La directive MIF peut et doit encore être améliorée. Tout en saluant les avancées apportées par la Commission avec ses propositions de révision de la directive, l’AMF estime toutefois que plusieurs points méritent d’être clarifiés car ils ne gomment pas les aspects les plus négatifs de la directive. «Il subsiste deux sujets majeurs de préoccupation dans la MIF II en termes d’infrastructures des marchés, le concept d’OTF et le traitement du HFT», a souligné le 16 décembre le secrétaire général de l’AMF, Thierry Francq, à l’occasion d’un point de presse. Pour améliorer la transparence et la formation des prix au service de l'économie réelle et de ses acteurs, il serait nécessaire d’inciter à la négociation de tous les instruments financiers suffisamment liquides et standardisés sur de vraies plateformes de négociation multilatérales, c’est-à-dire là où l’investisseur bénéficie d’une vraie protection en termes de politique d’exécution de ses ordres, via l’application de règles non discrétionnaires. Cela signifie réduire en conséquence la part des transactions effectuées sur l’OTC et sur les «darkpools», un point essentiel pour les actions. Or, il n’y a à ce stade aucun «encouragement» pour que la négociation des actions se fasse sur de vraies plateformes multilatérales et transparentes. Le risque encouru est que le volume de transactions effectuées en dehors d’un marché règlementé ou d’un système multilatéral de négociation organisé reste au même niveau, voire augmente dans la mesure où les règles de négociation y seraient moins contraignantes. L’un des moyens de créer cet «encouragement» et pour lequel plaide l’AMF serait de déterminer un seuil limite au-delà duquel il serait nécessaire qu’une Organized Trading Facilities (OTFs) devienne un vrai système multilatéral de négociation et de la même manière faire la lumière sur les transactions OTC pour en limiter le développement. D’autant plus que la reprise à l’identique dans le nouveau projet de directive des dérogations à la transparence pré-négociation qui existaient dans la directive MIF et qui étaient déjà trop vastes pour les actions, favorisera le développement des «darkpools». En matière de transparence post-négociation pour les actions, la consolidated tape qui fait maintenant relativement consensus devrait être centralisée et exhaustive, comme aux Etats-Unis. On ne peut pas attendre que l’initiative vienne du secteur privé. Enfin la copie pourrait être plus ambitieuse sur la surveillance «car en Europe, il faut absolument que nous allions vers un système de surveillance centralisée des ordres et des transactions sur les marchés, en premier lieu d’actions», estime Thierry Francq. En clair, «certaines dispositions ne sont pas améliorées, le risque encouru est de se retrouver sur la base de ce nouveau texte, avec une plus faible part de transactions sur les marchés réglementés et les MTF, qui seuls contribuent à la formation des prix», estime Thierry Francq. Ce qui serait potentiellement très dommageable pour l’économie réelle. Au cours des prochains mois, l’AMF va donc plus que jamais se mobiliser et sera amenée à formuler toute une série de propositions afin de faire évoluer le texte vers des mesures plus favorables à une plus grande transparence, «car les marchés européens doivent redevenir le lieu de rencontre entre l’émetteur et l’investisseur».Par ailleurs, l’Autorité des marchés financiers lance un nouvel l’assaut à l’encontre des transactions à haute fréquence (HFT). Ce marché qui s’est considérablement développé et qui suscite les interrogations tant des investisseurs que des émetteurs et des opérateurs, devrait être beaucoup plus encadré, a estimé le 16 décembre le secrétaire général de l’AMF, Thierry Francq, à l’occasion d’un point de presse sur la révision de la directive MIF. L’AMF appelle de ses vœux des initiatives législatives ou/et réglementaires qui pourraient émaner de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (Oicv ou Iosco) ou encore de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) qui ont toutes deux engagé des travaux sur ce dossier. Mais Thierry Francq ajoute qu’il faudrait aussi traiter ce dossier des transactions HFT dans le cadre de la révision de la directive MIF. Dans cette perspective, la surveillance de ces transactions devrait être renforcée. Plusieurs voies d’amélioration sont possibles, entre autres l’introduction d’un registre consolidé des ordres, l’organisation de la surveillance cross-marchés et l’octroi de nouveaux moyens aux régulateurs pour gérer des volumes d’ordres importants. En outre, des contrôles adéquats doivent être mis en place pour réduire les risques générés par la vitesse et l’automatisation. L’AMF souhaite également que soient mises en place des règles plus spécifiques sur le trading algorithmique afin de mettre un terme à la course sans fin vers toujours plus de vitesse et d’imposer des règles sur la taille des pas de cotation, les structures tarifaires ou encore les ratios d’ordres exécutés/annulés. De telles règles pourraient aussi permettre de s’assurer que la colocalisation et les structures tarifaires ne portent pas atteinte à une concurrence équitable entre les acteurs du marché. Thierry Francq insiste aussi sur le fait que MIF II en l’état fait trop peu de références aux nouveaux pouvoirs de l’AEMF qui devrait justement être à même d’adopter des normes techniques contraignantes (BTS, binding technical standards) en matière de HFT. L’AMF estime enfin qu’il faudrait assurer une coordination entre MIF II et le règlement «abus de marchés» (MAR) pour encadre les «hackers» financiers du trading à haute fréquence.
