Dans un entretien publié hier par La Tribune, le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, a refusé de prendre des engagements sur l’absence de départs contraints au sein du groupe. «Dans un environnement économique aussi difficile, personne ne peut dire aujourd’hui qu’il y aura, parmi les personnels, suffisamment de candidats volontaires au départ», a expliqué le dirigeant. Airbus a annoncé le 30 juin la suppression d’environ 15.000 postes, soit 11% de ses effectifs, dont 5.000 en France. Il estime par ailleurs que «sans parler de grands projets d’acquisition, il va y avoir une croissance des activités de défense doublée d’une correction sur le civil à court terme, pour rééquilibrer la proportion entre civil et militaire».