En cette rentrée, beaucoup spéculent sur le futur mariage d’Agrica. Le seul problème est que l’on ne connaît pas encore le nom du ou de la mariée. Pressé par l’Agirc-Arrco (ANI du 13 mars 2013 sur les retraites complémentaires), le groupe de protection sociale couvrant le monde agricole doit dans les prochains mois afficher 10% des cotisations de l’ensemble Agirc-Arrco, contre moins de 4% aujourd’hui. Le tout dans la perspective de la mise en place d’un régime de retraite complémentaire unifié à compter du 1er janvier 2019. Pto BTP, le choix le plus simple ? Le nom de Pro BTP est souvent cité comme prétendant idéal car les deux groupes se connaissent bien. Au sein de l’association d’AmiCAP avec les groupes professionnels IRP Auto (réparation automobile) et Lourmel (industries graphiques), ils ont mis en commun leurs moyens en gestion informatique. Pour autant, Pro BTP n’est pas vraiment un partenaire naturel car il couvre un secteur très différent, celui du bâtiment. De surcroît, il ne semble pas dans l’intérêt d’Agrica de se rapprocher d’un groupe dont la raison d’être dépend d’une seule profession. Au contraire, Humanis lui permettrait de diversifier ses risques et présente aussi l’avantage de ne pas être étranger à l’agriculture puisqu’il possède une institution en prévoyance (CRIA Prévoyance) qui protège le personnel des entreprises du monde agricole. Mais deux questions se posent du côté d’Humanis : le groupe pourrait-il digérer à court terme une nouvelle absorption ? A-t-il la capacité d’absorber un groupe comme Agrica ? Un troisième prétendant semble cumuler les bons points : AG2R La Mondiale. Le groupe est en effet présent dans le secteur agroalimentaire (via ISICA Prévoyance) et, à ce titre, connait le monde agricole. Pour autant, son caractère interprofessionnel constitue également un atout dans une stratégie de diversification des risques qu’Agrica ne peut ignorer. Son point faible ? Etre le numéro un en retraite complémentaire en France. AG2R La Mondiale a-t-il la possibilité d’absorber une institution en retraite qui le ferait devenir un mastodonte de la retraite ? Le monde paritaire accepterait-il qu’une institution prédomine en retraite avec un poids proche voire dépassant les 30% de l’ensemble Agirc-Arrco ? Difficile de donner un pronostic. Nous n’avons pas évoqué la crainte pour Agrica de perdre son autonomie si elle était absorbée par tel ou tel groupe. Est-ce vraiment une question centrale ? La liberté des groupes de protection sociale est déjà limitée. Ces derniers étant gouvernés par les fédérations Agirc et Arrco qui elles-mêmes évoluent en fonction des injonctions du ministère des Affaires sociales et de la Santé. Dans ce dossier, la compagne électorale peut aussi jouer les trouble-fêtes. Sans oublier les agriculteurs qui savent toujours trouver un moyen pour se faire entendre...
En juillet dernier, Philippe Goubeault indiquait à la rédaction d’Instit Invest que l’Agirc-Arrco disposait de règles d’investissements assez contraignantes en matière de diversification. « Par exemple, nous ne pouvons pas investir sur des titres notés en dessous de ‘BBB’, a déclaré le directeur financier. Nous avons néanmoins effectué quelques petits assouplissements dernièrement. Auparavant, lorsqu’il y avait trois agences de notation qui intervenaient, nous prenions en compte uniquement la note la plus basse. Dorénavant, nous prenons la note la plus basse des deux meilleures. Dans une marge cependant assez étroite, les gérants peuvent investir sur de très bons ‘BB’, dès lors que sur la base de leur expertise ils peuvent les assimiler à des titres ‘BBB’ ». Dans ce contexte, l’institution a procédé, cet été, à quelques modifications relatives aux contraintes de notation prévues par ses règlements financiers. Premièrement, les emprunts d’Etats notés en catégorie BBB ne doivent pas excéder 5% de l’assiette des quotas (au lieu de 7% précédemment). Les obligations d’entreprises (et d’Etats hors zone euro) notés en catégorie BBB restent limitées à 5%. Il est égalemet précisé que dans une marge ne devant pas excéder 1%, un titre noté BB+ peut-être, après analyse de la qualité crédit de l’émetteur par la société de gestion, assimilé à un titre relevant de la catégorie BBB. La durée de vie restante du titre est limitée à 3 ans. Enfin, pour les titres d’émetteurs non souverains de la catégorie BBB, deux ratios de dispersion sont ajoutés : une limite de 1% par émetteur noté BBB+, BBB ou BBB- ; une limite de 0,5% par émetteur noté BB+, assimilé à un titre de la catégorie BBB. Pour rappel, les obligations et autres titres de créances entrant dans le quota minimum de 60% doivent faire l’objet d’une notation supérieure ou égale à A- ou équivalente (à défaut de notation d’un titre, la note de l'émetteur peut être retenue). Retrouvez l’intégralité des règlements financiers de l’Agirc et de l’Arcco.
