En raison de l’incertitude liée à une éventuelle seconde vague de confinement, le fabricant français de matériel électrique s’attend désormais à une baisse organique de 7 à 10% de son chiffre d’affaires et à une marge d’exploitation avant survaleurs (Ebita) de 14,5 à 15,0% en 2020. Schneider avait précédemment prévu une croissance organique du chiffre d’affaires et une marge plus élevées, mais il a abandonné ces prévisions en mars. Le groupe, qui a également fait état hier de coûts de restructuration supplémentaires de 400 à 500 millions d’euros sur trois ans, a néanmoins confirmé ses objectifs à moyen terme, dont l’augmentation de sa marge d’Ebita ajustée à 17% d’ici à 2022.
La caisse francilienne de la banque verte a annoncé hier après Bourse une progression de 12,5% à 47,3 milliards d’euros de ses encours de crédit au premier semestre, tirés par les besoins de trésorerie de ses clients professionnels et entreprises, et par une production habitat (2,8 milliards) enregistrant les dossiers instruits avant le confinement. La hausse de 6,6% des encours de collecte s’est accélérée sous l’effet de l’impact de la baisse de la consommation sur les dépôts à vue et de l’amélioration des marchés financiers sur les placements hors bilan. Son résultat net consolidé s'établit à 82,1 millions, en recul de 45,9%. Le coût du risque annualisé représente 23 points de base des encours de crédit, en augmentation par rapport au premier semestre 2019 en lien avec les principes de prudence IFRS 9 appliqués en anticipation des conséquences potentielles du Covid-19. Le taux de créances dépréciées sur encours brut demeure à un niveau très faible de 1,1%.
Vallourec a publié hier soir une perte nette de 567 millions d’euros au premier semestre 2020, contre une perte de 167 millions un an plus tôt, la crise sanitaire ayant pesé sur les projets d’exploration de ses clients pétroliers. Ce résultat inclut 441 millions d’euros de dépréciations d’actifs en Amérique du Nord et en Europe. Le fabricant de tubes sans soudure vise un flux de trésorerie disponible positif au second semestre, incluant une baisse importante de son BFR. Par ailleurs, il mène des discussions avec ses actionnaires de référence et ses banques afin de trouver une solution lui permettant de rééquilibrer sa structure financière après son projet avorté d’augmentation de capital.
Le distributeur électrique Rexel a publié hier une perte nette opérationnelle de 297 millions d’euros au premier semestre, contre un bénéfice de 290 millions un an plus, après avoir passé pour 486 millions d’euros de dépréciation de goodwill, «reflétant principalement la baisse des volumes liée à la crise du Covid-19 et un taux d’actualisation plus élevé (hausse de la prime de risque dans l’environnement Covid-19)», précise le groupe. Sur le semestre, les ventes de Rexel ont reculé de 11% à 6 milliards d’euros, mais de 18% au deuxième trimestre. Toutefois, ce repli n’était plus que de 5,6% sur les deux premières semaines de juillet. L’Ebita ajusté chute de 37% à 199 millions sur le semestre, soit une marge en recul de 1,4 point à 3,3%. Rexel suspend toujours ses objectifs financiers 2020, faute de visibilité sur le second semestre. Point positif, le groupe affichait un cash-flow libre de 177 millions à fin juin, contre un flux négatif de 17 millions un an plus tôt.
Sur les six premiers mois de l'année, Kering et LVMH accusent un recul d’environ 12 points de leur marge opérationnelle courante à respectivement 17,7% et 9,1%.
Le spécialiste des services prépayés dans le monde du travail a indiqué hier qu’il visait désormais pour l’exercice en cours un excédent brut d’exploitation (Ebitda) compris entre 540 et 610 millions d’euros et un niveau d’endettement net inférieur à 2,8 fois l’Ebitda en fin d’année. Edenred avait précédemment suspendu ses objectifs annuels, lancé un plan d'économies de 100 millions d’euros pour 2020 et souligné qu’il ajusterait le montant de ses investissements. Son résultat semestriel a reculé de 31,4% à 100 millions d’euros en raison des mesures de confinement.
