Axa Investment Managers – Real Assets (Axa IM – Real Assets) a annoncé, ce 6 juin, la nomination effective au 18 juin de Justin Travlos au poste de responsable de la gestion d’actifs au Royaume-Uni. Il remplacera ainsi Dorrien Thomas qui, après 30 ans au sein de la société, a décidé de prendre sa retraite à la fin de l’année 2018. « A l’issue d’une période de transition, Justin Travlos assumera la responsabilité de l’activité britannique en tant que directeur de l’équipe du Royaume-Uni à compter du 1er janvier 2019 », précise Axa IM – Real Assets. L’intéressé sera rattaché à Nathalie Charles, responsable du développement et des équipes européennes. Justin Travlos arrive en provenance de Stockland, l’une des plus importantes sociétés immobilières cotées en Bourse en Australie, où il occupait dernièrement le poste de directeur du développement régional.
Le gestionnaire d’actifs responsAbility Investments AG lance un fonds de dette privée en faveur de l’agriculture durable des pays en développement et des économies émergentes. Domicilié au Luxembourg, ce nouveau véhicule finance des entreprises qui contribuent à améliorer la situation économique de la population rurale. « Ce fonds vise ainsi à la fois un rendement aligné sur celui du marché et un effet positif sur le développement », précise la société de gestion dans un communiqué. Ce nouveau fonds s’adresse à des investisseurs qualifiés, surtout en Europe. De fait, « pour faire face à la demande croissante de produits alimentaires dans le monde, il est nécessaire d’investir chaque année quelque 83 milliards de dollars dans le secteur agricole, explique responsAbility. Cela vaut également pour les pays en développement et les économies émergentes, où 34% des actifs travaillent dans l’agriculture et où celle-ci compte en majorité des petits paysans. » Le nouveau fonds de responsAbility propose donc un financement privé par la dette aux entreprises axées sur la durabilité et qui opèrent au sein de la chaîne de valeur agricole. « Ces capitaux sont destinés à financer à court terme les exportations et les fonds de roulement ainsi que, à moyen terme, les installations de ces entreprises », ajoute la société. Des critères stricts de sélection, un processus clairement défini de l’évaluation des risques concernant l’environnement, la société et la gouvernance (ESG) ainsi que des structures de sûretés optimisées réduisent les risques de crédit.La société de gestion n’en est pas à son coup d’essai. Lancé en 2011, le fonds en faveur de l’agriculture durable, domicilié en Suisse, gérait, à fin mars 2018, une fortune de 177 millions de dollars et des investissements dans 133 entreprises de 44 pays.
La société de gestion indépendante Amilton Asset Management (Amilton AM) a annoncé, ce 6 juin, la nomination de David Zerbib au poste de directeur commercial. L’intéressé rejoint une équipe commerciale qui a été renforcée, l’an dernier, par les arrivées d’Albin Molines et Maxime Averso, indique la société dans un communiqué.Avant de rejoindre Amilton AM, David Zerbib, 36 ans, travaillait depuis 2014 chez Edmond de Rothschild Asset Management en tant que responsable partenariats, puis comme responsable banques et sociétés de gestion sur la France, Monaco, Belgique et Luxembourg. Diplômé de Dauphine et de l’Essec, il a débuté sa carrière à Londres dans la vente de produits dérivés chez UBS Investment Bank puis HSBC Global Markets, avant de rejoindre Cyrus Conseil à Paris. En 2014, il intègre l’équipe distribution externe d’Edmond de Rothschild Asset Management.
