Au titre de son exercice clos fin mars 2017, Ubisoft a annoncé hier après Bourse une marge opérationnelle record de 16,3%, portée par l’allongement de la durée de vie de ses jeux vidéo qui lui permet de maintenir son objectif de résultat opérationnel à moyen terme malgré l’abaissement de sa prévision de ventes. L'éditeur des franchises à succès «Assassins Creed» et «Lapins Crétins» a bénéficié du succès croissant de son fond de catalogues de jeux, qui a représenté 44,5% l’an dernier de ses ventes, et de l’augmentation des revenus tirés du numérique. Le groupe familial, qui a fait de l’amélioration de sa rentabilité son principal atout pour résister à la montée à son capital de Vivendi, a revu à la hausse son objectif de marge à horizon 2018-2019 à 21%, contre 20% jusqu’ici, alors qu’il vise désormais un chiffre d’affaires de 2,1 milliards d’euros, contre 2,2 milliards précédemment. Son objectif de résultat opérationnel demeure ainsi inchangé à 440 millions.
Eutelsat a vu son chiffre d’affaires baisser de 4,2% en données comparables au cours du troisième trimestre de son exercice 2016-2017 (période du 1er janvier au 31 mars 2017). Il s'élève à 364,3 millions d’euros. Les applications vidéo, première activité d’Eutelsat, ont subi un repli de 4,1% de leurs revenus, à 228,1 millions d’euros. Après neuf mois d’exercice, le chiffre d’affaires de l’opérateur de satellites s'élève à 1,119 milliard d’euros, en recul de 3,3%. Le secteur des satellites souffre actuellement de surcapacités et de pressions sur les prix, variables selon les domaines d’activité et les zones géographiques.
Le producteur d’acier inoxydable Aperam a annoncé hier un résultat net du groupe de 93 millions de dollars, contre 49 millions de dollars un an plus tôt. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) du sidérurgiste est passé de 112 millions de dollars sur les trois premiers mois de 2016 à 171 millions de dollars au premier trimestre 2017. De son côté, le chiffre d’affaires de l’industriel s’est établi à 1,28 milliard de dollars, contre 1,08 milliard un an plus tôt, soit une hausse de 21%. «Il s’agit pour Aperam de résultats records depuis sa création, grâce à de meilleures conditions de marché et à une demande soutenue en Europe», a expliqué dans un communiqué Timoteo Di Maulo, le directeur général d’Aperam.
STMicroelectronics prévoit un chiffre d’affaires en hausse d’environ 14% cette année à quelque 8 milliards de dollars (7,35 milliards d’euros), a confirmé jeudi le directeur financier du fabricant de composants électroniques. S’exprimant lors d’une journée investisseurs à Londres, Carlo Ferro a également dit que le groupe était en bonne voie pour atteindre son objectif, promis de longue date mais souvent différé jusqu’ici, d’une marge opérationnelle de 10%. «Nous voulions partager avec vous notre détermination à atteindre et à dépasser au second semestre de cette année cet objectif», a souligné ce dernier.
La banque d’affaires italienne Mediobanca a annoncé mercredi une hausse plus forte que prévu, de 39%, à 614 millions d’euros, de son bénéfice net sur les neuf premiers mois de son exercice décalé. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice net de 560 millions selon un consensus fourni par la banque elle-même. Le produit net bancaire a augmenté de 9% à 1,66 milliard d’euros, gonflé par le développement de la gestion de fortune, qui contribue désormais à hauteur de près de 40% aux honoraires du groupe à la suite d’une vague d’acquisitions. Mediobanca a précisé que ses provisions pour pertes sur créances avaient chuté de 22% tandis que son ratio de fonds propres «durs» a grimpé à 13,35% à fin mars contre 12,82% à fin décembre.
