Le géant américain du e-commerce Amazon a fait part hier de résultats qui ont nettement dépassé les attentes des analystes au premier trimestre, toujours portés par la robuste performance de sa division d’informatique dématérialisée et par la hausse de ses ventes de détail en Amérique du Nord. Le titre Amazon avançait de 6,2%, à 1.613 dollars, après-Bourse. Le distributeur sur internet a dégagé un bénéfice de 1,6 milliard de dollars, soit 3,56 dollars par action, entre janvier et mars, contre 724 millions de dollars, ou 1,48 dollar par action, sur la période correspondante l’an dernier. Le résultat opérationnel a également bondi de 92%, à 1,9 milliard de dollars, contre 1 milliard de dollars un an plus tôt.
Safran a estimé hier qu’il atteindrait le haut de ses objectifs annuels de résultats après une hausse de 12% de son chiffre d’affaires au premier trimestre, qui comprend un mois d’intégration de l’équipementier Zodiac Aerospace dont il a pris le contrôle en février. Le groupe d’aérospatiale et de défense a confirmé ses objectifs 2018, à savoir une nette accélération de la hausse de son résultat opérationnel courant (ROC) à 7%-10%, contre 2,7% en 2017, une croissance organique de 2%-4% de son chiffre d’affaires (7,4% l’an passé).
GlaxoSmithKline a annoncé aujourd’hui une baisse de 2% à la fois de son chiffre d’affaires et de son bénéfice au premier trimestre, le renchérissement de la livre venant contrebalancer les ventes prometteuses de son nouveau vaccin Shingrix. Le bénéfice ajusté par action du laboratoire britannique est ressorti à 24,6 pence pour un chiffre d’affaires de 7,22 milliards de livres (8,26 milliards d’euros). Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice de 24,25 pence et un chiffre d’affaires de 7,24 milliards.
L’assureur-crédit Coface a annoncé hier avoir enregistré un résultat net de 35,5 millions d’euros au premier trimestre, contre 7,3 millions un an plus tôt, soutenu par «un environnement économique porteur». Son ratio de sinistralité net s’est amélioré de plus de 18 points de base, à 39,8%, avec un ratio net combiné de 72,5%. L’assureur-crédit a par ailleurs confirmé son objectif d’économies de coûts annualisé de 30 millions d’euros en 2018 et ses objectifs d’un ratio combiné net à environ 83% à travers le cycle et d’atteindre une rentabilité moyenne des fonds propres supérieure à 9%.
Mediaset a annoncé hier un bénéfice net de 90,5 millions d’euros en 2017, alors qu’un accord passé avec Vivendi et dénoncé par la suite avait entraîné dans le rouge le télédiffuseur en 2016, avec une perte de 294,5 millions d’euros. Le chiffre d’affaires global, de 3,63 milliards d’euros, est globalement stable mais le CA ajusté - soit hors coûts de restructuration - tiré de la chaîne payante Premium, a diminué à 587,4 millions d’euros, contre 619,8 millions d’euros en 2016.
Caterpillar a relevé aujourd’hui son objectif de bénéfice sur l’exercice en cours après un premier trimestre supérieur aux attentes grâce à la forte demande pour ses engins de chantier et de matériel minier. Il s’attend désormais à un bénéfice net par action compris dans une fourchette de 9,75 à 10,75 dollars, soit 2 dollars au-dessus de celle annoncée en janvier. Le bénéfice net du premier trimestre est ressorti à 2,74 dollars par action contre 2,04 dollars prévu par le consensus des analystes. Les ventes ont progressé de 31% à 12,9 milliards de dollars (10,6 milliards d’euros), dépassant aussi les attentes.
SAP a fait état aujourd’hui de résultats encourageants au premier trimestre, en affirmant avoir gagné des parts de marché sur ses concurrents dans le cloud (informatique dématérialisée) et être en bonne voie pour redresser sa marge. Le géant allemand des logiciels a également relevé sa prévision de chiffre d’affaires pour cette année à la faveur de l’acquisition, annoncée en janvier, de la société américaine Callidus pour 2,4 milliards de dollars (1,96 milliard d’euros). Le groupe prévoit désormais un chiffre d’affaires total de 24,8 à 25,3 milliards d’euros, ce qui représente une croissance de 5,5 à 7,5%, contre une prévision précédente de croissance de 5 à 7%. Son bénéfice opérationnel non IFRS devrait être compris entre 7,35 milliards et 7,50 milliards.