Les membres de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (Orse) réunis en Assemblée générale ordinaire mardi 5 juin ont approuvé à l’unanimité la nomination à la présidence de l’Orse d’Hélène Valade qui succède ainsi à Daniel Lebègue. L’Assemblée générale a également approuvé les comptes 2017, nommé Secrétaire du Conseil d’administration, Delphine Lalu, directrice RSE et secrétaire générale de la fondation AG2R La Mondiale, administratrice de l’Orse. Brigitte Fargevieille a été nommée trésorière de l’association. Elle est chef de mission à la direction développement durable d’EDF, administratrice de l’Orse. Les vice-présidents de l’Orse sont : Pierre Bollon de l’AFG, Sylvain Lambert de PWC et Gérard Mardiné de la CFE-CGC.Tous les membres de l’association ont chaleureusement remercié Daniel Lebègue pour le considérable travail de promotion de la RSE accompli sous son mandat à l’Orse, souligne un communiqué. “La RSE est un instrument puissant de la transformation de l’entreprise et de son adaptation aux enjeux d’aujourd’hui : la quête de sens, le besoin de transparence, le lien public-privé, la nécessité d’une performance globale pour contribuer à l’intérêt général. Avec l’équipe permanente de l’association, nous allons poursuivre les travaux qui nourrissent les deux grandes fonctions de l’Orse : être un lieu de rencontre entre les différents acteurs de l’entreprise (RSE, Finance, DRH, partenaires sociaux) pour faciliter l’implémentation de la RSE dans l’ensemble de ses processus ; déceler, recueillir et analyser l’ensemble des pratiques qui donnent à chacun de nos membres les moyens de faire rimer compétitivité avec responsabilité.”, a déclaré Hélène Valade, citée dans un communiqué, à l’issue de l’assemblée générale. Hélène Valade est directrice du développement est directrice du développement durable de Suez depuis 2014. Elle est membre du Conseil d’administration de l’Orse depuis 2015, du Comité 21, de la plateforme RSE et du C3D. Elle a été présidente de la Plateforme RSE en 2016-2017. Elle a co-fondé le Collège des directeurs du développement durable en 2007. Elle est par ailleurs membre du Conseil scientifique du CNRS. Avant d’entrer en 2005 à la Lyonnaise des Eaux pour créer la fonction Développement durable, Hélène Valade a été directrice du pôle Opinion de TNS-Sofres de 2003 à 2005, et Directrice du département Opinion publique de l’Ifop de 1995 à 2003. Hélène Valade est diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Paris, elle est détentrice d’une maîtrise de Sciences Politiques et d’un DEA d’histoire contemporaine.
Deux sociétés qui ont tenté sans succès de lancer l’an dernier des ETF basés sur le bitcoin ont fait équipe pour une deuxième tentative, rapporte le Wall Street Journal. La société de gestion américaine Van Eck Associates et la start-up new-yorkaise SolidX Management ont déposé mercredi un dossier auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) pour obtenir l’autorisation de lancer un ETF bitcoin. Elles ont structuré le nouveau produit pour répondre aux principales inquiétudes de la SEC. Les sociétés ont aussi fixé un prix par action relativement élevé : 200.000 dollars. Ce prix d’entrée vise à limiter le produit aux institutionnels plutôt qu’aux particuliers. Le nouvel ETF, appelé VanEck SolidX Bitcoin Trust, sera assuré également contre le vol et la perte de contrôle de la crypto monnaie.
La société de gestion Idinvest Partners, spécialiste du financement des PME européennes, a annoncé, le 6 juin, le lancement du produit Idinvest Private Value Europe 3 (IPVE 3). Ce FCPR, premier fonds ouvert de la société éligible au compte-titre et à l’assurance-vie, est un fonds fiscal de droit français permettant une exonération de l’impôt sur les plus-values en contrepartie d’une détention de 5 ans. « Il s’agit d’un véhicule semi-liquide, qui offrira des fenêtres de liquidités trimestrielles à partir de la cinquième année suivant sa création », précise Idinvest.La stratégie d’investissement de ce nouveau fonds se concentre sur le financement de la croissance externe et des opérations de « build-up » d’entreprises privées européennes dont la valeur d’entreprise est comprise entre 20 et 500 millions d’euros. Ce véhicule investira à hauteur de 60% en stratégies de dette privée (unitranche et mezzanine) et 40% en stratégies de private equity (co-investissement, transactions secondaires, engagements primaires).
Jean-Marc Didier, directeur commercial Institutionnels et Entreprises de Fidelity International en France, s’apprête à quitter la société de gestion, a appris NewsManagers. Ce dernier est également directeur général délégué de FIL Gestion, la structure juridique française de gestion, au côté de David Ganozzi. « Jean-Marc Didier partira en septembre pour réaliser un business personnel, a confirmé une porte-parole du groupe. Il part en très bons termes et son processus de remplacement est actuellement en cours ». Diplômé de l’Ecole supérieure internationale d’administration des entreprises, Jean-Marc Didier a débuté sa carrière en 1994 en exerçant des responsabilités commerciales auprès de la clientèle institutionnelle française chez Dresdner RCM Gestion, puis chez AGF Asset Management. Il devient ensuite directeur commercial en charge de la clientèle institutionnelle française chez Pictet & Cie jusqu’en 2010, date à laquelle il rejoint Fidelity International comme directeur commercial institutionnels et entreprises.
