Si quatre salariés sur cinq se disent confiants vis-à-vis de leur retraite, une minorité d’entre eux s’en préoccupent à temps, selon le baromètre «Les enjeux de la retraite» publié le 8 février par Malakoff Médéric. En effet, à cinq ans de la fin de leur vie active,seuls 15 % d’entre eux disent en préparer l’aspect administratif et 26 % l’aspect budgétaire. Et à moins de deux ans de leur retraite, ces taux passent respectivement à68 % et 41 %.
Depuis le 1er janvier 2018, Pascal Buracco a pris le poste de directeur de la Caisse Générale de Prévoyance de SAirGroup (holding de l’ex-Swiss Air). Après seize ans d’activité pour la Caisse Générale de Prévoyance de SAirGroup, Hans-Ulrich Schneider a décidé de prendre sa retraite au 31 décembre 2017. Pascal Buracco a travaillé pendant de nombreuses années pour PFS Pension Fund Services AG, chargée de la gérance de la Caisse Générale de Pension. Il était directeur du Business Development.
Le rendement des fonds de pension du deuxième pilier (pensions complémentaires) a atteint 6% au cours de l’année dernière, selon les chiffres de l’association PensioPlus auprès d’un échantillon représentatif d’institutions de retraite professionnelle (IRP) belges. Il faut remonter à 2014 pour retrouver un tel niveau de performance. En 2016, leur rendement s'était élevé à 5,7%. L’allocation moyenne des actifs des IRP interrogées était en 2017 composée de 43% d’obligations, 38% d’actions, 6% d’immobilier, 3% de liquidités, et 11% d’"autres placements» (principalement assurances, infrastructures, fonds propres et obligations convertibles). Selon l’association, l’année dernière a été caractérisée par une forte croissance économique. Les banques centrales ont également opté pour une politique plus souple en 2017. «Ces deux facteurs ont entraîné d’une part, une augmentation des échanges boursiers et, d’autres part, un taux d’intérêt resté constamment bas. A noter également la forte performance de l’euro», souligne PensioPlus. Pour 2018, l’association prévoit une politique de la BCE moins flexible et l’augmentation de la volatilité des marchés boursiers. En outre, compte tenu de la forte exposition des fonds de pension aux obligations, elle estime qu’une hausse des taux d’intérêt pourrait avoir un impact négatif sur les rendements futurs des institutions.
Les actifs sous gestion des fonds de pension des 22 plus grands marchés mondiaux ont progressé de 13% sur un an pour atteindre plus de 41.000 milliards de dollars en 2017, montre l'étude 2018 réalisée par Willis Towers Watson, baptisée «The Global Pension Assets Study». Fin 2016 ces actifs flirtaient avec les 36.000 milliards, soit une progression de 13% en un an. Il s’agit de la plus forte croissance en dollar sur un an des vingt dernières années. Sans surprise, le plus gros marché reste de loin celui des Etats-Unis, où les actifs de fonds de pension représentent 61% des encours des 22 pays, soit 25.000 milliards de dollars. Il est suivi par le Royaume-Uni (3.100 milliards) et le Japon (3.050 milliards). Les actifs de ces fonds de pensions équivalent à 67% du PIB des pays en moyenne. En termes d’allocation, pour les 7 plus gros marchés, le portefeuille type est structuré principalement par les actions (46% du portefeuille), par les obligations (27%), les autres actifs alternatifs (25%) et le cash (2%). Les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni sont les pays où les actions sont les plus représentées avec respectivement 50%, 49% et 47% d’encours alors que le Japon, la Hollande sont les plus conservateurs avec une surpondération des obligations équivalente à 56% et 50% du portefeuille. La Suisse présente un portefeuille où les actions, obligations et autres actifs sont détenus à parts égales, autour de 30% chacun. Sur les 20 dernières années, le cabinet note la montée en puissance des actifs alternatifs (immobilier, private equity et infrastructure) qui sont passés en moyenne de 4 à 20% dans les portefeuilles. Pour les 5 à 10 ans à venir, le cabinet estime que le modèle DC (à cotisations définies) va continuer à s’imposer comme le modèle dominant. Par ailleurs, il note un renforcement du contrôle et de la réglementation sur les choix d’investissement.
Destiné à alimenter le débat public sur la protection sociale, un document publié par le Cercle de l'épargne fait le point sur la situation des groupes paritaires de protection sociale (GPS). S'il s'interroge sur le bilan de ces institutions, il dresse également une esquisse de leur avenir, et du nouveau rôle qu'elles pourraient jouer dans un futur proche.
