pour les marchés allemand, autrichien et suisse. Benjamin Huegli arrive en provenance de Foord Asset Management où il était directeur général pour la Suisse pendant trois ans. Avant cela, il était passé chez Credit Suisse où il était chargé des solutions d’investissement et du développement commercial auprès des gestionnaires de patrimoines indépendants et des gérants de fonds.
En seulement quatre ans, un fonds monétaire créé par une filiale du groupe chinois Alibaba est devenu le plus gros au monde, rapporte le Wall Street Journal. Alimenté par les contributions de quelque 370 millions de détenteurs de comptes, le fonds, connu sous le nom de Yu’e Bao, a rapidement grossi pour atteindre 211 milliards de dollars d’actifs. Il fait deux fois la taille du deuxième plus gros fonds monétaire, un fonds américain géré par J.P. Morgan Asset Management, selon les données de Morningstar. Sur la seule année dernière, les actifs de Yu’s Bao ont doublé et le fonds représente désormais un quart du secteur chinois des fonds monétaires. Son ascension est une conséquence accidentelle de l’adoption massive par les consommateurs chinois du paiement mobile. Yu’e Bao tire ses capitaux des utilisateurs d’Alipay, une plate-forme de paiements électroniques utilisée par environ un tiers de la population chinoise pour faire des achats sur les sites de e-commerce d’Alibaba et pour payer à peu près tout. Toutefois, sa taille inquiète les régulateurs qui cherchent maintenant à imposer de nouvelles contraintes au secteur.
Deutsche Asset Management a annoncé ce 13 septembre qu’elle avait pris la décision d’absorber les coûts de la recherche externe distribuée à ses clients. Dans un email adressé à tout le personnel, Nicolas Moreau, patron de Deutsche AM et membre du comité directeur de Deutsche Bank, indique que «notre approche est la solution la meilleure possible pour répondre aux exigences de la nouvelle directive et que cela nous permettra de rester pleinement engagés dans la fourniture de solutions de première qualité pour nos clients», indique un communiqué.Le communiqué précise que Deutsche AM continuera d’acheter de la recherche externe afin que les gérants dispose de tous les moyens nécessaires pour mettre en oeuvre leurs processus d’investissement. Dans cette perspective, ajoute le communiqué, Deutsche AM va négocier avec ses fournisseurs externes de recherche afin d’optimiser les coûts.Franklin Templeton a pour sa part confirmé vouloir également prendre en charge la recherche externe afin que les clients continuent de profiter à la fois de la recherche maison et de la recherche externe. Tout en soulignant la qualité de sa recherche propriétaire, qualité liée à la présence internationale du groupe, Franklin Templeton estime dans un communiqué que la recherche externe représente une contribution importante à notre processus de recherche interne et apporte une perspective indépendante pour défier et améliorer notre propre recherche».Deutsche Asset Management et Franklin Templeton viennent allonger la liste des sociétés de gestion qui souhaitent prendre en charge les coûts de la recherche externe plutôt que de les répercuter sur le client final. Ces derniers jours, Newton IM, Insight Investment, Aviva Investors et Aberdeen Standard Investments ont également opté pour cette solution.
Le gestionnaire d’actifs britannique Psigma Investment Management (Psigma IM) a recruté Peter Seamer en qualité de directeur d’investissement (« investment director »), rapporte Investment Week. L’intéressé sera rattaché à Darrell Mercer, « managing director » au sein de la société de gestion. Peter Seamer arrive en provenance d’Arbuthnot Latham où il a travaillé pendant plus de 7 ans, dernièrement en tant que directeur de la gestion des investissements. Avant cela, il a officié chez Tilney Group au poste de « Investment Manager » en charge des clients privés et des organisations caritatives.
Le gestionnaire d’actifs britannique Liontrust Asset Management a annoncé, ce 13 septembre, la nomination de Sophia Tickell au sein de son conseil d’administration en qualité d’administratrice indépendante non-exécutive. L’intéressée prendra officiellement ses fonctions le 1er octobre 2017. Sophia Tickell est associée-fondatrice de la société Meteos, un « think tank » à but non lucratif. Elle travaille depuis plus de 15 ans avec des dirigeants d’entreprises ou de sociétés de gestion pour améliorer leurs appréciations des contraintes environnementales et des attentes sociétales. Elle est actuellement membre du comité consultatif (« Advisory Committee ») de Liontrust Sustainable Future Funds et conseillère extérieure pour le Comité dédié à la responsabilité d’entreprise (« Corporate Responsibility Committee ») du conseil d’administration de GlaxoSmithKline.