Le gestionnaire des aéroports parisiens ADP a fait état hier d’une perte nette de 543 millions d’euros au titre du premier semestre en raison notamment de la crise du coronavirus et a prévenu qu’un retour du trafic au niveau d’avant-crise pourrait prendre jusqu'à sept ans. Le chiffre d’affaires consolidé de l’exploitant des aéroports d’Orly et Roissy-Charles de Gaulle s’est établi sur la période à 1,17 milliard d’euros, en repli de 47% sur un an. Il a été pénalisé par une baisse du trafic passagers de près de 58%, avec notamment une chute de 62% dans les aéroports parisiens.
L’exploitant de centres commerciaux Mercialys, détenu à 25,2% par Casino, a abaissé hier soir ses objectifs financiers pour 2020 malgré une bonne résistance de ses résultats au premier semestre. Le FFO par action, qui correspond au résultat net part du groupe avant amortissements et plus-values de cessions, devrait reculer de 10% à 15% par rapport à 2019. De plus, le dividende s'établira dans une fourchette de 70% à 95% du FFO 2020. Avant la crise, le groupe tablait sur un FFO par action «au moins stable» par rapport à 2019. Le groupe anticipait de plus une croissance organique de ses loyers facturés d’environ 2%, intégrant l’effet de l’indexation. Au cours des six premiers mois de l’exercice, le FFO est demeuré stable à 63 millions d’euros, soit 0,69 euro par action. Ses revenus locatifs ont reculé de 3,6% à 92 millions, reflétant en particulier les cessions d’actifs réalisées en 2019 pour 2,3%.
American Express a publié vendredi un bénéfice net en chute de 85% d’avril à juin, à 257 millions de dollars (221 milliards d’euros). L’émetteur de cartes de crédit a provisionné 1,6 milliard de dollars pour faire face aux impayés. Hors éléments exceptionnels, son bénéfice par action s'élève à 29 cents, soit au-dessus des13 cents attendus par les analystes. Le chiffre d’affaires a baissé de 29% à 7,68 milliards de dollars, là où le consensus tablait sur 8,10 milliards. Ce repli «reflète principalement un déclin dans les dépenses des détenteurs de carte et une baisse du taux moyen» versé par les commerçants sur les transactions payées avec des cartes du groupe américain.
Le laboratoire pharmaceutique suisse a confirmé hier ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice 2020, en dépit d’une baisse de son bénéfice net de 6,3% à 8,08 milliards de francs (7,51 milliards d’euros) au premier semestre, la pandémie de Covid-19 ayant affecté ses ventes. Le chiffre d’affaires s’est replié de 3,9% à 29,28 milliards de francs d’un an sur l’autre. «Les activités habituelles de Roche ont été freinées de manière significative par la pandémie au cours du deuxième trimestre. Mais nous constatons à présent des signes clairs de reprise. Par ailleurs, la demande de nos médicaments et tests diagnostiques récemment lancés demeure élevée», a commenté le directeur général, Severin Schwan.
Le réseau social américain a annoncé hier que son nombre quotidien d’utilisateurs avait progressé de 12% à 186 millions au cours du trimestre clos fin juin, soit plus que les 172 millions anticipés par les analystes. Son chiffre d’affaires a reculé de 19% à 683 millions de dollars (590 millions d’euros), contre 702 millions de dollars attendu par le consensus. Sa perte ajustée par action s’est établie à 1,39 dollar, alors que les analystes estimaient que le groupe serait à l'équilibre. Entre avril et juin 2019, Twitter avait dégagé un bénéfice ajusté par action de 1,58 dollar. Sans fournir de prévision annuelle, la société a cependant souligné qu’elle observait des signes de reprise du marché publicitaire grâce à l’organisation d’événements virtuels.
