L’AMF rappelle les conseillers en investissements financiers (CIF)à l’ordre. Elle a communiqué le 22 avril sur les obligations en matière de commercialisationdes fonds d’investissementalternatif (FIA). Le régulateur en autorise la vente«par des CIF, auprès de clients non professionnels, de fonds FIA étrangers non autorisés à la commercialisation en France auprès de ce type d’investisseurs». Le CIF qui envisage de fournir du conseil en investissement sur des parts ou actions de FIA doit s’assurer au préalable qu’il est autorisé en France, puisque cette activité est constitutive d’un acte de commercialisation. Selon que leclient est professionnel ou non, le FIA doit de plus respecter une procédure de commercialisation spécifique. Si le client est non professionnel, le FIA doit passer par une autorisation préalable de l’AMF avant d'être ouvert à la commercialisation. Le régulateur rappelle que la catégorisation en client professionnel sur option (à la demande du client non professionnel) n’existe pas dans le cadre juridique applicable aux CIF. Ceux-ci ne peuvent donc traiter leurs investisseurs qu’en clients professionnels ou non, par nature, sur la base des critères établis par le Code monétaire et financier (CMF).«De ce fait, un FIA de droit étranger, même s’il a fait l’objet d’une procédure de passeport européen lui permettant d’être proposé à des clients professionnels, ne peut pas être conseillé par un CIF à un investisseur particulier s’il n’a pas obtenu une autorisation préalable de l’AMF», ponctue le régulateur. Une souscription très encadrée Les CIF ne peuvent commercialiser des parts ou actions de FIA que dans le cadre d’un service de conseil en investissement, avec toutes les obligations afférentes : production réglementaire, analyse du fonds dans le cadre de la gouvernance produit, devoir de conseil, adéquation au profil, transparence de la rémunération... La commission des sanctions a récemment sanctionné le CIFDCT pour des manquements dans le cadre de son activité de conseil en gestion de patrimoine. il avait faitsouscrire à 64 clients des titres d’un FIA de droit samoan non autorisé à la commercialisation en France. DCT prétendait ne s'être livré à aucune activité de commercialisationdes titres. L’AMF a de son côté retenu une activité de recommandation d’investissement, constitutive donc de l’acte de commercialisation.
La communication arrive après une décision de la commission des sanctions reprochant à un CIF d'avoir fait souscrire des titres d'un fonds non autorisé en France.
Les normes techniques de niveau 2 tout juste adoptées par la Commission rappellent un principe fondateur du règlement européen SFDR : il ne s’agit pas d’un régime de labellisation.
Plusieurs hedge funds et associations financières préparent le terrain pour une action en justice qui risque de mettre en péril certaines des principales priorités de la réforme des marchés poussée par la Securities and Exchange Commission (SEC) après l’effondrement d’Archegos, rapporte le Financial Times. En décembre, la SEC a proposé de nouvelles règles qui obligeraient les investisseurs à dévoiler publiquement des positions de swaps qui leur permettaient auparavant de constituer secrètement des participations dans les sociétés cotées. En février, elle a soumis des propositions qui réduiraient de moitié le temps dont les investisseurs disposent pour déclarer d’importantes positions et devraient resserrer les règles concernant les investisseurs qui travaillent ensemble. Un groupe d’opposants, dont Elliott Management, la Futures Industry Association et les associés de Ropes & Gray, estiment qu’avec ces propositions, la SEC enfreint ses propres règles et la loi. Ces critiques fournissent une indication sur la ligne juridique d’attaque que les opposants adopteront si le régulateur adopte ces règles, selon les lobbyistes.
Google a été condamné jeudi à une amende de 11 millions de roubles (126.273 euros) par un tribunal russe pour ne pas avoir supprimé ce qu’il qualifie de «fausses informations» sur le conflit en Ukraine, a rapporté l’agence de presse TASS. Selon le tribunal du district de Tagansky à Moscou, la filiale d’Alphabet a été reconnue coupable d’infractions administratives et condamnée à des amendes de 4 et 7 millions de roubles dans deux affaires. Cette condamnation entre dans le cadre d’une lutte plus large en Russie pour contrôler le flux d’informations provenant des entreprises technologiques et des médias étrangers.
Google a été condamné jeudi à une amende de 11 millions de roubles (126.273 euros) par un tribunal russe pour ne pas avoir supprimé ce qu’il qualifie de «fausses informations» sur le conflit en Ukraine, a rapporté l’agence de presse TASS. Selon le tribunal du district de Tagansky à Moscou, la filiale d’Alphabet a été reconnue coupable d’infractions administratives et condamnée à des amendes de 4 et 7 millions de roubles dans deux affaires.