Le promoteur immobilier autrichien IFA a nommé Christian Petter au sein de son conseil d’administration, en charge plus particulièrement des ventes et du marketing, rapporte InvestmentEurope. L’intéressé arrive en provenance de BNP Paribas Asset Management (BNP Paribas AM) où il était directeur général pour l’Allemagne et responsable de la région DACH (Allemagne, Autriche, Suisse).Christian Petter a débuté sa carrière chez UniCredit Bank Austria avant de rejoindre Raiffeisen International Funds en tant que managing director. En 2002, il intègre BNP Paribas AM comme responsable du développement commercial, dirigeant les bureaux de Vienne, Prague, Budapest et Varsovie. A compter de 2012, il est promu directeur général pour l’Allemagne et responsable de la région DACH à Francfort.
La société de conseil en immobilier d’entreprises JLL a annoncé, ce 6 juin, la création du fonds de capital-risque JLL Spark Global Venture Fund. Ce nouveau véhicule prévoit d’investir jusqu’à 100 millions de dollars américains dans des starts-up issues du secteur des nouvelles technologies appliquées à tous les métiers de l’immobilier : promotion, gestion, leasing, investissement et conseil aux entreprises. Ce fonds vise également « à mettre en relation les entrepreneurs avec les différents départements de JLL mais aussi avec leurs clients », ajoute la société dans un communiqué. Le nouveau fonds ciblera des investissements d’amorçage ainsi que des cibles à des stades de maturité plus avancées. Les montant investis varieront de quelques centaines de milliers de dollars à plusieurs millions de dollars. Il privilégiera les start-up du secteur technologique offrant des produits « qui peuvent aider les clients investisseurs et entreprises de JLL ou être utilisées par les différentes lignes de métiers de JLL pour délivrer de meilleurs services », indique JLL. Ce fonds s’intéressera également aux starts-up qui révolutionnent les métiers traditionnels de JLL grâce à la technologie mais aussi à celles qui contribueront à élargir son offre de services auprès d’une nouvelle typologie de clients.
OppenheimerFunds lance une nouvelle campagne de publicité en ligne appelée « Challenge Borders » qui promeut les produits d’investissement internationaux de la société de gestion en rappelant aux investisseurs qu’il existe de nombreuses opportunités d’investissement en dehors des Etats-Unis, rapporte le Wall Street Journal. L’une des publicités, qui doit être lancée la semaine prochaine, contredit la devise de Donald Trump, « America First ».
Un groupe de grands investisseurs institutionnels mondiaux, mené par la Caisse de dépôt et placement du Québec (la Caisse) et le Régime de retraite des enseignantes et enseignants de l’Ontario (RREO), en collaboration avec le gouvernement du Canada, ont annoncé ce 6 juin un projet ambitieux pour faire progresser certains grands objectifs du G7. AIMCo, Allianz, Aviva, CalPERS, Caisse de dépôt et placement du Québec, Generali, Natixis Investment Managers, OMERS, OPTrust, PGGM et RREO – les institutions partenaires qui représentent collectivement plus de 6 000 milliards en actifs sous gestion – ont uni leurs forces et se sont engagés à affecter des ressources et à mettre à disposition leur savoir-faire ainsi que leurs réseaux pour faire progresser trois initiatives :1. Renforcer l’expertise en développement et en financement d’infrastructures dans les marchés en croissance et frontièresAfin de soutenir le rythme de croissance projeté, le monde doit investir 3 300 milliards de dollars en infrastructures par an jusqu’en 2030. Le manque d’infrastructures est particulièrement critique dans les marchés en croissance, souvent en raison de l’insuffisance de projets dans lesquels il est possible d’investir et des compétences financières et opérationnelles nécessaires.Pour s’attaquer à ce problème, les institutions partenaires lanceront un programme de formation pour les hauts fonctionnaires dans les marchés en croissance et les marchés frontières. Celui-ci comprendra un programme intensif de trois mois au sein d’une école de gestion avec un stage dans les équipes d’infrastructures de certains des plus grands investisseurs du monde qui participent à cette initiative. Le programme accueillera sa première cohorte à l’été 2019, où une douzaine de participants suivront un parcours personnalisé, initialement en partenariat avec la Schulich School of Business de l’Université York, à Toronto. Les partenaires vont également identifier d’autres écoles de commerce au Canada et ailleurs dans le monde qui pourraient être intéressées à participer au programme. Grâce à un partenariat avec la Sustainable Infrastructure Foundation (SIF), les participants suivront également une formation avancée sur la plateforme de pointe SOURCE de la SIF pour l’élaboration