L’Autorité des marchés financiers lance un nouvel l’assaut à l’encontre des transactions à haute fréquence (HFT). Ce marché qui s’est considérablement développé et qui suscite les interrogations tant des investisseurs que des émetteurs et des opérateurs, devrait être beaucoup plus encadré, a estimé le 16 décembre le secrétaire général de l’AMF, Thierry Francq, à l’occasion d’un point de presse sur la révision de la directive MIF. L’AMF appelle de ses vœux des initiatives législatives ou/et réglementaires qui pourraient émaner de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (Oicv ou Iosco) ou encore de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) qui ont toutes deux engagé des travaux sur ce dossier. Mais Thierry Francq ajoute qu’il faudrait aussi traiter ce dossier des transactions HFT dans le cadre de la révision de la directive MIF. Dans cette perspective, la surveillance de ces transactions devrait être renforcée. Plusieurs voies d’amélioration sont possibles, entre autres l’introduction d’un registre consolidé des ordres, l’organisation de la surveillance cross-marchés et l’octroi de nouveaux moyens aux régulateurs pour gérer des volumes d’ordres importants. En outre, des contrôles adéquats doivent être mis en place pour réduire les risques générés par la vitesse et l’automatisation. L’AMF souhaite également que soient mises en place des règles plus spécifiques sur le trading algorithmique afin de mettre un terme à la course sans fin vers toujours plus de vitesse et d’imposer des règles sur la taille des pas de cotation, les structures tarifaires ou encore les ratios d’ordres exécutés/annulés. De telles règles pourraient aussi permettre de s’assurer que la colocalisation et les structures tarifaires ne portent pas atteinte à une concurrence équitable entre les acteurs du marché. Thierry Francq insiste aussi sur le fait que MIF II en l’état fait trop peu de références aux nouveaux pouvoirs de l’AEMF qui devrait justement être à même d’adopter des normes techniques contraignantes (BTS, binding technical standards) en matière de HFT. L’AMF estime enfin qu’il faudrait assurer une coordination entre MIF II et le règlement «abus de marchés» (MAR) pour encadre les «hackers» financiers du trading à haute fréquence.
Le concepteur des normes comptables internationales, l’IASB, et le normalisateur comptable américain, le FASB, ont publié le 16 décembre de nouvelles directives communes en matière d’information sur la compensation des actifs et passifs financiers.Cette problématique avait fait l’objet d’un exposé-sondage qui devait déboucher sur la publication d’une norme commune. Mais compte tenu des commentaires formulés par les parties prenantes, les deux boards ont décidé de maintenir leurs modèles respectifs mais d’exiger une information beaucoup plus détaillée afin que les investisseurs puissent mieux comparer les conditions de compensation des deux côtés de l’Atlantique. Il reste que les circonstances dans lesquelles les actifs et passifs financiers peuvent être présentés au bilan d’une entité comme un montant net ou deux montants bruts seront toujours différentes selon les IFRS ou les US GAAP. Ces divergences comptables ont pour conséquence une plus grande différence quantitative entre les montants figurant dans les états financiers, selon qu’on utilise les IFRS ou les US GAAP. Ce qui réduit la comparabilité des états financiers, et est particulièrement flagrant dans la présentation des dérivés (actifs et passifs) par les institutions financières. D’où la tentative de convergence…avortée. Le président de l’IASB, Hans Hoogervorst, ne cache pas sa déception. Exiger des informations supplémentaires dans un souci de transparence est un effort tout à fait louable mais il s’agit «d’un plan «B» pour les deux boards», souligne Hans Hoogervorst dans le communiqué publié à la veille du week-end.
