L’Autorité des marchés financiers (AMF) a invité le 27 octobre dans un communiqué les sociétés cotées à la fois en France et aux Etats-Unis à prendre connaissance d’une information du Haut conseil du commissariat aux comptes (H3C) en date du 16 octobre selon laquelle «les conditions de coopération entre la France et les Etats-Unis ne sont pas remplies pour accepter les demandes d’inspection du PCAOB» ( Ndlr : Public Company Accounting Oversight Board). En l’occurrence l’autorité de tutelle des auditeurs américains, le PCAOB, souhaitait lancer cet automne un programme d’inspection des cabinets d’audit français. Le H3C juge qu’il ne peut donner suite à cette requête, notamment parce qu’au moins une condition n’est pas remplie, à savoir " « l’existence d’accords bilatéraux garantissant la réciprocité, la confidentialité des données échangées et leur utilisation exclusive aux fins d’exercice de la supervision publique », accords nécessitant l’adoption, par la Commission européenne, d’une décision d’adéquation du système américain. En février 2009, la Commission européenne avait rappelé, par l’intermédiaire du commissaire Mac Creevy, qu’elle ne souhaitait pas que le PCAOB vienne contrôler directement les auditeurs européens, dans la mesure où il devait y avoir une confiance réciproque dans le processus de contrôle qualité. «Le H3C estime qu’en l’absence de ces éléments, toute communication de documents de la part des cabinets français au PCAOB ou toute inspection est impossible», souligne l’AMF.