Le General Counsel Urs Zulauf rejette l’accusation selon laquelle l’Autorité suisse de surveillance des marchés financiers (Finma) aurait livré des informations sur d’anciens clients ou collaborateurs d’UBS aux autorités américaines. En février 2009, les données de 255 clients d’UBS ont été fournies au ministère américain de la justice «c’est tout», affirme Urs Zulauf dans une interview à Finanz und Wirtschaft. En dernière instance, le Tribunal fédéral a jugé que cette transaction était légale. Urs Zulauf estime que les Américains ont obtenu des données de clients dans le cadre de leur propre programme d’amnistie fiscale. Selon lui, on peut estimer que plus de 10.000 clients de banques suisses ont fait usage de ce programme. A cela s’ajoutent 4.450 dossiers fournis dans le cadre de l’accord conclu dans le cadre de l’affaire UBS.
Martin Wheatley, le président de la nouvelle Financial Consumer Authority (FCA), estime dans une interview au Financial Times que la crise financière de 2008 a fondamentalement changé la population que le régulateur est appelé à protéger : il ne faut pas compter sur les investisseurs pour opérer des choix rationnels, de sorte que les régulateurs sont obligés de limiter ou d’interdire la vente de produits potentiellement dangereux. La FCA doit prendre son indépendance dans le cadre du démantèlement de la Financial Services Authority (FSA).
Allen Stanford a sorti aux investisseurs «mensonges sur mensonges» afin de pouvoir utiliser leur argent pour financer le «style de vie fastueux» d’un milliardaire dans le cadre de sa fraude de type Ponzi, a déclaré un procureur américain, lors du premier jour du procès de l’homme mardi, rapporte le Financial Times. Robert Scardino, l’avocat d’Allen Stanford, a répliqué en déclarant que son client était un «enfant du Texas» qui n’a pas menti aux investisseurs. Allen Stanford va plaider non coupable de tous les chefs d’accusation.
En amont de la saison «2012» des assemblées générales, l’Association française de la gestion financière (AFG) a annoncé le 24 janvier la publication d’une version mise à jour de son code sur le gouvernement d’entreprise, qui guide les sociétés de gestion dans l’exercice de leurs votes. Parmi les principales modifications des recommandations, l’AFG souligne l’importance de l’implication du Conseil en matière de déontologie. « Les administrateurs doivent d’une part inscrire leur action dans le respect de règles déontologiques et d’autre part s’assurer de la diffusion au sein de la société de principes déontologiques applicables à ses dirigeants et salariés», précise le code. L’AFG recommande aussi une vigilance accrue vis-à-vis du recours aux censeurs, ce recours ne devant intervenir que de façon exceptionnelle. En tout état de cause la présence de censeurs doit « faire l’objet de justifications précises à l’égard des actionnaires ». L’AFG préconise par ailleurs un contrôle en amont du cumul des mandats, les administrateurs devant informer préalablement le Conseil avant d’accepter d’autres mandats, les dirigeants mandataires sociaux devant même lui demander une autorisation préalable. L’association professionnelle souhaite que le « rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions réglementées soit accessible aux actionnaires in extenso dans le rapport annuel » Enfin, l’AFG, qui a toujours fortement encouragé le vote aux AG, encourage les émetteurs à faire bénéficier les actionnaires du nouveau système de vote électronique.
Auditionné mardi 24 janvier devant la commission des Finances à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie, François Baroin, a rappelé que le gouvernement travaillait sur une taxe provisoire, «un système qui puisse être autonome» et préfigurer un dispositif définitif à l'échelle de la zone euro, rapporte L’Agefi. Le chef de l’Etat doit dévoiler les contours de cette taxe hexagonale à la fin du mois.
Les Vingt-Sept se sont accordés sur la supervision et la régulation des chambres de compensation, rapporte Les Echos. Il sera donc impossible, comme le souhaitait Londres, d’interdire une chambre de compensation, à moins que le collège des superviseurs nationaux ne le décide à l’unanimité. En contrepartie, les ministres des Finances ont décidé d’ajouter la possibilité d’une «procédure d’appel»: si une majorité des deux tiers des pays votent contre la création d’une chambre de compensation, elle pourra demander à l’Autorité européenne des marchés (l’Esma) de trancher le conflit. Ce compromis doit désormais être soumis aux parlementaires européens à la fin janvier, afin que le texte législatif soit définitivement avalisé.
En réaction au projet de libéralisation du secteur présenté en novembre, rapporte L’Agefi, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) voit un risque que de nouveaux entrants, au moins à court terme, viennent en offrant des notes plus élevées ou des prix plus bas. Le quotidien note également que Finance Watch a fait de son côté des propositions pour que toutes les références externes à des notes de crédit soient supprimées des règlements ou directives existants.
