La caisse fédérale de pensions PUBLICA a vu son taux de couverture se détériorer au deuxième trimestre. Ce dernier est passé à 101,9% à la mi-août alors qu’il était encore de 104,5% quatre mois plus tôt. Il est toutefois supérieur à celui des caisses de droit public (83,2%). La situation économique du deuxième pilier dans son ensemble comme celle de PUBLICA s’est détériorée de manière sensible du fait de la baisse des taux d’intérêt, écrit lundi l’institution dans un communiqué. Réaliser les rendements nécessaires - environ 3,25% - pour maintenir le taux de couverture à son niveau actuel ne sera pas facile, prévient PUBLICA, qui regroupe 20 caisses de prévoyance. Par contre, la faiblesse des grandes devises face au franc n’a pas eu d’incidence. La caisse fédérale de pensions a décidé il y a trois ans de se prémunir systématiquement contre les risques de change avec les pays industrialisés. Les placements dans l’immobilier et en obligations ont en outre généré une performance positive depuis de début de l’année. A l'échelle suisse, le taux de couverture de PUBLICA se situe au-dessus de la moyenne, selon une enquête récemment réalisée par Swisscanto. Cette proportion est de 83,2% pour les caisses de droit public et de 96,3% pour les caisses de droit privé, soit une moyenne de 91% pour l’ensemble des caisses.
Le déficit des fonds de pension de General Motors (GM) risque de remettre en cause le versement d’un dividende ainsi que ses velléités de rachat d’actions, rapporte L’Agefi. Le trou des fonds de pension du constructeur automobile américain pourrait atteindre 35 milliards de dollars sur la base d’une baisse des rendements des actifs ainsi que du taux des versements anticipés. Au total, selon certains analystes, précise le quotidien, ce sont 30,7 milliards qui pourraient manquer au constructeur de Detroit d’ici à la fin de l’année, alors que la valeur de marché de GM est tombée à 33,1 milliards le mois dernier.
Depuis le 1er septembre 2011, François Gin assure la direction générale du Groupe AGRICA. Il succède à Marcel Jamet qui fait valoir ses droits à la retraite après avoir dirigé le Groupe depuis sa création en 1997. Interlocuteur de référence du monde agricole en matière de protection sociale complémentaire, Agrica compte aujourd’hui 156 000 entreprises adhérentes, 1,4 million de cotisants et 778 000 retraités. En 2010, le Groupe totalise un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros dont 456,2 millions d’euros réalisés sur le marché de l’assurance de personnes en épargne, prévoyance et santé. François Gin a effectué tout son parcours professionnel dans le secteur social agricole. En effet, après avoir dirigé pendant 12 ans la Mutualité Sociale Agricole de Gironde, il a rejoint la Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole où il a été nommé directeur général en 2008. Second régime de sécurité sociale en France, la MSA est dédiée aux salariés et aux exploitants agricoles. François Gin est, par ailleurs, diplômé en droit et ancien élève de l’EN3S (Ecole Nationale Supérieure de la Sécurité Sociale).
En 2011, près de huit responsables de fonds de pension sur dix (78% très exactement) ont une poche de gestion alternative dans leur allocation, selon un sondage annuel réalisé par SEI Investments auprès de 106 responsables de fonds de pension à la tête d’actifs compris entre 25 millions de dollars et plus de 1 milliard de dollars. Ce pourcentage, dont la progression a certes été ralentie par la crise de 2007-2008, n’a cessé de croître, passant de 51% en 2008, à 53% en 2009 et 65% en 2010. A la nuance près que les allocations supérieures à 10% du portefeuille total ont diminué l’an dernier. En 2010, 77% des fonds de pension disposant d’actifs de plus de 300 millions de dollars consacraient au moins 10% de leur portefeuille à la gestion alternative, contre seulement 42% cette année pour des tailles similaires.
Thibaud Sybillin, est arrivé en juillet dernier pour prendre en charge la sélection des sociétés de gestion à l’Erafp. Il était auparavant l’un des responsables de l'équipe de sélection de gérants au sein de bfinance.
Alors que la MRFP, ancienne gestionnaire du Cref, avait été condamnée à dédommager les cotisants du fonds qu’elle avait fermé, un nouveau rebondissement secoue l’affaire. Le Cref était un régime de retraite facultatif de fonctionnaires géré par la Mutuelle de retraite de la fonction publique (MRFP). La fermeture du Cref, au début des années 2000, et le transfert du portefeuille à une nouvelle mutuelle, l’Union mutualiste de retraite, avait provoqué une bataille judiciaire. En avril 2011, plus de 5.000 cotisants ont obtenu le droit à 5,5M d’euros d’indemnisation de la MRFP, condamnée pour défaut d’information vis-à-vis de ses adhérents. Aujourd’hui, ils ne sont pas sûrs de recevoir cet argent. Comme le rapporte La Tribune, la MRFP a demandé le 7 juillet sa liquidation judiciaire pour s’affranchir des dédommagements. Une audience doit avoir lieu début septembre auprès du Tribunal de grande instance pour évoquer cette liquidation.