Les institutions financières sont de plus en plus souvent interpelées par leurs parties prenantes concernant leurs investissements, notamment dans certains secteurs pouvant porter à controverse comme l’armement. Dans ce contexte, les membres du «Club Finance» de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (Orse), composé de banques, assureurs, investisseurs et sociétés de gestion, ont souhaité initier une réflexion afin d’établir des «Lignes Directrices» à destination de l’industrie de l’Armement en matière d’investissement, de financement, d’opérations de commerce international et de services. Ce «white paper» a pour objet de définir un socle commun destiné à servir de base à la rédaction d’une politique sectorielle propre à chaque établissement. Il pourra également servir le cas échéant à sensibiliser leurs clients, explique l’Orse.A l’issue de leurs travaux, les membres du Club Finance ont décidé de ne pas exclure l’armement des services financiers qu’ils fournissent, même si un certain nombre de parties prenantes appellent le secteur financier non seulement à exclure toute forme d’aides vers ou au profit d’entreprises impliquées dans la production d’armes mais plus globalement à retirer toute aide à l’industrie de l’armement. Néanmoins, ils conditionnent la fourniture de ces services au respect, d’une part, des textes et conventions en vigueur, comme la convention d’Ottawa sur les mines antipersonnels, et d’autre part, des dispositions émanant des instances et enceintes internationales de référence. En se basant sur l’ensemble de ces textes, le document recense les armements controversés faisant l’objet d’une interdiction pure, les armes non conventionnelles et de destruction massive faisant l’objet d’une réglementation internationale et les armes conventionnelles ne faisant l’objet d’aucune réglementation internationale. Ensuite, il dresse la liste des financements des opérations de commerce international qui sont autorisés.