Le Comité de Bâle a publié le 16 novembre une mise en garde à destination des banques en raison de transactions récentes qui ont soulevé des inquiétudes chez les superviseurs relatives à la possibilité d’un arbitrage réglementaire en capital dans le cadre d’achats de protections de crédit. Les superviseurs indiquent dans un communiqué qu’ils vont décortiquer ces transactions dans le contexte de l’évaluation du transfert de risque de crédit dans les opérations de titrisation ainsi que dans le cadre du pilier 2 de la directive Bâle III. Le Comité décline à cet effet toute une série de facteurs à prendre en compte pour mieux évaluer les opérations d’achat de protections dans leur diversité. Le Comité a également publié le 16 décembre une série de questions/réponses qui viennent préciser certaines règles de Bâle III afin de promouvoir une mise en œuvre harmonisée de la directive.
Le règlement dit «Emir» portant sur les produits dérivés est en négociation depuis plus d’un an, rappelle L’Agefi. Il crée notamment, pour ces chambres de compensation, un régime européen d’autorisation et de supervision. Mais Londres demanderait à disposer d’un droit de veto à la fois au sein des collèges de superviseurs des chambres de compensation et au sein de l’Esma quand elle statuera sur l’octroi des licences de ces infrastructures. Les députés, colégislateurs, souhaitent au contraire que l’autorisation des contreparties centrales se décide entre autorités nationales à la majorité simple. Londres demande en outre que les décisions de la FSA concernant des chambres de compensation installées à la City ne puissent être contestées qu'à l’unanimité moins une voix des autres autorités nationales, ajoute le quotidien.
La Financial Services Authority au Royaume-Uni a infligé une amende de 150.000 livres à Jaspreet Singh Ahuja, un ancien conseiller clients d’UBS pour manque d’intégrité. Il se voit également interdire d’exercer des fonctions liées à toute activité régulée dans le secteur des services financiers.Jaspreet Singh Ahuja était conseiller client dans le pôle gestion de fortune internationale d’UBS à Londres. Entre le 1er janvier 2006 et le 30 janvier 2008, il a utilisé une structure d’investissement pré- existante pour permettre à un client indien (via un fonds domicilié à l’île Maurice) d’enfreindre la loi indienne, ce qui était contraire aux règles d’UBS, relate le régulateur britannique sur son site Internet. Le client a investi plus de 250 millions de dollars dans le fonds en question. En vertu du droit indien, un investisseur indien (qu’il soit résident en Inde ou non) n’a pas le droit d’investir dans des titres indiens via un fonds institutionnel étranger, sauf circonstances particulières. Ces véhicules sont réservés aux investisseurs étrangers. Pour contourner cette règle, Jaspreet Singh Ahuja a décidé de dissimuler la véritable nature de l’investissement de son client, notamment en livrant des informations fausses au département juridique et compliance d’UBS. En novembre 2009, la FSA avait déjà infligé une amende de 8 millions de livres à UBS dans cette affaire.
Les députés et les membres de la Chambre des Lords souhaitent introduire des amendements au projet de loi sur les services financiers outre-Manche (Financial Services Bill), rapporte L’Agefi. Parmi les recommandations des parlementaires figurent le rôle de la PRA (Prudential Regulation Authority), l ‘autorité de supervision prudentielle des banques britanniques, qui devrait être élargi. De même, les objectifs de la FCA, un organisme centré sur les marchés et la protection du consommateur, devraient être réécrits de manière à promouvoir «des marchés financiers justes, efficaces, transparents et répondant bien aux besoins des usagers».
Le régulateur chinois a annoncé vendredi soir que les yuans détenus à l’étranger pourraient désormais être utilisés pour acheter des actions en Chine, rapporte le Financial Times. Les médias locaux rapportent également que le gouvernement se prépare à augmenter le nombre de quotas permettant aux institutions étrangères d’investir en Chine.