Michel Yahiel a été nommé directeur des retraites et de la solidarité de la Caisse des Dépôts par Éric Lombard, le directeur général du groupe. Depuis 2017, Michel Yahiel occupait les fonctions de Commissaire général de France Stratégie. Il sera membre des comités de direction de l’établissement public et du Groupe. Michel Yahiel, 60 ans, est diplômé de l’IEP de Paris et ancien élève de l’ENA. Il commence sa carrière en 1982 en tant qu’adjoint au chef de l’Inspection Générale des affaires sociales (IGAS) avant de rejoindre le cabinet de la ministre des Affaires sociales comme conseiller. De 1986 à 1991, il prend la direction générale du Fonds d’Action Sociale (FAS) puis occupe les fonctions de directeur de cabinet du ministre des Affaires sociales. En 1993, il est nommé Inspecteur général des affaires sociales et exerce, en parallèle, en tant que professeur associé à la faculté de droit et de sciences économiques de Rouen. Directeur général du cabinet de conseil Bernard Brunhes International entre 1996 et 2000, il retrouve l’IGAS comme Rapporteur général de la Commission pour les simplifications administratives (COSA). En 2003 il rejoint la Ville de Paris où il occupe successivement les fonctions de directeur du développement économique et de l’emploi, puis de directeur général des ressources humaines. Il préside alors l’Association nationale des DRH. Entre 2009 et 2010, il prend la présidence de la commission santé de l’IGAS. Il est ensuite nommé délégué général de l’Association des régions de France (ARF) avant de devenir, en 2012, conseiller social du Président de la République.
Selon l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP, ou EIOPA), le nombre d’IRP transfrontalières actives en Europe s'élevait à 73 fin 2016. Après une lente augmentation à la suite de l’application de la directive européenne sur les institutions de retraite professionnelle en 2005, la croissance du nombre d’IRP transfrontalières est au point mort depuis 2010. Plusieurs experts, cités dans le rapport de l’EIOPA, estiment en outre que la croissance du secteur ne reviendra pas. Malgré ce coup d’arrêt, l’EIOPA note deux tendances. D’une part, de plus en plus d’IRP transfrontalières européennes cherchent à étendre leurs activités dans de nouveaux pays ; en outre, ces institutions sont plus nombreuses à essayer d’offrir leurs services à de nouveaux employeurs. Selon l’EIOPA, il s’agirait là d’une manière de réaliser des économies d'échelle et réduire les coûts. Autre constat de l’autorité, de nombreux régimes à prestations définies privilégient dorénavant les cotisations définies. Une transition qui n’est pas sans conséquence pour les bénéficiaires, sur lesquels se voient transférés les risques financiers et les coûts, qui étaient auparavant assumés par les employeurs et les IRP. Cela amène souvent des taux de cotisation global plus bas et a donc un impact direct sur les futures retraite supplémentaires des membres. Toujours selon rapport, il est par conséquent primordial que les bénéficiaires soient informés des risques qu’ils supportent. La directive IORP 2, entrée en vigueur en janvier 2017, contient dans ce cadre des exigences détaillées sur les informations à fournir aux membres bénéficiaires, ainsi que sur la gouvernance et la gestion des risques. Le rapport complet de l’EIOPA est téléchargeable ci-dessous.
A l'occasion de sa conférence de rentrée, l'Ircantec a présenté ses projets pour l'année à venir. Son engagement en matière d'ISR se verra relevé par l'exclusion des entreprises du secteur du tabac de son portefeuille, mais aussi par la participation à de nouveaux projets de Place internationaux.
Emmanuel Macron a confirmé lundi devant la Cour des comptes les objectifs financiers de son quinquennat et a souhaité que tous les textes de la réforme des retraites soient achevés d’ici l'été 2019. Les travaux sur la réforme des retraites, qui doit simplifier le système français, ont commencé, a souligné Emmanuel Macron, avant de préciser son horizon pour finaliser les textes de cette réforme: l'été 2019. Cette transformation sensible et complexe a vocation à entrer en vigueur à un horizon de dix ans et ne contribuera donc pas à redresser les comptes publics à court terme.
Emmanuel Macron a exprimé lundi devant la Cour des comptes son souhait de voir tous les textes de la réforme des retraites d'ici l'été 2019. Initialement, le gouvernement avait indiquer vouloir mener à bien cette réforme au cours de l'année 2018.