La commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel a annoncé le 2 janvier 2012 avoir infligé le 16 décembre un avertissement et une amende de 800.000 euros à l’encontre d’un établissement de crédit «pour des manquements affectant son dispositif de contrôle interne des activités de marché, alors même que celles-ci n’avaient généré aucune perte notable». Les dysfonctionnements sanctionnés n’étant pas de nature à justifier une quelconque défiance des contreparties de l’établissement et du public, dont les réactions pourraient, en période d’instabilité financière, être disproportionnées, la décision a été anonymisée, précise l’ACP. L’Autorité souligne néanmoins que cette affaire a permis d’interpréter plusieurs dispositions du règlement 97-02 du 21 février 1997 du comité de la réglementation bancaire et financière relatif au contrôle interne des établissements de crédit. Après avoir examiné en détail le dispositif mis en place au sein de l’établissement poursuivi, elle a notamment, au vu des circonstances de l’espèce, affirmé les principes suivants: a) le résultat économique calculé chaque jour au sein d’une salle de marché doit être contrôlé quotidiennement par un service indépendant du «front-office», afin de sécuriser au plus vite cet élément de référence déterminant; b) l’unité chargée du contrôle de second niveau (indépendant) des risques résultant des activités de la salle doit être en mesure d’exercer une autorité fonctionnelle sur le «middle office», et dotée à cette fin des moyens adaptés ; c) l’audit interne doit être suffisamment étoffé (en spécialistes d’opérations de marché) pour effectuer lui-même ces audits, ou à tout le moins, contribuer à élaborer le programme annuel de contrôle, juger de l’utilité de solliciter des concours externes et évaluer les conséquences à en tirer par la direction ; d) les banques doivent mettre en œuvre, dans un délai raisonnable et clairement défini, la totalité des recommandations faites par l’autorité de tutelle à la suite d’un contrôle sur place, ou de celles d’un audit interne, dès lors que la direction ne les a pas écartées de manière explicite et motivée; e) la nature complexe d’une opération de marché, si réduit qu’en soit le volume, exclut que le risque qui y est attaché, notamment celui de contrepartie, ne soit pas complètement appréhendé par l’établissement qui la réalise; si la précision de la mesure du risque peut être adaptée à la nature et à l’ampleur des opérations concernées, l’exigence d’exhaustivité attachée à l’appréhension des différentes composantes du risque de marché s’oppose à ce qu’une banque s’abstienne de toute mesure, même approximative, pour certaines opérations, si marginales soient-elles; f) les banques doivent soumettre à un contrôle de second niveau la totalité des données servant à élaborer les états prudentiels transmis au superviseur; elles ne peuvent exceptionnellement s’abstraire de cette obligation, au profit d’un simple contrôle de premier niveau, que pour des informations dont l’exactitude peut aisément être vérifiée par référence à une méthodologie claire et précise, permettant de retrouver simplement le fil des calculs sur lesquels reposent ces états.
Le parlement hongrois a adopté vendredi un projet de loi sur l’encadrement de la banque centrale, en dépit des objections formulées par l’Union européenne et la BCE, qui y voient une remise en cause de l’indépendance des autorités monétaires, rapporte L’Agefi.
Un groupe de fonds d’investissement a déposé plainte devant un tribunal de Stuttgart à l’encontre de Porsche, rapporte L’Agefi. Il lui réclame environ deux milliards d’euros pour des pertes subies à la suite de la reprise ratée de Volkswagen en 2008.
Le gouvernement indien a décidé d’autoriser les investisseurs étrangers qualifiés (QFIs) à investir directement sur les marchés boursiers locaux, rapporte L’Agefi. Ces investisseurs pourront désormais détenir individuellement jusqu'à 5% du capital d’une société indienne. Cette nouvelle règle doit entrer en vigueur le 15 janvier, selon l’annonce faite dimanche 1er janvier. Précédemment, seuls les investisseurs institutionnels étrangers et les Indiens non résidents pouvaient investir directement dans des actions domestiques, précise le quotidien.
Selon Le Figaro, TCW, filiale de la banque française Société Générale, a trouvé un accord pour mettre fin à un contentieux sur le vol de secrets d’entreprise par des salariés partis créer leur propre fonds au sein de DoubleLine Capital, dirigé par l’ancien directeur des investissements de TCW Jeffrey Gundlach. TCW l’accusait d’avoir volé après son licenciement en 2009 un fichier de 4.500 clients.