Afin d’améliorer les pratiques des professionnels en matière de traitement des réclamations, l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) ont décidé de mener, au sein du Pôle commun, une action conjointe dans ce domaine. Dans cette perspective, l’ACP a annoncé le 15 décembre la publication d’une recommandation applicable au 1er septembre tandis que l’AMF propose une modification de son règlement général et publie une instruction d’application, toutes deux soumises à consultation jusqu’au 19 janvier 2012. «Des contrôles sur place, l’examen des annexes au rapport de contrôle interne sur la protection de la clientèle, ainsi que l’analyse des informations reçues notamment par la plateforme Assurance Banque Épargne Info Service ont mis en évidence certaines modalités de saisine et de traitement des réclamations insuffisamment protectrices de la clientèle», soulignent les deux autorités dans un communiqué. L’AMF propose de compléter les obligations applicables aux prestataires de service d’investissement (PSI) et d’étendre le dispositif de traitement des réclamations, sous sa nouvelle forme, aux conseillers en investissements financiers (CIF), sociétés de gestion de SCPI et personnes morales émettrices de titres financiers qui en assurent la tenue de compte conservation. Les travaux menés par les deux autorités visent à garantir à la clientèle une information claire et transparente sur les modalités de traitement des réclamations, ainsi qu’un accès facile au système de traitement des réclamations; un traitement des réclamations efficace, égal et harmonisé; et enfin, la mise en place d’éventuelles actions correctives au sein des établissements financiers à partir des dysfonctionnements identifiés à travers le traitement des réclamations. Dans ce cadre, l’AMF propose de compléter les obligations applicables aux prestataires de service d’investissement (PSI) et d’étendre le dispositif de traitement des réclamations, sous sa nouvelle forme, aux conseillers en investissements financiers (CIF), sociétés de gestion de SCPI et personnes morales émettrices de titres financiers qui en assurent la tenue de compte conservation.
Une dégradation de la note de la dette française ne serait pas justifiée au regard des fondamentaux économiques du pays, estime le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, dans un entretien accordé au Télégramme de Brest, rapporte l’agence Reuters.L’accord conclu par les dirigeants européens le 9 décembre dernier pour rédiger un traité qui obligerait les Etats membres de la zone euro à se soumettre à une meilleure discipline budgétaire est «un bon accord». «Ce que j’observe, c’est que ces agences ont réussi, par leurs commentaires critiques, à fragiliser un sentiment positif qui existait sur le marché au lendemain du sommet de Bruxelles», souligne Christian Noyer en référence aux menaces de Moody’s et Standard & Poor’s.
Le ministre français de l'économie François Baroin a indiqué qu’une contribution franco-allemande sur la taxe sur les transactions financières en Europe serait présentée le 23 janvier pour une entrée en vigueur en 2013, selon L’Agefi. Cette proposition complètera celle de la Commission européenne.
Le détail des recommandations pour la mise en œuvre de la directive Solvabilité II ne pourra être finalisé avant un vote crucial du Parlement européen qui a été reporté au mois d’avril, selon Global Reinsurance.Le Parlement a en effet indiqué que la directive Omnibus II, qui comprend des amendements à la directive Solvabilité II et qui doit être en conséquence approuvée pour que Solvabilité II puisse être mise en œuvre, ne sera pas soumise au vote des députés avant avril 2012. Ce vote devait initialement intervenir en novembre puis avait été reporté à fin janvier 2012. Autrement dit, les détails concernant Solvabilité II seront arrêtés après le vote du mois d’avril, ce qui réduit d’autant le délai de mise en œuvre avant l’entrée en vigueur de la directive.
Impressionnés mais néanmoins assez critiques. Le fournisseur de services au secteur de la gestion d’actifs Kneip et le spécialiste de la communication financière Ebsylon estiment au terme de l’étude d’un échantillon d’une centaine (1) de documents d’information clé pour l’investisseur (DICI ou KIID en anglais) que le contenu de ces textes est plutôt satisfaisant. Toutefois, poursuivent-ils, il est possible d’apporter de nombreuses améliorations dans la forme et dans la présentation de ce document qui sera obligatoire à compter de juillet 2012.«Ce que notre recherche souligne, c’est que les gestionnaires d’actifs ont fait beaucoup de progrès en ce qui concerne le contenu du DICI mais que la forme nécessite encore du travail», commente Mario Mantrisi, responsable de l’innovation et de la gestion des produits et membre du comité exécutif de Kneip. Dans le détail, la réglementation est très claire et laisse peu de place à l’interprétation, rappelle l’étude. C’est ainsi qu’un document va indiquer dans la partie «Objectifs et politique d’investissement» que le fonds investit «principalement en actions» alors qu’il va préciser dans son profil de risque/rendement qu’il peut investir «une partie substantielle de ses actifs» dans de la dette souveraine et corporate. Autre incohérence, un indicateur de référence est évoqué dans les Objectifs sans être repris dans le tableau des performances passées ou inversement. Selon Emmanuel Bégat, managing partner chez Ebsylon, «une grande majorité de DICI utilisent du jargon ou des termes techniques alors que la réglementation est claire sur la nécessité d’éviter ce vocabulaire. Finalement, ce que cette recherche montre bien, c’est que le diable se cache dans les détails lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre un DICI à 100% conforme». (1) Ont été étudiés 100 DICI émanant de 29 sociétés de gestion et rédigés dans quatre langues: anglais, français, allemand, italien
Le conservateur américain State Street a excipé des nouvelles dispositions, dont la «Volcker rule» pour justifier justifier son retrait des marchés des obligations d’Etat au Royaume-Uni et en Allemagne, trois mois à peine après être devenu spécialiste en valeurs du Trésor dans ces pays, rapporte le Financial Times.La Volcker rule interdit aux banques les opérations en compte propre ; elle prévoit certes une exonération pour les valeurs du Trésor américain, mais pas pour la dette souveraine étrangère.Bien que la tenue de marché soit autorisée, les banquiers craignent que cette activité ne soit considérée comme une activité en compte propre, ce qui va limiter la liquidité.