Alors que le Trésor consulte jusqu’au 14 février sur des mesures visant à accroître la transparence en matière de rémunération, la question des bonus revient sur la table, rapporte L’Agefi. Le gouvernement réclame que les actionnaires des grandes sociétés cotées, les banques figurant en première ligne, aient leur mot à dire. Un texte de loi va être rédigé afin de requérir leur vote contraignant sur deux points : lorsqu’une période de préavis d’un administrateur dépasse un an, et lorsque les primes de départ sont supérieures à un an de salaire. Londres demande parallèlement la mise en place de mécanismes de reprise (clawback) en cas de dégradation des performances.
La banque Sarasin a adressé une plainte au Conseil de la presse en Suisse contre l’hebdomadaire «Weltwoche» qui a rendu publique l’affaire Hildebrand au début de l’année. Sa démarche concerne un article erroné en lien avec la violation du secret bancaire par un de ses ex-employés du service informatique.La banque Sarasin estime dans un communiqué publié le 23 janvier que le magazine a «gravement violé ses devoirs journalistiques sur différents plans». Il a ainsi nui à la réputation de l'établissement bancaire privé bâlois, ainsi qu'à celle du conseiller en clientèle que la «Weltwoche» a injustement cité comme source.Et la banque Sarasin d’ajouter que la «Weltwoche» a insuffisamment évalué son unique source. De plus, dans son édition du 5 janvier, elle a sciemment ignoré des informations et des contacts de la banque bâloise qui auraient permis à l’hebdomadaire alémanique de corriger à temps l’article truffé d’erreurs.
Par décisions délibérées le 6 janvier 2012 et rendues publiques le 23 janvier, le Jury de Déontologie Publicitaire a qualifié de non conformes aux principes déontologiques édictés par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), des bannières diffusées sur le site internet Forex au féminin, par deux sociétés dénommées Ikko trader et Trader 369. Cela fait suite à une plainte déposée par l’ARPP. Dans les deux cas, le Jury a estimé que ces publicités ne comportaient aucune mention ou renvoi permettant au consommateur d’identifier, directement ou indirectement, l’autorité de régulation nationale qui aurait officiellement habilité l’annonceur à proposer le type de produits ou de services dont il fait la publicité et d’autre part, qu’il n’est à aucun moment donné d’information sur les risques inhérents au placement présenté, qui peuvent être considérables. En ce sens, elles ne respectent pas la fiche de doctrine «Publicité des produits financiers- Publicité pour les produits financiers permettant de s’exposer sur le Forex, les indices boursiers, le cours des matières premières avec un effet de levier » adoptée par l’interprofession publicitaire. Rappelons que cette fiche fait suite à la signature le 18 mai 2011, d’une Convention de partenariat avec l’Autorité des marchés financiers (AMF), visant à définir des échanges communs pour une publicité loyale, saine et non trompeuse.
Le gestionnaire alternatif Diamondback Capital Management va payer 9 millions de dollars d’amende pour obtenir l’arrêt des poursuites au civil pour délit d’initiés. Il obtient également du Département de la Justice un accord de renonciation à toute poursuite liée à une éventuelle enquête au pénal, rapporte The Wall Street Journal.Depuis qu’il a fait l’objet d’une perquisition en novembre 2010, le gestionnaire a subi une baisse de moitié de son encours, à 2,5 milliards de dollars.
Les banques pourraient se voir interdire de fournir à la fois des ETF synthétiques et des contreparties à ces ETF si les recommandations du Securities and Markets Stakeholder Group sont adoptées, indique Deborah Fuhr, stratégiste indépendante, au Financial Times Fund Management. «Nombre de banques et brokers devraient conclure qu’être un fournisseur d’ETF sans être aussi capable d’être contrepartie pour les swaps de leurs ETF réduit la rentabilité de l’activité (…)». Pour elle, cela conduirait les banques à vendre ou sortir des ETF.
Hier soir, Jean-Claude Juncker au sortir d’une réunion de l’Eurogroupe, qu’il préside, consacrée essentiellement à la Grèce, a évoqué une «convergence accrue» entre parties prenantes à cette négociation qui porte sur un échange d’obligations pour plus de 100 milliards d’euros, rapporte L’Agefi. Mais le coupon des nouvelles obligations devrait être «en dessous de 3,5%», a t-il précisé, ce qui est nettement inférieur au niveau auquel s'étaient stabilisées les négociations à Athènes. Par ailleurs, François Baroin doit s’entretenir aujourd’hui avec ses partenaires européens au sujet des projets hexagonaux de taxation des transactions financières. La France veut agir sans attendre l’entrée en vigueur d’un texte européen proposé en 2011 par la Commission, «de façon à démontrer la faisabilité technique» de la taxe.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) présentera le 30 janvier ses propositions de nouvelles règles détaillées pour les ETF, rapporte l’agence Reuters.Après une période de consultation de deux à trois mois, l’AEMF publiera la version définitive de ces règles qui pourront ensuite être prises en compte ou non par les différentes autorités des Etats membres. Selon l’agence, ces nouvelles règles ne seraient pas juridiquement contraignantes.