Le gestionnaire d’actifs suisse GAM a recruté Carlos Alvarez au sein de son équipe commerciale pour le marché espagnol afin de renforcer sa présence et ses services auprès des conseillers financiers indépendants, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé arrive en provenance de Pioneer Investments où il a travaillé au cours des deux dernières années au sein de l’équipe commerciale en charge de la péninsule ibérique, dirigée par Almudena Mendaza. Chez GAM, il travaillera dans l’équipe pilotée par Juan Ramon Caridad et Carlos Costales, co-responsables de l’entité suisse pour l’Espagne, le Portugal et l’Amérique latine.
La société de gestion indépendante Varianza Gestion, fondée il y a un an par Alberto Spagnolo, a recruté Pelayo Gil-Turner Smith en qualité de directeur des investissements, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé, qui compte plus de 10 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs, travaillait dernièrement chez Julius Baer en tant que responsable de la gestion des portefeuilles pour la péninsule ibérique. Il avait intégré Julius Baer en 2014 en provenance de Urquijo Gestion.
Le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a annoncé, le 12 septembre le lancement de son tout premier fonds de dette d’infrastructure dédié au Royaume-Uni et destiné aux fonds de pension et compagnies d’assurances. Baptisé Schroder UK Infrastructure Debt, ce véhicule ciblera les prêts « junior » (« junior loans ») dans les secteurs du transport, de l’énergie, de l’environnement, des infrastructures à caractère social et des télécommunications au Royaume-Uni. « Le Royaume-Uni est déjà l’un des marchés les plus importants et diversifiés en matière d’infrastructure en Europe, avec plus de 100 milliards de livres d’investissements nécessaires au cours des cinq prochaines années », souligne la société de gestion dans un communiqué. Ce nouveau produit vise une levée de fonds de 500 millions de livres et vise un rendement de 4% à 5% au-dessus du Libor. Le fonds a une maturité de 10 ans, en incluant la période d’investissement.L’équipe infrastructure de Schroders, dirigée depuis Paris par Charles Dupont, assurera la gestion de ce fonds. Lancée en septembre 2015, cette division gère déjà trois fonds de dette d’infrastructure et deux comptes ségrégés dédiés aux opportunités d’investissement en Europe. Depuis sa création, l’équipe a levé et déployé 1,4 milliard d’euros de capitaux.
Récemment écarté par Toshiba dans le cadre de la cession de sa filiale Toshiba Memory, le consortium mené par le fonds américain Bain Capital a retrouvé les faveurs du groupe japonais. «Nous avons signé une lettre d’intention dans le but d’aboutir à un accord définitif d’ici à la fin du mois, en accélérant les négociations», a expliqué le groupe ce 13 septembre dans un bref communiqué, à l’issue d’un conseil d’administration. Toshiba avait exprimé sa préférence pour Bain Capital en juin dernier mais avait changé d’avis il y a une quinzaine de jours et indiqué continuer de discuter avec trois consortiums, les deux autres étant menés par l’américain Western Digital d’une part et le taïwanais Hon Hai/Foxconn d’autre part. Finalement, Toshiba revient vers Bain Capital car ce dernier aurait fait une nouvelle proposition, non publiquement détaillée mais jugée plus intéressante. A noter toutefois que la lettre d’intention ne précise pas que les négociations avec Bain Capital soient désormais exclusives, ce qui laisse encore planer un doute sur le choix définitif de Toshiba...
Société Générale Private Banking Schweiz (SGBPS) renforce sa présence en Suisse allemande avec les nominations de Cédrick Merour et Martin Petermann qui seront tous deux basés à Zurich. Précédemment responsable Market Solutions chez SGPBS à Genève, Cédrick Merour a été nommé responsable du segment des intermédiaires financiers (FIM) pour la région de Zurich. Il est désormais rattaché à Tobias Wagner, responsable du bureau de Zurich, et à David Saliné, responsable du segment FIM pour la Suisse.De son côté, Martin Petermann a rejoint SGPBS en août dernier en qualité de chargé de clientèle senior. Il a travaillé précédemment à la Deutsche Bank, chez UBS et chez BNP Paribas.