AMS, fournisseur notamment d’Apple en puces électroniques, a fait état hier de ventes dans le bas de sa fourchette de prévisions au premier trimestre et prévenu qu’elles ralentiraient sur la période avril-juin en raison de commandes plus faibles de l’un de ses principaux clients. AMS a dit s’attendre à une baisse de ses ventes dans une fourchette de 220 à 250 millions de dollars (180 à 205 millions d’euros) au deuxième trimestre, contre 452,7 millions de dollars réalisés sur les trois premiers mois de 2018. Le groupe a toutefois confirmé ses objectifs à moyen terme d’un taux de croissance annuel moyen pondéré de 60% entre 2016 et 2019 et d’une marge nette d’Ebit de 30% à partir de 2019.
La maison mère de Google, Alphabet, a publié hier au titre du premier trimestre un bénéfice net et un chiffre d’affaires supérieurs aux prévisions des analystes. Alphabet a dégagé un bénéfice net de 9,4 milliards de dollars, soit 13,33 dollars par action, contre un profit net de 5,43 milliards de dollars, ou 7,73 dollars par action sur la même période de l’exercice précédent. Le chiffre d’affaires s’est établi à 31,15 milliards de dollars, contre 24,75 milliards de dollars un an auparavant. Hors coûts d’acquisition du trafic, le chiffre d’affaires s’est élevé à 24,9 milliards de dollars, en progression de 24%.
Le fabricant de pneumatiques Michelin a publié hier un chiffre d’affaires en baisse de 6,3% au premier trimestre, à 5,22 milliards d’euros, pénalisé par des effets de change et par la diminution des ventes de pneumatiques pour véhicules de tourisme et camionnettes. La croissance hors effets de change est ressortie à 1,4%. Le groupe vise toujours une progression de ses volumes en ligne avec l’évolution mondiale des marchés, un résultat opérationnel sur activités courantes supérieur à celui de 2017, hors effets de change, et un flux de trésorerie libre structurelle supérieur à 1,1 milliard d’euros.
Vilmorin a annoncé hier abaisser ses objectifs de marge et de chiffre d’affaires pour 2017-2018, se disant déçu par ses performances du troisième trimestre clos le 31 mars. Vilmorin dit désormais s’attendre à une baisse d’un point de sa marge opérationnelle courante par rapport au taux de 9,2% en 2016-2017, alors qu’il prévoyait auparavant une stabilité. Et le groupe n’anticipe désormais qu’une légère croissance de son chiffre d’affaires 2017-2018 en données comparables au lieu d’une hausse de 4%, un objectif déjà abaissé en février par rapport à une prévision antérieure de croissance de 5%.
L’exploitant de centres commerciaux Unibail-Rodamco a fait part hier d’une hausse de 1,3% de son chiffre d’affaires au premier trimestre, à 535,7 millions d’euros, tiré par la vive hausse des loyers de son pôle bureaux (+6,6%) et par la progression des centres commerciaux (+4,2%). Du fait du calendrier de certains salons biennaux et de la fermeture de l’hôtel Pullman Montparnasse pour rénovation, les revenus locatifs bruts du pôle congrès & exposition ont décliné de 10,2%, à 57,6 millions d’euros.
Philips a annoncé aujourd’hui une hausse de 15% à 344 millions d’euros de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) au premier trimestre 2018, à la faveur d’une augmentation de la demande en Chine et aux Etats-Unis pour ses équipements médicaux haut de gamme. Les analystes anticipaient en moyenne un Ebitda ajusté de 332 millions d’euros, après 298 millions d’euros sur la même période il y a un an. Le groupe néerlandais a réalisé un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros sur la période, conforme aux attentes. Les ventes à périmètre comparable ont affiché une croissance de 5%.
