Le concepteur des normes comptables internationales, l’IASB (International Accounting Standards Board ) vient de publier un exposé sondage sur une série de recommandations relatives à l’évaluation de la fair value. L’IASB souligne dans un communiqué que ses propositions ne visent pas à étendre le champ d’application de la juste valeur mais de mettre en place une définition unique et harmonisée et des recommandations supplémentaires sur l’application de la fair value dans un contexte de marchés inactifs. Les propositions s’inscrivent dans le cadre du programme de convergence des normes comptables américaines avec les IFRS mis en place avec les autorités comptables américaines (FASB). Les parties prenantes peuvent envoyer leurs commentaires et propositions jusqu’au 28 septembre. L’IASB a par ailleurs lancé une consultation jusqu’au 27 juillet sur une série d’amendements visant à corriger les conséquences inattendues d’une interprétation (Ifric 14) sur les prestations définies (IAS 19).
Cinco Días rapporte que la commission Economie du Congrès a décidé de transmettre au Sénat le projet de loi de réforme du régime des «participations significatives» dans les banques et les sociétés de gestion opérant sur le marché espagnol en y incorporant une modification qui inclut les gestionnaires de fonds et qui double à 20 % le plancher de «participation significative» pour une déclaration obligatoire à la CNMV. Les seuils suivants sont 30 et 50 %.
Selon Les Echos, la Commission européenne doit proposer aujourd’hui que le patron de la Banque centrale européenne prenne la présidence du comité du risque systémique, ce nouvel organe dont le rapport de Larosière recommandait fin février la création en vue d’améliorer la surveillance macroprudentielle des institutions financières au niveau européen.
Un ancien trader de Morgan Stanley, Nilesh Shroff, s’est vu infliger une amende de 140.000 livres par la Financial Services Authority, et a été banni par l’autorité, pour avoir négocié dans la même direction que ses clients avant de passer leurs ordres, ce qui lui permettait d’en profiter, rapporte le Financial Times. C’est le troisième trader de Morgan Stanley à être sanctionné.
Dans la septième édition de son enquête, réalisée début 2009 auprès de ses membres sur l’exercice des droits de vote en 2008, l’AFG relève que parmi les motifs de votes « contre » des sociétés de gestion, qui ont exprimé, en moyenne, au moins un vote « contre » à 57% des assemblées auxquelles elles ont participé, un pourcentage en légère hausse par rapport aux années précédentes, le nombre des résolutions relatives à la nomination des membres du conseil et aux rémunérations des mandataires sociaux, a connu la plus forte progression. Les sept thèmes qui suivent recouvrent plus de 90% des votes « contre " : nomination des membres du conseil d’administration ou de surveillance : pourcentage d’administrateurs non libres d’intérêts, cumul de mandats… (29% des votes « contre ») ; opérations en capital dilutives pour l’actionnaire : augmentation de capital sans DPS, augmentation de capital et délai de priorité, émissions d’emprunts… (23%) ; association des dirigeants et des salariés au capital : attributions d’actions gratuites ou attribution de stock options, rémunération des mandataires sociaux… (17%) ; opérations en capital considérées comme dispositifs anti-OPA : émissions de bons de souscriptions réservés, programme de rachat d’actions… (14%) ; approbation des conventions règlementées (9%) ; modifications statutaires ayant un impact négatif sur les droits des actionnaires : droits de vote multiples et limitation, changements de statuts... (4%) ; et enfin approbation des comptes et affectation du résultat (5%). Une évolution qui devrait satisfaire l’AFG qui dans les modifications récentes apportées aux Recommandations sur le gouvernement d’entreprise, souligne notamment l’importance d’une vigilance accrue en matière de rémunérations des dirigeants. L’enquête souligne aussi que les investisseurs institutionnels spécifient de plus en plus leurs consignes de vote, et expriment un intérêt accru sur l’exercice en assemblée des droits de vote par les SGP. L’enquête indique par ailleurs que la moitié des sociétés de gestion pratiquent une politique de dialogue actif avec les émetteurs, ce qui participe de l’évolution de leurs pratiques de gouvernance. A noter en outre que 37% des votes aux assemblées générales ont concerné des émetteurs français et 63% des émetteurs étrangers.