Lors de la présentation de ses premiers résultats depuis son IPO, Snap a fait état hier d’un chiffre d’affaires trimestriel multiplié par près de quatre au premier trimestre, à 149,6 millions de dollars (138 millions d’euros) inférieur aux projections de 158 millions, ainsi que d’un ralentissement de la hausse du nombre de ses utilisateurs, à +36% après +47% au dernier trimestre 2016. Suite à ces résultats, le titre Snap plongeait de 25%, à 17,16 dollars après-bourse, revenant vers son prix de mise sur le marché de 17 dollars. La perte nette du groupe s’est établie à 2,21 milliards de dollars, soit -2,31 dollars par action, contre un résultat négatif de 104,6 millions (-0,14 dollar/action) il y a un an, un creusement qui s’explique par le versement de rémunérations fondées sur des actions au moment de l’entrée en Bourse.
L’action Walt Disney reculait hier de 1,67% à 110,2 dollars dans les échanges après Bourse, le groupe ayant publié un résultat trimestriel meilleur que prévu mais un chiffre d’affaires inférieur aux prévisions des analystes. Walt Disney a dégagé un bénéfice par action de 1,50 dollar sur le deuxième trimestre de l’exercice en cours, supérieur au résultat de 1,41 dollar pièce attendu d’après le consensus élaboré par FactSet. A 13,3 milliards de dollars, le chiffre d’affaires s’avère en revanche inférieur aux 13,4 milliards anticipés par ces mêmes analystes.
Mediaset anticipe un retour aux bénéfices cette année au vu d’une nette amélioration des performances au premier trimestre 2017, a déclaré hier le groupe de télévision italien, dont Vivendi détient 28,8% du capital. Mediaset, qui n’a annoncé aucune avancée dans son différend avec Vivendi, a fait état pour les trois mois à fin mars d’un bénéfice d’exploitation multiplié par plus de trois, à 76,6 millions d’euros, contre 21,4 millions il y a un an. Le chiffre d’affaires net a toutefois reculé de 2,5% à 889,3 millions d’euros.
Porté par le dynamisme de ses principaux marchés comme l’Allemagne et la France et par la bonne maîtrise de ses coûts, Adecco a annoncé mardi que son bénéfice net avait progressé de plus de 20% à 176 millions d’euros au premier trimestre contre une prévision moyenne de 165 millions d’euros attendue par les analystes. Le chiffre d’affaires a lui aussi été supérieur aux attentes à 5,73 milliards d’euros contre un consensus de 5,68 milliards. Le groupe zurichois a précisé que sa croissance organique conservait un rythme de 6% malgré les incertitudes sur le contexte économique mondial.
Hertz Global Holdings a fait état hier d’une perte trimestrielle plus marquée que prévu de 223 millions de dollars (204 millions d’euros) contre une perte de 52 millions y a un an, ainsi que d’un chiffre d’affaires inférieur aux attentes. Le titre Hertz chutait de plus de 15% après Bourse, entraînant dans son sillage celui de son rival Avis Budget, qui perdait 3%. Hors élément exceptionnels, Hertz a accusé une perte par action de 1,61 dollar alors que les analystes financiers avaient anticipé -0,91 dollar. Le chiffre d’affaires du groupe est passé de 1,98 milliard à 1,92 milliard contre un consensus de 1,94 milliard.
L’Ebitda d’Engie a baissé de 5,9% en données brutes au premier trimestre, à 3,3 milliards d’euros. Le résultat opérationnel courant du producteur d'électricité a plié de 8,5% à 2,2 milliards d’euros. Son chiffre d’affaires a progressé de 3,2%, à 19,5 milliards d’euros. Le groupe a souffert d’une baisse de la production hydroélectrique en France et de la fermeture de la centrale nucléaire de Tihange en Belgique depuis septembre 2016. Lors d’une conférence téléphonique avec les analystes, Judith Hartmann, la directrice financière d’Engie, a indiqué que le groupe s’attendait à un redémarrage de la centrale de Tihange à la fin du mois de mai.