Une ancienne employée de banque soupçonnée d’avoir monté une escroquerie pyramidale portant sur deux à trois millions d’euros a été mise examen pour abus de confiance et exercice illégal de la profession de banquier, rapporte l’agence Reuters. Il s’agirait, selon le quotidien La Nouvelle République qui a révélé l’affaire, d’une femme qui, après avoir été licenciée par sa banque, s’est reconvertie dans le conseil en placements avec des rendements pouvant atteindre 10% par an. Les premières victimes auraient perçu leurs intérêts grâce à l’argent déposé par les victimes suivantes, sur le mode des escroqueries pyramidales dont l’Américain Bernard Madoff a été l’une des images emblématiques.
Publiée le 25 octobre, la proposition de la Commission européenne pour réviser la directive Transparence suscite des craintes auprès de certains membres de l’Autorité des Marchés financiers, rapporte La Tribune. Car Bruxelles souhaite rendre le texte plus efficace et « plus proportionné » s’agissant des obligations des sociétés cotées en matière d’information au marché et, notamment, supprimer l’obligation de publications trimestrielles. «En France, notre dispositif en matière d’information financière et de transparence va plus loin que le droit européen. Or, certains points clé ne font pas partie aujourd’hui de la proposition de révision de la directive Transparence», a indiqué au quotidien Benoît de Juvigny, secrétaire général adjoint de l’AMF.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) propose de confier les travaux préparatoires à la transposition en droit national de la directive cadre relative aux gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs (AIFM) à un comité de place composé de toutes les prenantes de la gestion d’actifs, indique l’AMF dans la dernière livraison de La lettre de la régulation financière (décembre 2011).Co-présidé par deux membres du Collège de l’AMF, Monique Cohen et Jean-Luc Enguehard, ce comité aura pour mission d'établir les principales orientations de la transposition et de définir les axes stratégiques sur lesquels l’AMF et/ou d’autres autorités françaises pourraient agir afin d’améliorer la compétitivité de la gestion innovante. Dans cette perspective, le comité envisage de créer quatre groupes thématiques qui travailleront sur les sujets afférents, à savoir :1/la mise en place d’un cadre sécurisé devant articuler la protection des investisseurs avec la compétitivité de la Place en matière de gestion innovante, 2/les enjeux nouveaux issus de la directive et qui peuvent remettre en question le modèle français, 3/les dépositaires et enfin 4/l’articulation de la directive avec les autres textes applicables à la gestion d’actifs. Sur la base des travaux des différents groupes, le comité de place établira un rapport qui sera soumis à consultation en mai 2012. Les travaux de transposition proprement dits pourraient alors commencer dès le mois de juin 2012. La direction générale du Trésor disposerait alors d’une année pour proposer les modifications législatives et réglementaires. L’AMF pourrait de son côté apporter les modifications qui s’imposent à son règlement général et introduire les instructions nécessaires avant la date d'échéance de la transposition (22 juillet 2013).
La régulation bancaire a rendu le système financier helvétique plus stable, estime le patron de Credit Suisse Brady Dougan dans un entretien au Tages-Anzeiger. A court terme, le secteur bancaire va certes perdre des emplois, reconnaît l’Américain «mais à long terme les chances prédominent à mon avis», avance-t-il. Il a aussi confirmé la politique actuelle de dividende de la grande banque.Credit Suisse a dès le départ accepté le besoin de changement, contrairement à sa rivale UBS, qui s'était élevée contre les nouvelles réglementations, souligne Brady Dougan. «Nous avons eu raison». Cela n’a toutefois pas été reconnu, regrette l’Américain. A ses yeux, personne ne fait la distinction entre les deux grandes banques. Brady Dougan évoque aussi le différend fiscal avec les Etats-Unis et sur l’enquête pénale menée par les autorités américaines contre Credit Suisse. «Nous avions des règles claires». Manifestement tous les employés ne s’y sont pas conformés et certains ont continué d’essayer de cacher d’autres comptes de clients, note-t-il. Par ailleurs, il confirme la politique de dividende du groupe. «Nous trouvons important que les actionnaires reçoivent de l’argent pour leur engagement. Nous devons aussi respecter les prescriptions de capitaux et devons donc être prudents», a-t-il précisé au journal. Sur le chapitre des bonus, il rappelle qu’ils étaient déjà moins élevés l’an dernier et souligne que «le pot sera encore nettement plus petit cette année. Les discussions sur les salaires ont lieu dans toute la branche. Nous les prenons très au sérieux et avons une approche raisonnable».