Vincent Delsart est nommé directeur des investissements et de la comptabilité à la direction retraite et solidarité de la Caisse des dépôts. Il succède à Virginie Chapron du Jeu, nommée Directrice des finances du groupe Caisse des Dépôts. Elle occupait ces fonctions depuis 2013. Vincent Delsart a débuté en tant qu’administrateur à la Division des lois du Sénat en 1993, avant de devenir administrateur à la Commission des affaires sociales quatre ans plus tard. En 2003, il est nommé secrétaire général de l’ONIAM. Il prend, en 2005, les fonctions de responsable des caisses de retraite au Sénat, un poste qu’il occupe jusqu’en 2011. Il rejoint cette année-là la Caisse des dépôts, où il devient directeur du développement et des relations institutionnelle.
Contassur (compagnie d’assurance vie) et sa filiale Contassur Agence Conseil (CAC) sont en charge, essentiellement, de la gestion des régimes de retraite des sociétés belges du Groupe Engie (ex-GDF SUEZ) et des sociétés du secteur Gaz & Electricité en Belgique. Ces deux entités sont responsables de tous les aspects (techniques, administratifs, juridiques, financiers, actuariels, …) de la gestion des régimes de retraite, que ce soit via les 5 fonds de pension ou via la compagnie d’assurance Contassur. Pour renforcer ses équipes de spécialistes en matière de pension extra-légale, Contassur et CAC sont à la recherche d’un gestionnaire pension complémentaire. En tant que membre du Département «Gestion technique et administrative», vos activités et responsabilités principales sont les suivantes : gestion technique et administrative des plans de pension complémentaire via l’assurance de groupe et/ou les fonds de pension ; application et suivi de différents régimes de pension ; simulation de régimes de pension ; aide au développement de nouveaux processus (suite aux modifications de la législation, à l’implémentation de nouveaux plans de pension,…) et à l’optimisation des processus existants. Découvrez l’offre complète
Hervé Bachellerie, avocat inscrit au barreau de Paris, titulaire d’un DESS en droit public, rejoint le cabinet D’ALVERNY-Avocats pour développer le secteur Assurances/protection sociale. Hervé Bachellerie a débuté sa carrière à la Fédération Nationale de la Mutualité Agricole où il s’occupait des questions de personnel et de négociations collectives. En 1989, il est nommé Secrétaire Général de la CCPMA (Caisse centrale de prévoyance mutuelle agricole). Puis en 1997 , il participe à la création et au développement d’AGRICA en occupant des fonctions de direction générale au sein de ce groupe de retraite et d’assurances de 2,5 milliards de chiffres d’affaires. Fort de cette expérience reconnue du monde de l’entreprise, Hervé Bachellerie apporte aujourd’hui au cabinet D’ALVERNY-Avocats et à ses clients son savoir faire opérationnel et sa connaissance du secteur de l’assurance et de la protection sociale. Il accompagne et conseille également les entreprises dans leur problématique juridique liée aux questions de : gouvernance et fonctionnement des conseils d’administration ; organisation et traitement des questions juridiques dans l’entreprise ; accompagnement juridique dans le déploiement d’une nouvelle organisation ou stratégie.
Selon le conseil d’administration de l’Ircantec, réuni en session extraordinaire, l’Etat tente d’imposer un décret mettant en danger la pérennité du régime et son fonctionnement administratif et financier.
Selon nos informations, Patrick Levaldaur, en charge de la gestion financière des réserves des régimes complémentaires de retraite obligatoires (RCO) de la Caisse Nationale du RSI, vient de quitter ses fonctions. Il était plus particulièrement responsable de la gestion obligataire dans l'équipe dirigée par Jean-Luc Vitré. Après 9 ans de bons et loyaux services, Patrick Levaldaur quitte l’institution pour se diriger vers de nouveaux horizons.
