Notammant confrontés aux contraintes réglementaires que représente la mise en place de Solvabilité 2, les acteurs de l'épargne retraite traversent une période de trouble, devant dans le même temps faire face à un contexte de taux d’intérêts bas. Si les régimes dédiés à la fonction publique n’ont pas de porte de sortie, les organismes d'épargne retraite collectifs ont la possibilité de repousser l'échéance, initialement prévue au 1er janvier 2016, à 2019, en se plaçant sous la directive européenne IORP. Retrouvez l’intégralité de l’article «Epargne retraite : le trou d’air» dans l’Argus du 24 octobre.
Les Fondamentaux Epargne, retraite, prévoyance d’entreprise. Sous la direction de Michel Hallopeau, responsable du pôle retraite et prévoyance de Fidal. 3°édition, Editions L’Argus de l’assurance
Quelle stratégie obligataire et quels types de risque choisir dans un environnement de taux durablement bas ? De nombreux investisseurs institutionnels reconnaissent aujourd’hui éprouver des difficultés pour se procurer du rendement, plus particulièrement dans la gestion obligataire, suite à l’écrasement des spreads. Avec près de 71,1% (au 31 décembre 2013, ndlr) de son portefeuille global investis en obligation, l’Erafp est naturellement concerné.
Le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), qui détient aujourd’hui près de 20% de ses actions européennes et 20% de ses actions américaines en smart beta via des mandats réplicatifs, a précisé sa stratégie lors de la neuvième édition du Club de Prospective organisée par l’Af2i le 15 octobre, dans les locaux de SMABTP.
«Notre préoccupation actuelle : le niveau des frais de gestion proposé par les gérants externes des OPCVM taux d’intérêt que nous détenons en portefeuille, surtout en regard du niveau actuel des taux, a déclaré Sylvie Terris, directeur financier délégué d’Agrica Epargne à l’Agefi TV.» Elle a indiqué qu’Agrica était actuellement en discussion avec les gérants dans le but de revoir ces frais à la baisse, «ce qui s’avère important pour les comptes d’exploitation». Par ailleurs, dans le contexte de taux durablement bas, Agrica compte donner une plus grande flexibilité à sa politique d’investissement, «qui était jusque-là essentiellement structurelle et qui ne bougeait pas beaucoup». «Un portefeuille type de prévoyance chez Agrica est constitué, de façon benchmark stratégique, de 70% de taux, 20% d’actions et 10% d’immobilier, a détaillé Sylvie Terris. Nous allons dorénavant beaucoup plus utiliser notre allocation tactique, ce que nous faisions peu jusqu’alors». Retrouvez l’intégralité de l’interview sur le site de L’Agefi
Le samedi 13 septembre 2014 a eu lieu l'Assemblée générale annuelle des délégués de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF). Chaque année, c'est l'occasion pour les administrateurs et les délégués de faire un bilan sur les actions menées par la caisse.
Quelque 110 000 fonctionnaires retraités, en quasi majorité de l’Education nationale, vont recevoir ces jours-ci par la Poste une très mauvaise nouvelle. Le complément retraite qu’ils touchent chaque mois devrait être réduit de 30% à compter du 1er janvier 2015. La rente moyenne est de 1 100 € par an. La mesure doit être entérinée, le 18 novembre prochain, lors d’une assemblée générale extraordinaire de l’Union mutualiste retraite (UMR) qui gère plusieurs produits d'épargne retraite par capitalisation, individuels et facultatifs. Son conseil d’administration vient de l’adopter. Lire la suite : cliquez ici
Y’aurait-il un souci avec l’Union mutualiste retraite ? La question agite, depuis plusieurs semaines, les mondes mutualiste et de l’assurance. Mais selon plusieurs sources concordantes et fiables, l’union mutualiste,qui gère plusieurs régimes de retraite supplémentaires par capitalisation à destination des fonctionnaires, serait bien confrontée à un sérieux problème de provisionnement. Dans son rapport annuel 2013, publiée en mai dernier, l’UMR évoquait, de façon très transparente, une insuffisance de provisionnement de ses régimes R1 et Corem de près de 27 M€. Insuffisance qui passe à 459 M€ reconnait l’UMR elle-même, si, comme le reste du marché, le régime se basait sur les tables de mortalité en vigueur aujourd’hui. Dérogations sur les règles prudentielles « Ce « trou » est calculé sur les anciennes tables d’espérance de vie de 1993. Or, les tables réglementaires en vigueur, qui intègrent l’allongement de l’espérance de vie, sont celles de 2005 » précise Guillaume Prache, président de l’Arcaf, une association de défense d'épargnants pour la retraite. Engagée dans un plan de convergence depuis 2002, l’UMR bénéficie en effet d’une dérogation exceptionnelle jusqu’en 2017. Le problème, selon l’Arcaf, est que le défaut de provisionnement serait en réalité bien supérieur : de l’ordre de 2,5 Md€. La différence entre les deux estimations tient à une autre dérogation dont bénéfice l’UMR, et au titre de laquelle elle peut utiliser un taux d’actualisation de ses engagements de 3%, au lieu du taux réglementaire maximum en vigueur, estimé par l’Arcaf à 1,45% à fin décembre 2013. l’ACPR s’interesse au sujet Si cette équation est connue depuis que l’UMR s’est vu