Le chiffre d’affaires du numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets a progressé de 4,5% à changes constants au premier trimestre, à 6,3 milliards d’euros, contre une croissance de 1,9% au quatrième trimestre 2016. L’Ebitda a progressé de 0,9% à 863 millions, soit une marge de 13,8% (-0,5 point). L’endettement financier net est en hausse de 164 millions à 8,4 milliards d’euros fin mars. Le PDG de Veolia, Antoine Frérot, anticipe un «rythme de croissance soutenu» cette année.
Alstom n’est acculé à aucune acquisition pour survivre et participera à la consolidation du secteur pour étendre sa présence géographique, étoffer son portefeuille et accélérer ses innovations, a indiqué hier son PDG, lors de la présentation des résultats annuels de l'équipementier ferroviaire. «Il n’y a pas d’opération vitale», a déclaré Henri Poupart-Lafarge, faisant allusion aux rumeurs de rapprochement entre Siemens et Bombardier dans le ferroviaire. Le dirigeant a expliqué qu’Alstom continuerait à rechercher des acquisitions de PME innovantes dans le digital. Au cours de l’exercice clos fin mars, le résultat net d’Alstom a atteint 289 millions d’euros, contre 3 milliards un an plus tôt à la suite de la cession du pôle énergie à GE. La marge opérationnelle est passée de 5,3% à 5,8%. Alstom a annoncé qu’il renouait avec le versement d’un dividende, fixé à 0,25 euro par action cette année.
Veolia évoluait en tête du SBF 120 en fin de matinée, après la publication de ses résultats trimestriels. Le chiffre d’affaires du numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets a progressé de 4,5% à changes constants au premier trimestre, à 6,3 milliards d’euros. Soit une accélération par rapport à la croissance de 1,9% enregistrée au quatrième trimestre 2016. « Le retour de la croissance organique est clairement plus fort qu’attendu », a noté Bryan Garnier, jugeant ces résultats « plutôt encourageants ». Le PDG de Veolia, Antoine Frérot, anticipe un « rythme de croissance soutenu » cette année et a confirmé les objectifs 2017. A savoir, un « redémarrage » de la croissance du chiffre d’affaires et une stabilité ou une croissance modérée de l’Ebitda. Au premier trimestre, l’Ebitda a progressé de 0,9% à 863 millions d’euros, soit une marge de 13,8%, en recul de 0,5 point sur un an. L’endettement financier net est en hausse de 164 millions à 8,4 milliards d’euros fin mars.
Alstom n’est acculé à aucune acquisition pour survivre et participera à la consolidation du secteur pour étendre sa présence géographique, étoffer son portefeuille et accélérer ses innovations, a indiqué jeudi son PDG, lors de la présentation des résultats annuels de l'équipementier ferroviaire. «Il n’y a pas d’opération vitale, nous devons mettre en oeuvre progressivement notre stratégie jour après jour», a déclaré Henri Poupart-Lafarge.
Solvay prévoit d’atteindre ou de dépasser ses objectifs pour l’ensemble de l’année après avoir réalisé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. L’Ebitda courant du chimiste belge a progressé de 12% à 616 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires en croissance de 9,7%, à 2,97 milliards d’euros. Solvay avait indiqué en février anticiper pour 2017 une croissance autour de 5% de l’Ebitda et un cash-flow disponible de plus de 800 millions d’euros.
Solvay prévoit d’atteindre ou de dépasser ses objectifs pour l’ensemble de l’année après avoir réalisé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. L’Ebitda courant du chimiste belge a progressé de 12% à 616 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires en croissance de 9,7%, à 2,97 milliards d’euros. Solvay avait indiqué en février anticiper pour 2017 une croissance autour de 5% de l’Ebitda et un cash flow disponible de plus de 800 millions d’euros.
Soutenus par des environnements économique et financier favorables, 41% des résultats trimestriels publiés jusqu’à présent par les groupes de l’indice européen Stoxx 600 dépassent les attentes des investisseurs.
En plus d'un plan d'économies à court terme, le groupe engage une réflexion sur l'allocation de ses ressources et une revue de son portefeuille d'activités.