Thibaud Sybillin a intégré Total S.A. en mai dernier au poste d’analyste fonds de pension. Il rejoint Mylène Attias, Responsable Asset Management, pour participer au suivi des différents régimes à prestations définies du groupe.
Le gouvernement fait la sourde oreille. Il a décidé de ne pas transférer les dettes de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) comme le préconisait la Cour des comptes.
Il y a nettement trop de caisses de pension en Suisse, selon Keith Ambachtsheer, l’un des conseillers en prévoyance les plus réputés, rapporte le quotidien Le Temps. L’expert pointe d’abord du doigt le nombre de 2.000 caisses de pension actives sur ce marché. A son avis, «le défi de la Suisse est de porter le nombre à 20!». En outre, déplore-t-il, l’externalisation de la gestion coûte 5% par an, ce qui rend impossible un rendement élevé. Le système des trois piliers, inventé par la Banque mondiale en 1994, n’est pas non plus absent de critiques de la part de ce professeur canadien. «Le troisième pilier, celui de la prévoyance individuelle, n’est pas une bonne idée. Les individus ne savent pas comment prendre des décisions de gestion à long terme. Mieux vaut se concentrer sur les deux premiers», indique-t-il. Dans l’histoire, 70% du financement des retraites proviennent du rendement et seulement 30% des cotisations. «Sans rendement, le modèle ne fonctionne plus. Le pays qui choisit la sécurité et omet le rendement doit en payer un prix extrêmement élevé», note-t-il. L’expert propose aussi un relèvement de 5 ans de l'âge de la retraite
Le Conseil d’Administration de la CARMF a examiné le 16 septembre 2016, un projet de décret relatif aux règles d’investissements de plusieurs caisses de retraite des professions libérales dont la CARMF. Alors que la CARMF a fait la preuve de sa capacité à gérer avec prudence et efficacité les réserves de ses régimes (avec un taux de rendement annuel moyen net d’inflation de 3 % depuis plus de 20 ans), ce projet considère les caisses concernées comme manquant de compétences en imposant notamment : La participation d’un représentant de l’Etat aux Commissions de Placements, La création de « fonds mutualisés » non prévus par le Code Monétaire et Financier comportant obligatoirement des investisseurs tiers, Des contraintes de gestion supérieures à celles des autres investisseurs. Alors que les caisses concernées gèrent des réserves de long terme et ont une vocation naturelle à participer au financement de l’économie, ce projet réduit les possibilités d’investissement en actions et dans l’immobilier. Le Conseil d’Administration comme d’autres caisses l’ont déjà fait, rejette donc fermement ce projet de décret dans sa forme actuelle et demande sa réécriture complète, dans le cadre d’une concertation réelle avec les pouvoirs publics.
A l’occasion des rencontres parlementaires de l’épargne salariale organisées par l’association Fondact, l’état de développement des différents dispositifs a été abordé.
La rédaction d'Option Finance a interviewé Jean-Pierre Costes, président de l'Ircantec, à propos du projet de décret qui prévoit de nombreux changements dans la gestion financière des caisses de retraite complémentaires.
La France réalise une meilleure performance que ses voisins britanniques ou allemands avec un taux de remplacement moyen de 53%, parmi les plus élevés en Europe, mais cela ne devrait pas durer.
Aviva publie la seconde édition de son étude consacrée au déficit des retraites en Europe au regard d’un niveau de vie cible selon les critères de l’OCDE. L’étude montre que le financement des retraites est un enjeu tout autant européen que français. En Europe, le déficit d’épargne s’élève à 2 010 Md€ en 2016 (contre 1 903 Md€ en 2010). En France, ce déficit est plutôt stable entre 2010 (244 Md€) et 2016 (241 Md€). Aviva souligne l’importance de la collaboration entre les pouvoir publics et les acteurs privés pour notamment : sensibiliser davantage les populations à l’enjeu majeur du financement des retraites, faire évoluer les produits d’épargne retraite existants pour plus de flexibilité et stabiliser le cadre fiscal de l’assurance-vie à long terme