Un mois après son départ de DNCA, Igor de Maackrebondit au sein du groupe Vitalépargne. L’intéressé aura pour mission dedévelopper les activités et renforcer les synergies du groupe, notamment sur la partie «family office» à Paris et en région. Igor de Maack avait rejoint DNCA en 2007 après plusieurs expériences au sein de grands groupes bancaires. Il avaitcommencé aux côtés de Jean-Charles Mériaux comme co-gérant des fonds Centifolia et Gallica. En 2012, il a créé, au sein de DNCA, sa propreéquipe de gestion composée de Félix Haron, Romain Avice et Olivier Habault, avec pour mission la gestion des stratégies Convertibles, Infrastructures et moyennes capitalisations au sein du fonds Gallica.
L’action Publicis signe la plus forte hausse de l’indice SBF 120 jeudi, bondissant d’environ 15% à 30,7 euros, après que le groupe publicitaire a signé un deuxième trimestre «nettement meilleur qu’attendu» selon Oddo BHF, notamment en matière de revenu net. Publicis a annoncé mercredi soir avoir accusé une baisse organique de 13% de son revenu net au deuxième trimestre, quand l’intermédiaire financier anticipait un reflux de 18,2%.
L'éditeur de jeux vidéo Ubisoft a dit mercredi avoir réalisé une performance supérieure à ses attentes en termes de revenus au premier trimestre de son exercice 2020-2021. Son chiffre d’affaires a progressé de 17,6%, à 427,3 millions d’euros, et les réservations nettes («net bookings») ont bondi de 30,5% à 410 millions d’euros, là où le groupe attendait 335 millions. La performance a été tirée par la franchise Assassin’s Creed et par Rainbow Six Siege. Le groupe a toutefois dit tabler sur une baisse de son net bookings à 290 millions d’euros au deuxième trimestre 2020-2021, en raison d’une base de comparaison défavorable. Ubisoft est également revenu sur le scandale de harcèlement sexuel qui a conduit au départ de plusieurs cadres du groupe: Yves Guillemot, le PDG, a dit dans un communiqué être «déterminé à mettre en œuvre des changements profonds».
L’énergéticien espagnol a publié hier un bénéfice net en recul de 13,6% à 588 millions d’euros pour le deuxième trimestre 2020 en raison de la baisse de la demande et de la hausse des factures impayées provoquées par la pandémie de Covid-19. Ce résultat est néanmoins supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient en moyenne sur 574 millions. Au premier semestre, le volume d'électricité distribué au premier semestre a baissé de 6% et celui de gaz de près de 9%. Iberdrola maintient toutefois son objectif annuel d’une croissance « élevée à un chiffre » de son bénéfice net ainsi que sa politique de rémunération des actionnaires.
Novartis a annoncé hier un résultat net de 1,9 milliard de dollars (1,6 milliards d’euros) au titre du deuxième trimestre 2020, en repli de 4% par rapport à l’année précédente. Son chiffre d’affaires a diminué de 1% à taux de change constant, à 11,35 milliards de dollars. La vente de médicaments ophtalmologiques et dermatologiques a été particulièrement affectée puisque les patients ont dû repousser leurs consultations avec l’épidémie de Covid-19. Pour l’ensemble de l’exercice, le groupe suisse s’attend désormais à une croissance de 5% de son chiffre d’affaires, contre une hausse comprise entre 5% et 9% annoncée auparavant. Il prévoit une progression à deux chiffres de son résultat opérationnel dit «core», alors qu’il tablait auparavant sur une hausse d’environ 10%.
La foncière table sur un bénéfice Epra par action de 4,15 euros cette année, au lieu des 5,40 euros anticipés en début d’année. Bureaux et résidentiel résistent.
Le fabricant américain de sodas Coca-Cola a publié mardi un bénéfice supérieur aux attentes des analystes au deuxième trimestre, mais son chiffre d’affaires a chuté de 28% sur la période, en raison de la fermeture de nombreux bars et restaurants avec la pandémie. Lors du trimestre qui s’est terminé le 26 juin, Coca-Cola a dégagé un bénéfice de 1,78 milliard de dollars, contre 2,61 milliards un an avant. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 7,15 milliards de dollars au deuxième trimestre, contre 10 milliards un an plus tôt. Sur une base organique, hors effets de change et de périmètre, le chiffre d’affaires de Coca-Cola a diminué de 26% au deuxième trimestre.