de projets d’infrastructures. Au cours des années suivantes, le nombre de participants devrait passer à plus de 30.2. Offrir davantage de possibilités aux femmes dans le monde de la finance et de l’investissementMalgré certains progrès, les femmes demeurent sous-représentées dans les équipes de direction des entreprises du monde entier, y compris dans les pays du G7. Les investisseurs institutionnels et gestionnaires d’actifs font face à un défi à cet égard. Le nombre relativement faible de femmes qui choisissent de faire carrière dans les secteurs de la finance et de l’investissement est souvent mentionné comme un facteur déterminant.En raison de leur taille et de leur rayonnement, les investisseurs mondiaux sont bien placés pour donner l’exemple et exercer une influence positive sur le secteur. C’est pourquoi l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC) se joint aux institutions partenaires pour lancer une initiative à deux volets afin d’offrir davantage de possibilités aux femmes dans le secteur de la finance à l’échelle mondiale : d’une part, en s’engageant à élaborer et à mettre en application des politiques sur la diversité inspirées des meilleures pratiques dans le monde, dont le rapport 2016 SheWorks: Putting Gender-Smart Commitments into Practice de la Société financière internationale; d’autre part, en établissant et soutenant un partenariat avec le CFA Institute et son réseau mondial pour mettre en place un programme de stages dont l’objectif est d’encourager les femmes fréquentant l’université dans les marchés en croissance à se familiariser avec le secteur de l’investissement, à s’y préparer et à acquérir de l’expérience dans le domaine.3.Accélérer la mise en place de divulgations uniformes et comparables liées au climat, à l’intérieur du cadre établi par le FSB-TCFD.Les recommandations finales du Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques du Conseil de stabilité financière (FSB-TCFD), publiées en juin 2017, ont fixé un cadre global régissant les normes de divulgation liées aux changements climatiques. Même si les investisseurs mondiaux s’entendent sur la nécessité de communiquer des informations sur les risques et les occasions liés aux changements climatiques, aucune méthodologie ou stratégie unique n’a émergé pour rendre les informations facilement comparables d’une institution et d’une société à l’autre.Pour s’attaquer à ce problème et progresser vers une mise en œuvre généralisée des recommandations du FSB-TCFD, les institutions partenaires interviendront sur deux fronts : tout d’abord, en mettant sur pied un comité consultatif, composé de représentants des institutions partenaires et soutenu par des conseillers extérieurs, qui évalueront les efforts existants de divers groupes soutenant l’adoption des recommandations du TCFD, fédéreront ces efforts en une approche unifiée et publieront des guides pour d’autres investisseurs institutionnels au cours des quelques prochaines années; ensuite, en faisant la promotion des recommandations du FSB-TCFD afin de les faire adopter par les sociétés en portefeuille.Les institutions participantes s’efforceront d’intégrer les orientations établies par le comité consultatif dans leurs divulgations FSB-TCFD à venir. Les institutions partenaires pourront aussi profiter de leur participation au comité consultatif pour discuter de l’intégration des Objectifs de développement durable (ODD) dans leur processus d’investissement. Ce travail pourra se faire en lien avec le projet de la World Benchmarking Alliance visant à publier des classements mesurant la performance des entreprises en matière de développement durable."Les changements climatiques, l’inégalité entre les sexes et le déficit d’infrastructures sont tous des problèmes mondiaux considérables qui nécessitent une action collective et des solutions robustes et pratiques. Les investisseurs institutionnels ont les ressources et les plateformes permettant de contribuer de façon importante à chacun de ces domaines. Nous sommes heureux que nos initiatives concordent avec les thèmes du G7 cette année, tout en offrant des bénéfices pour les investisseurs et leurs membres», affirme Ron Mock, président et chef de la direction du RREO, cité dans un communiqué. «En tant qu’investisseurs à long terme, nous savons que nos rendements sont influencés par le dynamisme et la vigueur économique des pays dans lesquels nous investissons. À bien des égards, nos rendements dépendent de leur croissance et de leur développement. Ce que nous annonçons aujourd’hui nous permet de démontrer tout le potentiel de la collaboration. Par notre action concertée, nous souhaitons avoir un impact accru et un effet durable dans trois sphères distinctes», a déclaré de son côté Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse.