Selon nos informations, Pierre-Jean Besombes vient de démissionner de son poste de directeur de la gestion d’actifs chez Humanis . Il ne quitterait pourtant pas le secteur de la protection sociale... Diplômé de l’ESC Dijon en 1981, Pierre-Jean Besombes démarre sa carrière à Paris chez EDF comme auditeur comptable et financier. Trois ans plus tard, il devient chargé d’étude à la direction générale. En 1987, il découvre le monde de la banque en devenant chef de projet à la direction de l’organisation puis à la direction financière chez Citibank France. En 1990, il continue son ascension et accède au poste d’adjoint du directeur général, puis directeur financier adjoint, deux années plus tard. Par la suite, il accepte la proposition du Crédit Commercial de France (CCF) et devient en 1993, directeur du contrôle de gestion du réseau bancaire. Suite au rachat de la CCF par HSBC, il rejoint Fortis en qualité de directeur financier. Trois ans plus tard, il se voir proposer la direction administrative et financière du groupe Novalis Taitbout. Le 26 janvier 2012, Novalis Taitbout fusionne avec le groupe Humanis. Pierre-Jean Besombes accède alors au poste de directeur technique financier et risques des activités assurances de personnes du groupe. Depuis 2013, il est directeur de la gestion financière du groupe.
Un projet de réforme, révélé par L'Agefi, envisage notamment de restreindre les actifs dans lesquels elles peuvent investir. La Place de Paris se mobilise.
Les mesures prises en 2015 par les syndicats et le patronat pour sauver le régime des retraites complémentaires permettraient une économie de 6,5 milliards d'euros selon la Direction générale du Trésor.
Arnaud Geslin et Denis Stainier rejoignent le groupe de protection sociale Klesia comme directeurs généraux adjoints, tandis que Marie-Hélène Séguy est nommée directeur du développement.
Afin d'être conforme à Solvabilité 2, Agrica a décidé de créer une société de groupe assurantiel de protection sociale (Sgaps), regroupant ses trois institutions de prévoyance. Mais le groupe de protection sociale du monde agricole a repoussé à 2017 sa stratégie en retraite agricole.
Les caisses de pension suisses ont légèrement amélioré leur situation de financement au deuxième trimestre en raison des plus-values réalisées sur les placements en actions. Le taux de couverture des institutions de prévoyance de droit privé a ainsi augmenté à 110,4%. Les caisses de pension de droit privé retrouvent ainsi un niveau de couverture équivalent à celui de la fin de l’année 2015, relève Swisscanto dans son dernier moniteur des caisses de pension. Les institutions de prévoyance de droit public à capitalisation complète ont présenté une évolution semblable, leur taux de couverture pondéré en fonction de la fortune s’améliorant de 1,8 point par rapport au premier trimestre, à 99,8%.
Avec le rebond de 1,11% en moyenne en juillet, les caisses de pension ont déjà gagné 2,34% en 2016, selon une analyse de Veronica Weisser, chez UBS. Sans crise cet automne, le taux minimum LPP devrait être maintenu à 1,25%.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a sanctionné les agissements de l’ancien conseil d’administration de l’institution de prévoyance des cabinets d’avocats. Notamment en cause : une rémunération des administrateurs de la Crepa totalement interdite par la réglementation.
Il y a un peu plus d'un mois, BI&T s'était fait l'écho du départ d'Audiens de la mutuelle Audiens. Alors que la pression est désormais retombée autour de ce divorce, Patrick Bézier, le directeur général du groupe Audiens, nous fournit sa version des faits.
Membre de bureau et Trésorier de l’Anacofi assurances, Bernard Cohen-Hadad devient membre du conseil d’administration de Malakoff-Médéric retraite Agirc.
Lundi 18 juillet 2016, les caisses de retraite complémentaires ont adressé au ministère des affaires sociales et de santé leurs observations et leurs propositions sur le projet de décret relatif à leur gouvernance en matière de gestion financière et leurs règles d’investissements. Selon nos sources, voici les grandes lignes et les ajustements réclamés par certains investisseurs institutionnels. Une révision des modalités de recours aux fonds mutualisés et des quotas d’investissement est notamment demandée.