Face à la stagnation de la demande sur les marchés développés, Ericsson a annoncé mardi qu’il allait supprimer au total 3.900 emplois en Suède, ce qui revient à arrêter l’essentiel de la fabrication dans ce pays où il emploie environ 16.000 personnes. Il supprimera 3.000 postes dans la production, la R&D et les ventes, ainsi que 900 postes de consultants. L'équipementier en télécoms suédois, dont l’action a chuté d’environ 25% cette année, cherche un nouveau patron depuis l'éviction en juillet de son directeur général Hans Vestberg.
Le groupe espagnol d'énergies renouvelables a publié vendredi une perte semestrielle de 3,7 milliards d’euros, alors qu’il essaie de convaincre ses créanciers d’accepter la restructuration de sa dette. Abengoa a présenté en août un projet de refinancement qui doit être approuvé par 75% des créanciers pour lui éviter de devenir la plus grosse faillite de l’histoire du pays. La justice lui a donné jusqu'à fin octobre pour réunir les soutiens nécessaires à la mise en oeuvre du plan. Au premier semestre, son chiffre d’affaires a chuté de 63% à 1,2 milliard d’euros, en raison de la chute des nouveaux contrats et des retards accumulés par des projets en cours. Sa dette nette atteignait 5,6 milliards d’euros à fin juin, contre 2,6 milliards un an auparavant. Le plan de restructuration prévoit la conversion de 70% de l’encours de la dette en actions et le refinancement du solde sur six ans en échange de 40% du capital.
Le Premier ministre Manuel Valls a déclaré hier que l’activité ferroviaire serait maintenue sur le site de Belfort. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, doit rencontrer demain matin à Belfort les syndicats et la direction d’Alstom afin de leur présenter ses propositions pour le sauvetage du site lors d’une réunion de travail. Un comité d’entreprise de groupe au niveau européen, qui devait avoir lieu le même jour pour examiner les projets de la direction et du gouvernement, a été reporté à une date ultérieure.
Commerzbank a annoncé ce matin son intention de supprimer de 9.600 postes, soit 20% de ses effectifs, et d’interrompre le versement de dividendes le temps de se restructurer, confirmant les rumeurs de pressedu début de semaine. La deuxième banque d’Allemagne banque a pour objectif d’améliorer sa rentabilité à l’horizon 2020. Elle a précisé dans un communiqué prévoir 1,1 milliard d’euros de charges de restructuration.
Le projet de fermeture partielle du site Alstom de Belfort, qui met en jeu 400 emplois, est gelé dans l’attente du plan de sauvetage promis par le gouvernement, ont annoncé hier des responsables syndicaux à l’issue d’un comité central d’entreprise. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, doit présenter dans les prochains jours des solutions pour éviter le transfert en Alsace de la production, souhaité par la direction.
Alstom va transférer d’ici à fin 2018 les activités de production de trains et de bureau d'études de son site de Belfort vers celui de Reichshoffen, en Alsace, pour tenir compte de la baisse des commandes en France, a appris Reuters mercredi auprès d’un porte-parole du groupe. Il n’y aura aucun départ contraint sur cette période de deux ans, pendant laquelle les 400 salariés concernés se verront proposer un reclassement dans un autre site d’Alstom en France. Le site de Belfort compte 480 salariés, tandis que Reichshoffen en a près de 900. L’activité à Belfort sera recentrée sur la maintenance et la réparation.
Le plan de restructuration de la dette proposé par le groupe conduit à une décote de 70% de la valeur de près de 9 milliards d'euros de dette obligataire.
Credit Suisse a annoncé ce lundi la nomination d’Alexandre Zeller au poste de président du conseil d’administration de son entité juridique suisse à compter du 1er octobre 2016. Président depuis fin mai 2013 du conseil d’administration de Six Group, la Bourse suisse, Alexandre Zeller sera épaulé par Peter Derendinger. Fondateur et directeur général de la société de gestion Alpha Associates, ce dernier deviendra président du comité des risques du conseil d’administration.
Le groupe de nucléaire souhaite transférer sa dette obligataire vers sa nouvelle structure opérationnelle, évitant ainsi aux obligataires de rester exposés au chantier OL3.
Areva a lancé hier sa restructuration en engageant le transfert de ses actifs dédiés au combustible nucléaire vers une nouvelle entité baptisée NewCo dont les perspectives financières ont été revues à la baisse. Le projet de transfert, dévoilé en juin, doit être approuvé lors d’une assemblée générale extraordinaire convoquée le 3 novembre tandis que les porteurs d’obligations seront réunis le 19 septembre. La marge brute de la nouvelle entité, pénalisée selon le groupe par la pression sur les prix de l’enrichissement, est désormais attendue entre 22% et 25%, contre 25% anticipé en juin dernier. Sa rentabilité opérationnelle est estimée à plus de 8%, contre plus de 10% auparavant. Standard & Poor’s a attribué une note provisoire B+ à la nouvelle entité, en ligne avec celle d’Areva SA. Deux augmentations de capital sont prévues pour un montant total de 5 milliards d’euros, réparties à hauteur de 2 milliards au niveau d’Areva SA et de 3 milliards d’euros pour NewCo.
Office Depot a annoncé hier la fermeture de 300 magasins supplémentaires sur les trois prochaines années dans le cadre d’une restructuration visant à réduire ses coûts de 250 millions de dollars (223 millions d’euros) d’ici à fin 2018. Le distributeur de fournitures de bureau, qui a dû renoncer en mai à son projet de fusion avec Staples en raison de l’opposition des autorités antitrust, avait déjà fermé 400 points de vente aux Etats-Unis lors des derniers mois. Le groupe affiche une baisse de 6,5% de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre, à 3,22 milliards de dollars, en ligne avec les attentes. Il s’agit du septième trimestre consécutif de recul de ses ventes, provoqué par la concurrence du e-commerce et de la grande distribution. Il prévoit de revoir à la baisse ses dépenses d’approvisionnement et de gestion et annonce son intention d’explorer des « alternatives stratégiques » pour ses activités européennes.
Commerzbank a l’intention de supprimer des emplois dans sa division «Mittelstandsbank» en raison de la contraction de la demande de crédit de la part des petites et moyennes entreprises, rapporte Reuters de trois sources proches du dossier. L’ampleur des réductions d’effectifs n’a pas encore été décidée mais, selon le Süddeutsche Zeitung, les salariés craignent que les suppressions de postes touchent jusqu'à 25% des 6.000 employés de la branche. La Mittelstandsbank, traditionnelle vache à lait de Commerzbank, a vu son résultat chuter de 43% à 209 millions d’euros au premier trimestre.
Commerzbank a l’intention de supprimer des emplois dans sa division « Mittelstandsbank » en raison de la contraction de la demande de crédit de la part des petites et moyennes entreprises, rapporte Reuters de trois sources proches du dossier. L’ampleur des réductions d’effectifs n’a pas encore été décidée mais, selon le Süddeutsche Zeitung, les salariés de Commerzbank craignent que les suppressions de postes touchent jusqu'à 25% des 6.000 employés de la branche. La Mittelstandsbank, traditionnelle vache à lait de Commerzbank, a vu son résultat chuter de 43% à 209 millions d’euros au premier trimestre.