General Electric a annoncé vendredi une perte nette au titre du premier trimestre, en raison d'éléments exceptionnels liés notamment à ses litiges dans ses anciennes activités, mais le résultat des branches industrielles, notamment dans le transport, la santé et l'énergie, a dépassé les attentes des analystes. Le groupe a également confirmé sa prévision d’un résultat ajusté par action de 1 à 1,07 dollar et d’un flux de trésorerie ajusté de 6 à 7 milliards de dollars pour ses activités industrielles sur l’exercice 2018. Interrogé sur la possibilité d’un démembrement de GE, John Flannery a déclaré étudier toutes les options. Le conglomérat américain a par ailleurs déclaré vendredi avoir décidé de céder sa division de distribution d'énergie et pense pouvoir annoncer un accord d’ici le milieu de l’année.
General Electric a annoncé vendredi une perte nette au titre du premier trimestre, en raison d'éléments exceptionnels liés notamment à ses litiges dans ses anciennes activités, mais le résultat des branches industrielles, notamment dans le transport, la santé et l'énergie, a dépassé les attentes des analystes. Le groupe a également confirmé sa prévision d’un résultat ajusté par action de 1 à 1,07 dollar et d’un flux de trésorerie ajusté de 6 à 7 milliards de dollars pour ses activités industrielles sur l’exercice 2018.
Le chiffre d’affaires de Reckitt Benckiser s’est établi à 3,11 milliards de livres (3,53 milliards d’euros) au premier trimestre 2018, soit un niveau légèrement inférieur aux 3,12 milliards attendus par le consensus d’analystes. La croissance ressort à 2% à périmètre comparable. Les analystes tablaient sur une progression de 2,6%, selon le consensus fourni par l’entreprise. Le fabricant, entre autres, des préservatifs Durex, du désinfectant Lysol et du médicament contre le rhume Mucinex, souffre de la baisse des prix de vente de ses produits, du fait de la concurrence entre grands distributeurs, eux-mêmes fragilisés par les assauts des chaînes de pharmacies et des distributeur en ligne comme Amazon. Les ventes en volume ont augmenté de 3%.
La banque américaine a publié hier un bénéfice net de 1,13 milliard de dollars (916 millions d’euros) largement supérieur au consensus des analystes qui tablait en moyenne sur 981 millions de dollars, stimulé par des taux d’intérêt plus élevés et des marchés boursiers bien orientés. Son bénéfice par action ressort à 1,10 dollar contre 0,96 dollar attendu. Le produit net bancaire a progressé de 9% à 4,2 milliards grâce à la faiblesse du billet vert, tandis que le revenu tiré des commissions et le produit net des intérêts ont augmenté de respectivement 10% et 16% d’un an sur l’autre. Ses actifs sous gestion ont de leur côté progressé de 8% à 1.900 milliards de dollars.
Unilever a annoncé aujourd’hui un chiffre d’affaires du premier trimestre conforme aux attentes, permettant au géant anglo-néerlandais des produits de consommation courante de confirmer ses objectifs annuels. La croissance organique de ses ventes a été de 3,4%, mais sur cette période, les prix n’ont augmenté que de 0,1%. Le directeur financier, Graeme Pitkethly, a déclaré que cette modeste hausse, attendue par le groupe, s’expliquait par les difficultés rencontrées au Brésil, en Amérique du Nord et au Royaume-Uni. Sous le coup d’effets de change négatifs, le chiffre d’affaires publié a reculé de 5,2% sur le premier trimestre, à 12,6 milliards d’euros, contre un consensus de 12,84 milliards.
Soitec a annoncé hier qu’il comptait largement dépasser son objectif de marge brute d’exploitation de 25% dans l'électronique pour son exercice clos fin mars 2018, après une hausse à taux de change constants de 42% de son chiffre d’affaires, à 91,7 millions d’euros, sur le trimestre écoulé. Sur l’ensemble de l’exercice, le spécialiste du silicium sur isolant a dépassé sa prévision de croissance à taux de change constants, en signant une hausse de 31% de son chiffre d’affaires à 310,6 millions.