La question du secret bancaire revient sur la table des Vingt-Sept, rapporte l’Agefi suisse, et leurs ministres des Finances devraient - vainement, selon toute probabilité, note le quotidien - tenter de définir une «approche commune» sur la révision d’une directive (loi) européenne relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal. L’ombre de la Suisse plane sur ce dossier, que poussent l’Italie, la France, l’Allemagne et l’Espagne et que bloquent notamment le Luxembourg et l’Autriche.Parallèlement à la révision de la réglementation européenne sur la fiscalité de l’épargne, la Commission européenne a suggéré en février 2009 aux Vingt-Sept de renforcer leur coopération administrative. Cependant, Luxembourg et Vienne refusent de faire des concessions sur la question de l’abolition du secret bancaire que leurs concurrents comme la Suisse, le Liechtenstein, Andorre, Saint-Marin ou Monaco ne feraient pas. Ces dossiers atterriront ensemble, le 2 décembre, sur la table du conseil des ministres des Finances des Vingt-Sept. En attendant, les pourparlers intracommunautaires sur la coopération administrative achoppent principalement sur le champ d’application de l’échange automatique d’informations. Pour certains, les propositions faites par la Suède qui assure la présidence de l’Europe sont jugées trop lourdes comme le Luxembourg, l’Autriche, mais aussi la Pologne, la Grande-Bretagne et l’Irlande. Pour d’autres comme la France ou l’Allemagne, elles sont jugées insuffisantes.