MetLife a déclaré hier soir avoir révisé à la hausse ses comptes de l’exercice 2017, le groupe ayant découvert qu’il avait mal calculé les réserves liées à un produit d'épargne-retraite au Japon, ce qui a soulevé de nouvelles questions sur les contrôles internes de l’assureur américain. Le résultat net de l’exercice écoulé s’en trouve augmenté de 264 millions de dollars (215 millions d’euros), a précisé le groupe, qui a souligné que cette erreur «traduisait une faiblesse importante des contrôles internes du reporting financier» En janvier, il avait repoussé la publication de ses résultats du quatrième trimestre après avoir par erreur réduit le montant des réserves liées à ses obligations de retraite.
Bureau Veritas anticipe une accélération de sa croissance organique cette année (+2,2% en 2017) après avoir renoué avec la croissance l’an dernier, soutenu par un marché des métaux et des minéraux plus favorable et par un début de stabilisation des investissements dans le secteur pétrolier.
PSA a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires de 65,21 milliards d’euros (+20,7%) et a engrangé un bénéfice net, part du groupe, de 1,93 milliard (+11,5%), au-delà des attentes du consensus. Les volumes et le mix-produit ont été les principaux contributeurs à la croissance du chiffre d’affaires, reflétant notamment le succès du SUV Peugeot 3008 et de la nouvelle Citroën C3, modèles pour lesquels 2017 a constitué la première année pleine.
Après l’annonce d’une baisse de 0,9% de son chiffre d’affaires net en 2017, WPP va procéder à une simplification de sa structure. Il va accélérer son programme de simplification du groupe en regroupant par exemple des plates-formes numériques. Le premier groupe publicitaire mondial est affecté par la réduction des dépenses de publicité des grands groupes de biens de consommation et par une concurrence accrue.
Le spécialiste des centres d’appels et des assistants numériques a vu ses revenus progresser de 9% à données comparables à 4,2 milliards d’euros l’an dernier, contre une croissance moyenne du marché de 5%. Son résultat d’exploitation (Ebita) courant a augmenté de 35,9% à 556 millions, faisant ressortir une marge 13,3%. Le groupe, qui portera son dividende de 1,30 à 1,85 euro par action au titre de 2017, prévoit pour 2018 une croissance du chiffre d’affaires de plus de 6% et une marge courante supérieure ou égale à 13,5%. Il a confirmé son plan stratégique et ses objectifs financiers à horizon 2022.
Prenant en compte «le plein impact du retrait de la distribution de fournitures agricoles au Japon», le semencier prévoit désormais une progression de 4% de son chiffre d’affaires consolidé à données comparables pour son exercice 2017/2018, alors qu’il tablait précédemment sur une croissance de 5%. Sur son premier semestre clos le 31 décembre dernier, le chiffre d’affaires a reculé de 8,5% à 460,1 millions d’euros. Sa perte opérationnelle s’est creusée à 42,4 millions, contre 18,5 millions sur la période équivalente de 2016.
Les banques commerciales et caisses d’épargne assurées par la FDIC aux Etats-Unis ont affiché un bénéfice net agrégé de 25,5 milliards de dollars (20,8 milliards d’euros) au quatrième trimestre 2017, ce qui représente une chute de 40,9% d’un an sur l’autre, selon les chiffres publiés hier par l’agence gouvernementale américaine. Cette baisse est principalement due aux effets de la réforme fiscale mise en œuvre fin 2017, qui s’est traduite par une réévaluation des actifs d’impôt différé et par le rapatriement de revenus émanant de filiales étrangères. En excluant ces facteurs non-récurrents, le recul serait de 2,3% à 42,2 milliards de dollars. «Une période prolongée de taux d’intérêt bas et un environnement de plus en plus concurrentiel sur le marché des prêts a incité certains établissements à rechercher du rendement», relève Martin Gruenberg, président de la FDIC, en ajoutant que ceci «a conduit à une exposition plus élevée en matière de risques sur les taux d’intérêt, la liquidité et le crédit».
JPMorgan Chase a relevé aujourd’hui l’un de ses principaux objectifs financiers et prédit que son bénéfice net imposable annuel pourrait augmenter de 17,5% à 47 milliards de dollars (38,16 milliards d’euros) sur une période d’environ trois ans. La banque américaine a porté à 17% contre 15% auparavant son objectif de rendement des fonds propres tangibles, montrent des documents publiés sur son site internet en prévision de sa journée investisseurs.
BASF vise jusqu'à 10% de croissance de son bénéfice d’exploitation cette année en pariant qu’un rebond de sa chimie de spécialité effacera un repli dans la pétrochimie de base. Des goulots d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement et une forte demande de l’industrie pétrochimique ont entraîné les activités de BASF dans les matières premières dans un cycle haussier l’an dernier. La division de chimie de base va certainement voir son bénéfice d’exploitation, ajusté des éléments exceptionnels, se contracter d’au moins 11% en 2018 après une envolée de 67% au quatrième trimestre, a annoncé aujourd’hui le groupe allemand.