Le groupe Vontobel a annoncé ce 13 septembre la migration d’une quarantaine de banques suisses - parmi lesquelles la Banque cantonale de Zoug (ZGKB), Clientis et Valiant - de la plateforme d’Entris Banking vers sa propre plateforme. La coopération entre Vontobel et Entris englobe l’exécution des opérations sur toutes les catégories d’actifs et la gestion des toutes les positions sur titres, précise l'établissement dans un communiqué."Les instituts financiers en Suisse doivent faire face à des coûts en hausse et des marges en déclin, ainsi qu’au besoin d’investir dans leur système informatique», argumente Vontobel. Selon la banque, ce type de partenariat permet aux banques clientes de réduire leurs coûts de manière significative dans la gestion de titres et de se concentrer sur leur coeur d’activité. Vontobel assure que sa plateforme bancaire est conforme aux futures exigences réglementaires, y compris les dispositions MiFID II sur l’exécution des transactions sur titres sur les marchés financiers mondiaux.
La société de gestion Degroof Petercam Asset Management a annoncé ce 13 septembre qu’elle avait obtenu la notation «A+" auprès des Principes pour l’investissement responsable des Nations-Unies (UN PRI). Parallèlement, la société de gestion, active dans l’investissement responsable depuis 2002, a renforcé son engagement en la matière dans l’espace obligataire avec l’attribution officielle du label «durable» à son fonds d’obligations corporate DPAM L Bonds EUR Quality Sustainable.Ce fonds, lancé il y a une vingtaine d’années, investit dans des obligations libellées en euro émises par des entreprises notées en catégorie d’investissement (ou IG), c’est-à-dire au moins BBB-/Baa3 dans l'échelle de notation de Moody’s, Ces deux dernières années, l’accent a été mis sur le renforcement de l’approche ESG qualitative.
Generali a annoncé ce 13 septembre la vente de sa filiale Generali Nederland à l’assureur néerlandais ASR Nederland, pour 143 millions d’euros. L’assureur italien précise que Generali Nederland, dont il détient 99% du capital , avait dégagé un résultat opérationnel «limité» à 9 millions d’euros en 2016.Par ailleurs, selon l’agence Reuteurs, Generali devrait aussi vendre sa filiale en Belgique. Les assureurs Allianz et Baloise Holding ainsi que le fonds de capital-investissement Cinven ont déposé des offres concurrentes pour le rachat de cette entité.
La société de gestion Advisory Invest, basée à Vienne en Autriche, lance un nouveau fonds, le Legenden-Fonds, qui se propose d’investir dans les meilleurs gérants dans leurs catégories respectives, à l’instar de Warren Buffett, Leda Braga ou encore Flossbach von Storch, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Le fonds sera piloté par Karin Kisling, qui a notamment travaillé chez Vontobel Asset Management et chez Rabobank International.Le fonds investira uniquement dans des fonds Ucits liquides mais pas dans des fonds fermés. Les performances historiques des fonds seront bien entendu prises en compte mais les grandes tendances à l’oeuvre dans le monde devraient également jouer un rôle dans les décisions d’investissement. Aux fins de diversification et de réduction du risque de perte, le fonds pourra investir dans des stratégies alternatives comme le Global Macro, les Managed Futures ou encore le Private Equity.
Banca March commence à recomposer sa division de banque patrimoniale. Alors qu’elle vient de perdre une douzaine de banquiers privés, partis rejoindre UBS (lire NewsManagers du 6 septembre 2017), la banque espagnole a recruté Miguel Nigorra au poste de directeur du pôle « Banque Patrimoniale », rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé arrive en provenance de Popular Banca Privada, où il a officié pendant plus de cinq ans. Avant cela, il avait travaillé au sein de la banque privée de Santander et chez UBS Wealth Management.
Une vingtaine de candidats, surtout chinois, sont intéressés par la filiale de gestion de fortune d’Axa basée à Hong Kong, l’assureur français se recentrant en Asie sur les opérations dégageant la plus forte croissance, ont déclaré ce 13 septembre trois sources proches du dossier à l’agence Reuters. Axa Wealth Management HK serait valorisée dans les 500 millions de dollars (412 millions d’euros), ont ajouté les sources.
Krzysztof Rybinski ne dit pas merci à Mario Draghi. En 2012, cet ancien vice-président de la banque centrale polonaise avait eu la riche idée de concevoir un fonds en zlotys pour parier sur l’éclatement de la zone euro et la mort de la monnaie unique. Baptisé Eurogeddon, ce placement s’est surtout révélé apocalyptique pour ses souscripteurs, avec une « performance » négative de -56 % depuis son lancement. Le fonds, qui ne gérait plus que l’équivalent de 150.000 euros, vient d’être liquidé.