confier la gestion du Cref à la dissolution de la Mutuelle retraite de la fonction Publique (MRFP), un nouvel élément pourrait expliquer que l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) se penche désormais sérieusement sur son cas. Le passage à Solvabilité 2 ne serait en effet pas sans conséquence pour l’UMR, mais aussi pour toutes les structures opérant sur des branches longues comme la retraite. A la différence près, qu’avec un défaut de provisionnement déjà important et une dérogation qui prend fin dans deux ans et demi, la situation de l’UMR apparaît comme spécialement préoccupante étant donné l’environnement actuel de taux d’intérêt très bas : difficile d’imaginer de nouvelles dérogations, puisque le dispositif Solvabilité 2 met la réalité économique des risques au coeur du dispositif prudentiel. Défaut de provisionnement conséquent « Sous Solvabilité 2, l’UMR ne couvrirait pas ses exigences réglementaires », confirme un observateur averti, alors qu’un très bon connaisseur du dossier évoque un chiffre proche de celui de l’Arcaf, à savoir un défaut de provisionnement de 2 Md€. En précisant tout de suite qu'« il n’y a aucun souci sur le versement des prestations, mais que cette problématique est la conséquence du caractère totalement inadapté de Solvabilité 2 à l’activité retraite ». Et d’ajouter : « Tout le monde est bien conscient du caractère surréaliste de la situation, mais rien ne bouge ». En tout état de cause, la retraite fait partie des sujets qui restent à régler dans le cadre de la transposition de la directive en droit français. Lire la suite : cliquez ici
Humanis Retraite Agirc et Humanis Retraite Arrco gèreront à compter du 1er janvier 2015 les cotisations de plus d'1,1 million de personnes en Agirc et de 4,4 millions de personnes en Arrco. Ces deux institutions de retraite complémentaire verseront les pensions de près de 800 000 retraités en Agirc et de 3,3 millions de retraités en Arrco. Le total des prestations s'élève à près de 18 milliards d’euros et l’action sociale à 83 millions d’euros par an. Humanis consolide ainsi sa place parmi les acteurs de référence. Fort de la confiance de près de 10 millions de personnes et de 700 000 entreprises sur l’ensemble de ses métiers, le groupe Humanis est ainsi sur son plan de marche s’agissant de son programme de fusions institutionnelles. L’essentiel de celui-ci s’achève après la fusion des 3 institutions de prévoyance des groupes d’origine pour donner naissance à Humanis Prévoyance au 1er janvier 2013 et la structuration des GIE de moyens en 2012 : l’un, dédié à la retraite complémentaire et à l’action sociale, un deuxième, aux métiers de l’Assurance de Personnes et le dernier aux fonctions supports mutualisées et au pilotage du Groupe. Opérationnellement, 17 des 19 convergences et déploiement de systèmes d’information de l’Usine Retraite ont d’ores et déjà été menés à bien depuis 2012. D’ici le printemps 2015, la fusion opérationnelle de l’ensemble des univers informatiques de l’Usine Retraite sera achevée. Cette construction s’inscrit dans la poursuite de la démarche d’industrialisation afin d’améliorer le service et de réduire les coûts unitaires dans le cadre des orientations des Fédérations Agirc et Arrco. Humanis est prêt à affronter les défis notamment du plan d’efficacité économique de l’Agirc-Arrco 2014-2018, ceux de la mensualisation des cotisations, du choc de simplification induit par la Déclaration Sociale Nominative (DSN) et de la digitalisation croissante de ses activités tout en poursuivant la gestion et la création d’une action sociale innovante accompagnant les personnes tout au long de leur vie. « Avec la fusion des 6 institutions de retraite complémentaires métropolitaines, le groupe Humanis achève l’essentiel du programme de fusions institutionnelles planifiées en janvier 2012. Pionnier de l’Usine Retraite, Humanis entend bien continuer à innover et à gagner en efficacité au service des cotisants et des retraités qui lui font confiance. Le métier de la Retraite complémentaire est le premier métier stratégique d’Humanis. Nous tenons plus particulièrement à remercier l’ensemble des administrateurs bénévoles, dont les présidents MM. Ballue, Cornuau, Dubus, Gruhier, Martel, Ramon, Roulet, Schaeffer, Scharager, Wermuth, et des équipes opérationnelles, dont le directeur général, Jean-Pierre Menanteau, pour le travail considérable réalisé pour construire Humanis », déclarent Pierre Steff et Pierre Mie, respectivement Président et vice Président du groupe Humanis. Cette prochaine fusion n’aura naturellement aucune incidence sur les droits acquis par les salariés cotisants ni sur les prestations versées aux retraités. Grâce à cette nouvelle organisation, le groupe Humanis entend bien clarifier et simplifier la gestion et le service retraite à destination de ses clients avec notamment : La mise à disposition d’un numéro d’appel unique Humanis par type de client, entreprises, salariés et retraités, L’harmonisation de la politique d’action sociale au profit de l’ensemble des participants. Une campagne media Qui a dit que...? accompagne actuellement cette fusion et vise à faire réfléchir notamment sur la retraite.