Les menaces infligées à la stabilité du système financier pourraient être allégées en imposant une taxe sur le risque, selon le professeur Andrew Lo de la Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology. Selon lui, le risque systémique devrait être traité de la même manière que la pollution, c’est-à-dire que plus les sociétés en produisent, puis elles doivent payer.
L’association BdB des banques du secteur privé a élaboré un code de bonne conduite volontaire en dix points pour aider le secteur à regagner la confiance du public, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Le premier point impose aux établissements de placer les besoins du client au centre de leur activité de conseil. Le deuxième incite les banques à tester d’abord en interne tous les produits proposés pour s’assurer qu’ils sont adaptés aux particuliers. Et la troisième leur enjoint de vérifier lors d’un entretien si le placement concerné correspond effectivement aux besoins du client auquel il va être vendu.
Selon Les Echos, un code de bonne conduite, élaboré sous l'égide de la Chambre syndicale des courtiers d’assurances, régit désormais les rapports entre courtiers grossistes et courtiers directs, notamment quant à l’exécution auprès du client final de l’obligation d’information et de conseil.
Suite à la découverte de probables opérations d’initiés de la part deux de ses juristes, Glenn Gentry et Nancy McGinley, la SEC a édicté une réglementation plus sévère pour son personnel, rapporte The Wall Street Journal.Pour l’essentiel, les salariés du régulateur ont désormais l’interdiction d’opérer des transactions sur toute société faisant l’objet d’une enquête par la SEC, qu’ils aient ou non un lien direct avec l’enquête. Ils devront aussi garantir qu’ils ne disposent d’aucune information non publique et leur courtier sera tenu de fournir à l’inspection générale un relevé des opérations pour que les déontologues puissent vérifier que les déclarations des salariés sont exactes.
L’Office of Thrift Supervision (OTS) a ordonné au courtier E*Trade Financial Corp d’augmenter son capital et de devenir filiale de sa propre filiale bancaire, qui a un gros volume de sinistres dans son portefeuille hypothécaire.E*Trade a sollicité 800 millions de dollars du programme TARP, rappelle The Wall Street Journal. Autrement dit, si E*Trade n’arrive pas à lever suffisamment de capitaux, le régulateur aura plus facilement accès aux recettes tirées d’une éventuelle cession de la branche courtage, qui est l’actif du groupe présentant la plus grande valeur.
Le Comité de Bâle de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) a publié mercredi sous l’adresse http://www.bis.org/publ/bcbs155.pdf son guide bonnes pratiques que les banques doivent respecter en matière de stress tests. Les Principes énoncés sont destiné à pallier les défaillances qui ont été mises en lumière par la crise financière.La BRI rappelle que les stress tests sont aussi un élément clé du processus de surveillance. Ils aident le régulateur à identifier les points vulnérables et à évaluer la situation prudentielle effective des banques. Dès lors, le document fixe également des règles concernant le rôle et les responsabilités des instances de surveillance lors de l'évaluation des pratiques de stress tests.
La Commission doit détailler la semaine prochaine comment elle compte appliquer les recommandations du rapport Larosière visant à renforcer la supervision financière au sein de l’Union, indique Les Echos.
Le Comité européen des régulateurs des marchés de valeurs mobilières (CESR)a publié le 20 mai son évaluation des quatre premières propositions d’exemption des règles de transparence pre-trade exigées par la directive MIF. Trois des quatre propositions ont obtenu la dispense du CESR. L’octroi des exemptions relève des autorités nationales compétentes mais les Etats membres sont convenus que les demandes de dispense des opérateurs de marchés régulés ou de MTF seront considérées au niveau du CESR à l’initiative des Etats membres concernés. D’autres propositions sont en cours d’examen et seront prises en compte par le CESR pour maintenir à jour les informations du document publié le 20 mai (CESR/09-324).
Mercredi, par trois voix contre deux, les commissaires de la SEC ont décidé de proposer de nouvelles règles qui permettraient dans certains cas aux actionnaires de désigner des candidats aux postes d’administrateur, rapporte The Wall Street Journal. La Chambre de Commerce américaine a indiqué avant même le vote qu’elle est opposée à cette formule.La SEC propose que les actionnaires puissent désigner leurs candidats au board s’il détiennent au moins 1 % du capital pour les sociétés d’une capitalisation supérieure à 700 millions de dollars, 3 % pour les moyennes capitalisations et 5 % pour les petites capitalisations.
