Safran vise pour 2017 un résultat opérationnel courant stable et une croissance organique modérée, alors qu’il compte investir cette année quelque 850 millions d’euros pour soutenir la montée en cadence du moteur LEAP, son défi majeur. Le directeur général du groupe, Philippe Petitcolin, a précisé lors d’une conférence téléphonique que Safran comptait 12.000 livraisons de moteurs LEAP à fin janvier. L’avionneur chinois Comac démarrera d’ici deux semaines les essais de roulage du C919, équipé d’un LEAP, et pourrait effectuer en avril le premier vol de l’avion, destiné à concurrencer les monocouloirs Airbus et Boeing
Le leader mondial des matériaux de construction a réalisé l’an dernier un bénéfice d’exploitation de 2,82 milliards d’euros, en hausse de 6,9% en données publiées (+10,8% à données comparables), en ligne avec le consensus. Le groupe, qui fera le point sur sa stratégie à moyen terme le 17 mai lors d’une journée investisseurs, compte bénéficier en 2017 d’une amélioration progressive en France grâce au marché du neuf et de la rénovation. En revanche, il attend un ralentissement dans l’immobilier non résidentiel dans la région de Londres au second semestre dans le contexte du Brexit. Saint-Gobain vise cette année 270 millions d’euros de nouvelles économies, comme en 2016, et s’estime en ligne avec son programme de 800 millions d’euros de baisse de coûts sur trois ans. Ses investissements industriels seront portés en 2017 à 1,6 milliard d’euros (1,4 milliard l’an dernier), avec une priorité aux gains de productivité et à la transformation digitale.
Le groupe américain a fait état hier soir d’un bénéfice net stable à 267 millions de dollars (252 millions d’euros) pour son premier trimestre clos le 31 janvier. Hors exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 45 cents, un cent de plus que le consensus. Mais son chiffre d’affaires a baissé de 10,4% à 11,41 milliards, à comparer à un consensus de 12,07 milliards. Alors qu’il tablait sur 2,00-2,10 dollars pour l’exercice en cours, HPE anticipe désormais un bénéfice par action ajusté compris entre 1,88 et 1,98 dollar en raison de l’appréciation de la devise américaine, de la hausse des matières premières et de problèmes d’exécution à court terme.
Ingenico a estimé jeudi que ses perspectives à moyen terme présentées en mars dernier s’avéraient désormais « ambitieuses » après avoir manqué en 2016 son objectif de marge, prévue seulement en légère amélioration cette année. Le groupe tablait sur une marge brute d’exploitation de 22%-23% en 2020, en se basant sur une prévision d’environ 21% pour 2016 qu’il n’a pas atteinte, son taux étant finalement ressorti à 20,6%. Il confirme prévoir un taux plancher de 45% de conversion normatif de l’Ebitda en cash-flow livre et de distribuer au moins 35% de son résultat net sous forme de dividende.
L’action Veolia accusait en fin de matinée la plus forte baisse du CAC 40. Le cours chute de 6,84% à 15,06 euros en réaction à l’abandon par le groupe de traitement de l’eau et des déchets de certains de ses objectifs. Le numéro un mondial du secteur vise désormais un Ebitda de 3,3 à 3,5 milliards d’euros en 2019, contre 3,5 milliards annoncés pour 2018 auparavant (à changes constants). Il a en outre fait savoir que son dividende continuerait d'évoluer en fonction de son résultat net courant (après +9,6% à 0,80 euro par action au titre de 2016), alors qu’il visait précédemment une hausse de l’ordre de 10% par an sur 2016-2018. Veolia n’a non plus formellement confirmé sa prévision de croissance de chiffre d’affaires de 2% à 3% par an en moyenne sur la même période, mais il a en revanche relevé son objectif d'économies à un niveau de 800 millions (contre plus de 600 millions prévus).
Bouygues a publié ce matin des résultats annuels en nette hausse et largement supérieurs aux attentes, portés par une amélioration de la rentabilité de la construction et une forte progression de celle de Bouygues Telecom. Le groupe de BTP, de télécoms et de médias (TF1), dont les ventes ont reculé de 2% en 2016, a vu son résultat opérationnel courant progresser de 19% à 1,12 milliard d’euros, dépassant le consensus Inquiry Financial/Reuters de 1,05 milliard, pour une marge en hausse de 0,6 point à 3,5%. Pour 2017, le groupe prévoit une poursuite de l’amélioration de sa rentabilité, grâce à la stabilisation de la construction en France, à la dynamique de sa filiale télécoms et à une amélioration des performances de TF1. En fin de matinée, le cours de l’action Bouygues caracole en tête du CAC 40 avec une hausse de 4,84% à 36,27 euros.
La SSII dirigée par Thierry Breton table pour 2017 sur une marge opérationnelle comprise entre 9,5% et 10% et sur un chiffre d’affaires en croissance organique de plus de 2%. Les objectifs de ces indicateurs s'établissaient pour 2016 à entre 9,2% et 9,5% et entre 1,5% et 2% respectivement. Atos, qui a annoncé hier un dividende en hausse de 45% pour 2016, à 1,6 euro par action, a dégagé l’an dernier un résultat opérationnel de 1,104 milliard d’euros, en progression de 20,4% (soit un taux de 9,4%) et a réalisé un chiffre d’affaires de 11,717 milliards, en hausse organique de 1,8%.
HP Inc, l’entité qui a recueilli les activités de matériel informatique de l’ancien Hewlett-Packard, a annoncé hier soir une hausse de 3,6% à 12,68 milliards de dollars (12,01 milliards d’euros) de son chiffre d’affaires trimestriel, soutenu par la stabilisation du marché des ordinateurs personnels. Le bénéfice net des opérations poursuivies sur le trimestre clos le 31 janvier a baissé de 6% à 611 millions de dollars, alors que le bénéfice par action est resté stable à 36 cents.