Ondulations. La caractéristique du cycle de croissance économique actuel aux Etats-Unis est d’être long, et même très long au regard des standards historiques. La moyenne d’un cycle depuis un siècle est de 55 mois tandis que la vague d’expansion du moment, toujours en activité, affiche déjà 98 mois. En arrêtant la comparaison aux trois derniers cycles connus, c’est-à-dire depuis 1982, la moyenne ressort alors à 95 mois. Sur cette échelle, la situation du moment ne présente aucune « anomalie » par rapport aux trente dernières années. Elle correspond à une période de politiques monétaires plus actives, à la financiarisation des économies et à un rôle du crédit bien plus important qu’auparavant. Les mois à venir n’apporteront pas d’indications définitives sur la croissance américaine dont les statistiques seront perturbées et « floutées » par les ouragans, estime Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM. Il sera difficile d’avoir une idée précise de la situation. Frédéric Rollin souligne qu’un « cycle meurt en général d’une surchauffe », une condition que ne remplit pas l’économie américaine actuellement.
Rien n’arrête les hackers, ces pirates du numérique, qui peuvent parfois être aussi de simples corsaires. Surtout ceux qui veulent battre des records du monde. Equifax, une société de notation des particuliers américains, a été victime d’un piratage informatique géant entre mi-mai et juillet. Elle a découvert l’intrusion le 29 juillet dernier. Des informations personnelles concernant 143 millions d’Américains – numéros de Sécurité sociale, de permis de conduire – se sont évaporées dans la nature. Le piratage a emmené au passage plus de 200.000 numéros de cartes de crédit et 180.000 dossiers de clients impliqués dans des litiges. Evidemment, les suites judiciaires risquent d’être très longues. Une bonne trentaine de procédures en justice ont été lancées et ce ne sont pas les pirates qui auront à rendre des comptes.
Révolution. Dispersion n’est pas gage de performance. Dans une lettre envoyée au ministère des Finances norvégien, Norges Bank IM préconise une remise à plat de sa gestion de taux et crédit. Terminés l’exposition aux obligations corporate, les maturités supérieures à 10 ans ainsi que les papiers libellés dans des devises autres que le dollar, l’euro et la livre. Le fonds souverain (863 milliards d’euros sous gestion) indique vouloir réduire sa poche obligataire (aujourd’hui de 32,4 %) pour monter en puissance sur les actions, en les passant de 60% à 70 % du portefeuille cible. Si l’institutionnel croit aux vertus de la diversification pour les actions, il les juge « modérées sur les obligations ». Une des conséquences : le recentrage sur des monnaies fortes. Le benchmark obligataire n’en comptera que trois contre 23 aujourd’hui. Un traitement identique est réservé aux émissions d’entreprise (30 % de la poche obligataire à ce jour). Enfin, la limite à des maturités d’environ 10 ans offrirait une volatilité contenue. Le ministère doit donner sa réponse. Les asset managers de la planète ont les yeux rivés sur sa décision.
« Congratulations ! » En direct de Londres, l’EPRA (European Public Real Estate Association) a présenté les résultats de l’étude de Deloitte sur l’application des meilleures pratiques, en matière de reporting, des foncières cotées. En compétition, 142 acteurs dont 106 ont été primés d’une médaille d’or ou d’argent pour la qualité de leur communication. Parmi les critères portés par l’association, l’actif réévalué triple net, les taux de rendement initiaux, le taux de vacance, les ratios de coût… Certains acteurs restent à convaincre de l’intérêt d’améliorer leur reporting financier. Pour l’EPRA, la transparence de tout un secteur serait en jeu.
Lundi 11 septembre 2017 en cours de matinée : l’indice MSCI Monde Actions atteint un plus haut historique juste après les premiers échanges sur les marchés européens. L’indice traque quelque 2.400 actions dans pas moins de 47 pays et représente un ensemble de 2.800 milliards de dollars. Les investisseurs ont été soulagés par deux choses, selon les agences. Premièrement, l’ouragan Irma a perdu de sa puissance et l’ampleur des dégâts qu’il a causés est bien moindre qu’attendu. Seconde explication, la Corée du Nord n’a pas fait de test de missile balistique le week-end passé et les marchés s’en réjouissent. On ne pourra plus dire que les analystes ne tiennent pas compte de critères extra-financiers pour établir leurs évaluations boursières…