Selon Les Echos, les banques françaises se veulent plus proactives et plus transparentes en matière de lutte contre la fraude fiscale, le blanchiment d’argent ou les paradis réglementaires. Elles ont formalisé cinq «engagements» qu’elles vont soumettre à l’ensemble des banques européennes. Des engagements concis que la FBF veut «réalistes».
Selon L"Echo, un recours collectif (« class action ») a été déposé il y a une dizaine de jours devant un tribunal de New York afin d’obtenir des dommages et intérêts. Il vise deux entités US dont un fonds (Ariel Fund), leur gestionnaire (Ezra Merkin), l’auditeur (BDO) et Fortis via Fortis Banque, Fortis Bank (Cayman), Fortis Prime Solutions (Cayman et USA, appartenant à Fortis Nederland). Selon cette plainte, les personnes morales et physiques citées ci-dessus n’ont rien fait pour empêcher que 24 % des actifs du fonds Ariel soient confiés à Madoff.
Selon Les Echos, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a prononcé quatre amendes d’un total de 180.000 euros dans une affaire mêlant délit d’initié et diffusion de fausses informations sur le fabricant et distributeur de produits de jardinage Nortène.
Les Editions Francis Lefebvre publient le 9 juin 2009, le « Mémento Retraites et prévoyance d"entreprise 2009-2010 » qui fait un point complet sur les retraites et la prévoyance des salariés comme des non salariés, en combinant une approche pluridisciplinaire juridique, fiscale, sociale, comptable et une analyse des dernières réformes.
Malgré quelques réserves, c"est un avis plutôt favorable que vient de rendre l"AFTE au projet de texte résultant de la consultation de place sur les OPCVM monétaires. Dans la dernière livraison de La lettre du trésorier (n°258, mais 2009), l"AFTE se dit favorable à l"introduction de critères additionnels visant à limiter le risque de taux et de crédit au sein des OPCVM monétaires, mais « n"est pas satisfaite des différences de traitement sur la durée selon la nature des instruments et à l"usage d"une terminologie anglo-saxonne (WAL ou Weighted Average Life) ». L"association souhaiterait que le critère retenu soit « une durée de vie résiduelle moyenne maximale de 12 mois » et considère que l"on n"est plus dans le périmètre du monétaire au-delà de cette durée. Cela dit, l’AFTE approuve la promotion d’une offre d’OPCVM monétaires, dont le portefeuille serait composé de TCN à échéance inférieure à 91 jours, durée de vie compatible avec une valorisation linéaire des papiers en portefeuille et se dit donc «très satisfaite» de la possibilité laissée aux sociétés de gestion d'être plus restrictives sur la sensibilité et les durées moyennes dans le prospectus. Sur le chapitre des prospectus justement, l"AFTE juge souhaitable « d"exclure les formulations trop générales sur les actifs détenus ». Il serait donc utile d"introduire dans les prospectus des paramètres de sensibilité des OPCVM monétaires, de durée de vie résiduelle maximale et durée de vie moyenne maximale « dès lors que ces précisions permettent de participer à une segmentation des OPCVM de trésorerie, à condition de ne pas se limiter à inscrire les données maximales autorisées ». L"AFTE souhaite par ailleurs que les instruments de titrisation soient clairement limités en pourcentage des actifs totaux d"un OPCVM de trésorerie et soumis aux mêmes conditions de durée de vie que les titres plus classiques.
Selon L’Agefi suisse, Le Groupement suisse des conseils en gestion indépendants (GSCGI) attend toujours la reconnaissance de son code de conduite par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers(Finma). Le GSCGI est la seule organisation «pure» professionnelle de gérants de fortune car elle ne remplit pas également le rôle d’organisme d’autorégulation (OAR), dévolu à l’OAR-G, un organe de surveillance juridiquement indépendant, mis sur pied par le GSCGI suite à l’entrée en vigueur de la Loi sur le blanchiment (LBA), en avril 1998.