Les eurodéputés se prononceront début juillet sur l'inclusion du gaz naturel et de l'énergie nucléaire dans la taxonomie des investissements verts de l'UE.
Les principales organisations syndicales aux Etats-Unis accusent les hedge funds d’avoir prétendu obtenir leur soutien dans une campagne de désinformation pour lutter contre les nouvelles règles financières, rapporte le Financial Times. La Securities and Exchange Commission a proposé une série de nouvelles règles en décembre pour renforcer la transparence des marchés dans le sillage de la faillite d’Archegos Capital Management. L’AFL-CIO et onze syndicats ont écrit à la SEC la semaine dernière pour «éclaircir tout malentendu» et exprimer leur soutien aux projets du régulateur.
Le régulateur boursier américain (SEC) a lancé une enquête sur plusieurs fonds de Goldman Sachs en vue de vérifier que ces fonds respectent bien les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) qui sont indiqués dans leur prospectus, selon le Wall Street Journal qui citait vendredi des sources proches du dossier. La division de gestion d’actifs de la banque américaine gère au moins quatre fonds étiquetés «ESG». Plus tôt cette année, la SEC a proposé un changement de la réglementation en vue d’éradiquer les déclarations infondées des fonds sur leurs références ESG et de renforcer la standardisation de ces divulgations.
Alors que l’un des fleurons de la gestion d’actifs allemande, DWS, fait actuellement l’objet d’investigations pour fraude sur la durabilité présumée de certains de ses fonds ESG, l’autorité de régulation des marchés financiers en Allemagne(BaFin) entend s’attaquer à la problématique d'éco-blanchiment (greenwashing) des fonds à l’instar d’autres régulateurs ailleurs dans le monde. Sauf que pour l’heure, la BaFin,a «mis sur pause» sa consultation lancée en août dernier sur ses lignes directrices concernant les fonds durables visant à prémunir les investisseurs locaux contre le risque d'éco-blanchiment (greenwashing) des fonds, rapporte le média IPE. Un porte-parole de la BaFin a déclaré à IPE que la consultation était actuellement stoppée car «l’environnement actuel n’est pas suffisamment stable pour des réglementations de long terme». Le régulateur continuera cependant d'évaluer les rapports d’audit annuels de chaque fonds et de chaque gestionnaire dont il a la supervision.
La législation que Londres présentera ce lundi pour supprimer certaines des règles régissant le commerce post-Brexit avec l’Irlande du Nord n’enfreindra pas le droit international, a déclaré dimanche Brandon Lewis, secrétaire d'État britannique chargé du dossier. Le Sinn Fein irlandais, parti nationaliste qui a remporté une victoire historique lors des élections à l’Assemblée d’Irlande du Nord le mois dernier, a de son côté déclaré que la Grande-Bretagne enfreindrait «sans aucun doute» la loi en imposant des modifications unilatérales au protocole. Selon Brandon Lewis, ce protocole perturbe la vie des habitants d’Irlande du Nord, empêche le fonctionnement des institutions et ne respecte pas le marché intérieur du Royaume-Uni.
Speak French, please. L’Autorité des marchés financiers (AMF, photo) a revu sa doctrine de 2020 sur le régime des prestataires de services sur actifs numériques (PSAN). Elle précise notamment la notion de communication promotionnelle (publicité) à l’initiative du PSAN ou réalisée pour son compte par un tiers. Elle exige que les supports de communication destinés aux clients français soient rédigés en français. Autre point : un service sur actif numérique dispensé via une API (interface de programmation) n’exclut pas la qualification du service de conservation ou d’autres services sur actifs numériques. Une analyse au cas par cas devrait être menée. Une nouvelle question a été ajoutée (12.3) à la doctrine concernant le staking (engagement qui consiste à immobiliser ses actifs contre rémunération) et le cryptolending (prêt d’actifs numériques) : pour exercer ces deux activités, il est désormais obligatoire d’être enregistré ou d’avoir un agrément de PSAN.
La construction d’un socle commun destiné à harmoniser les règles encadrant l’exercice du devoir de vigilance par les entreprises en Europe est jugé souhaitable par les parties prenantes.
Le gendarme boursier américain, la SEC, ne fait pas que courir après Elon Musk. Entre deux lubies du patron de Tesla, l’agence s’attache ainsi à rappeler aux Américains les dangers d’investir n’importe comment. Témoin, le dernier spot télévisé : « investomania », un jeu télévisé où deux Américains doivent choisir comment placer leur argent. « Meme stocks ! », s’écrie le premier avant de recevoir une tarte à la crème. « Je vais d’abord me renseigner », pontifie la seconde, évitant l’entartage. Le fait que Vincent Viola, le fondateur du fournisseur de liquidité Virtu, joue le rôle de l’animateur, rajoute à l’aspect surréaliste de la vidéo. Et si elle ne suffit pas, la dégringolade des actifs risqués devrait réussir à dégouter les investisseurs individuels. Jusqu’à la prochaine bulle…
L’autorité des marchés financiers au Japon, la Financial Services Agency, est en train de concevoir de nouvelles mesures afin de lutter contre l’éco-blanchiment (greenwashing) des fonds d’investissement et de s’assurer que les fonds portant la mention ESG (relative aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, ndlr) investissent bien de façon durable, rapporte Bloomberg. La FSA souhaite renforcer sa surveillance et sa ligne de conduite vis-à-vis des produits ESG, notamment en exigeant des gestionnaires d’actifs qu’ils divulguent davantage d’informations aux clients. Les nouvelles orientations du superviseur japonais pour les fonds ESG devraient être mises en œuvre d’ici mars 2023. Elles seront incluses dans un document sur le sujet d’une «nouvelle forme de capitalisme» du premier ministre nippon Fumio Kishida. D’autres régulateurs, notamment en Europe, aux Etats-Unis et en Inde, ont décidé de modifier leurs règles pour combattre le greenwashing des fonds ESG.