Une entreprise américaine n’est pas enchantée par les mesures protectionnistes sur l’acier et l’aluminium de Donald Trump : Harley-Davidson. Motos, beurre de cacao, jeans, font partie de la liste des produits concernés par des mesures de rétorsion. Tout un symbole. Du mythique film Easy Rider à la chansonnette de Brigitte Bardot du temps où elle ne craignait plus personne, il y a longtemps que l’Europe avait adopté les Harley.
Les Brésiliens ne sont pas rancuniers. Piteusement éliminés de la Coupe du monde 2014 par l’Allemagne, qui plus est à domicile, ils n’ont rien perdu de leur engouement pour le football. Le critère habituel des achats de télévision explose : + 25 % pour les ventes. Anticipant la manne, les groupes brassicoles mettent les bouchées doubles. Au Pérou, le Parlement essuie les foudres d’une opinion publique soupçonneuse après qu’il a acheté 60 postes de TV et autant de frigos ces derniers jours. Le Pérou participe pour la première fois depuis trente-six ans à la Coupe du monde.
L’événement est trop exceptionnel pour n’être pas relevé : pour la première fois depuis sa création, voilà plus de 40 ans, le G7 a condamné unanimement l’un de ses membres et non des moindres, les Etats-Unis, pour « les effets néfastes de ses décisions commerciales unilatérales ». Or le plus inquiétant n’est pas que le président Trump se soit fourvoyé au point de se mettre à dos ses plus fidèles alliés : tout au contraire, c’est bien la posture du « seul contre tous » qui semble de sa part le but recherché. Celle-ci repose sans doute sur une conception naïve du rapport de force, mais aussi sur une étroite logique politicienne qui est de s’assurer un soutien sans faille de ses mandants, les oubliés de la mondialisation. Or ceux-ci s’apprêtent à reprendre le chemin des urnes pour les « midterm elections ». Que cette forme de fidélité radicale à ses engagements de campagne conduise le pays à un isolement complet au niveau international n’a guère d’importance ; au point qu’on peut lui appliquer le jugement de Tocqueville sur son prédécesseur le plus admiré, Andrew Jackson : « Esclave de sa majorité (…), il la suit dans ses volontés, dans ses désirs, dans ses instincts à moitié découverts, ou plutôt il la devine et court se placer à sa tête. » Pour lui comme pour son lointain devancier, « America First » signifie en fait « America alone ».
C’est le montant de la levée de fonds opérée par QuantCube Technology, auprès de Moody’s Corporation, de Five Capital, fonds d’investissement sponsorisé par CDC International Capital (Groupe Caisse des dépôts), et de Kingdom Holding Company. Créée en 2013, cette start-up française, spécialisée en intelligence artificielle, traite en temps réel des milliards de données, hétérogènes et non structurées issues des réseaux sociaux, blogs, commerces en ligne, prévisions météorologiques, etc. Objectif : bâtir des modèles prédictifs pour livrer aux acteurs de la finance et institutionnels de nouvelles stratégies d’investissement, à partir de données non exploitées.
Sonia Fendler, membre du comité exécutif en charge de l’épargne et de la clientèle patrimoniale de Generali France et présidente du jury Isabelle Guyot-Sionnest, directeur associé d’amGroup
Du dur. Les fonds immobiliers ont atteint 100 milliards d’euros d’actifs nets à la fin de 2017, progressant sur l’année de 20,5 %, indique la Banque de France. Les organismes de placement collectif immobilier (OPCI) augmentent de 11 milliards sur l’année tandis que les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) progressent de 6 milliards. Les ménages détiennent 36 % des parts de ces fonds (56 % pour les assurances) et les immeubles de bureaux représentent 49 % des placements (le commerce 30 % et l’habitation 8 %). L’Ile-de-France concentre à elle seule plus de 60 % des investissements.