Eiffage a publié hier un bénéfice opérationnel courant annuel en hausse de 11,6% à près de 1,6 milliard d’euros, soit une marge opérationnelle de 11,4%, en hausse de 110 points de base sur un an. Ce bénéfice a progressé aussi bien dans le pôle Travaux (+10,2%) que dans le segment Concessions (+11,8%). Le groupe, qui anticipe une légère croissance de son activité et une nouvelle progression de ses résultats en 2017, malgré un moindre dynamisme du trafic autoroutier, est aussi à l’affût d’acquisitions en Europe, en visant des entreprises «qui partagent des valeurs similaires» aux siennes.
Après avoir fait état hier d’une perte nette de 26 millions d’euros en 2016 en raison d’une hausse de ses charges financières, Technicolor anticipe désormais à l’horizon 2020 un excédent brut d’exploitation (EBE) ajusté d’environ 680 millions et un flux de trésorerie disponible de 280 millions, contre respectivement plus de 750 millions et plus de 350 millions anticipés voici un an. Le groupe, qui a dégagé un EBE ajusté de 565 millions en 2016, vise un chiffre compris entre 460 millions et 520 millions en 2017, accompagné d’un flux récurrent de trésorerie disponible supérieur à 150 millions.
Atos a annoncé mercredi un dividende en hausse de 45% pour l’exercice 2016, à 1,6 euro par action, et s’est fixé des objectifs en progression pour 2017. La société de services informatiques dirigée par Thierry Breton table pour 2017 sur une marge opérationnelle comprise entre 9,5% et 10% d’un chiffre d’affaires attendu en croissance organique de plus de 2%. Les objectifs de ces indicateurs s'établissaient pour 2016 à entre 9,2% et 9,5% et entre 1,5% et 2% respectivement.
Le spécialiste du petit équipement domestique Seb s’est déclaré mardi confiant dans ses perspectives pour l’exercice 2017, à la fois sur son périmètre historique et grâce à l’intégration de la plus importante acquisition de son histoire, celle du spécialiste allemand des machines à cafés professionnelles WMF. L’intégration de WMF à partir du 1er janvier 2017 renforcera comme prévu le bénéfice par action de Seb «de plus de 20% avant impact de l’allocation du prix d’acquisition», a précisé Seb dans un communiqué. Dans sa nouvelle configuration, Seb représente un chiffre d’affaires supérieur à 6 milliards d’euros et un résultat opérationnel d’activité de 600 millions d’euros, a-t-il souligné.
Le groupe minier BHP Billiton a renoué avec les bénéfices au premier semestre de son exercice 2016-2017, grâce au rebond des cours des matières premières, à la poursuite des réductions de coûts et à l’absence de dépréciations massives telles que celles qui avaient pénalisé son résultat net un an plus tôt. Fort de cette amélioration, le numéro un mondial des mines en termes de capitalisation boursière a décidé de verser un dividende plus de deux fois supérieur à celui de l’an passé. BHP a dégagé un bénéfice net de 3,2 milliards de dollars (3 milliards d’euros) au titre du premier semestre, clos fin décembre, contre une perte nette de 5,67 milliards de dollars sur la même période un an plus tôt. Cette perte s’expliquait par la chute historique des cours des matières premières et par près de 6 milliards de dollars de charges exceptionnelles, principalement des dépréciations sur des actifs énergétiques américains. Le bénéfice courant est ressorti à 3,24 milliards de dollars, contre 412 millions de dollars un an plus tôt, incitant le groupe à relever son dividende semestriel à 40 cents par action, contre 16 cents. Par le passé, BHP s'était engagé à verser au moins 50% de son bénéfice courant à ses actionnaires.
DBV Technologies a consommé moins de trésorerie qu’attendu en 2016. La première biotech française par sa capitalisation disposait fin 2016 d’une trésorerie nette de 256,5 millions d’euros, contre 323,4 millions d’euros un an plus tôt, soit 67 millions d’euros consommés en un an. Dans une étude publiée la semaine dernière, Natixis CIB misait sur une trésorerie de 254 millions d’euros à fin 2016, tandis que Gilbert Dupont attendait 232,6 millions d’euros.
Le groupe d’optique ophtalmique vise une croissance organique de 3 à 5%, après 3,6% en 2016, et une stabilité de sa marge opérationnelle autour de 18,5%
Après avoir lancé deux avertissements sur sa croissance en 2016, le groupe d’optique ophtalmique joue la prudence pour 2017. Il vise un chiffre d’affaires en hausse de 6% à 8% (hors changes) contre +7,6% en 2016, dont une croissance organique de 3% à 5%, après +3,6% en 2016. Essilor anticipe une marge opérationnelle courante autour de 18,5%, contre 18,6% l’an dernier, en raison notamment de l’impact dilutif à court terme du développement rapide des activités de vente en ligne. Le groupe mise sur une progression de ses résultats entre le premier et le second semestre. Essilor reste prudent sur la conjoncture. Il se félicite de la meilleure dynamique enregistrée aux Etats-Unis en début d’année, mais ne voit pas encore d’amélioration au Brésil. Essilor, qui doit finaliser le rachat de Luxottica avant la fin de l’année, a précisé que le projet suivait son cours.
Le groupe suisse vise 2 à 4% de hausse de ses ventes en 2017, contre +3,2% en 2016. Sa marge opérationnelle restera stable en raison de ses coûts de restructuration.