Standard & Poor’s a annoncé vendredi relever la perspective du Portugal de «stable» à «positive», tout en confirmant sa note BBB-. Une perspective positive ouvre la voie à un relèvement de la note si le désendettement public et privé se poursuit, explique S&P. L’agence de notation pense que le désendettement externe devrait se poursuivre dans la mesure où l’investissement direct se substitue à la dette externe au Portugal. S&P prévoit une croissance de près de 2% par an jusqu’en 2021, avec un déficit de 0,4% du PIB en 2020.
Le commissaire européen au Budget, l’Allemand Günther Oettinger, se déclare favorable à la nomination d’un Français à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) après le départ de Mario Draghi l’an prochain, rapporte vendredi le quotidien économique Handelsblatt. «Le mieux serait d’avoir un président de la Commission européenne allemand et un Français intelligent à la tête de la BCE», a-t-il dit selon les propos rapportés par le journal.
Berlin soutiendrait la candidature de Sharon Donnery, vice-gouverneure de la Banque centrale d’Irlande, pour la présidence de l’organisme chargé de la supervision des banques européennes, rapportait hier Reuters citant une source au fait des discussions. Le président de l’Autorité française des marchés financiers, Robert Ophèle, a aussi fait acte de candidature pour succéder à Danièle Nouy, qui quittera ses fonctions à la fin de l’année au terme d’un mandat de cinq ans consacré à la mise en place du Mécanisme de supervision unique (MSU), dont elle a été la première dirigeante.
A peine sortie de huit ans de programme d’austérité, la Grèce entame une longue période de supervision post-programme – jusqu’à ce qu’elle ait remboursé 75% de son énorme dette publique (320 milliards d’euros). La Commission européenne a annoncé hier que la première visite des autorités européennes dans ce cadre aurait lieu la semaine du 10 septembre. Le but est d’évaluer l’état de l’économie nationale et de vérifier qu’Athènes tient les engagements qui lui ont été fixés : le maintien d’un surplus budgétaire conséquent jusqu’en 2060 et la mise en place de mesures d’austérité supplémentaires s’élevant à 5 milliards d’euros en 2019 et 2020. Bruxelles avait précisé dès le mois de juillet que le respect de ces exigences était nécessaire pour que la Grèce accède aux mesures de réduction du poids de la dette accordées en principe à la mi-juin par l’Eurogroupe.
La BEI est furieuse d’avoir été reléguée à un rôle plus marginal dans le projet InvestEU. Elle est soutenue par les plus petits Etats de l’UE, également sceptiques quant à l’architecture proposée.
Le président de la Commission Jean-Claude Juncker est à Washington ce mercredi pour déminer les menaces américaines sur les importations d'automobiles.
La Première ministre britannique Theresa May a reconnu jeudi la nécessité de faire des progrès «plus rapides» dans les négociations en cours du Brexit, alors que les dirigeants européens s’inquiètent du peu de temps restant pour parvenir à un accord. A son arrivée à un sommet de l’UE à Bruxelles, Theresa May a insisté sur les «très bonnes avancées» accomplies jusque-là.
Les députés britanniques ont voté hier contre l’amendement visant à donner au Parlement un droit de veto sur le résultat des négociations à venir entre le Royaume-Uni et Bruxelles.
La Commission européenne vient d’ordonner au Luxembourg de récupérer auprès d’Engie 120 millions d’euros d’arriérés d’impôt. «Le Luxembourg a accordé des avantages fiscaux illégaux à Engie. explique Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence. Ces décisions fiscales anticipatives ont avalisé deux structures de financement complexes, mises en place par Engie, qui traitent une même opération [...] à la fois comme une dette et comme une prise de participation». Engie répond qu’il constestera «la qualification d’aide d’Etat, estimant que la Commission n’a pas apporté la preuve d’un avantage fiscal sélectif».
La Commission européenne vient d’ordonner au Luxembourg de récupérer auprès d’Engie 120 millions d’euros d’arriérés d’impôt. « Le Luxembourg a accordé des avantages fiscaux illégaux à Engie. explique Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence. Ces décisions fiscales anticipatives ont avalisé deux structures de financement complexes, mises en place par Engie, qui traitent une même opération de manière incohérente, à savoir à la fois comme une dette et comme une prise de participation ». Aussi, « la charge fiscale de l’entreprise s’en est trouvée artificiellement réduite, poursuit le communiqué de Bruxelles. En conséquence, Engie a payé un taux d’imposition effectif sur les sociétés de 0,3% sur certains bénéfices au Luxembourg pendant une dizaine d’années. Ce traitement fiscal sélectif est illégal ».
Après dix-huit mois de négociations tendues, les 28 ministres de l’Union européenne se sont entendus sur les règles régissant les fonds propres des banques. « Cet accord marque une étape cruciale pour faire du secteur bancaire européen le plus robuste et le plus stable du monde, et ainsi offrir encore plus de sécurité aux épargnants. Il permettra à nos banques de mieux financer les ménages et les entreprises en France et en Europe », a déclaré Bruno Le Maire (photo) à l’issue de la réunion.