Crise oblige, l’AFG, dans le cadre d’un groupe de travail dédié à la multigestion, a mis au point un questionnaire standard de «due diligence» sur les sociétés de gestion et les fonds analysés, qui a vocation à s’inscrire comme document de référence pour la profession. L’AFG précise toutefois que les multigérants auront tout loisir d’adapter le document à leurs besoins. Il reste que la crise a bien mis en évidence l’importance d’un processus d’analyse approfondie, l’analyse quantitative devant être complétée par une analyse qualitative approfondie, focalisée notamment sur l’organisation de la société de gestion, le processus d’investissement, l'équipe de gestion et les caractéristiques du fonds.Dans un premier temps, le groupe de travail s’est concentré sur les questions relatives à la société et au fonds, celles concernant le processus d’investissement et l'équipe de gestion relevant de la spécificité de chaque multigérant.Le périmètre d’investigation du questionnaire couvre ainsi d’une part, l’organisation de la société de gestion, notamment l’organisation des fonctions administratives, du contrôle interne et de la conformité, la gestion des risques, d’autre part, les caractéristiques des fonds, entre autres la structure des frais, l’identité du dépositaire et du valorisateur, la structure du passif et de l’actif.Les questionnaires de référence seront mis en ligne sur le site de l’AFG. L’avantage de cette démarche, estime, l’AFG, est de simplifier le travail des sociétés de gestion interrogées, soumises questionnaires aux structures différentes, et de favoriser les bonnes pratiques au sein des sociétés de gestion.Cela dit, «le questionnaire n’est qu’une partie de l’analyse. Le contact in situ avec la société de gestion est aussi indispensable», souligne Eric Tazé-Bernard, responsable de la multigestion de CAAM et président du groupe de travail sur la multigestion. Par ailleurs, les multigérants doivent aussi de leur côté consentir un effort de transparence. Ils s’engagent ainsi, précise Eric Tazé-Bernard, à donner aux gérants analysés et non retenus les raisons de leur non-sélection, à respecter de strictes règles de confidentialité sur les documents reçus et à prévenir les gérants de fonds investis de leurs mouvements significatifs de souscriptions/rachats.