Hennessee Group a présenté sous le titre #Outsource the SEC#, une série de recommandations pour réduire à la fois la fraude et le risque systémique dans le secteur des hedge funds. Charles Gradante, l’un des co-fondateurs de Hennessee préconise que le Congrès, la SEC et la Fed les mettent en pratique.Concernant le risque de fraude, le manager estime que pour des raisons évidentes, il faut externaliser l’audit des fraudes des hedge funds à des tierces parties comme Kroll. Pour les risques systémiques, Charles Gradante partage l’opinion du président Obama sur la nécessité d’une régulation. Il suggère ainsi de donner un numéro CUSIP (Committee on Uniform Security Identification Procedures, l'équivalent de l’ISIN) aux 100 plus grands fonds qui représentent l’essentiel de la menace systémique potentielle, un suivi de l’effet de levier fourni par les banques commaciales et les courtiers princiaux (prime brokers) en utilisant le code CUSIP.En ce qui concerne les professions connexes (gatekeepers), les avocats devraient être tenus de vérifier l’historique fourni par les gestionnaires aux investisseurs, les prime brokers devraient revoir les audits annuels et vérifier l’exactitude des performances annoncées, et les comptables devraient adresser leurs audits annuels directement aux souscripteurs (au lieu de les laisser transiter par le gestionnaire). Pour les valorisations, Carles Gradante considère qu’il faut refuser celles qui viennent du gérant, sauf exceptions qui doivent être dûment signalées dans les comptes annuels.Il conviendrait aussi de préconiser une valeur liquidative mensuelle pour les hedge funds, de limiter l'émission de CDS sur des obligations au volume d’obligations en circulation et d’interdire aux banques et compagnies d’assurances de #sur-assurer# une émission obligataire. Quant aux CDS, ils devraient être régulés avec un statut de contrat d’assurance et bénéficier d’une chambre de compensation avec surveillance du risque de contrepartie.Enfin, Charles Gradante recommande que les commissaires aux comptes soient élus en assemblée générale par les porteurs de parts, comme c’est déjà le cas pour les entreprises cotées.