Dix-huit mois après son adoption, la loi Dodd-Frank peine à entrer en application. A peine un quart des règles déclinées dans la législation ont été finalisées, souligne The Washington Post.Selon le dernier rapport mensuel du cabinet d’avocats Davis Polk, les régulateurs avaient publié au 1er décembre 154 propositions réglementaires, ils en avaient finalisé 74 mais avaient aussi été incapables de respecter les délais pour 200 textes.
Le Pontiac General Employees Retirement System, un fonds de pension du Michigan, a engagé des poursuites contre l’assureur japonais Tokio Marine pour non-respect de ses engagements fiduciaires dans le cadre de l’acquisition de Delphi Financial, rapporte le Financial Times.Tokio Marine a annoncé le 21 décembre l’acquisition de Delphi Financial pour un montant de 2,7 milliards de dollars. Delphi a accepté de payer les détenteurs d’actions B un montant supplémentaire unitaire de 9 dollars par rapport aux détenteurs d’actions A, ce qui serait contraire à la charte de Delphi qui prévoit un traitement égalitaire des actionnaires de ces deux catégories de titres en cas d’OPA.
La Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) a annoncé en milieu de semaine avoir infligé une amende de 3 millions de dollars à Barclays Capital Inc pour avoir modifié des données concernant des émissions de Residential subprime mortgage securitizations (RMBS). Les émetteurs de RMBS subprime sont tenus de divulguer des informations portant sur les performances historiques de titrisations contenant des prêts hypothécaires semblables à ceux de RMBS proposés aux investisseurs. Les taux de défaillances notamment sont des données importantes pour les investisseurs dans l'évaluation de la valeur des RMBS et dans la détermination des rendements futurs.Or, la FINRA a constaté que de mars 2007 à décembre 2010, Barclays Capital a modifié les taux de défaut de trois RMBS subprime qu’elle a souscrits et vendus. Les données inexactes publiées sur le site Internet de Barclays ont été référencés comme des données historiques pour cinq investissements ultérieurs dans des RMBS. Les erreurs contenues auraient été suffisamment importantes pour affecter l'évaluation des investisseurs. Pour régler cette affaire, Barclays n’a ni admis ni nié les accusations portées à son encontre, mais n’a pas gêné le déroulement de l’enquête, a relevé la FINRA.
Enlisé dans la crise de la dette, l’Eurosystème est tenu de trouver des solutions rapides pour faire face. A tel point que la pérennité de la zone euro et sa solidité sont remises en question. Véritable clé de voûte du système, la Banque Centrale Européenne (BCE) et son rôle futur alimentent l’actualité. Mais qu’en est-il des Banques Centrales Nationales (BCN) ? Comment s’articule leur rôle vis-à-vis des pouvoirs économiques et politiques ? Existe t-il d’autres solutions qu’un renforcement des prérogatives de la BCE, comme évoqué actuellement, pour surmonter la crise ? Quelle devrait être la place des BCN au sein de la zone euro ? Pour lire la suite: cliquez ici
L’AMF (Autorité des marchés financiers) va actualiser et diffuser régulièrement sa doctrine en matière d’OPCVM afin de la faire mieux connaître aux sociétés de gestion de portefeuille et aux distributeurs d’OPCVM.Cet engagement du régulateur se matérialise d’ores et déjà par une mise à jour et une mise en ligne sur son site internet des trois guides de doctrine existants : - Le guide des documents réglementaires des OPCVM et OPCI qui détaille comment élaborer le DICI etle prospectus OPCVM ou d’un OPCI.- Le guide de bonnes pratiques pour la rédaction des documents commerciaux et la commercialisation des OPC qui illustre les comportement qu’il convient de suivre et les mauvaises pratiques à proscrire.- Le guide de bonnes pratiques du suivi des OPC. Ce document a pour objectif de porter à la connaissance des sociétés de gestion de portefeuille, des dépositaires et descommissaires aux comptes comment certains aspects de la réglementation doivent s’entendre.Ces guides comprennent des recommandations, que les acteurs sont invités à suivre, et des positions qui précisent les dispositions obligatoires du règlement général.Les principales modifications apportées aux documents sont les suivantes :1. Guide des documents réglementaires des OPCVM et OPCI- La mise à jour des références règlementaires suite à la transposition de la directive OPCVM IV.