C’est le montant de la dette des entreprises européennes notées par S&P Global Ratings en cette première moitié de 2018. Elle se partage en 5.000 milliards de dettes investment grade et 900 milliards dite « spéculative » (ce segment représente 40 % des émetteurs). Le Royaume-Uni (20 %), la France (16 %) et l’Allemagne (15 %) représentent la moitié du total. Les entreprises financières comptent pour 49,5 % de l’ensemble.
Les analystes et les économistes qui ont eu le courage de lire dans son intégralité le document de 57 pages concernant l’accord de gouvernement paraphé par le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue, ont découvert qu’il ne contenait aucune mention de la question de la sortie de l’euro ou l’abandon de la monnaie unique. Pas une seule fois ! Aux oubliettes… En Italie, les partis passent, mais l’art des tractations reste un must.
Après le calme, la tempête. On a retrouvé la volatilité. Tous ceux qui s’inquiétaient de son absence il n’y a encore pas si longtemps, ont été servis. Un gros risque politique en zone euro et l’on retrouve un feu d’artifice sur les marchés souverains. Longtemps inerte autour de 1,80 %, le rendement du dix ans italien est passé dans les derniers jours de mai à 3,13 % avant de redescendre vers 2,50 %. Idem pour le dix ans espagnol ; de 1,14 % à 1,58 % puis 1,37. La contagion a même touché le T-note américain. A 3,11 % le 17 mai, il touchait 2,78 % dix jours plus tard. Faut-il pour autant s’en féliciter ?
Marc de café. Entre 60 et 70 dollars le baril à la fin de l’année ou dans un an pour une prévision consensuelle, mais avec une dispersion aux extrêmes de 50 à… 100 dollars. Les analyses du marché pétrolier et les perspectives de prix sont difficiles à saisir tant les incertitudes sont nombreuses : l’impact des dossiers géopolitiques (sanctions contre l’Iran, Venezuela), la capacité de force de rappel du pétrole de schiste américain, la fin éventuelle de l’accord de réduction de la production entre l’Arabie saoudite et la Russie débouchant sur une hausse de 1 million b/j (réunion Opep le 22 juin), choc d’offre ou choc de demande, l’impact de la baisse des investissements (estimée à 370 milliards de dollars depuis 2014 par Vestathena), etc. Ajoutons à cela des faits de marché comme l’écartement des cours du WTI (lourd américain) et du Brent (léger). Le spread entre les deux benchmark a dépassé 11 dollars le 1er juin. Le sondage Reuters mené auprès de 36 analystes anticipe un cours du Brent de 71,68 dollars en moyenne. Les analystes de S&P Global Ratings envisagent une production supérieure à la demande en fin d’année et un prix du Brent de 65 dollars le baril, diminuant à l’horizon 2020 à 55 dollars. Les analystes d’Amundi tablent sur un cours du WTI de 60 à 70 dollars dans les douze prochains mois. Les analystes de Société Générale visent 75 dollars le baril en fin d’année avec des marges de fluctuation de 65-85 dollars pour le Brent et de 60-80 dollars pour le WTI. Les économistes d’Oxford Economics préfèrent regarder le scénario du pire : un cours du baril à 100 dollars. Il enlèverait quelque 0,7 point au PIB mondial en 2020. Pour les économistes, une chose a changé depuis le précédent choc : la Banque centrale européenne ne devrait pas répéter l’erreur de relever ses taux directeurs comme à la fin des années 2000 quand le baril était à 130 dollars le baril. Les effets de second tour attendront.
LAST IN CLASS. Après douze ans, PRI, ONG fondée sous l’égide des Nations unies, veut mieux contrôler les signataires de ses « principes pour l’investissement responsable » : 185 sur 1.967 auraient été placés sur une liste de surveillance après qu’un audit interne a montré qu’ils n’avaient pas prouvé un engagement sérieux en matière d’investissement responsable, rapporte le FTfm. Les signataires des PRI s’engagent à intégrer les considérations ESG et à demander des comptes aux entreprises dans lesquelles ils investissent sur ces sujets. La liste n’a pas été dévoilée, mais inclurait des membres de tailles diverses, de toutes régions, pour moins d’un cinquième de détenteurs d’actifs, le reste étant des sociétés de gestion. Les signataires sous surveillance recevront un préavis et auront deux ans pour s’améliorer, sous peine d’être exclus.