L’Association nationale des fonds de pension britanniques (NAPF) souhaite que le fournisseur d’indices FTSE Group relève le seuil minimum de flottant à 50% du capital pour les sociétés enregistrées au Royaume-Uni. D’autres associations professionnelles seraient favorables à un seuil minimum de 25%, selon la presse britannique . La législation actuelle impose un seuil minimum de 15% mais une société dont la capitalisation dépasse la barre des 5 milliards de dollars peut avoir un flottant de seulement 5%. Les investisseurs estiment qu’il est trop facile pour une société de se faire coter à Londres et le fournisseur d’indices a lancé le mois dernier une consultation sur le sujet après l’entrée en Bourse de plusieurs sociétés avec des flottants réduits. Les fonds de pension estiment notamment qu’un seuil de 25% n’est pas suffisant pour assurer la protection des minoritaires qui souhaiteraient bloquer la résolution d’un actionnaire majoritaire.
La National Development and Reform Commission (NDRC) a publié le 8 décembre un règlement pour le secteur du private equity avec des normes concernant la levée de fonds, les obligations en matière d’information et un système d’enregistrement plus développé des gérants. Selon Z-Ben Advisors, les nouvelles dispositions s’appliqueront à tous les fonds de plus de 500 millions de yuans, qui devront s’enregistrer auprès de la NDRC tandis que ceux avec des actifs inférieurs à ce montant devront s’enregistrer auprès des autorités compétente à l'échelon des gouvernements provinciaux.
Les capital investisseurs chinois seront désormais placées sous la tutelle de la Commission nationale de la réforme et du développement (NDRC) qui va notamment exiger qu’ils s’enregistrent et qu’ils publient des rapports annuels, rapporte Asian investor.Une circulaire de la NDRC précise que les activités de capital investissement ne peuvent faire l’objet d’une promotion qu’auprès d’investisseurs qualifiés capables d’identifier et de tolérer les risques liés au private equity.
Le Credit Suisse est actuellement dans la ligne de mire du liquidateur de la société d’investissement de Bernard Madoff, rapporte L’Agefi suisse. Irving Picard a réclamé à la banque par le biais d’un tribunal de New York le remboursement de 375 millions de dollars, selon la NZZ. Il s’agit d’avoirs que des investisseurs avaient confié aux fonds Fairfield Sentry et Kingate Global Fund, lesquels avaient pratiquement investi toute leur fortune chez Madoff, écrit la NZZ.
Credit Suisse n’a, dans le sillage de l’affaire UBS aux Etats-Unis, effectué aucun transfert systématique de fonds de clients américains vers des banques cantonales ou autres, a déclaré le président du conseil d’administration Urs Rohner à la Handelszeitung, rapporte L’Agefi suisse. «Dès 2008, le CS s'était doté d’une règle claire, à savoir qu’aucun client d’UBS ne devait être repris. S’il devait se révéler que quelques collaborateurs n’ont pas respecté cette règle, leur comportement sera sanctionné.»En tant qu’ancien chef juriste du CS, Urs Rohner affirme ne pas avoir de crainte de se retrouver impliqué dans la querelle avec les Etats-Unis autour de la question de la soustraction fiscale. «Il n’y a aucune raison pour cela et je me rendrais en tout temps là-bas si les affaires l’exigeaient.»Le président estime qu’une solution globale de la question avec les Etats-Unis, incluant toutes les banques, serait idéale. Il a assuré n’avoir jamais entendu parler d’un dédommagement de 8 milliards de dollars que les banques verseraient aux Etats-Unis.