Vendredi, David R. Slaine, un ancien trader du gestionnaire alternatif Chelsey Capital, a finalement évité la prison, car il a collaboré de manière très efficace avec le Parquet durant l’enquête qui a conduit à des poursuites contre 10 personnes coupables de délits d’initiés, rapporte The Wall Street Journal. David R. Slaine avait notamment enregistré pour la justice ses conversations avec son ami Craig Dirmal, qui a ensuite dû plaider coupable dans l’affaire Galleon ; il a aussi été témoin de l’accusation dans le procès contre Zvi Goffer, un autre trader de Galleon. Au bout du compte, le US District Judge Richard Sullivan a condamné David Slaine à trois ans de mise à l'épreuve, 300 heures de travaux d’intérêt général et au paiement d’une amende de 500.000 dollars qui vient s’ajouter aux 532.000 dollars qu’il a déjà remboursés.
La Banque de réserve fédérale de New York a annoncé sur son site Internet avoir adjugé à Credit Suisse Securities des actifs d’une valeur faciale de 7.014 millions de dollars prélevés sur le fonds Maiden Lane II LLc (ML II). Barclays Capital, Goldman Sachs et Merrill Lynch, Pierce, Fenner & Smith avaient également soumissionné.L’idée de l’appel d’offres a été suscitée en janvier 2012 par une offre non sollicitée de Goldman Sachs d’acquérir une partie de ML II, un portefeuille pris en charge dans le cadre du sauvetage d’AIG. La Fed de New York avait alors chargé BlackRock Solutions d’organiser la vente aux enchères.
2012 promet d'être marqué par une montée de la pression réglementaire, d’après l’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI) qui se déclare «particulièrement préoccupée» par la Volcker Rule et la taxe sur les transactions financières.Lors d’une conférence de presse, Marc Saluzzi, le nouveau président de l’ALFI, a souligné que la règle Volcker, sous sa forme actuelle, crée des distorsions de concurrence et devrait être modifiée. «A minima, nous pensons que la version définitive de cette loi devrait mettre les fonds réglementés européens sur un pied d’égalité avec leurs équivalents américains», insiste Marc Saluzzi Concernant par ailleurs le projet de taxe sur les transactions financières, l’ALFI estime qu’elle pourrait freiner la distribution de fonds coordonnés hors d’Europe et significativement réduire les actifs placés dans les fonds européens. De plus, l’ALFI «ne souscrit pas à l’idée que cette taxe permettrait au secteur financier d’apporter une contribution positive à l’économie et à la société dans son ensemble, surtout si elle n’est pas imposée à l’échelle internationale». Pour limiter son impact, les institutions financières «s’efforceraient de délocaliser à grande échelle leurs activités de marché et/ou d’augmenter le coût pour les consommateurs». L’ALFI insiste sur le fait qu’elle pourrait freiner la distribution de fonds coordonnés en dehors de l’Europe et significativement réduire les actifs placés dans les fonds européens. En effet, cet impact sur le secteur des fonds serait significatif, non seulement à cause du niveau élevé des taux proposés, «mais aussi parce que la proposition suppose une taxation multiple, au niveau du fonds, du portefeuille et des investisseurs».Pour conclure, Marc Saluzzi estime qu’on «peut s’interroger sur le bénéfice réel de cette taxe pour l’économie ou la société si elle oblige les citoyens à consacrer une part plus importante de leurs revenus à l’épargne, retarde leur départ à la retraite et/ou diminue leurs revenus de pension, tout cela sans contrepartie fiscale notable».
Une nouvelle agence de notation pourrait bientôt voir le jour en Europe, selon de récentes déclarations de l’homme d’affaires allemand Roland Berger au quotidien italien «Corriere della Sera», rapporte Les Echos. Le fondateur du cabinet de conseil Roland Berger a indiqué qu’il espérait voir ce nouveau concurrent de Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch Ratings émerger «dans la première moitié ou au cours des neuf premiers mois de l’année», d’après des propos rapportés samedi par l’agence Reuters. Il s’agirait d’une organisation à capitaux privés et à but non lucratif, avec le statut de fondation, aurait précisé Roland Berger.
Les réticences britanniques à communautariser l’autorisation des chambres de compensation bloquent un accord sur le règlement des infrastructures de marché Emir consacré aux dérivés négociés de gré à gré (OTC), rapporte L’Agefi. Face à l’opposition du Parlement européen, la présidence danoise du Conseil Ecofin a décidé de repousser une réunion de conciliation prévue aujourd’hui.