Estée Lauder a annoncé vendredi prévoir pour l’exercice en cours un bénéfice supérieur aux estimations des analystes, après avoir réalisé sur le trimestre avril-juin des profits meilleurs qu’attendu. Pour l’exercice 2018, entamé le 1er juillet, le groupe prévoit une croissance de 8% à 9% de son chiffre d’affaires et un bénéfice ajusté de 3,87 à 3,94 dollars par action. Les analystes financiers tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 3,79 dollars selon Thomson Reuters. Le bénéfice net trimestriel ressort à 229 millions de dollars (195 millions d’euros), soit 61 cents par action, au quatrième trimestre, contre 94 millions de dollars, soit 25 cents par action, un an auparavant. L’action Estée Lauder a gagné 7,7% à 105,9 dollars vendredi.
Alibaba Group Holdings a publié hier un chiffre d’affaires supérieur au consensus au premier trimestre, le numéro un chinois du commerce électronique ayant tiré avantage du dynamisme du marché local. Le titre coté à New York gagnait 5,1% à 167,50 dollars dans les transactions en avant-Bourse. Le chiffre d’affaires a augmenté de 56% à 50,18 milliards de yuans (6,43 milliards d’euros) sur une période de trois mois au 30 juin, alors que le consensus Thomson Reuters donnait 47,7 milliards de yuans. Le chiffre d’affaires tiré de l’activité informatique dématérialisée a augmenté de 96% sur le trimestre à 2,4 milliards de yuans. Le bénéfice net part du groupe a quasiment doublé à 2,17 milliards de dollars, soit 83 cents par action après dilution.
Le leader européen du bricolage, propriétaire des enseignes B&Q et Screwfix en Grande-Bretagne et Castorama et Brico Dépôt en France et ailleurs, a précisé qu’il restait prudent pour ses perspectives du second semestre. Les ventes à périmètre comparable ont baissé de 1,9% au deuxième trimestre clos le 31 juillet, à 3,1 milliards de livres, après un recul de 0,6% le trimestre précédent. Les ventes à périmètre comparable au Royaume-Uni et en Irlande se sont tassées de 0,1% et de 3,8% en France. Kingfisher se dit néanmoins à l’aise avec la prévision moyenne des analystes d’un bénéfice ajusté par action de 26 pence pour l’ensemble de son exercice annuel 2017-2018 contre 25,9 pence sur l’exercice 2016-2017.
Gap a annoncé hier des ventes à périmètre comparable supérieures aux attentes grâce entre autres au succès de sa marque Old Navy, à une baisse des remises et à une meilleure gestion des stocks. Le géant américain de l’habillement a en outre publié un résultat net trimestriel plus que doublé et revu à la hausse sa prévision de bénéfice annuel. Le bénéfice net du groupe a atteint 271 millions de dollars (231 millions d’euros) sur la période, soit 68 cents par action, contre 125 millions (31 cents/action) un an plus tôt. L’action Gap affichait un bond de 12% environ dans les transactions hors séance après ces annonces.
L'équipementier en réseaux de télécommunications a averti hier d’une nouvelle baisse de son chiffre d’affaires pour le trimestre en cours. Le groupe, engagé dans une réorientation de son activité vers les logiciels, a clos le quatrième trimestre de son exercice 2016-2017 sur une chute de 14% de son résultat net, à 2,4 milliards de dollars, soit 48 cents par action, pour un chiffre d’affaires en baisse de 4%, à 12,1 milliards. Cisco a prévenu d’un recul de 1% à 3% de ses revenus pour le premier trimestre de son exercice 2017-2018. L’action reculait de 1,67%, hier après la fermeture de Wall Street.
Target a fait état hier d’un profit de 672 millions de dollars, soit 1,22 dollar par action au titre du deuxième trimestre (clos le 29 juillet). Le groupe a commencé à récolter les fruits de son programme d’investissements, d’un montant de 7 milliards de dollars et d’une durée de trois ans, destinés à la refonte de ses points de vente et à financer des baisses de prix. Target a ainsi enregistré une hausse de 1,3% de ses ventes de la fin mai à la fin juillet, à nombre de magasins comparable, alors qu’elles avaient diminué de 1,1% sur la même période de l’année précédente. Le distributeur vise pour l’exercice en cours un bénéfice par action ajusté compris entre 4,34 et 4,54 dollars, au lieu d’une précédente prévision de 3,80 à 4,20 dollars par titre. Le cours de Bourse s’est adjugé 3,63% hier, à 56,33 dollars.
Carlsberg a publié hier un bénéfice semestriel supérieur aux attentes malgré une baisse de ses ventes en volumes, sa clientèle s’orientant de plus en plus vers des marques de bière plus chères, un segment sur lequel il a pu augmenter ses investissements grâce à des réductions de coûts. L’amélioration du «mix prix» – l’augmentation de la part des produits les plus chers dans les ventes totales – au premier semestre s’est traduite par une augmentation de deux points sur un an de la marge d’exploitation, à 13%. Le semestre se solde par un bénéfice d’exploitation hors éléments exceptionnels en hausse de près de 20% sur un an à 4,13 milliards de couronnes danoises (555 millions d’euros) alors que les analystes prévoyaient en moyenne un résultat de 3,92 milliards de couronnes. Le groupe confirme viser pour l’ensemble de 2017 une croissance organique proche de 5% de son bénéfice d’exploitation.
