François-Emmanuel Blanc a succédé à Michel Brault à la direction générale de la caisse centrale de la MSA (la mutualité sociale agricole) depuis le 1er octobre 2018. « Je tiens à exprimer, au nom de la MSA, notre reconnaissance à Michel Brault pour la qualité du travail accompli. Je salue tout particulièrement sa carrière exemplaire au sein de l’institution, son engagement indéfectible en faveur du respect des spécificités du régime agricole, sa combativité pour défendre les intérêts de la population agricole et ses valeurs humaines. Nous nous réjouissons d’accueillir François-Emmanuel Blanc dès le 1er octobre. La richesse de son parcours professionnel représente un atout capital pour l’avenir de la MSA, ses orientations stratégiques et les défis à relever en faveur de nos assurés », indique Pascal Cormery, président de la CCMSA. Né en 1959, diplômé d’études approfondies en droit public (Aix-en-Provence) et diplômé de l’EN3S 24e promotion (Saint-Etienne), vice-président du jury du concours d’entrée à l’EN3S, ancien maître de conférence à Science-Po Paris (2014-2015) et ancien chargé d’enseignement à l’IEP d’Aix-en-Provence (2007-2009), François-Emmanuel Blanc était, depuis janvier 2015, aux commandes du groupe AHNAC (Association Hospitalière Nord Artois Clinique) en qualité de directeur général. Son parcours professionnel l’a conduit à occuper les postes de directeur général de l’ARS Poitou-Charentes (2009-2014), des CPAM des Bouches-du-Rhône (2006-2009) et du Puy-de-Dôme (2000-2006). Il était auparavant directeur de la gestion interne à la CPAM de Seine-Saint-Denis (1994-2000), directeur de production à la CPAM du Loiret (1992-1994), directeur administration générale à la CRAM du Centre (1986-1992) et attaché de direction à l’URSSAF du Loiret (1986).
Lors du colloque organisé à l’occasion des 70 ans de la CARMF vendredi 26 octobre, le président de la caisse, le Dr Thierry Lardenois, a fermement réfuté l’idée de rejoindre le groupe constitué par certaines caisses de retraite des professions libérales pour lutter contre certains aspects de la réforme des retraites. «Le problème est que le groupe de lobbying est attaché à un parlementaire La République En Marche, a-t-il justifié. Or, cela ne fait pas partie de ma croyance politique que de suivre des personnes affiliées à des gens qui veulent nous faire du mal». Et d’ajouter «Je n’ai ni vocation à les rejoindre, ni vocation à me laisser emmener sur des terrains sur lesquels je ne veux pas aller». Pour mémoire, le groupe cité par le Dr Lardenois est composé des 5 caisses de retraite que sont la CPRN (Caisse de prévoyance et de retraite des notaires), la CAVP (Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens), la CAVEC (Caisse d’assurance vieillesse des experts comptables), la CARPV (Caisse autonome de retraites et de prévoyance des vétérinaires) et la CARCDSF (Caisse de retraite des chirurgiens dentistes et sages femmes). Leur objectif consiste à mobiliser les affiliés pour démontrer leur degré d’attachement à chacune de ces caisses de retraite. Pour défendre les intérêts des allocataires et cotisants de la CARMF, le président a donc choisi d’autres voies, en tête desquelles celles de la transparence et de la technicité vis-à-vis du Haut Commissaire à la Réforme des Retraites, Jean-Paul Delevoye. Il s'étonne donc que les «échanges techniques» proposés à tous les directeurs de caisses affiliées à la CNAVPL n’aient pas été poursuivis. «Ces travaux nous ont permis de calculer (...) le plafond de sécurité sociale avec lequel les caisses subsisteraient et quel était leur intérêt commun, illustre le président. A la suite de cela, nous aurions pu continuer à travailler au sein de ce groupe de travail totalement indépendant.» AB.
