PricewaterhouseCoopers a présenté, lundi 14 juin, les résultats d’une étude apportant le point de vue d’un groupe d’investisseurs et d’analystes sur la comptabilisation des instruments financiers et des études menées par l’International Accounting Standards Board (IASB) et le Financial Accounting Standards Board (FASB).Après avoir rappelé que les deux normalisateurs ont décidé fin 2008, de conjuguer leurs efforts pour réexaminer tous les aspects de la comptabilisation des instruments financiers et précisé que l’IASB et le FASB ont évolué dans des directions différentes, PwC a interrogé un échantillon diversifié d’investisseurs et d’analystes. L’objectif étant de mieux appréhender leurs points de vue sur la question. Dans le détail, les résultats de l’enquête sont basés sur 62 entretiens individuels approfondis avec des professionnels de l’investissement. Bien que les participants ont exprimé des opinions diverses, des tendances constantes sont néanmoins ressorties.Ainsi, une majorité de participants est favorable à un modèle d’évaluation mixte, la comptabilisation à la juste valeur étant réservée aux instruments à plus court terme et le coût amorti aux instruments à plus long terme (en particulier les prêts et les dépôts bancaires) lorsqu’une entreprise compte détenir ces instruments afin d’en collecter les flux de trésorerie contractuels. Ce point de vue est exprimé de façon identique dans tous les secteurs d’activité et dans toutes les zones géographiques de l’échantillon interrogé, précise PWC dans son communiqué. «Les partisans du modèle d’évaluation mixte, est-il également relevé, considèrent qu’il permet de mieux traduire la réalité commerciale et économique motivant la détention des instruments. Ils soulignent également l’importance de ne pas polluer le résultat avec des variations de la juste valeur des instruments détenus dans une perspective de long terme par opposition à une perspective de gains de trading à court terme."Les informations sur la juste valeur des instruments financiers sont considérées comme aussi pertinentes et utiles par la plupart des personnes interrogées, sans toutefois constituer l’élément principal de leur analyse. Elles sont utilisées de différentes manières par les participants, mais généralement dans le cadre de leur analyse de la liquidité ou l’adéquation des fonds propres ou pour estimer la valeur d’entreprise. Ces informations sont rarement utilisées comme un indicateur des cash flows futurs. Tous les participants déclarent souhaiter l’amélioration des informations sur la juste valeur portant sur la composition des portefeuilles et sur les facteurs de risque, sur les méthodes d’évaluation et les hypothèses, et sur l’analyse de sensibilité en cas de variations des principales hypothèses. Le modèle de provisionnement basé sur les pertes attendues (« expected losses ») fait l’unanimité, par opposition à un modèle basé sur les pertes encourues (« incurred losses »). Cette préférence s’accompagne d’un souhait de définition des modalités de mise en œuvre d’un modèle de pertes attendues. Enfin, les participants disent être préoccupés par le fait que faute d’être défini de façon rigoureuse, un modèle de pertes attendues pourrait conduire à un excès de subjectivité dans le but de faciliter la gestion des résultats.