Home Depot a relevé hier ses prévisions de chiffre d’affaires et de bénéfice annuels après des résultats trimestriels meilleurs qu’attendu mais son action reculait en Bourse, un repli que des analystes expliquent par les contraintes actuelles sur le marché immobilier. Home Depot a toutefois minimisé ce risque lors de la présentation de ses résultats et prévoit pour l’exercice qui s’achèvera fin janvier une hausse de ses ventes à périmètre comparable de 5,5% et un bénéfice par action de 7,29 dollars. L’action a cédé 3% à 149,64 dollars hier.
A la faveur d’un rebond du cours du minerai de fer, le géant minier a annoncé hier un bénéfice semestriel multiplié par plus de deux, un milliard de dollars (840 millions d’euros) de rachats d’actions supplémentaires et un dividende intérimaire record de 110 cents par action (contre 45 cents il y a un an). Le bénéfice courant s’est établi à 3,94 milliards de dollars, contre 1,56 milliard il y a un an et 4,19 milliards attendu en moyenne par les analystes. Le chiffre d’affaires a augmenté de 24,5% à 19,3 milliards.
Veolia a confirmé attendre une hausse de son chiffre d’affaires en 2017, après avoir enregistré une croissance de 4,3% au premier semestre. Le chiffre d’affaires du groupe de services à l’environnement s’est élevé à 12,35 milliards d’euros, porté par les activités internationales et la bonne dynamique du pôle Propreté. L’activité de gestion de l’eau en France, pour laquelle le groupe a lancé un nouveau plan social en juin, a vu ses revenus reculer de 0,7% sur le semestre. Pour 2017, Veolia table sur une stabilité ou une croissance modérée de son Ebitda, et sur un montant supérieur à 250 millions d’euros de réductions de coûts.
Le groupe britannique de spiritueux a publié hier un bénéfice d’exploitation trimestriel, hors effet de change, en hausse de 6% à 3,6 milliards de livres (4 milliards d’euros), reflétant des améliorations de productivité et des réductions de coûts. Diageo s’attend à réaliser non plus 500 millions mais 700 millions de livres d'économies en trois ans, dont les deux tiers seront réinvestis dans ses activités. Il compte ainsi améliorer ses marges de 175 points de base, et non plus de 100 points de base, sur la période allant jusqu'à juin 2019. Son programme de rachat d’actions de 1,5 milliard de livres sera mené tout au long de l’exercice commencé le 1er juillet.
La plus grande banque de détail britannique a dégagé un bénéfice semestriel imposable de 2,5 milliards de livres (2,8 milliards d’euros), en hausse de 4% d’un an sur l’autre. Le produit net bancaire a progressé de 4% à 9,3 milliards. La hausse des profits, inférieure aux attentes des analystes, a été freinée par une nouvelle provision de 700 millions de livres pour dédommager les clients à qui ont été vendus des produits d’assurance dans des conditions litigieuses. Lloyds a aussi versé 283 millions de livres aux bénéficiaires de prêts hypothécaires auxquels avaient été prélevés des commissions pour des arriérés de paiement. La banque a dit qu’elle distribuerait un dividende intérimaire d’un penny par action, en hausse de 18% par rapport à l’an dernier. Le directeur général Antonio Horta-Osorio, dont le maintien a fait l’objet de nombreuses interrogations avec le désengagement de l’Etat, a clairement indiqué qu’il entendait rester à son poste.
Soutenue en particulier par le dynamisme des opérations transnationales de M&A, la banque franco-américaine a fait état hier d’un bénéfice net de 120 millions de dollars (102,6 millions d’euros) au deuxième trimestre, en augmentation de 50% sur un an, pour un chiffre d’affaires de 720 millions en hausse de 33%. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 98 cents, contre 61 cents un an auparavant. Le chiffre d’affaires du conseil financier a augmenté de 43%, contre une hausse de 22% pour la division de gestion d’actifs et une progression identique pour les activités de restructuration financière.
BBVA a publié hier soir un bénéfice net en repli de 1,4% au deuxième trimestre en raison d’une baisse des plus-values exceptionnelles et des pressions exercées sur les résultats de l’activité de prêt en Espagne. Ces deux éléments ont été partiellement compensés par une hausse des marges au Mexique. Le bénéfice net de la deuxième banque espagnole s'établit à 1,11 milliard d’euros sur la période avril-juin, légèrement inférieur au consensus des analystes qui tablaient en moyenne sur 1,12 milliard d’euros. Le produit net d’intérêts ressort à 4,48 milliards d’euros, en hausse de 6,4% par rapport à la période correspondante de l’an passé. Le ratio de fonds propres CET1 était de 11,1% fin juin contre 10,9% fin décembre 2016, tandis que le ratio de créances douteuses s'établissait à 4,8% contre 4,9%.
Avec 47.000 nouveaux clients enregistrés au premier semestre (+44% en rythme annuel), le Crédit Agricole d’Ile-de-France a annoncé hier un encours de collecte en progression de 8,6% à 61 milliards d’euros sous l’effet de la croissance continue des dépôts à vue et de l’assurance-vie qui constitue le socle de développement de la banque privée. Son encours de crédit a augmenté de 5,8% à 31,2 milliards. Son produit net bancaire a légèrement progressé (+1,2% à 510 millions) tandis que son résultat net a cédé 1,5% à 155,5 millions par rapport au premier semestre 2016, qui avait bénéficié du produit d’une cession d’immeuble.