- Des précisions sur la rédaction de la rubrique relative au profil de risque et de rendement du document d’information clé pour l’investisseur (DICI).- Les informations à renseigner dans la rubrique « performances passées » du DICI lorsque l’OPCVM modifie son orientation de gestion en cours de vie.- La présentation des frais dans les fonds de capital risque conformément au décret 2011-924 du 1er août 2011.- Des informations liées aux techniques d’assurance de portefeuille pour l’élaboration de la note détaillée.2. Guide de bonnes pratiques pour la rédaction des documents commerciaux et la commercialisation des OPC- L’affichage de la cible de clientèle concernée par chaque article du guide. - La rédaction des documents promotionnels faisant état d’indicateur de référence absents de la documentation légale.- La communication relative à des indices de stratégie de type « short » ou « leverage ».- Des précisions sur la communication des indices financiers de stratégie.- Des règles de commercialisation relatives aux OPCVM « indiciels ».- La commercialisation des fonds mettant en oeuvre des stratégies mettant en oeuvre des stratégies de type « assurance de portefeuille ».3. Guide de bonnes pratiques du suivi des OPC- Les diligences à mener pour les OPCVM déclarés réservés à une catégorie d’investisseurs investissant l’intégralité de leur actif au sein d’une même entité de droit étranger.- Les bonnes pratiques en matière d’indemnisation.
Lors d’une interview accordée par téléphone à Reuters, Scott Bugie, qui dirige la division Institutions financières de l’agence de notation Standard & Poor’s, a jugé que l'émission sans précédent de prêts à trois ans d’un montant de 500 milliards par la Banque centrale européenne était une démarche positive, mais ne suffirait pas à résoudre le surendettement des banques. «Cela ne résout pas les problèmes fondamentaux», a-t-il précisé.Selon le responsable, l’action de la BCE ne change pas le schéma fondamental mais fait gagner du temps et cela sera pris en compte dans les analyses préliminaires aux décisions sur la surveillance de l’agence. Standard & Poor’s devrait publier en janvier son rapport très attendu sur les notations de 15 pays de la zone euro, ont déclaré vendredi à Reuters deux sources gouvernementales européennes.
Selon les informations dont dispose la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), l’entité dénommée Forest4YOU Capital S.A.propose aux personnes contactées différents types d’investissements qui seraient garantis par une banque dénommée C.I.B. Capital Investment Bank S.A.La CSSF informe le public que ni Forest4YOU Capital S.A., ni C.I.B. Capital Investment Bank S.A. ne disposent de l’agrément nécessaire à la prestation de services financiers au ou à partir du Luxembourg.Forest4YOU Capital S.A. prétend être établie à l’adresse 5, rue Jean Monnet, L-2180 Luxembourg (site Internet : www.forest4you.eu).
Allen Stanford, le milliardaire texan accusé d’avoir orchestré une fraude de type Ponzi de 7 milliards de dollars, pourra être jugé, rapporte le Financial Times. C’est ce qu’a décidé un juge, rejetant l’argument selon lequel le banquier souffre d’amnésie depuis une bagarre en prison en 2009. Selon les médecins, il simule cette perte de mémoire.
Le gérant de hedge fund Philip Falcone a refusé de transiger avec la Securitites and Exchange Commission, un accord qui l’aurait banni du secteur des marchés financiers et mis un terme à sa carrière, rapporte le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier. La SEC enquête sur la société du gérant, Harbinger Capital Partners, sur trois points, et notamment sur une manipulation de cours.
Selon le Financial Times, le hedge fund madrilène Vega Asset Management menace d’une action en justice contre les dirigeants qui négocient la restructuration de la dette de la Grèce si les pertes sont trop élevées. En début de semaine Vega AM avait d’ores et déjà claqué la porte du comité chargé de représenter les intérêts des créanciers privés dans les discussions sur la procédure d’échange des titres grecs.