Luxottica a déclaré hier s’attendre à boucler sa fusion avec Essilor d’ici à la mi-2018. L’opération de 48 milliards d’euros doit encore être approuvé par les autorités de la concurrence de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la Chine après avoir obtenu vendredi dernier un feu vert au Brésil. Le fabricant de lunettes s’attend à une croissance de ses ventes de 2% à 4% cette année, à taux de changes constants. Son bénéfice net, supérieur aux attentes, a augmenté l’an dernier de 10% à 970 millions d’euros, en raison notamment d’un allègement fiscal sur des brevets industriels conclu avec les autorités italiennes. Luxottica, qui réalise 57% de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis, a dit avoir aussi bénéficié de la réforme fiscale adoptée en décembre dans ce pays. Après s'être séparé de quatre administrateurs délégués en trois ans, le groupe a nommé en décembre dernier à ce poste Francesco Milleri, un proche conseiller du fondateur Leonardo Del Vecchio.
Le plan Clear 2022 présenté en fin de journée par Akka Technologies doit permettre au groupe de R&D externalisée et d’ingénierie de doubler de taille à l’horizon 2022. A cette date, son chiffre d’affaires devrait monter à 2,5 milliards d’euros, contre 1,3 milliard en 2017. Son résultat opérationnel est attendu à 250 millions d’euros et son free cash flow à 150 millions. Akka compte profiter de la diffusion des nouvelles technologies dans l’industrie, notamment l’automobile, et souhaite augmenter le nombre de ses grands clients réalisant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires chacun.
Le conglomérat financier a enregistré un bénéfice record de 44,9 milliards de dollars (36,5 milliards d’euros) en 2017, en incluant un gain de 29,1 milliards dû à l’abaissement de la fiscalité sur les sociétés aux Etats-Unis. Sa valeur comptable par action a progressé de 23% sur l’ensemble de l’année, à 211.750 dollars. Dans sa lettre annuelle transmise samedi aux actionnaires, son propriétaire Warren Buffett dit avoir 116 milliards de dollars à disposition pour des acquisitions, mais il peine à trouver des cibles à des prix «raisonnables» à cause de la «frénésie d’achats» émanant de grandes entreprises qui profitent de taux d’intérêt faibles.
Hewlett Packard Enterprise a publié hier des résultats supérieurs aux attentes pour son premier trimestre grâce aux ventes de ses produits de stockage. Le titre, qui a fini en hausse de 1,03%, à 21,39 dollars, à Wall Street, gagnait 18% dans les échanges d’après-Bourse. HPE prévoit un bénéfice ajusté compris entre 28 et 33 cents par action pour son deuxième trimestre. Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice de 26 cents par action, selon le consensus Thomson Reuters.
Le groupe Valeo a annoncé hier prévoir une nouvelle hausse de son chiffre d’affaires cette année et une stabilité de sa marge opérationnelle après avoir enregistré sur l’exercice 2017 une progression de 11% de son bénéfice hors exceptionnels, à la faveur d’une robuste demande d'équipements de la part des constructeurs automobiles mondiaux. Le groupe prévoit pour 2018 une hausse de 1,5% de la production automobile mondiale et s’attend à une croissance de 8% de son chiffre d’affaires. Sur l’année écoulée, le résultat net de l’industriel est ressorti en baisse de 4% à 886 millions d’euros.
Fnac Darty a fait état hier d’une nette progression de sa marge opérationnelle en 2017 dans un marché français peu porteur pour la distribution de produits électroménagers, électroniques et culturels. Le groupe a bouclé l’exercice sur des ventes en progression de 0,5% en données comparables, à 7.448 millions d’euros, après une hausse de 2,0% en 2016. Son résultat opérationnel courant a quant à lui augmenté de 33% pro forma à 270 millions d’euros, pour une marge en hausse de 90 points de base à 3,6% (contre 2,7% un an plus tôt). 65% des 130 millions de synergies attendues liées à l’acquisition de Darty ont été réalisées à fin 2017, précise le groupe.
Le groupe de services numériques a publié ce matin un bénéfice net en hausse de près de 11% à 601 millions d’euros en 2017, en excluant la cession de la participation de sa filiale Worldline dans Visa Europe. Son chiffre d’affaires s’élève à 12,7 milliards, en croissance organique de 2,3% et de 10,1% à taux de change constants. Son taux de marge opérationnelle s’est amélioré de 130 points de base à 10,2% du chiffre d’affaires. Pour l’exercice 2018, il prévoit une croissance organique de 2 à 3% et un taux de marge opérationnelle compris entre 10,5 et 11%. Son flux de trésorerie disponible devrait atteindre 60% de la marge opérationnelle, après 55,3% en 2017 et 50,8% en 2016.
En dépit d’une hausse de ses ventes à périmètre comparable sur le marché américain pour le 14ème trimestre d’affilée, le premier distributeur mondial a publié hier un bénéfice trimestriel ajusté par action en progression de 2,3% à 1,33 dollar, inférieur au consensus qui tablait sur 1,37 dollar. Au quatrième trimestre de son exercice clos le 31 janvier, son chiffre d’affaires total s’est établi à 136,27 milliards de dollars, en hausse de 4,1%. Les ventes en ligne ont progressé de 23% sur cette période, à comparer à une hausse de 50% au trimestre précédent. Pour l’exercice en cours, Walmart vise un bénéfice par action compris entre 4,75 et 5 dollars. La réaction des marchés a été sévère, le titre Walmart abandonnant plus de 10% hier pour clore à 94,11 dollars.