Plus de 300 réclamations sur des Plans d'épargne en actions (PEA) ont été traitées en 2021 par le médiateur de l’AMF, Marielle Cohen-Branche, soit deux fois plus qu’en 2020.Reconduite en novembre dernier dans ses fonctions de médiateur de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour un nouveau mandat de trois ans, Marielle Cohen-Branche a reçu près de 2.000 demandes de la part d'épargnants. Soit 500 de plus qu’en 2020. Ces demandes ont concerné 362 établissements contre 294 en 2020. Les litiges liés à l’exécution des ordres de Bourse augmentent aussi fortement car ces ordres sont émis par de nouveaux investisseurs.Premier motif de saisine du médiateur de l’AMF, les litiges concernant les Plans d'épargne en actions (PEA). Ces derniers ont doublé: 329 en 2021 contre 154 en 2020. C’est la première fois qu’ils dépassent le nombre de dossiers portant sur l’épargne salariale, qui a été pendant plusieurs années le motif numéro un de saisine comme l’expliquait récemment à NewsManagers, Marielle Cohen-Branche dans un entretien vidéo exclusif. L’AMF relève que les demandes à propos des PEA portent dans près de deux tiers des cas sur les délais de transfert entre deux établissements. Plus de 100 dossiers concernent les difficultés rencontrées après l’acquisition d’un intermédiaire par un autre, du fait de l’absence d’articulation des systèmes informatiques de ces deux acteurs, qui a significativement allongé la durée de ces transferts. Quant à la baisse des demandes concernant l’épargne salariale (- 34%), elle s’explique selon l’AMF par une meilleure information des épargnants salariés par les teneurs de compte, du fait, entre autres, de nouvelles obligations réglementaires (relevé annuel de situation), et de l’amélioration du traitement des réclamations en amont, par leur service clients. Par ailleurs, les réclamations liées aux ordres de bourse, qui avaient été multipliées par cinq en 2020, ont encore doublé, «reflétant une méconnaissance ou une mauvaise compréhension des différents ordres et services choisis par les investisseurs, en particulier les plus novices», juge le médiateur de l’AMF. Autre fait marquant de l’année 2021 : le nombre important d’opérations sur titres (OPA, retrait, augmentation de capital, etc.), parfois complexes à appréhender pour les porteurs, a généré un accroissement des litiges. Dans ces domaines, la mission du médiateur relève surtout de la pédagogie, note cette dernière. Les propositions émises par le médiateur ont été dans leur grande majorité favorables aux demandeurs (54 %). Elles recueillent un niveau d’adhésion que l’AMF juge «toujours élevé». Ainsi, 98 % des recommandations favorables aux épargnants ont été suivies par les deux parties et seuls 7 % des avis défavorables ont été contestés par les demandeurs. Sur les 451 recommandations favorables, 161 ont donné lieu à une proposition financière, pour un montant allant de 33 euros à 49.000 euros.
Le nombre de boursicoteurs privés repart à la hausse en ce premier trimestre 2022. Le solde acheteurs-vendeurs est positif malgré un contexte compliqué.
L’Autorité de la concurrence sanctionne Cofepp pour avoir pris le contrôle de Marie Brizard avant de lui notifier l'opération et d’obtenir son feu vert.
Guichet unique. Constituer un espace collaboratif permettant les échanges entre l’industrie et les autorités publiques européennes pour favoriser l’innovation et contribuer à un marché unique de la finance numérique, voilà l’objectif de la nouvelle plateforme européenne de finance digitale (EU Digital Finance Platform) de la Commission européenne. Le site propose son Observatoire de la finance numérique, une cartographie interactive des fintechs européennes, et un accès aux superviseurs nationaux et aux autres superviseurs dans le cadre d’expérimentations transfrontières. Il comprend des informations sur les dossiers d’agrément et sur les travaux du Forum européen pour les facilitateurs de l’innovation, le groupe d’échange des régulateurs financiers européens.
L’Autorité européenne les communique jusqu’à présent sous forme agrégée et voudrait aller plus loin dans la transparence en profitant de la revue de Solvabilité 2.
Le Financial Reporting Council (FRC) a ouvert une enquête concernant l’audit effectué par Deloitte sur les états financiers de la compagnie de bus et de chemin de fer Go-Ahead pour six exercices de 2015-2016 à 2020-2021. En mars dernier, Go-Ahead a été condamné à une amende de 23,5 millions de livres par les autorités britanniques des transports pour surfacturation sur la franchise ferroviaire London & South Eastern Railway (LSER). Go-Ahead a récemment déclaré qu’il comptait se développer sur ses marchés, dont la Norvège, l’Allemagne, Singapour et l’Irlande.
Le Financial Reporting Council (FRC) a ouvert une enquête concernant l’audit effectué par Deloitte sur les états financiers de la compagnie de bus et de chemin de fer Go-Ahead pour six exercices de 2015-2016 à 2020-2021.
Le gestionnaire d’actifs hollandais Robeco Institutional Asset Management (RIAM) a écopé, le 31 mars, d’une amende de 2 millions d’euros de la part du régulateur néerlandais des marchés financiers AFM. Selon la décision, publiée vendredi 8 avril par l’AFM, l’amende fait suite à des manquements de la part de RIAM sur les vérifications de clients en matière de lutte contre le blanchiment d’argent entre juillet 2018 et avril 2020. Les institutions chapeautées par RIAM ont attribué une classification de risque incorrecte ou inexistante à certains de leurs clients, de sorte qu’elles n’avaient pas une connaissance suffisante de ces clients, indique l’AFM. En outre, les institutions utilisaient un système de contrôle des transactions inadéquat, le contrôle ne s’effectuant que sur la base de cinq «règles commerciales» générales, sans distinction selon le type de client. Pour la majorité des clients, les institutions ne vérifiaient pas si les informations connues sur ces clients étaient encore à jour. Par conséquent, les entités chapeautées par RIAM n'étaient pas suffisamment en mesure de reconnaître les éventuelles transactions inhabituelles en tant que telles.
L’Efama, l’association européenne du secteur de la gestion d’actifs, a demandé à la Commission européenne d’adopter un modèle de partage équitable des frais qu'engendrera cette base de donnée consolidée sur les prix et les volumes.
Pour la première fois, le gendarme boursier a réuni dans un même affaire trois traders, sans action de concert, et demande en cumulé 920.000 euros d’amende.
La commission des sanctions a infligé une amende de 8 millions d'euros à Mutuex pour plusieurs manquements à son obligation d'information et à l'identification des personnes décédées.