La situation financière des caisses de pension suisses s’est légèrement dégradée au troisième trimestre 2018. Pour les institutions de prévoyance de droit privé, le taux de couverture pondéré en fonction de la fortune a fléchi en l’espace de trois mois de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 112,3%. A fin septembre, le taux de couverture des caisses de pension de droit public à capitalisation complète présentait une évolution semblable, en baisse de 0,6 point à 105,9%, le Moniteur des caisses de pension publié par Swisscanto. De son côté, le taux des institutions de prévoyance de droit public à capitalisation partielle demeure stable à 82,1%. Actuellement, 96,7% des caisses de droit privé et 90,7% des caisses de droit public à capitalisation complète présentent un excédent de couverture. Un excédent qui dépasse les 110% pour 32,6% des institutions publiques avec capitalisation totale et 65,6% des entités soumises au droit public. Cela dit, le léger repli du taux de couverture au troisième trimestre reflète un rendement moyen inférieur à la valeur cible requise, indique Swisscanto qui précise les 535 institutions de prévoyance passées au crible et affichant des encours cumulés de 680 milliards de francs ont dégagé un rendement pondéré en fonction des actifs estimé à 0,41%. Sur les trois premiers trimestres de l’année, le rendement estimé s'élève à 0,03%. EJ
Le Haut-commissaire à la réforme des retraites prévoit une période de transition de 5 à 20 ans pour que les caisses de retraites se fondent dans un futur régime universel. Leur gouvernance paritaire serait mise à contribution pour opérer la transition et piloter le régime aux côtés des parlementaires. Un régime qui serait strictement par répartition.
Mohamed Aboumejd a pris le poste de directeur des investissements de la CIMR (caisse interprofessionnelle marocaine de retraites), régime complémentaire facultatif de retraite du secteur privé au Maroc, depuis juillet 2018. Il était auparavant directeur Pôle Marchés des Capitaux dans le groupe Crédit Agricole du Maroc depuis octobre 2017. Il remplace Nabil Ahabchane qui est devenu directeur général délégué d’Upline Corporate Finance BCPà Casablanca. TV
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a annoncé ce matin avoir mis en demeure les groupes Humanis et Malakoff Médéric «de cesser d’utiliser pour de la prospection commerciale des données personnelles collectées exclusivement afin de payer des allocations retraite». Au cours de contrôles réalisés en février et mars dernier, l’organisme public a constaté que les sociétés de deux groupes de protection sociale, en cours de rapprochement, ont utilisé «les données personnelles qu’elles détiennent dans le cadre de leur mission d’intérêt général de mise en œuvre des régimes de retraite complémentaire [Agirc-Arrco] afin de faire de la prospection commerciale pour [leurs] produits et services». «Cet usage a concerné plusieurs centaines de milliers de personnes», précise le communiqué.
Le GPIF (Government Pension Investment Fund), fonds de pension du secteur public japonais (1,17 trillion d’euros) prépare une petite révolution technologique dans le monde de la gestion d’actifs. Le plus gros fonds de pension au monde a décidé de travailler avec Sony Computer Sciences pour élaborer une intelligence artificielle capable d'évaluer, suivre et sélectionner ses gestionnaires de fonds, rapporte [le site Chief Investment Officer](https://www.ai-cio.com/news/gpif-use-ai-determine-manager-selection/ Le GPIF a fortement recours à la délégation de gestion mais ses résultats n’ont pas été très bons sur la décennie écoulée, indique un rapport de mars du fonds. Seules les obligations étrangères ont produit de l’alpha sur la période. En contrepartie, le GPIF doit payer des frais faramineux aux gérants en milliards de yens. Le GPIF s’est rapproché de Sony Computer Science Laboratories pour mettre au point un système prototype utilisant l’intelligence artificielle pour collecter des données de trading afin de comprendre 8 styles de gestion de ses partenaires (high dividend, minimum volatility, momentum, value, growth, quality, fixed weight, and technical). Le système est programmé pour confronter en temps réel ces styles de gestion aux performances de marché et aux résultats des entreprises. En fonction des objectifs du fonds, le GPIF pourra mettre sur le grill ses gérants et écarter ceux qui ne changent pas de stratégies... «Tout d’abord, un tel système doit profiter au GPIF en contribuant à la construction d’un système de sélection de gestionnaires plus sophistiqué. En outre, il profitera au secteur de la gestion d’actifs dans son ensemble si les informations du GPIF peuvent être partagées avec les gestionnaires de fonds afin d’améliorer leurs performances et leur gestion des risques », a déclaré le fonds. TV