Julius Baer a annoncé mardi son intention d’entrer sur le marché qatari en ouvrant un bureau de conseil dans le Qatar Financial Centre, sous réserve des autorisations réglementaires. La banque helvétique travaille actuellement en étroite collaboration avec l’Autorité du Centre Financier du Qatar et l’Autorité de Régulation du Centre Financier du Qatar (QFCRA) pour le processus d’incorporation et de demande. Julius Baer a également recruté Slim Bouker, l’ancien directeur de la banque privée de Doha Bank, pour piloter son développement dans ce pays. Cette nomination intervient dans un contexte de croissance substantielle du secteur des services financiers au Qatar, où opèrent déjà UBS, Credit Suisse, HSBC, Ernst & Young et Intesa Sanpaolo.
Les investisseurs institutionnels aux Etats-Unis exhortent la Securities and Exchange Commission d’aller de l’avant concernant un projet de réglementation qui garantirait que les investisseurs de fonds d’actifs non cotés et de hedge funds reçoivent des audits annuels et des rapports trimestriels, rapporte le Wall Street Journal. Ce projet, qui a été lourdement critiqué par ces fonds et les Républicains, interdirait aussi aux gestionnaires de répercuter certains coûts juridiques et limiterait la capacité des fonds à se protéger des plaintes en justice. Les gestionnaires de fonds privés contrôlent plus de 18.000 milliards de dollars d’actifs provenant de régimes de retraite, de fonds souverains, de fonds de dotation, d’assureurs et de family offices.
La Securities and Exchange Commission s’apprête à proposer des changements majeurs concernant le fonctionnement du marché actions dès cet automne, écrit The Wall Street Journal. Le changement le plus important en cours de discussion affecterait la manière dont les transactions sont traitées après qu’un investisseur ait placé un ordre de marché auprès d’un courtier pour acheter ou vendre une action. Les ordres de marché, qui représentent la majorité des transactions des investisseurs individuels, ne spécifient pas de prix minimum ou maximum que l’investisseur est prêt à payer. Gary Gensleur, le président de la SEC, a déclaré vouloir s’assurer que les courtiers exécutent les ordres au meilleur prix possible pour les investisseurs. Il détaillera certains de ces changements dans un discours mercredi.
Le gendarme boursier réclame 1,8 million d’euros d’amende à l’encontre de Christian Burrus et de cinq entités de son groupe, dont Dôm Finance, pour manquements aux déclarations de seuils.
Un groupe d’investisseurs a déposé une plainte de plusieurs millions de livres sterling à Londres liée à la faillite du fonds du célèbre gérant Neil Woodford, qui a laissé plus de 300.000 personnes qui ne pouvaient pas récupérer leur argent, rapport l’agence Reuters. Le cabinet d’avocats Harcus Parker a déclaré vendredi 3 juin, jour symbolique des trois ans de la suspension du fonds LF Woodford Equity Income Fund, qu’il avait déposé un dossier de plaintes devant la Haute Cour de Londres au nom d’un groupe de 1.500 investisseurs. Ces derniers réclament des dommages et intérêts de plus de 18 millions de livres contre Link Fund Solutions pour sa gestion du fonds. Link avait été nommé officiellement administrateur du fonds LF Woodford Equity Income Fund, d’un encours de 3,7 milliards de livres. Le cabinet d’avocats allègue que Link a perçu des millions de livres de commissions mais n’a pas supervisé le fonds de manière adéquate, n’a pas assuré une répartition prudente des risques, n’a pas géré les liquidités et n’a pas veillé à ce que les actifs soient correctement évalués, ce qui se serait avéré catastrophique pour les investisseurs.
Le commissaire européen à l’Economie, Paolo Gentiloni, a déclaré samedi vouloir présenter une réforme du pacte de stabilité de la zone euro après l'été. S’exprimant lors d’un événement organisé à Trente en Italie, Paolo Gentiloni a indiqué que les règles pourraient prévoir des objectifs de dette publique spécifiques à chaque pays. Il a ajouté que la Commission européenne souhaitait des règles budgétaires «moins abstraites et rigides». Bruxelles a proposé le mois dernier de prolonger jusqu'à la fin 2023 la suspension des règles encadrant les déficits budgétaires et les dettes publiques face au ralentissement de la croissance lié au conflit russo-ukrainien.