La taxation du secteur financier - y compris une hypothétique taxe sur les transactions financières - pourrait permettre de lever plusieurs dizaines de milliards d’euros de recettes supplémentaires, rapporte L’Agefi. La Commission européenne (CE) examine successivement la taxation des activités bancaires sur laquelle la France, l’Italie, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni sont déjà en ligne et celle des transactions financières sur lesquels les Européens refusent de s’engager unilatéralement.Les revenus tirés d’une taxe bancaire seraient, selon la CE, de 26 milliards d’euros par an pour les Vingt-Sept en cas d’assiette large (taxation de l’ensemble des profits et rémunérations). La taxation des transactions permettrait, elle, de lever des sommes beaucoup plus importantes que la taxation bancaire, mais Bruxelles reconnaît qu’elle est également plus difficile à mettre en oeuvre, note le quotidien. Les recettes oscilleraient entre 145 et 372 milliards d’euros par an, là encore en fonction de l’assiette (actions, obligations, dérivés). Et Londres assurerait l’essentiel des rentrées (plus de 70%).